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Noms de lieux

Noms de personnes

CCCCCCC

pajenn bet digoret e 2001

  page ouverte en 2001

Non actif

Actif

* forum Marikavel : Academia Celtica 

 dernière mise à jour 29/06/2017 13:03:04

* Cababum : site non identifié de (G)Bretagne; peut-être dans les environs de Rochester, dans le Kent, selon Rivet & Smith, p. 285 : 

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SOURCE : a writing-tablet found in London in 1959 was published by E.G Turner and O. Skutsch in JRS, L (1960), 108-11. The relevant part is :
scito me nianere aput [Duro]briuas et cababi et. . .


DERIVATION. The writers comment that perhaps C. Ababi(us), a personal name, is intended, 'or perhaps a place-name is in question (in the locative case ?) ' ; possibly, then *Cababum in the oblique case, though aput with a correct accusative followed by a sort of fossilised locative is very odd. If there is such a place-name, it should be sought in the area of Rochester, since the letter-writer says he is remaining ' at Durobrivae and. . . ' Cabis unpromising as a root; only Cabellione > Cavaillon (Vaucluse, France) and Cabillionum > Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire, France) offer remote parallels in Gaul, but there are not enough letters in the above text for a name related to these. If C- is for G- (as often, e.g. Burdecala for Burdigala, etc.) there might be other possibilities.

IDENTIFICATION. Unknown, but possibly in the area of Rochester, Kent.

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Observation JCE : si l'on tient compte de l'indication de Rivet & Smith, p 285, relative à l'inscription *Cabalum, il y a peut-être lieu de se rapprocher de la forme Rhyd yr Afal, (le gué / endroit de passage des chevaux) endroit dont il est question lors de la bataille de la Medway entre Britto-romains et Jutes en 465-66

* Cabaion / Cabæon / Kabaion : voir Kabaion.

Cabasse : commune de France, en Provence; département du Var. Cité par Itinéraire d'Antonin, 298,2, sous le nom de Matavonium..

* Cabellione : ? forme ancienne de Cavaillon ?

Cabezas (Las) : Commune d'Espagne, dans la province de Séville. Connue autrefois sous le nom de * Ugia / Ugium, cité par Itinéraire d'Antonin, 410,2 et Ravenna, 81,52.

* Cabillionum : ancien nom de Chalon-sur-Saône, France.

* Cabillonum : ancien nom de Cavaillon, en Provence

 

Cadarache ( (apud) Cateractam) : ville de France, département de la Drôme.

Cadbury : Angleterre; Devon. 

Étymologie, selon Eilert Ekwall : Cadebeirie DB, -beria 1093 Fr, 1188 P). Pour l'explication étymologique, voir le suivant.

Cadbury (South) : Angleterre; Somerset. Cadbury Castel a été proposé pour identifier la ville de Camaloth des Romans arthuriens.

Caden / Kaden : commune de la Bretagne historique, dans le pays et évêché de Vannes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan, arrondissement de Vannes; canton de Rochefort-en-Terre.

* Cadereita (Cataracta) : ville d'Aragon, en Espagne. voir Caderechas, ci-dessous.

Caderechas (Cataracta) : ville d'Aragon, en Espagne. 

 

* Caeliacum : aujourd'hui Ciago, en Italie (Trentino).

Caelis Fl. : rivière Deveron, en Écosse.

Etude étymologique, par Rivet & Smith, Place-Names of Roman Britain, p 285-86 :

Source : 

- Ptolémée, II,3,4 : Kailios Potamou Ekbolai ( = CAELIS FLUVII OSTIA); variantes Kelios ( = CELIS), Kailnion ( = CAELNIUS), Kelnion ( = CELNIUS; MS U)

Derivation : The form of this name is uncertain. In modern British works it has been variously presented as Celnius by Bradley in 1885, who thought it (the stream which runs by the town of Cullen', as Caelius Fl. on the O.S map, as Caelis by Richmond in Roman and Native in North Britain (1958 ; p. 137), and as Kelnios by Ogilvie and Richmond in their text of th Agricola (1967). The only reason for preferring Kailios (Caelis) with Müller is that it does have Continental analogues, none of them rivers : Celio Monte AI 250, in Raetia; an assumed *Caeliacum (from *Caelius) > Ciago (Trentino, Italy: Holder I. 675); Koiliobriga (= Coeliobriga : Ptolemy II, 6, 41) > Calabre (Lamas de Moledo near Viseo, Portugal). In some of these and in the British name there may have been assimilation to Latin caelum. The meaning of the root in Celtic is not known;. Watson CPNS 49 discusses possibilities.

IDENTIFICATION. Probably the river Devcron, Banff.

Note. This river might be the same as that which Ravenna lists at 108,33 as Certis (conflated with Nassa). If they are the same, Ptolemy's uncertain forms and the untrustworthy nature of Ravenna in general do not allow us to assert that one version is the better, though Certis has an analogue among rivers and a known etymology.

Caen : ville de la Normandie historique; aujourd'hui dans la région économique dite de "Basse-Normandie"; chef-lieu du département du Calvados; sur les rivières Orne et Odon.

Caer- / Cair- / : traduction en ancien breton et en gallois du latin castrum; repris par les Anglo-Saxons sous la forme Chester.

Cette racine a fait l'objet d'importantes discussions.

Caerdydd / Cardiff : ville capitale du Pays de Galles; comté de Glamorgan / Morgannwg; abbaye; mosaïques

Caereinion Fechan : commune du Pays de Galles; comté de Montgomeryshire / Trefaldwyn.

Caergybi / Holyhead : commune du Pays de Galles; comté d'Anglesey / Mon.

Caerhun : Pays de Galles; comté de Caernarvon; sur la rivière Conwy / Congoy. L'antique établissement romain de CANOVIUM

Caeriw / Carew : commune du Pays de Galles; comté de Pembroke / Penfro.

Caerleon / Caerllion : ville du sud du Pays de Galles, comté de Monmouth / Mynwy.

Caernarvon / Caernarfon (Segontium) : Ville du nord du Pays-de-Galles, comté de Gwynedd,. Voir page spéciale.

Caernarvonshire

 comté de Caernarvon, au nord-ouest du Pays de Galles

Caerwent : ville du sud du Pays de Galles, comté de Monmouth / Mynwy.

Ancienne Venta Silurum, capitale de la cité britto-romaine des Silures.

Caerwys : commune du Pays de Galles, comté de Flintshire / Fflint.

 

* Caesaro- : racine latine entrant en composé toponymique.

Deux significations possibles : soit désignation de Jules César; soit désignation de l'empereur ou vice-empereur.

Voir les noms en : *Caesarobriga, *Caesarodunum; *Carsaromagus

* Caesarobriga : - Talavera de la Reina; Espagne; Tolède.

* Caesarodunum : Tours, capitale de la cité gallo-romaine des Turones; érigée par Maxime en 385 capitale  de la province Lugdunensis Tertia (Lyonnaise IIIè), démembrée de la province dioclétienne Lugdunensis Secunda, capitale Rouen.

* Caesaromagus :  (Le Marché / la ville / de César)

- Caesaromagus Bellovacorum : Beauvais. France; Picardie; Oise    

- Caesaromagus : Chelmsford; Angleterre; Essex.     

* Cair Brithon : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Dumbarton.

* Cair Caratauc : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Caradoc's Fortress ? Forteresse de Caradoc.

* Cair Ceint : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Canterbury.

* Cair Celemion : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Celemion Fortress.

* Cair Custoeint : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Constantine's Fortress.

* Cair Daun : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Doncaster.

* Cair Draitou : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Draithou Fortress.

* Cair Ebrauc : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Eburacum / York.

* Cair Grauth : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Cambridge.

* Cair Guent : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Caerwent.
* Cair Guiragon : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Canterbury ? 
* Cair Golun : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Colchester ?
* Cair Guorthigirn : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Vortigern's Fortress / Forteresse de Vortigern.
* Cair Guinntguic : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Venta Belgarum / Winchester / Caer Guent.
* Cair Guricon : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Viroconium / Wroxeter.
* Cair Legion : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Chester.
* Cair Legion Guar Usic : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Caerleon.
* Cair Lerion : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Leicester ? 
      * Cair Ligualid : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Luguvallium / Carlisle.

* Cair Luit Coyt : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Wall by Lichfield.
* Cair Lundem : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Londinium / london.
* Cair Maunguid : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Mannucium / Manchester ? 
* Cair Mincip: nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Verulamiun ? / St Alban's ?
* Cair Meguaid : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Lindisfarne.

Cairnpapple

* Cair Pensa vel Coyt : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Penselwood Fortress.
* Cair Peris : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Llanberis.
* Cair Segaint : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Caernarfon.
* Cair Urnarc : nom de lieu de G. Bretagne cité par Nennius (de Civitatibus Brittaniae). Identifiée à Urnac Fortress ? 

Cailloux : mot entrant en toponymie.

Étymologie :

- Petit Larousse : mot emprunté au gaulois. Pierre de petite dimension (de l'ordre du centimètre).

- JCE : A ne pas confondre avec la racine Calv-us = chauve.

Toponymes issus de caillou(x) :

- Cayeux-en-Santerre :

- Cayeux-sur-Mer : (80410)

- Mont à Cailloux : lieu-dit de la commune d'Abbeville.

- Mont à Cailloux : lieu-dit de la commune d'Ailly-sur-Somme, à 7,5 km en aval d'Amiens, rive gauche..

- Mont à Cailloux : lieu-dit de la commune d'Argoeuves, à 6 km en aval d'Amiens, rive droite.

- Mont à Cailloux : lieu-dit de la commune de Breilly, 10 km environ en aval d'Amiens, rive gauche. (tout près d'un Mont-Joie)

- Pont à Cailloux : lieu-dit de la commune de Quend, au départ de l'embouchure de la rivière Authie.

Erreur d'interprétation toponymique :

L'interprétation du nom de l'Aber-Wrac'h = Havre à Cailloux a pu induire l'erreur des historiens qui se sont focalisés sur un point de débarquement de Maxime et de Conan Meriadec à Plouguerneau. Voir ces noms.

* Cair- / Caer- / : traduction en ancien breton et en gallois du latin castrum; repris par les Anglo-Saxons sous la forme chester.

* Cair Celemion : nom de lieu cité par Nennius; voir Camelon /  Colania.

* Cair Daun : nom de lieu cité par Nennius : voir Doncaster / Danum.

Caistor : Angleterre; Lincolnshire. Peut-être l'antique station romaine Bannovalium, identité qu'elle dispute avec Horncastle.

Caister by Yarmouth

Caistor Saint Edmund's (Venta Icenorum) : Angleterre; comté de Norfolk. Capitale de la tribu bretonne des Iceni.

* Cala = forme étymologique du nom de Chelles. (pour l'étymologie, voir Rivet & Smith, concernant Calacum)

Calabre : agglomération du Portugal, Lamas de Moledo, près de Viseo; racine issue du Coeliobriga.  (voir Rivet & Smith, Place Names of Roman Britain, p 286)

* Calacum : nom d'une rivière près de Tarente, en Italie du sud ( pour l'étymologie, voir Rivet & Smith, concernant Calacum)

* Calacum : probablement le fort romain de Burrow-in-Lonsdale ( = Overborough), Lancashire (selon Rivet & Smith, Place Names of Roman Britain, p 288.

 

* Caladunum : aujourd'hui Châlons, France; département de la Mayenne.

  * Calagum : aujourd'hui Chailly-en-Brie, département de Seine-et-Marne, en France.

Calais : (62100) chef-lieu d'arrondissement du Pas-de-Calais. Port important de trafic trans-Manche entre la Gaule belgique (Bouches du Rhin) et l'Ile de Bretagne. (IGN : 2103-ET).

Calan / Kelen : Commune de la Bretagne historique; dans l'évêché de Vannes. Aujourd'hui, dans la région économique dite "de Bretagne", département du Morbihan, arrondissement de Lorient, canton de Plouay; sur le Kergonano.

Calanhel / Kalanel : commune de la Bretagne historique, en Haute Cornouaille; ancienne trève de Plusquellec. Aujourd'hui dans la région dite "de Bretagne", département des Côtes d'Armor, arrondissement de Guingamp, canton de Callac.

* Calcaria : aujourd'hui Calas, département du Var, en Provence, France.

* Calcaria : station britto-romaine de (G) Bretagne : aujourd'hui : Tadcaster, Angleterre; Yorkshire; 

Calderdale :

Calédonie ( Caledonia / Calidonia ) : nom attribué généralement à l'Écosse située au nord de l'isthme Forth - Clyde (Glen More / Canal Calédonien), et occasionnellement à l'ensemble de la (G)Bretagne du nord (au delà du Mur d'Hadrien).

Étymologie

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* Rivet & Smith, The Place-Names of Roman Britain, p 289-290 : 

- Tacite, Agricola, 10-4 et suiv : CALEDONIA (5 mentions); 

- Xiphilinus 322 (= Dion Cassius LXXVI, 13) : CALEDONIAM

- Solinus 22-1 : Kaledonian (= CALIDONIA); 

- Jordanes 2,13 (reprenant Tacite) : CALYDONIA.

DERIVATION

The e/i variation in recorded Latin forms is probably of little account : this applies not only the present name of the region but also the ethnic and personal names and the adjectival forms. It is noteworthy that whereas Pliny has -i- ('correctly'. see below), the other mentions in the first century A.D. which have -e- are all from verse : it is likely that Caledonius has e in order to fit the hexameter, since e or i would not serve, and that such was the authority of verse that the name tended to settle down in Latin - but not exclusively - in this form. The same e/i variation is in any case recorded on the coins and in personal names mentioned in the next entries. Holder analyses the personal names in Latin form with vowels Cal-edu, Cal-edon-es. We are led back towards the original British form by the statement in Nennius 56 that Arthur's seventh battle was the bellum in silva Calidonis (var. : Celidonis), id est Cat Coit Celidon: this derives from an original Calidon- with -i-; the modem Welsh would be Coed Celyddon. The name is represented also by the second element in Dunkeld (from Dunchailden or Dun Chailleann), Schiehallion and Rohallion, all in Perthshire, these being Gaelic forms of names taken earlier from British; see Jackson in Scottish Historical Review, XXXIII (1954), 14-16; also, in general, Watson CPNS 21, and LHEB 607, 616. It seems, then, that Calidonia has the better authority.

For *cal- *calet-, the base of this name, see ANCALITES. To the base is added the *-on(o)- surfix (see BREMETENACUM). The regional name is doubtless a Roman creation, following the example of Hispania, Gallia, Britannia, etc.; a sort of abstraction from the ethnic name Calidonii, who seem to be (like the Ancalites) 'hard men, tough men'. With this base and these analogues, it is not easy to understand Jackson's reservation about the name, as he expressed it in PP 135 : ' it cannot be proved to be Celtic, and may therefore very possibly be pre-Celtic'.

IDENTIFICATION. a name applied generally to Scotland north of the Forth-Clyde isthmus and occasionnally to the whole of northern Britain.

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Explication étymologique :

Si les sources écrites ont été recensées et ne semblent pas provoquer d'objections, leurs interprétations font par contre l'objet de vives discussions : 

A. le nom est basé sur la radical celtique *calet = dur, puissant

*** en attente

B. le nom est basé sur un radical pré-celtique

- Jackson, The problems of the Picts (Edinburgh, 1956), p135 : " It cannot be proved to be Celtic, and may therefore very possibly be pre-Celtic". 

Information donnée par Rivet & Smith, o.p.

Dérivés toponymiques

- Silva Calidonis / Silva Celidonis / Coit Celidon,

- Dunkeld ( < Dunchailden ou Dun Chailleann ); Écosse; Perthsire.

- Schiehallion; Écosse; Perthsire

- Rohallion;  Écosse; Perthsire  

* Caliacus : racine celtique à la base de toponymes : Chaillac, Chaillé, Chailly, ...
* Calidonia : voir Caledonia, ci-dessous.

Calidonia Sylva : forêt située dans la région du Glen More / Great Glen / Canal Calédonien, et d'une façon générale les contrées 'naturelles / sauvages' de ce secteur.

Étymologie

* Rivet & Smith, The Place-Bames of Roman Britain, p 290 : 

- Pline NH, IV-102 : SILVAE CALIDONIAE (génétif)

- Florus, Epit. de T. Livius, I,12 (I, 17, 3) : SALTUS CALEDONIUS

- Ptolémée, II,3,8 : Kaledonios drumos (CALEDONIUS SALTUS); 

- Martianus Capella, VI-666 : CALIDONIA SILVA.

There are two further mentions : Florus, Epit. de T. Livio, I, 45 (III, 10, 18) has CALEDONIAS. . .SILVAS (ace.); Silius Italicus, Punica, iii, 598, bas CALEDONIOS LUCOS (acc. pl.). These in their different ways, but especially in their plural form, hardly seem to refer to a single (however extensive and ill-defîned) place and are not real toponyms.

DERIVATION. See CALIDONIA. The forest is discussed, on the basis of Nennius's mention of Arthur's seventh battle (see previous entry), by O. G. S. Crawford in Antiquity, IX (1935), 286-87. There is much of interest about the sources and their implications, including medieval references, in B. Clark's 'Calidon and the Caledonian Forest', BBCS, XXIII (1969), 191-201.

IDENTIFICATION. The forest appears to be localised by Ptolemy in the region of the Great Glen, but in general classical usage the name seems to mean simply 'the wilds of Calidonia'.

Callac-de-Bretagne / Kallag : commune de la Bretagne historique, en Haute-Cornouaille; évêché de Quimper. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département des Côtes d'Armor, arrondissement de Guingamp, chef-lieu de canton. 

Calleva Atrebatum : capitale britto-romaine des Atrébates insulaires : Silchester; Angleterre; Hampshire.

Calne : vile d'Angleterre; dans le Wiltshire. Contient le site de Sandy Lane, autrefois établissement romain Verlucio.

  * Calodunuo : aujourd'hui Montealegre, province de Léon, en Espagne.
Calorguen / Kerorgen : commune de la Bretagne historique, dans évêché de Saint-Malo. aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département des Cotes d'Armor; arrondissement de Dinan; canton de Dinan-Ouest.

Calotterie (La) : (62170) Commune du Pas-de-Calais, arrondissement et canton de Montreuil-sur-Mer, sur la rive sud de l'embouchure de la Canche. (IGN : 2105-E).

Il y a été découvert un four à potiers. "...attestant la proximité d'une importante agglomération dès la fin du IIIè siècle ou au début du IVè". (J.Leroy, Montreuil, p 93).

Étymologie :

- Calletaria, chantier de Quentovic / Montreuil mérovingienne, Jean Leroy, Montreuil, p 93.

- Calloitrie, XVIIè, J.Leroy, Montreuil, carte p 46;

- Calloterie, J.Leroy, Montreuil, carte de Cassini, p 47;

Sites archéologiques :

- Valencendre :

J. Leroy, Montreuil, p 93 : " ... en 1816 ... sur une distance de vingt mètres, on extraya d'un terrain essentiellement composé de lits de tessons : 90 vases, une amulette du genre Venus aux mamelles, des fers de lances, une magnifique amphore renfermant un squelette d'enfant et cinq superbes tuyaux d'aqueduc en terre rouge ... et d'autres vases en terre noire ..."

- Visemarest :

J. Leroy, Montreuil, p 93 : "...près de Vis-es-Maretz ... aux abords du chemin d'Ovic, on ressortit du sol des débris de vaisseaux et des parties d'ancres marines. En 1816, des tombeaux en pierre de Marquise y furent également découverts..."

 

* Calunio : graphie erronée donnée par Ravenna 107-1 pour Galava; / Ambleside, Westmorland. voir lettre G.

* Caluosus / Calvosus : voir Portus Calvosus.

Camaloth

 l'une des villes principales du Roi Arthur. Il s'agit de toute évidence d'une ville de (G)Bretagne romaine, mais son identification est toujours discutée et aléatoire.

Propositions d'identification de Camaloth, suivies des noms des auteurs : 

- Caerleon : William Caxton; 

- Carwent : William Caxton; 

- Camelford : (cité chez Hutchings pour information, mais sans agrément d'office de celui-ci)

- South Cadbury : Leland; Drayton; Selden; Hutchings (?)

- Winchester : Malory

Camaret / Kameled : commune de la Bretagne historique, en Cornouaille. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département du Finistère;  arrondissement de Châteaulin; canton de Crozon.

*cambo- : racine celtique présente dans da de nombreux toponymes :  

        Cambate : aujourd'hui Gross-Kembs; Suisse;

        Cambaetum : aujourd'hui Cambezes, Orense, Espagne; 

        Cambracum : aujourd'hui Cambarco, Santander, Espagne; 

        Cambodunum

            - Chambezon, Haute-Loire, France;

            - Chandon, Fribourg, Suisse; 

            - Kempten, en Autriche. 

            - site non encore identifié près de Leeds, en G. Bretagne; voir article séparé ci-après.

Voir discussion sur le forum de l' : 

* Cambodunum : station britto-romaine non identifiée de façon formelle : Clekheaton, près de Leeds ?; Angleterre; Yorkshire.

* Camboglanna : forteresse du Mur d'Hadrien. 

Il y a discussion quant à son identification exacte : 

- Rivet & Smith proposent : Castlesteads, Cumberland, GB.

- Ordnance Survey, dans Map of Roman Britain, et Hadrian's Wall, proposent : Birdoswald

Deux entrées sont donc proposées pour ce nom : Birdoswald et Castlesteads

Il s'agit du site nommé Camlann dans les romans arthuriens, lieu de l'ultime bataille menée par le Roi Arthur, non contre des Anglo-Saxons, mais contre d'autres Britto-romains menés par son propre neveu dont il avait fait son fils adoptif, Mordret.  Arthur a été gravement blessé lors de son combat contre Mordret, et a succombé à ses blessures le lendemain. 

* Camboritum

- Chambord, Département de Loir-et-Cher; France;

- ? Lackford, Suffolk, au passage de la rivière Lark par la route "Icknield Way". 

* Camboritum : aujourd'hui Lackford, Angleterre; Suffolk.

Le Cambout / Ar C'hembod : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Saint-Brieuc. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département des Cotes d'Armor; arrondissement de Saint-Brieuc; canton de La Chèze.

* Cambracum : Cambarco; province de Santander; Espagne.

Cambrai (Camaracum) : (59400) chef-lieu d'arrondissement du Nord, sur l'Escaut. (IGN : 2607-O).

Histoire :

La ville tombe aux mains des Francs Saliens entre 430 et 440. Rattachée en 511 au royaume de Soissons, dans le cadre de la Neustrie (Nort Reich).

Dauzat : poste militaire, puis forteresse, la ville se développa sous les Mérovingiens, puis devint le siège d'un évêché, transformé en archevêché en 1559.

Étymologie : Cameracum, Camaracum, TP & IT.

- Dauzat : Du nom d'homme gallo-romain Camarus, surnom (du latin cammarus, homard, crabe).

- Histoire de Cambrai, (ouvrage collectif) p 14 : "...le nom ... est tiré d'une racine gauloise camb, qui signifierait courbe, par allusion à celle que dessine l'Escaut en cet endroit. Mais ceci n'est qu'une supposition."

JCE : cette supposition vaut cent mille fois mieux que celle donnée par Dauzat !

Evêché : L'évêché de Cambrai a englobé celui d'Arras de 584 ? à 1093. Cathedrale sous le vocable de Sainte-Marie (apparemment bâtie sur l'emplacement du palais du procurateur romain local). Erigé en archevêché en 1559 à 1789. Evêché de 1801 à 1842. Archevêché depuis cette date.

Cambraisis : pays de Cambrai. CAF.1859 : Pagus Cameracensis.

Cambridge (Duroliponte) : ville d'Angleterre; chef-lieu du comté de Cambridgeshire, sur la rivière Cam.

Camel : rivière du Cornwall.

  Camelford

* M.N Bouillet (1860) : "dite autrefois Cambalu, ville d'Angleterre (Cornouailles), sur le Camel, à 35 km N.O de Callington; 1 000 habitants. patrie du roi Arthur".

Camelon : Écosse; Stirlinghire. Le fort romain de COLANIA, sur le Mur d'Antonin, à l'est

Camlan : selon les Romans arthuriens, Camlann a été le lieu de la dernière grande bataille arthurienne, aboutissement d'une guerre civile, qui a vu la mort du Roi Arthur, roi des Britto-romains, et celle de son compétiteur, un autre Britto-romain, son propre fils adoptif : Mordret.

Sources :   

- ALF Rivet & Smith , p 294 : " Survival of the name for a time may be indicated if the Camelon of Harleian MS 3859, where Arthur fought two of his battles (one placed at A.D 537), is really for Camlann or Cambglan. ... Hassall notes, in support of the identification with Castlesteads, that the Cambeck, the river at the site, mays preserve the firts element of the old name".

Discussion quant à la localisation :

- Selon ALF Rivet & Colin Smith, la forteresse  romaine du Mur d'Hadrien, Camboglanna, doit être identifiée à Castlesteads, Cumberland, près de la rivière Cam Beck.

Discussion quant à la datation

Camlez / Kamlez : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Tréguier. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département des Cotes d'Armor, arrondissement de Lannion, canton de Tréguier.

Camoel / Kamoel : commune de la Bretagne historique, en Pays de Nantes / Bro Naoned; comté et évêché de Nantes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'des Pays de Loire', département du Morbihan; arrondissement de Vannes; canton de La Roche-Bernard.

Camors / Kamorzh : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Vannes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; arrondissement de Lorient; canton de Pluvigner.

Campbon / Kambon  : commune de la Bretagne historique, en Pays de Nantes / Bro Naoned; comté et évêché de Nantes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'des Pays de Loire', département de Loire Atlantique; arrondissement de Saint-Nazaire; canton de Savenay.

Camp de César : appellation abusive d'un grand nombre de camps romains de l'époque de la conquête, et même de camps gaulois de l'âge de fer. On trouve ces Camps de César partout sur le territoire de l'ancienne Gaule, du Rhin au Pyrénées, des Alpes à l'extrême ouest armoricain.

Pour les côtes de la Manche, il est possible d'en donner une liste non exhaustive, du nord à l'ouest : Wissant, Chaussée-Tirancourt, Mareuil-Caubert, Dieppe, Sandouville, etc.

Campel / Kempel : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Saint-Malo. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département d' Ille et Vilaine; arrondissement de Redon; canton de Maure de Bretagne.

  Campine / Kempenland : région du nord-est de la Belgique.

      Campus Ardiensis : lieu de Thrace, où Constantin Ier bat Licinus pour la seconde fois.

Camros / Camrose :  commune du Pays de Galles, comté de Pembroke / Penfro.

* Camulodunum (1) : capitale celtique des Trinobantes, puis capitale de l' "empire catuvellaunien", jusqu'à sa prise par les armées romaines de Claude conduite par Aulus Plautius, en 43 après J-C. Voir développement spécial : Colchester

* Camulodunum (2) : station britto-romaine : Slack ? ; Yorkshire; Angleterre.

* Camulos : nom celto-britannique du dieu de la Guerre, entrant en combinaisons toponymiques : 

- Camulodunum > Colchester;

- Camulodunum > Slack;

- Camulosessa > ?, dans le sud de l'Écosse.

* Camulosessa Praesidium : Site non identifié, mais apparemment un fort romain du sud de l'Écosse

Rivet & Smith :

SOURCE

- Ravenna, 10738/39 : CAMULOSSESA PRESIDIUM.

We have no means of knowing whether Ravenna is citing two distinct places, or a place-name to which Praesidium is in apposition. Both solutions can be justified from other texts : ND lists a Praesidio, alone, in north-east England, and other cases of this are known from the Continent; equally, two N. African places listed by AI, Ballene Praesidio 373 and Tamariceto Praesidio 383 show clear appositional use. Our slight preference for the latter in the present instance is based on the frequency with which Ravenna in its British section lists appositional adjuncts such as Glebon Colonia, *Eburo Castellum.

DERIVATION. Praesidium is Latin, 'small fort, post'. For Camulo-, see CAMULODUNUM-1. *Sessa is 'seat ' in British, from earlier *sed-ta, whose root is represented in Latin by sedeo (supine sessum), sessio, etc. This element is found also in British Demerosessa, Eposessa, and a related one in Manduessedum. The name is thus 'small fort at the seat of Camulos '. R&C aptly note 'For this fashion in naming hills, cf. Arthur's Seat'.

IDENTIFICATION. Unknown, but apparently a Roman fort in southern Scotland.

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Explication étymologique : "le petit fort établi au siège (lieu; endroit) de Camulos".

- Praesidium : mot latin signifiant petit fort, petit poste militaire.

- Camulo- : du nom du dieu de la Guerre : CAMULOS.

- *Sessa- : mot  celtique signifiant : siège, à partir d'un préalable *sed-ta. Cette racine est à l'origine de plusieurs toponymes. 

* Cana : nom latin d'un lieu nom identifié de (G)Bretagne. Peut-être l'île Canna, sur la côte ouest de l'Écosse. Sujet à discussion. voir Rivet & Smith, Place-names of Roman Britain, p 296.

Source : Ravenna 10919 : CANA.

DERIVATION. R&C suggest that the name is the Latin adjective canus 'white', here féminine to agree with an unexpressed insula, 'white one, white island'. For other Latin namings among the western isles, see ANAS. It is more doubtful whether the name has anything to do with 'reeds' : 'reed' in British was *cano- (as in the next names), in Latin canna, but one would expect at least a plural form and, if the name were originally British, a suffix too.

IDENTIFICATION. An equation with the island of Canna, off the west coast of Scotland, is usually rejected on the grounds that all the modern names of the western islands are of Scandinavian origin. But since the name appears in the list of islands and Ravenna's spelling is unreliable in detail, the coincidence should not be rejected out of hand.

Canche (Cantia) : fleuve côtier qui prend sa source à Gouy-en-Ternois, et se jette dans la Manche au Touquet-Paris-Plage, après un parcours de 97 km.

Il constitue la frontière entre la cité des Morins (pagus Bononiensis) et celle des Ambiens (pagus Pontivus), baptise huit communes, et arrose Frévent, Hesdin, Montreuil-sur-Mer, Etaples.

Il reçoit du côté droit : la Ternoise (à Hesdin), la Planquette (à Contes), la Créquoise (à Beaurinville), la Course (entre Montreuil-sur-Mer et Attin).

Étymologie :

- DDR : Quantia, IIè siècle. .. racine pré-latine obscure : les formes anciennes de Canche (le qu est répété jusqu'au IXè siècle), comme la présence du n. dans l'Ardèche et l'Orne (où c + a latin devient ch) écartent le gaulois canto-, "brillant", auquel on avait pensé (le protoptype est *Quantia et nom *Cantia).

- J. Leroy, Montreuil, p 26 : Canta (Vie de Saint Theodore, VIIIè); Cuens, Cuentawic (Vie de Saint Boniface, 718); Quentawich, ad Quentia Fl. (Chroniques de Fontenelles, IXè).

- M. Grandin, Rivières, p 83 : Ciceus, ou Quentia.

- E. Vanneufville, Anglo-Saxons et Frisons, p 15 : " ... la Canche ... ou Cantia, pouvait très bien être le fleuve des gens du Kent, le nom de peuple Gaulois, les Cantii, ayant été conservé par les Anglo-Saxons".

JCE : autres rivières portant le même nom : Canche, affluent gauche de la Béthune (anciennement Thelle). Elle arrose Canchy (Cantiacum).

L'interprétation proposée par E. Vanneufville semble suspecte, car le nom de pays Cantium (territoire des Cantii), tribu bretonne, est attesté dès Jules César, BG, V,13,2.

- J. Leroy, Montreuil, p 124, rappelle une assertion du XIXè siècle selon laquelle le nom de Vitlana aurait été attribué à la Canche. Il semble, selon cet auteur et sa référence, L. Cousin, que le nom de Vitlana soit plutôt à rapprocher de celui de la Vilaine, en Petite Bretagne.

On pourrait alors, dans l'hypothèse d'une confusion de bonne foi, soulever le fait que la ville de Rennes, située sur la Vilaine, a aussi la prétention de s'identifier à Redoni, donnée pour être la ville dont se seraient emparés Maxime et Conan le jour même du débarquement.

Canewdon :

* Caniacum : voir Cany-Barville.

Canihuel / Kanuel : commune de la Bretagne historique, en Haute Cornouaille, évêché de Quimper; ancienne trève de Bothoa; aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département des Côtes d'Armor, arrondissement de Guingamp, canton de Saint-Nicolas-du-Pélem. 

Canivet : noms de lieux-dits

- Vieux-Rouen-sur-Bresle (?; voir infra Leduque);

- dans le quart nord-est de la commune d'Abancourt (60220), à 400 mètres de la voie romaine d'Amiens à Rouen, et 1400 mètres de la source de la Bresle.

Étymologie :

- Dom J. Laporte, Saint Germain, p 13 : "... le nom de Canivet, qui doit dater du XIè ou XIIè siècle signifie simplement "petit canif", couteau mince et aigu; peut-être parce que la terre avait été donnée à une léproserie par le symbole d'un canif déposé sur l'autel - on en a de nombreux exemples dans les chartes - ou comme sobriquet d'un propriétaire".

- Francis Gourvil, Noms de famille bretons :

p 117 : Kerganevet : "... pour second élément le nom de famille Canévet qui réunissait plus de 500 homonymes répartis dans une cinquantaine de communes du Finistère en 1957. C'est un ancien prénom, cité sous la forme Cadnémet à Quimperlé, 1070, Caznévet à Trégunc, 1278, composé du Vieux-Breton cad = combat, et nemet, en gaulois nemeton = temple".

p 118 : Kerganivet, nom de famille attesté au XIXè siècle en Locqueffret. Kercanivet, en Arzano.

- Alphonse Leduque, Ambianie, p 164 : "Le prieuré de Saint-Germain-sur-Bresle se dresse à proximité de l'antique voie. Saint Germain l'Ecossais, évêque régionnaire, y aurait subi le martyre par la décollation le 2 mai 480 près d'un oratoire dédié à la Vierge, sur ordre d'Hubauld, seigneur païen. Ce dernier revenait d'un temple sis au Canivet sur les ruines duquel devait s'élever, plus tard, l'église de Vieux-Rouen".

- Léon Fleuriot, OB, p 103 : "On a signalé qu'autour de Saint-Samson-la-Roque (Pentale), nous trouvons Saint-Thurien et trois Saint-Maclou. Villers-Canivet et Saint-Pierre-Canivet dans le Calvados, Quenivetum en 1150, Kenivet en 1195, peuvent contenir l'anthroponyme vieux-breton /Cadnimhet/, écrit Catnimet, breton moderne Canevet. L'évolution de i bref en e ne s'étant pas produite, c'est un nom antérieur au 10è siècle."

- Maurice Lebègue, envoi du 28.05.1998 : "ce lieu-dit, absent des listes de microtoponymes de la Somme, est issu d'un nom de personne. On le relève, dans cet emploi d'anthroponyme, dans les régions Normandie et Picardie. Étymologie : probablement variante de Canivel, petit couteau. Ancien-Français quenivet (de l'Ancien-Français knif, couteau, selon M.T.Morlet, p. 166)."

JCE :

a) l'hypothèse de Dom Laporte trouve une explication chez A.J. Greimas, Dictionnaire de l'ancien français, p 85 : Canivet, cnivet : (1175, Chrestien de Troyes; cf anglais Knif) Canif, lancette.

b) Il me semble que la date de référence donnée en a) 1175, comparée à l'époque des IVè et Vè siècles, antérieure de six siècles, permette d'écarter l'hypothèse de Dom Laporte et de Morlet, sauf aux partisans de ces derniers à démontrer que le mot *knif- avait déjà remplacé un toponyme gaulois plus ancien désignant un temple. Il me semble bien qu'il est préférable de suivre Fr. Gourvil et L. Fleuriot, et de rechercher une origine celtique catu-nemeton = sanctuaire (Nemeton) - (dédié au dieu) - de la guerre (Cat-).

Canna : nom d'une île de la côte ouest de l'Écosse. Proposée pour identifier le nom CANA, figurant dans l'écrit de Ravenna, 10919, mais sujette à discussion. voir ce nom.

SOURCE

- Ravenna, 10919 : CANA

DERIVATION. R&C suggest that  thename is he Latin adjective canus 'white', here feminine to agree with an unexpressed insula, 'white one, white island'. For other Latin namings among the western isles, see ANAS. It is more doubtful whether the name has anything to do with ' reeds ' : ' reed ' in British was *cano- (as in the next names), in Latin canna, but one would expect at least a plural form and, if the name were originally British, a suffix too.

IDENTIFICATION. An equation with the island of Canna, off the west coast of Scotland, is usually rejected on the grounds that all the modem names of the western islands are of Scandinavian origin. But since the name appears in the list of islands and Ravenna's spelling is unreliable in detail, the coincidence should not be rejected out of hand".

* Canonium :  station romaine de (G)Bretagne, au bord de la rivière Blackwater, entre Camulodunum / Colchester et Caesaromagus / Chelmsford : aujourd'hui Rivenhall en Kelvedon (Angleterre; Essex).

* Canovium : le fort romain de Caerhun, Caernarvonshire, Pays de Galles.(voir ce nom ci-dessus)

Canteleu : nom de communes et de divers lieux-dits :

- Canteleu : commune de Seine-Maritime, arrondissement de Rouen; canton de Maromme.

- Canteleux : (Cantelou, 1183) commune de Pas-de-Calais, arrondissement d'Arras; canton d'Auxi-le-Château.

JCE : Ce nom semble pouvoir se rapprocher de celui des lieux en Chanteloup :

- Canteloup : (Canteleu, 1184) commune du Calvados; arrondissement de Caen; canton de Troarn.

- Canteloup : (de Cantu-lupi, 1332) commune de la Manche, arrondissement de Cherbourg; canton de Sainte-Mère-Eglise.

- Chanteloup, en Corseul, près du Temple de Mars.

Étymologie :

- DR proposent d'y voir le nom de Cantu Lupi, Cantilupus ...= le chant du loup.

- JCE (sous réserve de formes anciennes, sans étymologies forcées) : Centulus : brillant ? Voir Centule et Saint-Riquier.

Canteraine : nom de divers lieu-dits en plusieurs communes :

- Canteraine : au passage de l'Authie par la route de Therouanne à Abbeville, entre Labroye et La Boisle. Voir la proximité des toponymes : Tollent, Bas-Tollent, Caumont.

- Canteraine : Berteaucourt-les-Dames (80850);

- Canteraine : Guyencourt-sur-Noye (80250);

- Canteraine : Longpré-les-Corps-Saints (80510);

- Canteraine : Miannay (80100, Abbeville), rive gauche (ouest);

- Canteraine : Remiencourt (80250);

- Canteraine : 1,5 km nord-est de Rue;

- Canteraine : Yzeux (80310);

- Cantrainne ; commune de Lilliers (62190);

- Chanteraine : commune de Criel-sur-Mer (76910). rive droite (est).

Étymologie :

- DR proposent d'y voir le nom de la grenouille : latin rana, ancien-français raine, breton ran, pour donner = le chant de la grenouille.

- M. Lebègue : forme contractée de chante rainette.

- JCE : noter les mots bretons ran = grenouille, raned = grenouilles.

Canterbury : (Durovernum Cantiacorum). Angleterre. Kent.

Capitale de la cité britto-romaine des Cantiaci.                 

* Cant Guic (Cantia vicus) : Voir *Quentovic, et *Binic.

*Cantia : racine, dont la signification globale est acceptée par la plupart des chercheurs pour désigner : Blanc, Blanche, Brillant, Brillante.

Propositions trouvées en toponymie :

- Cance (*Cantia < *Quantia ?) : affluent du Rhône. (cf Rivet & Smith, p 297)

- Canche : nom de fleuve côtier débouchant à Etaples;

- Canche : nom de rivière, sous-affluent de la Bresle;

- Canche : nom de rivière, affluent de la Selle, elle-même affluent de l'Arroux;

- Canche : nom de rivière, affluent direct de l'Arroux;

- Centule-(a) : ancien nom de la commune de Saint-Riquier. Cette indication est induite  par l'observation d'A. Leduque, Ambianie, p 172 : "... Centule, Kentulus ... toponyme qui n'est pas, sans doute, sans affinités avec la Canche, Quentovic et le Kent".

- Chantelle < *Cantilia (cf Ravenna 77-30); France; départ. de l'Allier. 

- Chanza (*Cantia), affluent du Guadiana, Espagne (cf Rivet & Smith, p 297);

- Kinz  (*Cantia), près d'Aix-la-Chapelle, Allemagne (cf Rivet & Smith, p 297);

- Ynis Caint, près du Menai Bridge (Pays de Galles); cf Williams, cité par Rivet & Smith, p 297.

* Cantia : site non identifié du sud-ouest de la (G)Bretagne romaine. Pour la discussion, voir A.L.F RIVET & C. SMITH : Place-names of Roman Britain, pages 297-98-99.

SOURCE
- Ravenna 10611 (= R&C 27) : CANZA 

The proper form is established by comparison with other names in Ravenna in which the compiler represented original /tj'/ when assibilated in Vulgar Latin as z (see AQUAE ARNEMETIAE). Dillemann (66) thinks that Kent is here referred to; he notes that the prcvious name in Ravenna is Lindinis, which he (like Pinder & Parthey) takes to be for Londinis, London, and thinks that Canza could have arisen from an over-zealous scribe who added to it the gloss in Cantiu 'in Kent'. But there is no reason to believe that in this section the Cosmographer has moved outside south-west England, and there is no trace of other interpolations or glosses of this kind elsewhere in the British section; moreover, Lindinis (q.v.) is a good distinct name, and in none of our numerous records of London does it figure in plural form.

DERIVATION. There are exact parallels to *Cantia in the names of Gaulish rivers and others. *Cantia (perhaps earlier *Quantia) > Cance, a tributary of the Rhône; > Chanza, a tributary of the Guadiana (Spain) ; and > Kinz, near Aachen (RIO xxv (1973), 205). To these Ellis Evans (see below) adds other Canche, Cance rivers of France. In Britain Cantium belongs with these. Williams mentions Ynys Gaint near theMenai Bridge. It is not certain how many other Continental names are relevant here. One notes particularly Cantilia (Ravenna 77,30) > Chantelle (Allier, France), Canta Insula in Illyria (DAG 143), and a Cabricantium on or near the Spanish coast (Ravenna 79,43) for which a sense 'goat-cliff' would be fitting (Spanish acantilado ' cliff') ; possibly also Cantabria 'pays des falaises', though a variety of other suggestions are made about this. Many other names and nouns are assembled by Holder I. 737, Whatmough DAG 143 and Ellis Evans.

An admirable treatment of the etymological problem is that of Jackson in JRS, XXXVIII (1948), 55, in studying Cantium. He begins by dismissing a supposed Celtic *canto- 'white', lovingly applied by older authorities (and some not so old) to the 'white land' of the Kentish clifFs. No such word existed. Jackson lists three possible roots :

(1) *canto- 'rim, border, circumference, circle, tyre' (Pokorny 526 : *kantho-, with many derivatives).

(2) Middle Welsh cant 'host, party', probably to be seen also in Old Irish céte '(place of) assembly'; from *cantia.

(3) *canto- 'a hundred' (Welsh cant, Irish cet).

Hence, for Cantium, Jackson suggests a variety of possible meanings : 'encircled (seagirt) land'; 'land on the periphery', 'borderland'; or 'land of hosts'; or perhaps 'land of hundreds'. Of these, as we argue under Cantium, Jackson's first meaning, 'corner land, land on the edge', or similar, seems the most natural. Jackson, however, further thinks that in any case Cantium derives from an ethnic name (see CANTIACI), in which case his second sense 'armies, hosts' is the best. He cites the Penmachno tombstone of Cantiorix (about A.D. 500), for whose name a sense 'king of hosts' is obviously proper. However, against Jackson's view is the fact that 'Cantii', though long accepted, is probably a ghost which has arisen from an erroneous form in Ptolemy; there may have been no unity among the peoples of Kent until the Romans formed them into a canton of the Cantiaci, and if this is so, Cantium is the prime form and is not (because so ancient) dependent upon any prior ethnie name.

Jackson's study is supplemented by D. Ellis Evans, 'SomeCeltic Forms in cant-', BBCS, xxvii (1977), 235-45, which provides a great deal of information about Jackson's three main etyma and a good deal else besides. It was not, of course, Ellis Evans's intention to resolve the problem of the name of Kent as such, and he expresses no preference about this.

An important recent study by P. Quentel, 'Le nom celtique du canton en Gaule et en Grande-Bretagne', RIO, xxv (1973), 197-223, with further notes by G. Néel in RIO, xxviii (1976), 118-25, helps to link several of the apparently disparate senses of names in cant-. Citing Gaulish *cant-, Welsh cant, Breton can, kant (= Irish cet), Quentel identifies in widespread place-names the senses '100', 'circle' and 'edge', together with an adjective 'bright', and a pre-Indo-European base meaning 'stone'. Eventually discarding these last two as unrelated to the Celtic word in question, Quentel concludes (pp. 212 ff.) of the other senses that they can be seen as originating in a Celtic *kn-to from Indo-European *km-to. 'La notion de "cercle" est liée à celle de "territoire", car le territoire est conçu comme un "cercle" [Quental had discussed this earlier : cf. German Kreis, French arrondissement] . . . Ceci explique le sens général de kant "cercle", d'où dérive celui de "bornage", éventuellement de pierre. 'Quentel goes on to explain as derived or related ternis German Kante 'corner, edge', Dutch Kant 'edge', English cant, Spanish canto 'edge; corner', also 'stone, pebble'. The sense '100' is part of this series, the numeral deriving from the custom of organising territories on the basis of 100 hearths and the soldiers these provided (Welsh cant tref). As for modem canton, it is Gaulish *cant- with -on suffix, well-known in many names and words.

It is clear from the above that a sense 'corner land, land on the edge' still seems the likeliest for Cantium. For Cantia it is hard to make suggestions, especially if — as in the numerous Continental *Cantia names — it is really a river-name which was adopted for a settlement, as often, or was a river-name misread from a map as though it referred to a settlement, as is also frequent in Ravenna. R&C concluded that 'corner stream' was intended; perhaps 'river at the edge' (of a tribal area?) is possible too, but there can be no certainty.
no certainty.

IDENTIFICATION. Unknown, but apparently in south-west Britain.

* Cantium / Kent : pays formant l'angle sud-est de l'Ile de Bretagne. Peuple occupant : les Cantii. Capitale avant la conquête romaine : selon toute vraisemblance : le camp de Bigbury; après la conquête : Durovernum / Canterbury.

* Cantium Promontarium : cap du sud-est du Kent : South Foreland. (voir carte du Kent : cap situé Douvres et Deal, et faisant face aux côtes gauloises)

- Diodore de Sicile, V,21 : Akrwterion ... Kantion ( = PROMONTARIUM ... CANTIUM)

- Ptolémée , II,3,3 et 4 : Kantion Akron ( CANTIUM PROMONTARIUM).

Rivet & Smith précisent qu'il ne s'agit pas de Thanet, qui était une île séparée.

* Cantiventi : nom de lieu mentionné chez Ravenna, 1072. Il s'agit d'une erreur ou d'une variante incomprise de Glannoventa, le fort romain de Ravenglass, Muncaster, Cumberland. (voir ces noms)

* Cantobenna : aujourd'hui Chantoin, dans le Puy de Dôme (cf. Rivet & Smith, p 262)

Cantref : commune du Pays de Galles, comté de Brecknockshire / Brycheiniog.

      Cantscaul (Denisburna, près d'Hexham). Défaite et mort de Cadwallon. 

Cany-Barville (Caniacum) : (76450) chef-lieu de canton de Seine-Maritime, arrondissement de Dieppe. (IGN : 1809-E). 

Lieu de passage et carrefour gallo-romain important sur la rivière Durdent (Dieppe / Lillebonne; Harfleur et Fécamp vers le nord de la Gaule). (R. Soulignac, Calètes, carte 41b, p 92).

Archéologie gallo-romaine : maison forte qui a fait l'objet d'une fouille de sauvetage entre 1978 et 1986.

Caouënnec-Lanvézéac : commune nouvelle issue de la réunion de deux communes de la Bretagne historique, en Trégor / Bro Dreger, évêché de Tréguier / Landreger : Caouënnec / Kaouenneg et Lanvézéac / Lanvizeg.

Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département des Côtes d'Armor, arrondissement et canton de Lannion.

Capel Colmann : commune du Pays de Galles, comté de Pembrokeshire / Penfro.

Capel Curig : commune du Pays de Galles, comté de Caernarvonshire / Caernarfon.

Capheaton

Caracotinum : nom ancien d'Harfleur, à l'embouchure de la Seine.

Caragh river : rivière d'Irlande. Autrefois : Main, Maoin. Nom tiré de la racine * Moina, semblable à celle du Main / Moenus, en Germanie. Cf Rivet & Smith, The Place names of Roman Britain. p 419.

*carbant(o)- : racine celtique signifiant véhicule à roues, charrette, chariot, wagon ... elle entre en composition toponymique ( Carbantoritum = le gué qui sert de passage aux véhicules).

* Carbantia : aujourd'hui Balzola, Italie du nord. (pour la racine, voir étude concernant Carbantoritum). 

 

* Carbantorate Meminorum : aujourd'hui Carpentrras; Vaucluse.

 

* Carbantoritum / Carbantorigum : probablement le fort romain de Easter Happrew, en Peebleshire, sur la Lyne Water, un peu au-dessus de son confluent avec la rivière Tweed.

Cardean : nom de lieu d'Écosse, comté d'Angus. Identifié au camp romain *Tameia

Car Dyke :

Carduel : capitale arthurienne; identifiée par beaucoup d'historiens à Carlisle, ancienne Luguvallium, sur la rivière Eden / Ituna, en Cumberland

Carentan : Ville de Normandie. proposée pour être l'antique Crouciaconnum / Kroukiatonnon.

  Carentoir / Kerantoer

Carhaix-Plouguer / Karaes-Plouger (Vorgium) : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Cornouaille; ancienne capitale des Ossismes; première capitale de la Bretagne armoricaine; capitale du Poher. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne'; département du Finistère; arrondissement de Châteaulin; chef-lieu de canton; sur l'Hyères.

Carlisle : Ville d'Angleterre; comté de Cumbria / Cumberland. Site britto-romain important du Mur d'Hadrien au passage de la rivière Ituna / Eden : *Luguvallium. Site arthurien important.

 

Carmarthen : ville majeure du sud du Pays de Galles; capitale du comté de Carmarthenshire. 

Carnac / Karnag : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Vannes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; arrondissement de Lorient; canton de Quiberon.

Carndonagh : village de la presqu'île d'Inishowen, en Donegal.

Carnoët / Karnoed : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Cornouaille, dans le Poher. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département des Cotes d'Armor; arrondissement de Guingamp; canton de Callac de Bretagne.

  Caro / Karozh : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Saint-Malo. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; arrondissement de Vannes; canton de Malestroit.

* Carpentorate : ancien nom de Carpentras; commune de France, en Provence; département du Vaucluse. 

Carpentras : commune de France, en Provence; département du Vaucluse. Autrefois Carpentorate.

Carquefou : commune de la Petite Bretagne, dans le comté-évêché de Nantes; aujourd'hui dans la région économique dite 'des Pays de la Loire', département de Loire Atlantique; arrondissement de Nantes; chef lieu de canton, sur l'Erdre.

Carrantuahill : le plus haut sommet d'Irlande (1038 m), dans la chaîne des Macgillucudd's Reeks.

Carrawburgh : Angleterre; comté de Northumberland; l'antique forteresse romaine BROCOLITIA du Mur d''Hadrien, où a été découvert un sanctuaire de la déesse Conventina.

     

* Carrodunum : nom celtique de Krappitz, sur le fleuve Oder.

Carrouge : toponyme issu du latin quadruvium = carrefour. Il désigne habituellement des villes ou villages d'une certaine importance à la croisée d'anciens chemins..

a) Villes :

- Carhaix-Plouguer. (29270) Finistère. voir ce nom.

- Carrouges (61320). Orne. Carrouges, 1373.

- Charroux (86250). Vienne. Karofium, 789.

- Charols (26450). Drôme. Carrovolis, 956.

- Charost (18290). Cher. Caroth, 1085; Carrofum, 1108.

b) Lieux-dits :

- Carouge : lieux-dits et hameaux en Normandie, Ain, Jura, Loiret, Nièvre, Saône et Loire, haute-Savoie, Seine-et-Marne, Somme. Ecrit Cas-Rouge en Loiret.

- Carouge, en Auberville-la-Campagne (76170), 4 km nord-est de Lillebonne;

- Carouge, en Autheux (80600);

- Carouge, en Rogerville (76700), près Harfleur.

- Carouge, en Saint-Aubin-Routot (76430), près Saint-Romain-de-Colbosc.

- Carouge, entre Sainte-Geneviève et Fontaine-en-Bray (76440) 10 km N-O de Forges-les-Eaux.

- Carouge, en Sainte-Marguerite-sur-Fauville (76640), au nord de Fauville-en-Caux.

- Carouge, en Sandouville (76430).

- Carouge, en Villers-sur-Authie (80120).

JCE : par traduction aberrante, à partir d'une homophonie entre Car- et Ker- (breton = ville), on a très bien pu interpréter Quadruvium > Carohès (= Carrouge. voir ci-dessus) en Ker-Roge > Ville Roge > Ville Rouge, désignant ici au départ la ville capitale de l'extrême ouest armoricain, c'est-à-dire : Carhaix, pour aboutir curieusement à désigner, à partir des textes historico-légendaires : Rennes, par simple logique de glissement sémantique et géopolitique, Rennes ayant remplacé Carhaix en tant que métropole britto-armoricaine, après l'expansion nominéenne et érispoéenne.

Pour la concurrence entre Ker- et Car- :

- Fr. Gourvil, Noms de famille bretons d'origine toponymique, 1970, p XVIII et n° 235, Carfantan et 237, Carhaix.

- Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Haute Bretagne, 1990, p 144 à 147.

- B. Tanguy, Communes des Côtes-d'Armor, 1992, p 12.

Voir aussi le parallélisme avec Petromantalum ( = quatre chemins) = Saint-Clair-sur-Epte, lieu historique renommé justement pour la rencontre entre le chef viking Rollon, venant de la mer, et Charles III le Simple, roi des Francs, installé à Paris, et le traité signé par eux à cet endroit, en 911.

Carriden : nom de lieu d'Écosse, comté de West-Lothian. Autrefois le camp romain de Velunia , ou Veluniate, sur le Mur d'Antonin.

Carrigart : village côtier du nord du Donegal, Irlande.

* Carsicis : aujourd'hui Cassis, en Provence.

* Cantiventi : lieu cité par Ravenna 1072. Voir Glannoventa : Ravenglass, en Muncaster, Cumberland.

      Carthage

colonie romaine fondée en 44 av. J.-C. par Jules César sous le nom Colonia Iulia Carthago. Restaurée par Auguste en 13 av. J.-C.

 

* Carvancas : nom de montagne donné par Ptolémée (Karouagkas, latinisé Cirvencus), II,13,1. Voir aussi le nom de cité britto-romaine apparu au IIIè siècle : Carvetii.

* Carvone : ancien nom de Arnhem, ville de Hollande. L'étymologie semble être basée sur une racine *carvo-s = chevreuil, cerf. (cf Rivet & Smith : Place-Names of Roman Britain, p 301). Lien non actif.

* Carvoran : fort romain Magnis, en Northumberland.

* Casas Villa Aniciorum : nom d'une villa d'Afrique du Nord citée par Itinéraire d'Antonin, 61-2.

cf. Rivet & Smith : The place-names of Roman Britain, p 252.

Cassel / Casteel (Castellum Menapiorum) : (59670) chef-lieu de canton du Nord, arrondissement de Dunkerque. (IGN : 2303-E). 

Capitale de la cité belge des Menapii, sous le nom de Castellum Menapiorum. Bâtie sur une hauteur (Mont-Cassel), 176 mètres au-dessus de la plaine flamande, permettant un vaste panorama circulaire. Centre routier romain important de sept voies (Septemvium), dont six sont toujours visibles.

Étymologie : Castellum : château; forteresse.

Cassitérides (Iles) : nom donné à des îles d'où était extrait l'étain entrant dans la composition du bronze. Plusieurs identifications ont été tentées :

- Fr. Lasserre, traducteur de Strabon, Tome II, livres III & IV, p 227 : "Si cet archipel appartient à l'Ibérie plutôt qu'à la Grande-Bretagne, il réunit les îles de la côte de Galice. Voir les notes s'y rapportant en III,5,11." (notes en pages 203 et 204).

- J. Chardronnet, Histoire de Bretagne, (1965) p 14 : les îles Scilly.

- L. Kervran, Brandan, (1977) p 241 : archipel de Molène.

Extrait du chapitre 2 de : The Place-Names of Roman Britain, (1979-1982) par Rivet & Smith, p 43 :

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" The case of the Cassiterides is somewhat different. These islans aere first mentioned by Herodotus, who disclaims all knowledge of them. Diodorus Siculus has them near Spain and Strabo, who mentions them several times, always does so in Spanish context, placing them north of the Artabri of north-west Spain. In view of this it is easiest to believe that his account of the visit to them by Publius Crassus refers not to Caesar's legatus but ti his grandfather, also Publius Crassus, who celebrated a triumph over the Lusitani in 93 B.C.. Mela puts them vaguely 'in the Celtic regions' ((but before, and so apparently south of, Sena or the Ile de sein) and Pliny and Solinus opposite Celtiberia (Spain). Ptolemy, too, puts them off north-west Spain. Dionysius Pereiegetes actually identifies them with the Hesperides, and the single island of Kassitera, which Stephanus places in the Indian Ocean, while perhaps interesting for its hint of Indonesian tin, is clearly irrelevant to our inquiry. There is a degree of vagueness in all the accounts and the reason for it is not hard to discover. Cassiterides is not a proper name but a descriptive one (derived from the Greek word Kassiteros, tin) and it appears to mean simply the area from which tin came, which might be north-west Spain or Brittany or Cornwall at any particular time. Crassus's journey involved the crossing of a sea wider than the English Channel (which again should rule out his gradson) and the inhabitants of the Cassiterides were friendly, which echoes the account of Belerium given by Diodorus Siculus, but the other things which Strabo says about the inhabitants recall in part the account of the Oestrymnides in Avienus and in part that of Sena in Mela. As which Thule, there is no reason for supposing that this was ever the proper name of any part of the British Isles".  

- Patrick Galliou, Armorique romaine, (1984) les qualifie de "trop fameuses Cassitérides" ,

...  mais ne les situe pas !

- J. Briard, Protohistoire de Bretagne, (1991), p 11 : "... les fameuses "îles Cassitérides" décrites par les géographes anciens et dont des tonnes de littérature n'ont jamais réussi à préciser la situation exacte .. et pour cause ... Il est certain que les bénéficiaires des ces circuits d'échange ne tenaient pas à dévoiler leurs sources ..."

- Y. Brekilien, Histoire de la Bretagne, (1993) p 44, pour simplifier les choses (?), les identifie à la fois à "..la Grande et la Petite Bretagne".

Cast / Kast : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Cornouaille. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Finistère, arrondissement de Châteaulin, canton de Châteaulin; sur le ruisseau de Kerharo.

 

Castennec / Sulis / Sulim : site archéologique important du centre de la Bretagne armoricaine, dans un méandre du Blavet, au passage de la grande route gallo-romaine de Vannes à Carhaix. Voir : Bieuzy.

Castlecomer / Caisleán an Chumair : ville d'Irlande, dans le comté de Kilkenny. 

Texte de présentation du site communal de Castlecomer : 

"Castlecomer takes its name from the local castle which was built by the Normans in 1171 on the mound opposite the present gates in to the Castlecomer Demesne.

Caisleán an Chumair means “The castle at the confluence of the rivers” of which there are three, The Deen, The Brocagh and the Clohogue. The original castle was built of wood and was replaced by a stone structure by Earl Marshall about the year 1200. 

When Sibella, the great-granddaughter of the Norman leader Strongbow, was granted the manor in 1219. The local Brennan chiefs retreated to the hills and lived and independent life until the plantation of Castlecomer by Earl Strafford. In 1637 30,000 acres were granted to Sir Christopher Wandesforde by his cousin, Earl Strafford, the Kings Deputy. Christopher laid out the town of Castlecomer, Ireland’s first town in Stone and mortar".

Traduction JC Even : 

"Castlecomer tire son nom de celui du château local  qui fut construit par les Normands en 1171 sur une motte située à l'opposé des entrées actuelles vers le Castlecomer Demesne.

Caisleán an Chumair signifie “le château situé à la confluence des rivières” qui sont au nombre de trois : la Deen, la Brocagh et la Clohogue. Le château originel était construit en bois et fut remplacé par une construction en pierre par le Earl Marshall vers l'an 1200. A l'époque de Sibella, l'arrière petite fille du chef normand Strongbow, fut érigé le manoir in 1219. Les chefs locaux Brennan se retirèrent dans les collines et vécurent une vie indépendante jusqu'à l'installation Castlecomer par le Earl Strafford. En 1637 30,000 acres furent attribuées à Sir Christopher Wandesforde par son cousin, le Earl Strafford, le député royal.Christopher créa la ville de Castlecomer, la première ville en pierre et en mortier d'Irlande".

* Earl = comte

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Castledykes : Écosse; comté de Lanarkshire. Peut-être le fort romain CORDA, sur la Douglas Waters.

Castlecary

Castleford : Angleterre; comté de Yorkshire; l'antique fort romain Rigodunum.

Castle Hill  : en East Bridgforf, Angleterre; comté de Nottinghamshire; un antique fort romain présumé Margidunum.

Castleshaw : Angleterre; comté de Yorkshire; l'antique fort romain Rigodunum.

Castlesteads : Angleterre; comté de Cumberland; l'antique forteresse romaine de Camboglanna , selon Rivet & Smith

* Castra Exploratorum : forteresse en position avancée au nord du Mur d'Hadrien : Netherby; Cumberland; Angleterre.

 

* Castra Vetera : voir Xanten.

*Cataract- : racine latine de quelques toponymes actuels : Catterick near Settle (Yorkshire), Catterick Moss (Durham), Chalette / Cataracta (Aube, France), Cadarache / (apud) Cateractam (Drôme, France), Cadereita, et Caderechas (Aragon, Espagne). 

* Cataractonium : station britto-romaine : Catterick; Yorkshire; Angleterre. (voir infra)

* Cat Coit Celidon = Bataille de la Forêt de Celidon : nom donné par Nennius à la 7è bataille menée et gagnée par le Roi Arthur. Le nom Celidon indique qu'il faut probablement rechercher le lieu de cette bataille en Écosse, dans les environs du Glen-More / Canal Calédonien (voir Calédonie / Caledonia, ci-dessous).

Selon rivet & Smith, The Place-Names of Roman Britain, le nom dérive d'une forme originale Calidon-, qui aurait pu donner en langue galloise : Coed Celyddon.

Catsgore villa :

Catterick : Angleterre; North-Yorkshire, sur la rivière Swale. l'ancienne forteresse romaine : Cataractonium.

Cattle-raising

Cau- : syllabe entrant en toponymie. La signification qui est adoptée désigne le latin calvus : ce qui est blanc, ce qui est chauve, et désigne les crêtes dénudées qui laissent apparaître le substrat calcaire ou blanchâtre. En cela, il fait concurrence à Blanc- . Voir cette racine.

a) noms de communes basés sur la racine calv- > cau- / chau- :

- Caumont (Calmont, IXè), commune de l'Aisne.;

- Caumont (Calvus Mons, 1269), commune du Calvados;

- Caumont (Calvus Mons, 1271), commune de l'Eure;

- Caumont (Calinon = Calmon, 877), commune du Pas-de-Calais.

- Chaumont-en-Bassigny (Chalmunt 1134);

- Chaumont-en-Vexin (Castrum Calvi Montis, 1112);

- Chaumont-devant-Damville (Calmontis villa, IXè);

- Chaumont-la-Ville (Chaumont, 1288);

- Chaumont-Porcien (Calvomonte, 1087);

- Chaumont-sur-Aire (Calvus Mons, 1177);

- Chaumont-sur-Loire (Calvum Montem, 1114) ...

b) noms de lieux-dits et écarts divers :

- Calmont, en Arques-la Bataille.

- Calmont, en Vendeuil-Clapy.

- Caubert : voir ce nom.

- Caumondel, en Huchenneville.

- Caumont, en Dreuil-Hamel, près Airaines, à 1,5 km nord en direction de Liercourt.

- Caumont, en Croix-Dusault, près Villequier, en bord de Seine (Est N-D de Gravenchon)

- Caumont, en Fontaine-sur-Somme; noter que tout près de ce lieu se trouve un Camp Rouge, sur une hauteur à la côte 102.

- Caumont, en Huchenneville.

- Caumont, en Warloy-Baillon.

- Caumont, en Woignarue.

- etc

Caubert (sur la Somme) : (observation personnelle JCE du mercredi 25 juin 1997, à 13H15)

Caubert désigne aujourd'hui une portion de la commune de Mareuil-Caubert (80100). (IGN : 2207-O). 

Ce lieu semble tirer son nom (à moins que ce ne soit l'inverse) des Monts de Caubert, situés à proximité, sur la rive ouest de la Somme. Ces Monts de Caubert constituent une crête de 3 km à la base, 1,2 km au sommet, allongée dans le sens nord-sud, et culminent à la côte 82, où se trouve précisément un vestige nommé Camp de César.

Le village de Caubert se trouve au pied sud de ces Monts.

Un peu plus en aval (au nord) de Caubert se trouve un lieu nommé le Cellier, qui semble être l'aboutissement de la route venant de Blangy-sur-Bresle, et le côté sud d'un gué permettant de rallier le site de Talense, en Abbeville, de l'autre côté du fleuve.

Cette route supposée venant de Blangy-sur-Bresle et reliant Hesdin et Therouanne a été signalée par R.Fossier (La Terre et les Hommes en Picardie, dont carte annexée à R. de Boissard, La Bresle, in fine).

Caubert a fait d'abord partie de la commune d'Abbeville, avant d'être rattachée à celle de Mareuil, en 1832, pour former avec cette dernière la commune indépendante de Mareuil-Caubert.

Étymologies :

a) Mareuil : Marolum, 1105. Dauzat : gaulois maros = grand + ialo = champ, clairière.

b) Caubert :

- le village de Caubert : Calbertum, 1100; Caubercum, 1164; Caubert, 1184, 1200; Cauberc, 1203.

- le Mont de Caubert (oppidum supposé) : Mons Calberti, 1184; Mont Caubert, 1733.

- La première réponse obtenue de la bouche même du maire de Mareuil-Caubert consiste à dire que le nom de Caubert est basé sur cau- = chauve, blanc, et bert, identique à l'allemand berg = montagne, et que ce nom serait à rapprocher des autres Mont-Blanc, Blamont, ou Chaumont, présents en cette région. Il s'agirait de la désignation du substrat calcaire dénudé apparaissant après l'élimination des terres par érosion. Cette même idée à partir d'une racine allemande berg a été reprise par R. Fossier (conversation téléphonique du 01.07.97).

- E. Vanneufville semble partager cet avis, Anglo-Saxons et Frisons, p 13 : "... Berg (mont) : devenu Bert en plusieurs lieux"

- R. Agache semble dubitatif, et voit mal la présence d'une racine allemande à cet endroit, compte-tenu du fait que le toponyme est déjà ancien.

- L. Sagebien, LP 142, traitant du nom de Boubert, évoque pour la seconde syllabe un mot bers, issu du bas-latin bersa qui signifie claie, treillis d'osier (d'où berceau) et aussi clôture de branches entrelacées dont on entourait les bois et les parcs pour retenir le gros gibier.

Boubert, ou mieux Boubers, est le bois clôturé'. JCE : Peut-on en rapprocher le nom de Caubert, pour imaginer un mont clôturé ?

- P. Leman, (envoi du 27.07.97) : "Caubert ne peut pas venir de Cauberg".

- M. Lebègue, LP, (envoi du 16.08.1997) : 

" Pour expliquer Caubert, on a tenté 2 hypothèses :

a) un nom d'homme de type germanique du genre Calbert (jamais bien précisé); or, la racine anthroponymique Calb- n'a rien donné sur le territoire de l'ancienne Gaule.

b) un composé germanique associant les deux éléments : kalwa (chauve) et berga (mont; scandinave). Cette hypothèse (fragile) est avancée par M. Gysseling dans son Dictionnaire toponymique, p 223. Elle me semble, toutefois, plus vraisemblable que la première (voir aussi le site); mais Mont de Caubert est une tautologie. A signaler, enfin, une localité homonyme : le hameau de Caubert, commune de La Selle (45). "

- G. Dovergne, maire de Mareuil-Caubert, faisant suite à ma communication du 26.01.1998 répond, dans un mot daté du 20 février 1998 : " j'ai bien reçu votre communication, qui confirme ce que je pensais sur l'existence d'un port à Caubert au pied de l'oppidum gaulois et du camp de César (on a trouvé dans la tourbe des pieux de chêne : estacade ?)".

- JCE : la situation des lieux, associée aux toponymes qui y sont directement attachés, doit permettre de revendiquer une racine indo-européenne *p°r°tus = passage, gué, qui a donné en latin portus = passage > porte, en toponymie les lieux-dits Le Perthus, Pertuis, et en breton et gallois, après aphérèse, respectivement red, roud, rhyd.

Ainsi, l'association des racines semble claire :

Portus = le passage de la rivière + Kal-v- = la butte chauve, dénudée.

c) Le Cellier :

Selon Dauzat, le mot cellier provient du latin cellarium, lui-même dérivé de cella = chambre.

JCE : A noter alors que la racine est la même que pour celle = chambre de moine, et cellule = petite chambre. Compte-tenu de cela, s'il s'agit bien de l'un des points de passage du gué, on pourrait penser à un autel votif d'origine païenne dédié à la divinité du gué ou du fleuve.

L'observation de M. Lebègue semble intéressante : la présence du hameau de Caubert, en la commune de la Selle-en-Hermoy (45210), dans la mesure ou le nom de cette dernière commune ressemble étrangement à celui du Cellier, étudié ci-dessus. Dauzat rapporte en effet une forme Cella in Hermeio, vers 1350, qu'il rattache au sens d'Hermitage. Les savants développements d'A. Longnon à propos de Cella (nos 1443 à 1456) tendent à confirmer cette orientation.

En confirmation, on peut noter également dans le monde celtique la racine Kil ou Kel, dans la revue druidique Ialon, n° 2, p 18, note 7 en marge : Kil ou Kel correspond au latin "cella" au sens de cellule ou de cercle par extension d'enclos ou d'enceinte. (exemple Kel deru = Kildare = église des chênes)

Or, la notion de cellae = chambres de moines, n'est pas inconnue dans la région, puisqu'il s'agit précisément de l'une des hypothèses avancées pour expliquer le nom de Centule / Saint-Riquier : Centum cellae. Voir ce nom.

d) Les Planches :

Dauzat apporte plusieurs noms de communes La Planche, dérivés de Plancis, et un dérivé de Plankae, issus selon cet auteur du français planche, petit pont de bois, passerelle.

e) La Portelette : selon toute vraisemblance forme diminutive de Portel, issu du latin portus = port + suffixe -ellum .

Caubert (sur la Seine) : Lieu-dit de la commune d'Harfleur; France; Normandie; Département de Seine Maritime. (IGN : 1711-O).

(observation personnelle JCE du jeudi 18 décembre 1997, à 21H10)

- voir Soulignac, Calètes, p 33, note 32.

Le toponyme Mont-Cabert (!!!) correspond à une hauteur, altitude 86 mètres, au dessus du centre-ville d'Harfleur, situé quant à lui en partie basse. Sur la même commune d'Harfleur on remarquera un toponyme on ne peut plus celtique : le Camp Dolent, désignation étymologique classique d'un endroit situé dans une courbe de rivière (Fr. Falc'hun, Noms de lieux celtiques, Ière partie, p 31).

On remarquera à l'est du site, sur le territoire de Rogerville, une ferme du nom de Carrouge.

JCE : L'étymologie du nom ne semble pas poser problème, puisqu'il existe sur la même commune, à 800 mètres à peine, un toponyme : les Côtes Blanches, confirmant la racine calvus > cau-. Il existe aussi un toponyme le Cul de Chaumont, sur le territoire de Rogerville, au-dessus de la rivière d'Oudalle, face à Sandouville.

Caudan / Kaodan : commune de la Bretagne historique, en Pays de Vannes / Bro Wened; évêché de Vannes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; arrondissement de Lorient; canton de Pont-Scorff; sur le Scorff. 

Caudebec-en-Caux (Lotum) : (76490) chef-lieu de canton de Seine-Maritime, arrondissement de Rouen. (IGN : 1910-O)

Archéologie : oppidum du Calidu, peut-être le site originel de Lotum.

Étymologies :

- DUHG : Latomagus.

- B.Beaujard : Lotum.

- J.W Lake : Calidobecum. Selon J. Renaud : est issu de kaldr = froid + bekkr = ruisseau.

- JCE : Lato- < (p)lat- = plaine, plateau humide?, + magus = champ.

- Lot- = *(F)lot- ?

Commentaire historique :

- DUHG : "Cette ville était autrefois capitale de tout le pays de Caux; son industrie fut jadis très florissante; on y faisait surtout un grand commerce de chapeaux, dits caudebecs".

Caudebec-les-Elbeuf (Uggate) : (76320) commune de Seine-Maritime, arrondissement de Rouen, canton d'Elbeuf.

Étymologie : Uggate (B. Beaujard)

    Caurel / Kaorel : commune de la Bretagne historique, en Haute-Cornouaille / Kernev Uhel, en Poher / Bro-Boher; Évêché de Quimper. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département des Côtes d'Armor, arrondissement de Guingamp; canton de Mur de Bretagne; sur le Blavet;

      * Causella : aujourd'hui Chuzelles; Isère; France.

* Causennae : Station britto-romaine : Ancaster; Lincolnshire; Angleterre, (selon Ordnance Survey, Map of Roman Britain).

Il est possible que ce nom soit un doublet de Causennis; voir ce nom ci-dessous.

* Causennis : station britto-romaine de (G)Bretagne; identification discutée entre Saltersford, en Little Ponton, Lincolnshire, et Sapperton, Lincolnshire. 

Rivet & Smith, Place-Names of Roman Britain, avancent que si le premier est bien situé sur une route romaine, le second, au passage de la rivière Witham par la Salters Way, serait préférable si le nom de Causennis était basé sur un hydronyme.

Source étymologique : Itinéraire d'Antonin 4752 (Iter V) : CAUSENNIS.,

* Causila : aujourd'hui Choiselle, affluent de la Loire.

   

* Causostis Castrum : aujourd'hui Chausot; Marne; France.

Cavaillon : ville de Provence; autrefois Cabillonum.

Cavan / Kawan / Kaouan : commune de la Bretagne historique, en Trégor, évêché de Tréguier. Aujourd'hui dans la région dite "de Bretagne", département des côtes d'Armor, arrondissement de Lannion, canton de la Roche-Derrien, sur le Guindy.

Cave-dwellings

Cavenham

Cayeux-en-Santerre : (80720) commune de la Somme; arrondissement de Montdidier, canton de Moreuil, sur la rivière Luce. (IGN : 2409-O). Pour l'étude étymologique, voir le suivant.

Cayeux-sur-Mer : (80410) commune de la Somme, arrondissement d'Abbeville, canton de Saint-Valery-sur-Somme. (IGN : 2007-E)

Étymologie :

- LP 142, L. Sagebien : Caiotum, Cayodum, 1168; Caiacum, 1185; Cayacum, 1186; Caeu, Kaeu, Caieu, 1191; Cahieus, Caiocum, Kayotum, 1209; Cayeu, 1210; Kayeu, 1301. "Cayeux est le picard cailleu, le français cailloux".

- LP 144, M. Lebègue : "Cayeux-en-Santerre est un dérivé (à l'aide du suffixe gaulois -avu) du celtique *caio (haie vive, d'où enclos) à l'origine de Caix, l'important village voisin (au terroir de 1200 ha) : en fait, le modeste terroir de Cayeux, avec ses 500 ha, résulte d'un démembrement de celui de Caix et les deux toponymes constituent un couple étymologique. Quant à Cayeux-sur-Mer, il est difficile de retenir l'hypothèse du gaulois *caliavu qui comporte un groupe l + yod intervocalique, prononcé l mouillé pendant des siècles ...

En raison du site, aux temps anciens (monticules isolés environnés de sables convenant aux taillis et broussailles et accueillant les premiers établissements humains), on peut penser là aussi au thème celtique *caio (haie, enclos, dérivé avec avu, pour dénommer Cayeux-sur-Mer..."

 

* ceaster, caester : élément de toponymie anglo-saxonne.

cf Eilert Ekwall, The Concise Oxford Dictionary of English Place-Names, p. 92 : 

OE ceaster, cœster, an early loan-word from Lat castra, means 'a city or walled town, originally one that had been a Roman station". This is actually the meaning in many pl. ns., such as GLOUCESTER, MANCHESTER, CHESTER &c. But in many cases the meaning must have been 'prehistoric fort' generally. The Northumbrian names in -chester, for instance, cannot all denote old Roman stations. The usual form of the word in pl. ns. is Chester-, -chester. But Caster-, -caster, from OE caester, is regular in some districts, viz. Y, NLa, Cu, We, Li, Ru, Nf, and occurs in Np. See CAISTER, CASTOR &c. Caster-, -caster is sometimes replaced by castle. Cf. BEWCASTLE, HORNCASTLE, CASTLEFORD. Owing to Norman influence Chester-, and especially -chester, often becomes Cester, -cester or even -(c)eter, as in GLOUCESTER, EXETER, WROXETER.

* Celemion (Cair Celemion) : nom de lieu cité par Nennius; voir ci-dessus l'article consacré à Colania / Camelon.

* Celidon : voir Cat Coit Celidon (ci-dessus)

* Celio Monte : agglomération de Réthie. (réf : Itinéraire d'Antonin, 250-7).

* Celovion : nom de lieu de G. Bretagne, cité par Ravenna 10741. Rivet & Smith renvoient à Gelovium, lieu non identifié du sud de l'Écosse.

Celtique : qualificatif attribué à : 

- l'océan Atlantique

- à la Gaule Chevelue / Gallia Comata.

* Cenio : nom latin d'une rivière de (G)Bretagne. Peut-être la rivière Kenwyn, en Cornwall.

- Rivet & Smith, p. 306 et suiv. 

CENIO

SOURCES

- Ptolemy II, 3, 3 : Kenionos potamon ekbolai (= CENIONIS FLUVII OSTIA), var. Kennionos (= CENNIONIS)

Beyond this it is probable that four names from Ravenna are, with different types of corruption, versions of this name : 

-- I0547 (= R&C 3) : ELCONIO 

-- 10830 ( = R&C 249) : COANTIA, var. COANCIA

-- 10841 (= R&C 270) : CUNIA 

-- 10911 ( = R&C 279) : CUNIS

 It is apparent, first, from other examples, that Elconio is Fl(umeri) Conio, misread from a map and then listed as though it were a habitation-name. Coantia and Cunia both figure properly in the river-list, but it is to be noted that each time the name is listed immediately after Sena (Senua), giving strong indication of being a repetition, and probably a clue to identification. Cunis figures in the island-list and might just possibly be an island (Ptolemy's Kcbouvvoç ?), but this part of Ravenna's list is so corrupt that this is not a strong argument. Cunis follows mention of Minerve, which we take to be an attribute of Sulis at Bath (see AQUAE SULIS), and it is very probable that Cunis is yet a further repetition of the same river-name. For the miscopyings involved, see p. 203. It seems a priori likely that Ptolemy, whose MSS agree on Ken- (= Cen-), would have a more trustworthy form than any in Ravenna. As is their usual practice, R&C regard all the forms as distinct and try to provide each with an etymology and a location, but this is to place a naive trust in the textual  source. Quadruplication in Ravenna has a prevedent, in the four versions of the name of Moridunum(1); moreover, the present name seems to be somewhere in the south-west, to judge by Ptolemy's position, by the citation of Cunis after Minerve, and by the listing of Fl(umen) Conio in a group of south-western names and after *Fl(umen) Tabo (see TAVUS 2) in N. Devon : it was precisely for south-west England that Ravenna employed an extra source, which enhanced the danger of repetition (see p. 197). Dillemann (65) thinks that at least Ravenna's Elconio and Cunia = Ptolemy's Cenio and refer to the same river.

DERIVATION. This name can hardly have the Celtic root *cen- *gen(n)- 'to be born of, descend from', discussed under BRANOGENIUM, for although this is quite common in personal and place-names it is normally présent in compounded forms only (for examples, see GPN 175-77). It is impossible to see how the sense of this could be present in uncompounded Cen- names or in simple forms with suffix, and it is still more difficult to see how such a sense could suit the present river-name (*Cen- with *-io- suffix?), which is the only river-name listed under this head in GPN. Since, however, we know of such place-names as Cenabum/Genabum (now Orléans) and personal names Cenia, Cennia, Cennius, etc., it is likely that these and others are formed on an element *cen- of unknown meaning, which was able to use a variety of suffixes in name-formation ; the other *cen- roots mentioned in GPN seem inapplicable here, for different reasons, and the name is best left unresolved.

IDENTIFICATION. Ptolemy's location suits the river Kenwyn, Cornwall, and the Fal estuary, by wwhich it reaches the sea, would certainly have been noted in any coastal survey. But the modern river-name is almost certainly a back-formation from the village of Kenwyn, so the identification must remain uncertain".

* Centule : ancien nom de Saint Riquier. voir ce nom.

  * Cerma : nom cité par Ravenna, 1082 : voir le nom de peuple Caereni, en Ecosse.

  * Cermium : nom cité par Ravenna, 10811 : voir le nom de peuple Caereni, en Ecosse.

Certis : nom d'une rivière non identifiée, située apparemment à l'est de l'Écosse ou au nord-est de l'Angleterre;

Source, selon Rivet & Smith, Place-Names of Rorman Britain

- Ravenna 10833 : CERTISNASSA.

DERIVATION. Ravenna's entry bas the appearance of a conflation, and we have so treated it : see NASSA. R&C following Holder I. 995 suggest a root *s(q)err- or *qert- 'to turn, twist', and 'winding one' makes good sense here. Holder cites Livy XXVIII 22,1 for Certis (ace. Certim) as an alternative name for the Baetis of S. Spain. A place Certis in TP in Pannonia Inferior (now Diakovar) is Cirtisa in AI 260,9 and Cirtisia in AI 268,5, Kertissa (= Certissa) in Ptolemy II, 15, 4, and may be comparable. See also, however, CAELIS.

IDENTIFICATION. A river which, from its position in Ravenna's order, is probably in eastern Scotland or north-east England ; or which may be identical with Ptolemy's Caelis.

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Peut-être identique avec la mention donnée par Ptolémée : Caelis.

       

* Certis : nom de lieu donné par la Table de Peutinguer, en Pannonie Inférieure. Aujourd'hui : Diakowar. 

       

* Certissa (Kertissa) : nom de lieu donné par Ptolémée, II,15,4, en Pannonie Inférieure. Aujourd'hui : Diakowar. 

Cesson-Sévigné / Seczon-Sevinyaé / Saozhon-Roazhon : commune de la Bretagne historique, dans le comté et évêché de Rennes, sur la Vilaine. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département d'Ille et Vilaine, arrondissement de Rennes; chef-lieu de canton.

      * Cetobriga : aujourd'hui Setubal, en Portugal (cf. R&S, p 387)

     

Chaillac :  pour l'étymologie, voir Rivet & Smith, concernant Calacum

 

 

 

Chaillé pour l'étymologie, voir Rivet & Smith, concernant Calacum

     

Chailly-en-Brie : pour l'étymologie, voir Rivet & Smith, concernant Calacum.

Châlon-sur-Saône  / Cavillonum; Cabillonum : port fluvial important de la Gaule, sur la Saône. 

      Châlons / Caladunum : commune de France; département de la Mayenne

 

Chalons-sur-Marne (CatalauniDurocatalaunum, Durocatelauni);  capitale de la cité gauloise des Catalauni, sur la Marne. 

Champeaux  : commune de la Bretagne historique, en Pays de Rennes, évêché de Rennes. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département d'Ille et Vilaine; arrondissement de Rennes; canton de Vitré ouest. 

Chancé : commune de la Bretagne historique, en Pays de Rennes, évêché de Rennes. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département d'Ille et Vilaine; arrondissement de Rennes; canton de Châteaugiron. 

La-Chapelle-aux-Filtzméens / La Chapèll-ez-Fius-Men /  Chapel-Hilvaen  : commune de la Bretagne historique, en Bro-Sant-Malo, pays-évêché de Saint-Malo. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département d'Ille-et-Vilaine; arrondissement de Saint-Malo; canton de Tinténiac, sur le canal d'Ille et Rance et le Linon.

  La-Chapelle-Basse-Mer : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Nantes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'des Pays de Loire', département de Loire Atlantique, arrondissement de Nantes; canton de Le Loroux-Bottereau; sur la Loire et la Divatte.

    La-Chapelle-Bouexic : commune de la Bretagne historique, en Bro-Sant-Malo, pays-évêché de Saint-Malo. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département d'Ille et Vilaine; arrondissement de Redon; canton de Maure de Bretagne; sur la rivière Combs.

La-Chapelle-Heulin : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Nantes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'des Pays de Loire', département de Loire Atlantique, arrondissement de Nantes; canton du Vallet; sur le marais de Goulaine et le Poyet.

La Chapelle-Neuve / Ar Chapel Nevez : commune de la Bretagne historique, en Trégor, évêché de Tréguier. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département des Côtes d'Armor, arrondissement de Guingamp; canton de Belle Isle en Terre.

Chanctonbury Ring :

Charterhouse-on-Mendip : ancien établissement Iscalis, en Somerset.

Chasné-sur-Illet  commune de la Bretagne historique, en pays de Rennes, évêché de Rennes. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département d'Ille et Vilaine, arrondissement de Rennes; canton de Liffré.

Château-Hubault : lieu-dit de la commune de Saint-Germain-sur-Bresle. (IGN : 2109-E).

H. Mollo (27.01.1993) : "Château Hubault était une forteresse entourée de fossés profonds, sise en paroisse de Ste Marguerite-les-Aumale, non loin de Morienne, et que la tradition locale aurait baptisé Hubault (riche seigneur idolâtre). ... Hubolt 'grand fauteur de la religion païenne', qui a laissé son nom à 2 châteaux (l'un dans le bois de Bretizel, sur la colline, l'autre sur la rive de la Bresle, demi-ruiné à Bretizel) possédait un 3è château, castellum, à Boitel, sur une éminence (Ste Marguerite-les-Aumale), d'où les confusions."

L'article de presse intitulé l'actualité archéologique semble en désaccord avec l'avis de Mr Mollo : "... or, d'après ce texte publié par les Bollandistes, le tyrannique seigneur de Vetus-Rothomagus possédait à ce moment, c'est-à-dire à la fin du Vè siècle, "un château muni de tours". On peut se demander si ce n'est pas là une allusion aux vestiges de la villa antique qui subsistait certainement encore en élévation. C'est en tout cas plus vraisemblable que la tradition orale actuelle qui voit dans les ruines médiévales tardives du marais de Brétizel, les restes du château d'Hubault."

JCE : voir l'étude du nom de lieu Vieux-Rouen-sur-Bresle.

 

Chartres : autrefois Autricum, capitale des Carnutes, en Gallia Comata / Gaule Chevelue.

Chaussée Brunehaut (Calceiam Brunechaudis / Cauchie Brunehaut) :

Roland Delmaire, Civitas Morinorum, p 295 : "Je considère pourtant comme telles (antiques) les Chaussées Brunehaut, même en l'absence de texte formel, car toutes les voies du Nord de la France portant ce nom semblent bien être d'anciennes voies romaines".

- de Lyon (sur le Rhône) à Amiens, par Mâcon, Autun, Saulieu, Avallon, Auxerre, Sens, Melun, et Paris. (A.Leduque, Ambianie, p 125).

- d'Amiens à Boulogne, dite aussi Voie de l'Océan, par Saint-Vaast-en-Chaussée, Domqueur, Noyelles-en-Chaussée, Saint-Rémy, Brimeux, Marles-sur-Canches, Estrée (Strata), Recques, Lacres, Samer, Pont-d'Etienfort, Echinghem, et Boulogne (par la Haute-Ville).

- d'Amiens à Boulogne-sur-Mer (A.Leduque, Ambianie, VR 1, p 135 & tableau) : par Saint-Ouen, Domqueur, Yvrench, Noyelles-en-Chaussée, Le Moulinel (Ponches), Douriez.

- d'Amiens à Arras (A.Leduque, Ambianie, VR IV, p 132), par Thièvres;

- d'Amiens à Bavay, (A.Leduque, Ambianie, VR V, p 134), par Pont-Noyelles, Franvilliers, Albert, Bapaume, Cambray.

- d'Amiens à Vermand et Saint-Quentin, (A.Leduque, Ambianie, VR VI, p 137), par Longueau, Villers-Bretonneux, Estrées, Villers-Carbonne, Mons-en-Chaussée ...

- d'Amiens à Soissons, (A.Leduque, Ambianie, VR VII, p 139), par Petit-Hangest, Roiglise, Noyon, Pontoise (Aisne), Soissons.

- d'Amiens à Compiègne, (A.Leduque, Ambianie, VR VIII, p 145), par Moreuil, Pierrepont-sur-Avre, Montdidier, Courcelles-Epayelles, Monchy-Humières.

- d'Amiens à Paris, (A.Leduque, Ambianie, VR IX, p 146), par Mont-Joie, Saint-Fuscien, Sains-en-Amiénois, Estrées-sur-Noye, Grattepanche, Vendeuil-Clapy / Breteuil, Saint-Just-en-Chaussée, ...

- d'Amiens à Rumigny, (A.Leduque, Ambianie, VR X, p 150) : doublement hypothetique de la route d'Amiens à Beauvais (voir la suivante).

- d'Amiens à Beauvais, (A.Leduque, Ambianie, VR XI, p 152), par Saint-Sauflieu, Oresmaux, Gouy-les-Groseillers, Cormeilles-en-Beauvaisis ... puis Lachaussée-du-Bois-d'Ecu ...

- d'Amiens à Rouen, par Poix-de-Picardie, (A.Leduque, Ambianie, p 156). Pour cette route, voir les études spécifiques concernant le réseau routier parallèle, et en particulier les sites de Pierrement, Gaillefontaine, etc.

- d'Amiens à Dieppe, par Airaînes, Forceville-en-Vimeu, Framicourt, Hélicourt, Gamaches (A.Leduque, Ambianie, p 161)

- de Boulogne à Harfleur, route côtière passant par Saint-Josse, Waben, Conchil-le-Temple, Carouge, Montcourt en Larronville, Rue, Port-le-Grand, le Grand-Laviers, Saint-Valery-sur-Somme, Ault-Onival, Le Tréport, Eu ... (A.Leduque, Ambianie, p 162, 163)

- de Saint-Valery-sur-Somme à Beauvais, par Arrest, Acheux-en-Vimeux, Tours-en-Vimeux, Le Translay, Rambures, Sénarpont, carrefour du Coq-Gaulois, carrefour de Saint-Clair, Saint-Thibault, Brombos, Saint-Maur-en-Chaussée, Marseille-en-Beauvaisis, Saint-Omer-en-Chaussée (A.Leduque, Ambianie, p 163);

- de Therouanne à Arras, par Estrée-Blanche, Divion, Estrée-Cauchy ...

- de Therouanne à Boulogne, par Desvres;

- de Therouanne à Brimeux, par Ponches, Wandonne, Henoville, Sempy Cette route rejoint à Brimeux celle d'Amiens à Montreuil-sur-Mer et Boulogne-sur-Mer;

- de Therouanne à Cassel, par Cauchie, Pont-d'Asquin ...

- de Therouanne à Abbeville, par Blangy-sur-Ternoise, Viel-Hesdin, Tollent, ...

- de Therouanne à Sangatte, dite Leulène / Leulinghem (R.Delmaire, Morinie, p 301), par Bientques, Etrehem, Tournehem, Guînes ...

- de Senlis à Soissons, très droite, par Chamant, entre Rully et Brasseuse, au sud de Raray, à Béthisy-Saint-Martin, à Champlieu, puis dans la forêt de Compiègne, au nord de Pierrefonds, à Chelles, à Hautefontaine, et de là vers Soissons. Cette voie, longue de 30 km, relativement bien conservée, avait une largeur de 8 à 13 mètres. (Launay, Fauqueux, et Launay, Histoire ... de l'Oise, p 22)

 

Chaussée des Géants / Giant's Causeway : particularité naturelle du nord de l'Irlande, provenant d'un phénomène de cristallisation de basalte, au cours d'éruptions volcaniques de l'ère tertiaire. attribué par la Légende au géant Finn Mac Cool.

Chaussée-Tirancourt : (80310) commune de la Somme, arrondissement d'Amiens, canton de Picquigny, sur la rive droite de la Somme, en face de Picquigny (IGN : 2208-E)

Archéologie : important camp de l'âge de fer.

Chausot (Causostis Castrum) : commune de France; département de la Marne.

Chauvé : commune de la Petite Bretagne, dans le pays de Retz, évêché de Nantes; aujourd'hui dans la région économique dite 'des Pays de la Loire', département de Loire Atlantique; arrondissement de Saint-Nazaire; canton de Saint-Père-en-Retz.

    Cheapstow : abbaye du sud-est du Pays de Galles; mosaïques

   

Chedworth

Chelmsford : Angleterre; comté d' Essex. L'antique Caesaromagus.

Cheix

Chelun

Chéméré : commune de la Petite Bretagne, dans le pays de Retz, évêché de Nantes; aujourd'hui dans la région économique dite 'des Pays de la Loire', département de Loire Atlantique; arrondissement de Saint-Nazaire;  canton de Bourgneuf-en-Retz; sur la Blanche.

  Chère : rivière de Bretagne armoricaine; affluent de la Vilaine, qu'elle rejoint à ***; elle arrose Châteaubriant.

Cherrueix : commune de la Bretagne historique, en Bro-Zol / Pays de Dol-de-Bretagne. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département d'Ille et Vilaine; arrondissement de Saint-Malo; canton de Dol-de-Bretagne; sur la Banche-Neuve.

Chester / Y Gaer (Deva) : Angleterre; chef-lieu du comté de Cheshire, sur la rivière Dee.

Chesterfield

Chesterford

Chesterholm : le fort romain de VINDOLANDA, sur le Mur d'Hadrien.

Chester-le-Street : Angleterre; comté de Durham; l'ancienne forteresse romaine CONCANGIUM / IS, sur la Cong-Burn.

Etude étymologique, selon Rivet & Smith : Place-Names of Roman Britain, p 314 : 

- Ravenna, 107-17 : COGANGES; variante : CEGANGES.

- Notitia Dignitatum, XL9 : Praefectus numeri vigilium, CONCANGIOS.

- Inscription : CIL VII 1234 ;: une tuile provenant de Binchester portant l'inscription N CON, que Richlmond, dans Arch. XLIII (1949), 29, penserait issue de N(UMERUS) CON(CANGIENSIUM). 

Interprétation : discussion difficile, mais qui semble aboutir sur une racine *konkos = cheval.  

Histoire

Selon l'indication de Notitia  Dignitatum, le camp de CONCANGIUM a donc reçu en garnison, à la fin du IVè siècle, une unité ( = numerus) de surveillance ( = vigilum), sous les ordres d'un préfet, ce qui tendrait à indiquer une unité de cavalerie.

 

Chesters : Angleterre; comté de Northumberland. Ancienne forteresse CILURNUM du Mur d'Hadrien.

Chesterton :

Chiavenna : autrefois Clavenna, au nord du Lac de Côme, en Italie.

Choiselles (Causila)  : rivière affluent de la Loire (en Indre et Loire) 

 

Chuzelles (Causella) : commune de France, département de l'Isère.

Chichester (Noviomagus Regensium) : Angleterre, comté de Sussex. 

Capitale de la cité bretonne, puis britto-romaine des Regnenses.

Chigwell : Angleterre; comté d'Essex. Ancien établissement romain de DUROLITUM

Churchover : Commune d'Angleterre; comté de Warwickshire; ancien établissement romain Tripontium, sur le cours médian de la grande route Ermine Street, tout près de la rivière Swift.

     

* Chrysopolis (Scutari ?) : ville de Bithynie, sur le Bosphore.

Ciago : agglomération du Trentino, en Italie; racine : *Caelius > *Caeliacum (voir Rivet & Smith, Place-Names of Roman Britain, p 286)

     

* Cibalae / Cibalis (Swilei) : ville de Pannonie / Illyrie, sur la Save. Victoire de Constantin sur Licinus en 323. Patrie de Valentinien Ier et de Valens.

 

* Cibra : nom de lieu de (G)Bretagne cité par Ravenna, 10756 : voir Coria, probablement le fort de Barochan Hill, en Renfrewshire, en Écosse.

* Cicucium : selon Rivet & Smith : probablement le fort romain de Brecon Gaer, Fenni Fach, Breconshire. (voir aussi Cicutio)

* Cicutio : station britto-romaine : Y Gaer / Brecon Gaer; Breconshire; Pays de Galles. (voir aussi Cicucium)

Cilicie (Cilicia) : pays du sud de l'antique Asie Mineure; réduit en province romaine en 63; villes principales : Tarse; Séleucie.

Cilgwri : nom gallois de la péninsule de Wirral, en Grande Bretagne;entre le comté de Cheshire, en Angleterre; et le nord-est du Pays de Galles. Péninsule située entre les embouchures des rivières Dee et Mersey. Ville principale : Birkenhead / Pen Bedew.

* Cilurnum : forteresse du Mur d'Hadrien; Chesters; Northumberland; Angleterre. (voir ci-dessus).

*Cintocelum : site non identifié, mais apparemment en Écosse. 

Discussion chez Rivet & Smith, Place-Names of Roman Britain, p 308. 

SOURCE 

- Ravenna, 1081 : CINDOCELLUM. 

DERIVATION. For *ocelo- 'headland, promontory, spur', see *ALAUNOCELUM. Cindo- suggests no Celtic etymon. Rostaing ETP identifies a pre-Indo-European root *kend- *kind- 'mountain' (present e.g. in Mont Cénis), and a sense 'mountain-headland' might be proper for the British name; however, Rostaing's forms provide no real support for this. R&C suggest that the name might have Vindo-, but Ravenna seems to have no instance of c for v. They go on very reasonably to suggest that Cindo- is a slight corruption of Cinto-, whose base is the well-known *cinto- 'first', represented by Welsh cynt 'first', Breton cint 'before', Irish cet- 'first', etc., and in many ancient names such as Centus, Cintus, Cintugenus ('first-born'), all of potters; see Dottin LG 246 and 356, Ellis Evans GPN 179, for numerous personal names. There seem to be no place-names with this root apart from the present one, but a sense 'chief headland, principal spur' is obviously acceptable.

IDENTIFICATION. Unknown, but apparently in Scotland.

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Proposition étymologique : du celtique *ocelo : cap, promontoire; + *cinto = premier, tête, majeur, grand. 

*Cintodurum : aujourd'hui Santoyre (Centoyre, 1278).Nom de rivière du  Massif-central, en France. Émissaire de la rivière Rue. Selon Rivet & Smith, Place-Names of Roman Britain, p 349, il s'agit à l'origine d'un nom de camp romain, transféré au ruisseau ou à la rivière près duquel il était bâti.

Cirencester (Corinium Dobunnorum) : Angleterre; comté de Gloucestershire; 

capitale de la tribu bretonne des Dobunni.

* Cirtisa :  nom de lieu donné par l'Itinéraire d'Antonin, 260-9, en Pannonie Inférieure. Aujourd'hui : Diakowar. 

* Cirtisia : nom de lieu donné par l'Itinéraire d'Antonin, AI , 268-5, en Pannonie Inférieure. Aujourd'hui : Diakowar.

* Citharista : aujourd'hui La Ciotat, en Provence.

* Civitas Ambianorum : Cité des Ambiani (cap. Samarobriva / Amiens).

* Civitas Atrebatensium : Cité des Atrebates (cap. Nemetacum Atrebatum / Arras)

* Civitas Bononsium : Cité du Boulonnais (cap. Bononia / Boulogne-sur-Mer), issue d'un démembrement de la Civitas Morinorum à la fin du IVè siècle.

* Civitas Caletensium ? : Cité des Caletes (cap. Juliobonna / Lillebonne).

* Civitas Dumnoniorum : Cité des Dumnonii (cap : Isca Dumnoniorum / Exeter).

* Civitas Menapiorum : Cité des Ménapii (cap. Castellum Meniaporum / Cassel).

* Civitas Morinorum : Cité des Morini (cap. Tervanna / Therouanne). Démembrée à la fin de l'Empire, dont est extraite la Civitas Bononensium à la fin du IVè siècle.

* Civitas Ossismiorum : Cité des Ossismi (cap. Vorgium, puis Quadruvium > Carhaix). 

* Civitas Parisianorum : Cité des Parisii; (cap : Lutecia / Lutetia / Paris)

* Civitas Venetorum : Cité des Vénètes (cap : Darioritum / Vannes)

* Clanoventa : graphie erronée dans Itinéraire d'Antonin, 4811; voir Glannoventa. (Ravenglass, Muncaster, Cumberland)

Clanville

Clarence  rivière qui prend sa source à Bours, et se jette dans la Lys à Merville / Calonne-sur-la-Lys, après un parcours de 27 km environ. Elle arrose Calonne-Ricouart, Marles-les-Mines, et Robecq.

Étymologie :

DDR : dérivé du latin clarus : rivière d'eau claire.

RD : Calona (p 100, 101); cf Longnon.

JCE : comparer avec le toponyme Clere, dans le Hampshire. Selon E. Ekwall, "le nom pourrait dériver du Moyen-Gallois clayer 'gentle', en gallois claear 'lukewarm'. Selon certains spécialistes le gallois claear 'bright' signifie la même chose... Clare est située sur un émissaire de la Stour".

JCE : (Pour mémoire) Il existe une référence à une cité de Clarence, dans le Roman de Merlin l'Enchanteur (traduction J. Boulanger, chap XXXVI : La guerre aux Saines). Le roi Arthur y aurait fait son chevalier Galessin duc de Clarence. Le texte semble désigner une ville du sud de la Grande-Bretagne, dans les environs de Salisbury. Le site ne semble pas avoir été identifié. Ceci mérite d'être étudié de près. On pourrait penser à Clarendon, dans le Wessex (Ouest-Saxon), d'autant que dans le Roman il s'agit aussi d'une cité revendiquée par les Saxons = Saines.

 

* Clausentum : station britto-romaine : Bitterne; Hampshire; Angleterre.

*Clausetia : nom de lieu en Aquitania Prima. (voir étude Rivet & Smith concernant Bitterne / Clausentum).

* Clausonna : aujourd'hui Clausonne; France; Alpes Maritimes.

Clausonne (Clausonna) : France; Alpes-Maritimes.

* Clavenna : aujourd'hui Chiavenna, au nord du Lac de Côme, en Italie.

 

* Clavicum : nom d'une station romaine d'Espagne.

* Clavinium : la racine n'étant pas clairement identifiée, Rivet & Smith, Place-Names of Roman Britain, p 309,  considèrent que ce nom est en fait une erreur de graphie pour Glevum / Gloucester.

CLAVINIUM. (?)

SOURCE

Ravenna 10612 ( = R&C 29) : CLAVINIO, var. CLAVIMO

DERIVATION. This name if taken literally (as it is by R&C) could have any of the roots mentioned for the previous name; or it could perhaps be analysed Clavinium, with a second element as in Magiovinium, where it is unexplained. However, the form is most probably corrupt. Dillemann (p. 66) thinks it a conflation of parts of two other names, and has a detailed argument in support of this. We think it more likely that Ravenna's form is simply a corruption of Glevum, misread from a map. It should be noted that there is a detached *Colonia floating in the Cosmographer's list at 10614 (textually Coloneas), which is almost certainly an adjunct of the name of Gloucester, the only colonia in this region, so that the present Clavinio at 10612 could well represent Glevum, the two parts of the name having been written separately (one above the other, perhaps; see p. 191); the full name, taken by the Cosmographer from a different map, figures as Glebon colonia at 10629. For miscopyings involving -nio or -mo, see p. 203.

IDENTIFICATION. Probably a duplication of Glevum, q.v.

Clayes / Claès / *Klouedoù : commune de la Bretagne historique, en Bro-Sant-Malo, pays-évêché de Saint-Malo. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département d'Ille-et-Vilaine; arrondissement de Rennes; canton de Montfort-sur-Meu; 

*Cled : voir la rivière Clota / Clyde.

Cleden-Cap-Sizun : commune de la Bretagne historique, en Cornouaille / Bro-Gernev. Évêché de Quimper. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département du Finistère, arrondissement de Quimper; canton de Pont-Croix; sur le Yun.

Cleden-Poher : commune de la Bretagne historique, en Poher, en Haute Cornouaille; évêché de Quimper. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Finistère; arrondissement de Châteaulin; canton de Carhaix; sur l'Aulne, l'Hyères, et le canal de Nantes à Brest.

Cléder / Kleder : commune de la Bretagne historique, en Pays de Léon / Bro-Leon. Évêché de Saint-Pol-de-Léon / Kastell-Paol. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département du Finistère; arrondissement de Morlaix; canton de Plouzévédé, sur ***

Cléguer / Kleger : commune de la Bretagne historique, en Pays de Vannes / Bro Wened; évêché de Vannes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; arrondissement de Lorient; canton de Pont-Scorff; sur le Scorff, et les ruisseaux du Moulin du Guindo, de Saint-Sauveur, de Kergonano.

Cléguérec / Klegereg : commune de la Bretagne historique, en Pays de Vannes / Bro Wened; évêché de Vannes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; arrondissement de Pontivy; chef-lieu de canton; sur le Blavet.

*Clindum : voir Lindum / Lincoln.

Clisson / Klizhon : commune de la Petite Bretagne, en sud Loire, dans le Vignoble nantais; comté et évêché de Nantes; aujourd'hui dans la région économique dite 'des Pays de la Loire', département de Loire Atlantique; arrondissement de Nantes; chef-lieu de canton; au confluent de la Sèvre et de la Moine.

   

Clochmabenstane : voir lien Internet : http://www.themodernantiquarian.com/post/45369/images/lochmaben_stone

Clohars-Carnoët  : commune de la Bretagne historique, en Cornouaille / Bro-Gernev. Évêché de Quimper. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département du Finistère, arrondissement de Quimper; canton de Quimperlé; sur la Laïta.

Clohars-Fouesnant : commune de la Bretagne historique, en Bro Gernev / Cornouaille; évêché de Quimper. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département du Finistère; arrondissement de Quimper; canton de Fouesnant; sur l'Odet.

Le Cloître-Saint-Thegonnec / Ar C'hloastr-Plourin : commune de la Bretagne historique, en Trégor, évêché de Tréguier, sur le Queffleuth. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département du Finistère, arrondissement de Morlaix; canton de Saint-Thegonnec.

    Clontarf : ville d'Irlande. En 1014, Brian Boru y bat les Vikings et libère ainsi l'Irlande du joug scandinave, mais il est lui-mêle tué dans la bataille.

Clyde (Clota Fl.) : rivière importante Écosse

* Coantia : nom cité par Ravenna, 10830, désignant quelque chose en (G)Bretagne. Selon R & C, il est possible que ce nom soit en relation avec celui de Coventina. L'argument est contesté par Rivet & Smith, Place-Names of Roman Britain, p 310, qui préfèrent y voir une relation avec le nom Cenio

Coadout / Koadou : commune de la Bretagne historique, en Trégor, évêché de Dol. Aujourd'hui dans la région dite "de Bretagne", département des Côtes d'Armor, arrondissement et canton de Guingamp; sur le ruisseau du Bois de la Roche..

Coatascorn / Koadaskorn : commune de la Bretagne historique, en Trégor, évêché de Tréguier. Aujourd'hui dans la région dite "de Bretagne", département des Côtes d'Armor, arrondissement de Lannion, canton de la Roche-Derrien, sur le Jaudy.

Coatreven / Koatreven : commune de la Bretagne historique, en Trégor, évêché de Tréguier. Aujourd'hui dans la région dite "de Bretagne", département des Côtes d'Armor, arrondissement de Lannion, canton de Tréguier, sur le Guindy. 

* Coccium : station britto-romaine : Wigan (Ordnance Survey), près de Edgeworth (Rivet & Smith); Lancashire.

* Rivet & Smith :

SOURCE

- AI 4821 (Iter X) : COCCIO

DERIVATION. Jackson in Britannia, I (1970), 71, explains that the British name was *Coccion, from *cocco- 'red' (Welsh coch) with the *-io- derivative suffix. The adjectjve might refer to the town, or to its soil, or might be a river-name transferred to the settlement. Holder I. 1056 lists personal names Coccus, Coccillus; recorded in inscriptions are British Cocceia Irene (RIB 507), Cocceianus (RIB 902), Cocceius (RIB 932), perhaps originally 'red-headed'. Among place-names abroad, seemingly based on personal names, were Coccacus and Cocciacus (Holder) and a Mutatio Cocconis of the Bordeaux Itinerary 562,4. Compare also British Coccuveda.

IDENTIFICATION. Probably an unlocated Roman fort or settlement near Edgeworth, Lancashire (SD 7317), where the waters of the streams, especially when in spate, run red with iron.

* Coccuveda : nom latin de la rivière Coquet, en Northumberland. (voir ci-dessous).

Coddenham : voir Baylham House / Combretovium

Coësmes : commune de la Bretagne historique, en Pays de Rennes / Bro Roazhon; évêché de Rennes.

Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département d'Ille et Vilaine, arrondissement de Rennes; canton de Retiers; sur les ruisseaux de la Planche de Changan, de Gratte-au-Loup, des chênes de Martigé, des Gadouilles.

Coëtbugat : ancienne paroisse de la Bretagne historique, en Pays de Vannes / Bro Wened; évêché de Vannes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; intégrée à la commune de Guégon.

* Ogée, 1780 : Coetbugat; à 7 lieues 1/4 au N.-N.-E. de Vannes, son évêché; à 14 lieues 3/4 de Rennes, et à 3/4 de lieue de Josselin, sa subdélégation. Cette paroisse, dont la cure est présentée par l'abbé de Saint-Jean-des-Prés, ressortit à la cour royale de Ploërmel, et compte 200 communiants. Son territoire, de peu d'étendue, renferme fort peu de terres en labeur, et une grande quantité de landes".

Coëtlogon / Koedlogon : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Saint-Brieuc. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département des Côtes d'Armor; arrondissement de Saint-Brieuc; canton de La Chèze; sur le Ninian.

Coëtmaloen

* cf Ogée (1780) : "abbaye de l'ordre de Citeaux; à 19 lieues à l'E.-N.-E. de Quimper, son évêché, et à 23 lieues de Rennes. Cette abbaye, située dans la paroisse de Saint-Gilles-Pligeau, après d'un bois et de plusieurs étangs, qui lui appartiennent, fut fondée, l'an 1142, par Alain, comte de Penthièvre, et enrichie par Conan III, duc de Bretagne; elle a haute, moyenne et basse justice, qui s'exerce à l'Etang-Neuf, et appartient à l'abbé de Coëtmaloen".

* cf Marteville et Varin (1843) : "l'abbaye de Notre-Dame de Coëtmaloen (Ecclesia sanctae Mariae de Sylva Mellonis) est en ce moment en Saint-Gille-Pligeaux. (Voy. ce mot.) Son revenu était autrefois de 4 000 livres; elle est aujourd'hui en ruines. Parmi ses anciens abbés, on remarque : Tristan Dolo, provincial des frères prêcheurs, en 1510; François de la Tour, évêque de Quimper, en 1573; le cardinal de Lorraine; Eric de Lorraine, évêque et comte de Verdun; François de Lorraine, en 1641, aussi évêque et comte de Verdun; Jean-Joseph Languet, célèbre dans le XVIIIè siècle par sa lutte contre les jansénistes; évêque de Soissons en 1715, et archevêque de sens en 1731, ce prélat fut nommé en 1709 à l'abbaye de Coëtmaloen; enfin A.J. Deslaurents, évêque de Saint-Malo, en 1753".

Coëtmieux / Koedmeog : commune de la Bretagne historique; enclave de l'évêché de Dol dans le Penthièvre; Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département des Côtes d'Armor, arrondissement de saint Brieuc, canton de Lamballe; sur le Gouessant et l'Evron. 

  Coeuzon : voir Cuzon, aujourd'hui en Kerfeunteun.

  Coglès : pays de Haute Bretagne, dans le nord-est du pays de Rennes. Voir Saint-Jean-en-Coglais.

      Cogfry : site d'une bataille, en G. Bretagne, en 644, qui vit la mort d'Oswald, roi des hommes du Nord, et Eawa, roi de Mercie.

Cohiniac / Kaouennieg : commune de la Bretagne historique, en pays Goëlo, évêché de Saint-Brieuc. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département des Côtes d'Armor, arrondissement de saint Brieuc, canton de Châtelaudren. 

* Colania : station romaine de (G)Bretagne. voir ci-dessus Camelon, en Stirlingshire, Écosse.

Colchester / Camulodunum (1) : capitale celtique des Trinobantes, puis capitale de l' "empire catuvellaunien", jusqu'à sa prise par les armées romaines de Claude conduite par Aulus Plautius, en 43 après J-C. Première capitale de la Bretagne romaine. 

Collinée : commune de la Bretagne historique, évêché de Saint-Brieuc; Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département des Côtes d'Armor,  arrondissement de Dinan, chef-lieu de canton; aux sources de la Rance et de l'Arguenon.

Cologne / Köln (Colonia Claudia Ara Agrippinensis) : ville germano-romaine des Ubii, et capitale de Germanie IIè, sur le Rhin.

* Colonia : nom latin de plusieurs grandes villes de l'empire romain : 

- Colchester, en Ile de Bretagne; voir ci-dessus.

- Cologne / Köln, en Germanie rhénane; voir ci-dessus.

- Gloucester, en Ile de Bretagne.

* Colonia Claudia Ara Agrippnensis : colonie latine de Germanie IIè; aujourd'hui Cologne.

 

* Colonia Julia Apta : colonie latine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Apt (en Provence).

   

* Colonia Augusta Apollinaris Reiorum : colonie latine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui ***

 

* Colonia Julia Augusta Aquae Sextiae : colonie latine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Aix-en-Provence.

* Colonia Julia Augusta Nemausus : colonie latine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Nîmes.

* Colonia Julia Avennio : colonie latine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Avignon.

* Colonia Julia Cabellio : colonie latine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Cavaillon.

* Colonia Julia Carcaso : colonie latine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Carcassonne.

* Colonia Julia Claudia Luteva : colonie latine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Lodève.

* Colonia Julia Dinia : colonie latine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Digne.

* Colonia Julia Firma Secundanorum Arausio : colonie romaine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Orange.

* Colonia Julia Meminorum Carpentoracte : colonie latine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Carpentras.

* Colonia Julia Paterna Narbo Martius Decemanorum : colonie romaine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Narbonne.

* Colonia Julia Paterna Arelatensis Sextanorum : colonie romaine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Arles.

* Colonia Julia Paterna Septimanorum Baeterrae : colonie romaine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Béziers.

* Colonia Octavanorum Pacensis Calassica Forum Julii : colonie romaine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Fréjus.

* Colonia Julia Ruscino : colonie latine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui ***

* Colonia Julia Tolosa : colonie latine de la Gaule méridionale; aujourd'hui Toulouse.

* Colonia Julia Valentia : colonie latine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Valence.

* Colonia Julia Vienna : colonie romaine de la Gaule méditerranéenne; aujourd'hui Vienne (sur le Rhône).

* Colonia : graphie abusive pour Glevum / Gloucester : Colonia Nervia (ou Nerviana) Glevensium.

Source, selon Rivet & Smith : Ravenna, 10614 : COLONEAS.

Colpo

* Combretovium : station britto-romaine : Baylham House, en Coddenham; Suffolk; Angleterre.

Combrit / Kombrid : comme de Bretagne historique, dans l'évêché de Cornouaille, en pays bigouden. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département du Finistère; arrondissement de Quimper; canton de pont-l'Abbé.

    Comminges : (cf M.N Bouillet, 1863) : "ancienne contrée de la France méridionale, dans la Haute Garonne, est représentée aujourd'hui par une partie du département de la Haute-Garonne, de l'Ariège au Gers. Elle se divisait : 1° en Comminges Gascon, au sud, entre le Bigorre et le Couserans; chef-lieu : Saint-Bertrand-de-Comminges; autres villes : Saint-Martory, Montespan, Muret, Lombez, Aurignac, L'Isle-Dodon; 2° en Comminges Languedocien ou Petit-Comminges, au nord-est, entre le Comminges Gascon, le Conserans, le comté de Foix et le Haut-Languedoc; villes : Saint-Béal et Valentine.  ***
   

* Complutica : aujourd'hui Compludo, en Léon espagnol. (voir racine *Condate)

* Complutum : aujourd'hui Alcala-de-Henares, province de Madrid, en Espagne. (voir racine *Condate)

* Concangium / is : forteresse romaine du Mur d'Hadrien : Chester-le-Street; Durham; Angleterre. voir ci-dessus.

Concarneau / Konk-Kernev : commune de la Bretagne historique, en Bro-Gernev  / Cornouaille; évêché de Quimper. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département du Finistère, arrondissement de Quimper; chef-lieu de canton; sur le Saint-Laurent, le Saint-Jean, le Moros et le Minaoüet.

* Concavata / Congavata : forteresse romaine du Mur d'Hadrien, à l'ouest, côté sud de l'embouchure de la rivière Ituna / Eden. Aujourd'hui Drumburgh, en Cumberland. voir ce nom.

* Condate : racine celtique désignant un confluent (Con-fluens = couler ensemble). Elle constitue la racine de nombreux noms de lieux répondant à cette caractéristique. Il n'existe cependant pas d'exemple en Italie du Nord ni en Espagne.

Parmi les toponymes gaulois et bretons, nous pouvons citer :

En Gaule :

- Condate > variantes en Candé; Candes; Condat; Condé; Condeau; Condel; Condes; Condets; Cône ...

- Condate Redonum = Rennes; au confluent de l'Ile et de la Vilaine.

En Ile de Bretagne :

- Condate = Northwich, Cheshire; au confluent de la Dane et de la Weaver.

En Germanie

- (***), en Wurtemburg. indication Rivet et Smith, p 316. en attente.

Parmi les noms de lieux français, cette racine apparaît en préfixe sous des formes Candé, Condat, Condé ...

Il n'est pas impossible que certains noms en Conflans < Con-fluens puissent avoir été au préalable des Cond(ate). Le cas semble démontré pour Complutum, aujourd'hui Alcala-de-Henares, en Espagne. Il reste à en vérifier les époques de fondation.

Confluentes est aussi l'étymologie latine de Coblence / Koblenz, en Germania Prima, au confluent du Rhin et de la Moselle.

De la même manière, il n'est pas impossible non plus que certains noms du breton-armoricain en Kemper = confluent aient pu être de préalables et anciens Cond(ate) gaulois.

* Condate : station britto-romaine : Northwich; Cheshire; Angleterre.

* Condate Redonum : nom celte latinisé de Rennes, capitale des Riedones.

* Condatis

* Condercum : forteresse du Mur d'Hadrien : Benwell; Northumberland; Angleterre.

Condette : (62360) commune du Pas-de-Calais, arrondissement de Boulogne-sur-Mer, canton de Samer. Condette se trouve à 7,5 km sud-est du Portel, et 2 km sud-est d'Ecault.

Étymologie :

JCE : il est tentant de rapprocher ce nom de la racine gauloise Condate = confluent, pour essayer de se rapprocher du nom originel de Rennes, que des traducteurs ont identifiée au Redoni du texte de Geoffroy.

Cependant, D.R donnent une forme Condeta, 1112, qu'ils qualifient d'obscure. L'incertitude est relevée par R. Ringot (Ogam, N° 106).

* Condivicnum : nom celte latinisé de Nantes, capitale de Namnetes.

Cône : rivière de Bretagne armoricaine. Affluent de la Don, elle-même affluent de la Vilaine.

* Congavata / Concavata : forteresse du Mur d'Hadrien : Drumburgh ; Cumberland; Angleterre.

Cuige Connacht / Connaught : province d'Irlande, comprenant les comtés de : 

- Co. na Gailimhe : Gaillimh, Tuaim, Béal Atha na Sluaighe, Baile Locha Riach.

- Co. Liatroma : Cora Droma Ruisc, Béal an Atha Mhou, Cluainin Ui Ruairc.

- Co. Mhaigh Eo : Caislean an Bharraigh, Béal an Atha, Cathair na Mart.

- Co. Ros Comain : Ros Comain, Mainister na Buille, Bealach an Doirin.

- Co. Shligigh : Sligeach, Baile an Mhota, Tobar an Choire.

Conquet (Le) / Konk-Leon : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Léon. Aujourd'hui dans la région économique dire 'de Bretagne', département du Finisterre; arrondissement de Brest; canton de Saint-Renan.

Constantinople / Constantinopolis :  nom donné à la nouvelle ville fondée par Constantin Ier, empereur de Rome, sur l'emplacement de l'antique Byzance, sur le Bosphore. Constantinople devient par la suite la capitale de la partie orientale de l'empire romain.

Aujourd'hui ville de Turquie, sous le nom de Istamboul / Stamboul.

* Contrebia : ville de Celtibérie; aujourd'hui : Banos de Sacedon, Guadalajara 

* Contrebis : inscriptions provenant d'autels (votifs) de Lancaster et d'Overborough.

   

Convey Island : probablement l'ancienne COUNUS (voir Rivet & Smith. Place-Names of Roman Britain, p 326).

Conway : fleuve côtier du nord du Pays de Galles. Il prend sa source au Llyn Conwy, à l'est de Blaenau Ffestiniog, à l'altitude de 1488 mètres. Il arrose : Ysbyty Ifan, Bets-y-Coed, Llanrwst, Caerhun, Llangelyn, et débouche dans la Conway Bay, à l'est de la Menay Strait et de l'île d'Anglesey, après un parcours de 48 km environ.

Il sert de limite, sur une grande partie de son cours, aux comtés de Caernarvon et de Denbigh. 

Il reçoit, 

- côté gauche en descendant : Hafnant, Afon Eidda, Afon Machno, Afon Lledrr, Afon Llugwy, Afon Crafnant, Afon Ddu, Afon Porth Lwyd, Afon Dulyn, Afon Roe, 

- côté droit en descendant : Afon Ddu; Afon Serw, Nant Llan Gwrach, Afon Merddwr,  Afon Gwrysgawg, Afon Iwrch, Afon Gallygwg,  ...

Il baptise : Conway / Conwy. 

 

Conway / Conwy : ville du Pays de Galles; comté de Caernarvon, à l'ouest de l'embouchure de la rivière Conway.

 

Coq Gaulois : lieu-dit sur la commune de Morvillers-Saint-Saturnin (80590); carrefour important de la route d'Amiens à Rouen et de Beauvais à l'embouchure de la Bresle. (IGN : 2209-O).

Coquet : rivière de (G)Bretagne; Angleterre; Northumberland.

Coray / Kore : commune de la Bretagne historique, en Cornouaille / Bro-Gernev; évêché de Quimper. Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département du Finistère,  arrondissement de Châteaulin, canton de Châteauneuf-du-Faou; sur l'Odet.

* Corbilo : nom d'une station citée par Pytheas, reprise par Strabon; localisation : extrême ouest de la Gaule, dans les parages de l'embouchure de la Loire. Identification discutée. voir page spéciale.

Corbridge : voir Corchester, ci-dessous.

Corchester : lieu-dit de Corbridge, en Angleterre; comté de Northumberland; l'ancien camp romain de CORIOSOPITUM / CORSTOPITUM, en arrière d'ONNUM / Halton, sur le Mur d'Hadrien.

  * Corda : ville attribuée aux Selgovae / Selgoves par Ptolémée. Aujourd'hui Castledykes, Lanakshire, Ecosse.

   

* Cordanum Insula : aujourd'hui Cordouan;  (voir racine sous Corda)

   

Cordoba : ville d'Espagne; autrefois Corduba

   

Cordouan : ville de France, en Aquitaine; département de la Gironde; autrefois Cordanum insula.

   

* Corduba : aujourd'hui Cordoba, en Espagne (voir racine sous Corda)

* Corda : peut-être le fort romain de Castledykes, en Lanarkshire, en Écosse. (voir ci-dessus).

*Coria- : racine celtique entrant en toponymie; longue discussion étymologique chez Rivet & Smith, Place-Names of Roman Britain, pages 316 / 322.

* Coria : 'ville' des Dumnonii du Nord; probablement Barochan Hill, Écosse, Renfrewshire.

* Coria : 'ville' des Selgovae; voir CORDA.

* Coria : 'ville' des Votadini; probablement Inveresk, Écosse, Midlothian

* Coriallum ( < *Coriovallium, Coriovallum) : aujourd'hui : Cherbourg, Normandie, département de la Manche.

* Coria Soliliorum : non identifié, mais apparemment dans les Midlands d'Angleterre. 

- cf Rivet & Smith, Place-Names of Roman Britain, p 320 : 

CORIA SOLILIORUM

SOURCE

An inscription, published in JRS, LVI (1966), 223. It was found in 1965 in the remains of a Roman building on the west side of Watling Street near Caves Inn (Tripontium), Warwicks. It consists of four lines eut before firing on a tegula (now in two portions) :

(CIV)ITATISCORIELSOLILIOROM[. . ./
/. . .JNIOM/
. . . .JCESOM

'Corielsoliliorom seems to indicate the genitive plural of a tribal name and perhaps adds a new civitas in Britain.'

DERIVATION. If we construe '(property of) the civitas of Coria Soliliorum', as seems natural, we can isolate Corie of the text as a Vulgar Latin genitive singular (e for classical ae, as is normal). The -l- seems meaningless in Celtic or Latin, and must be intrusive; perhaps the man who cut the text from a handwritten draft was confusedly anticipating the two ls which follow. The text has further Vulgar Latin features which mark it as careless and probably late : not only the genitive plural in the first line, -orom for classical -orum, but in lines 2 and 4 further genitive plurals of the third declension (or less probably second-declension masculine accusatives or neuters), which show the same o for u.

The ethnicon is presumably in the nominative Solilii, or possibly Soliliores. This is unrecorded elsewhere. There are several personal names in Soli-, notably Solimarus and related forms, also the place-name Curio-soli-magus (Holder n. 1602) and the Coriosolites of Gaul, whose name is clearly an important parallel for the British ethnicon. The group is studied by K. H. Schmidt in ZCP, XXVI (1957), 270-71, with the suggestion that Soli- in these names is connected with the divine name Sulis (see AQUAE SULIS), Irish sûil 'eye', etc. ; a problem remains in that Soli- with -o- does not have the expected -u-, but Schmidt cites Solinus as a latinised version of Celtic Sulinus and is inclined to think that Celtic names with -o- have been influenced by Latin sol 'sun' (which may indeed ultimately be related). The sense of the present name as a whole is still not easy to analyse. For Coria, see CORIA 1. 

IDENTIFICATION. Unknown, but apparently in the Midlands of England".

traduction française en cours.

' Corielsoliliorom semble indiquer le génitif pluriel d'un nom de tribu, et ajoute peut-être une nouvelle civitas en G. Bretagne.'

DERIVATION. Si nous reconstituons  '(property of) the civitas of Coria Soliliorum', comme cela semble naturel, nous pouvons isoler Corie du texte comme un ordinaire  génitif  singulier latin,  e pour un classique ae, comme il est s normal). The -l- seems meaningless in Celtic or Latin, and must be intrusive; perhaps the man who cut the text from a handwritten draft was confusedly anticipating the two ls which follow. The text has further Vulgar Latin features which mark it as careless and probably late : not only the genitive plural in the first line, -orom for classical -orum, but in lines 2 and 4 further genitive plurals of the third declension (or less probably second-declension masculine accusatives or neuters), which show the same o for u.

     

* Coridorgis ( = Koridorgis) : nom de lieu cité par Ptolémée, II,I I, 15) : non identifié, en Germania Magna / Grande Germanie.

* Corie Lopocarium : (article en attente)

* Corinium Dobunnorum : capitale de la tribu bretonne des Dobunni, puis capitale de la province romaine Britannia Prima. Voir : Cirencester.

* Corinium : site de Liburnie, en Illyrie. (Korinion Ptolémée, II,16,2) (Pline, III,140); aujourd'hui : Karin (en Yougoslavie)

Corinthe / Corinthus : ville et port du Péloponnèse; fondée en 1900 avant J-C par Ephyre, fille de l'Argien Phoronée.

* Coriosolimagus : article en attente; cf. Rivet & Smith, sous Coria Soliliorum.

* Coriosopitum : le fort romain de Corchester, en Corbridge, Northumberland. (voir Corstopitum ci-dessus)

 

* Coriovallium : station romaine de Germanie Inférieure, aujourd'hui : Heerlen, en Hollande.

 

*Coriticiana regio : nom de lieu dans la Vita Brioci; il désigne la région de Cardigan / Cardiganshire, en Pays de Galles : Ceredigion = pays de Ceredig / Caratacus.

Corlay / Korle : commune de la Bretagne historique, en Haute-Cornouaille / Kernev Uhel, en Poher / Bro-Boher; Évêché de Quimper.

Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département des Côtes d'Armor, arrondissement de Saint-Brieuc; chef-lieu de canton; sur le Sulon

Cornwall / Kernew

aujourd'hui comté de l'extrême sud-ouest de l'Angleterre.

A l'époque de la Bretagne indépendante et de la Bretagne romaine, ce territoire faisait partie intégrante de la cité britonnique des Dumnonii, qui avait Isca / Exeter pour capitale. 

Cette cité britto-romaine est restée intacte jusqu'en 614, date à laquelle elle a été attaquée par les Saxons du Wessex, qui ont été vainqueurs à Beandune. Ceux-ci se sont alors emparés des deux-tiers de la cité, y compris de la capitale, et les ont conservés sous le nom de Dyfnaint > Devon. 

Le Cornwall a désigné dès lors, sous la forme Cerniu-Wealas, le "secteur" de la cité resté aux mains des Bretons ( = Wealas = Welch).

Contrairement à ce qui est souvent affirmé sans preuves, le nom du Cornwall n'a rien à voir avec la tribu bretonne des Cornovii.

 

Corse

(une page lui sera consacrée dès que possible)

 

Corseul (Fanum Martis) : (22130) chef-lieu de  la cité gallo-romaine des Curiosolitae (ou Coriosolites), dont elle a hérité du nom; commune de la Bretagne historique; comté de Penthièvre; évêché de Saint-Malo; aujourd'hui en région économique dite 'de Bretagne',  le département des Côtes-d'Armor, arrondissement de Dinan, canton de Plancoët, sur un affluent du Montafilan;

* Corsula : nom de lieu non identifié de (G)Bretagne qui, selon Rivet & Smith, est un 'mirage', basé sur une mauvaise écriture ou lecture du mot insula.

* Rivet & Smith, p. 325-326 : 

SOURCE 

- Ravenna 1099 : CORSULA.

The name is a 'gost'. R&C thought it a good form, and Williams supplied an etymology. However, as Dilleman (p. 72) observes, the 'name' is a corruption of Insula. For once the fault was not that of the Cosmographer, but of an early copyist. The name heads Ravenna's first group of islands. Dilleman clinches the argument by noting the introductory phrases to the two groups : to the first, diverse insule ... id est Corsula Mona; to the second, Item an aliam partem dicitur insula Magantia, from whicht it is plain that the first should read *id est insula Mona".

* Corstopitum / *Coriosopitum : camp/forteresse romain(e) située en arrière d'ONNUM / Halton, sur le Mur d'Hadrien. Aujourd'hui Corchester, lieu-dit de Corbridge, en Angleterre; comté de Northumberland.

* Corterate : ancien nom de Coutras, commune de France, en Aquitaine; département de la Gironde.

* Cortoriacum : nom ancien de Coutrai, à partir d'une racine celtique *Corio.

  Couesnon : fleuve côtier, qui sert, sur une partie de son cours, de limite entre la Bretagne et la Normandie. Elle débouche dans la Manche au fond de la baie du Mont-Saint-Michel

* Counus : apparemment l'île Convey Island, située au sud-est de l'Ile de Bretagne.

* Rivet & Smith (p. 326) :

COUNUS (?)

SOURCE

- Ptolemy II, 3, 14 : Kwounnos nesos (= COUNNUS INSULA), vars. Kwounos (= COUNUS, preferred by Millier), Kwouennos (= COVENNUS), Koouenos (= COVENNUS), etc.

It is unlikely that Cunis of Ravenna 10911  (= R&C 279) belongs here, even though it is listed among the islands; see CENIO

DERIVATION. The correct form is very unsure. Jackson in JRS XXXVIII (1948), 56, discusses possibilities : an emendation to Koounos ( = *COUNUS) as is suggested by a variant could then represent Celtic *counos or better *caunos 'harbour', much the best semantically and supported by a number of Cauno- names and one Counos in Holder. If Koouinnos is read, British *couinnos 'chariot' might be intended, but this seems an unlikely name for an island. Holder's listing of the present name as Covenno-s seems merely to respond to his wish to identify it with modem 'Convey' island, presumably a misreading of Canvey in his notes.

IDENTIFICATION. An island off the coast of south-eastern Britain (see p. 146).

*****

Cournon : commune de la Bretagne historique, en Bro-Wened, évêché de Vannes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan, arrondissement de Vannes; canton de La Gacilly; sur l'Aff

  Course : rivière qui prend sa source près de Course (3,5 km sud de Desvres), et rejoint la Canche entre Attin et Neuville-Montreuil, en face de Montreuil-sur-Mer, après un parcours de 20 km environ.

Courtrai : ville de Belgique, en Flandre orientale. En latin : Cortoriacum.

Coutances / Constantia : ville de Normandie; capitale gallo-romaine des Unelli / Unelles, peuple armoricain.

Coutras : commune de France, en Aquitaine; département de la Gironde. Autrefois : Corterate.

Cowbridge : agglomération du sud du Pays de Galles, comté de Glamorgan. Autrefois : BOVIUM

  Crac'h / Krac'h : commune de la Bretagne historique, en Bro-Wened, évêché de Vannes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; arrondissement de Lorient; canton d'Auray; sur la rivière d'Auray et la rivière de Crac'h

Crambeck

Cranborne Chase

Crannogs :

Crayford / Noviomagus : Angleterre; comté de Kent. Lieu d'une écrasante victoire des Jutes et des saxons contre les Britto-romains, en 457 ap. J-C.

Crécy-en-Ponthieu : (80150) commune et chef-lieu de canton de la Somme, arrondissement d'Abbeville, sur la rivière Maye. (IGN : 2206-O).

A. Leduque, Ambianie, p 175 "Il est probable que, pour atteindre Crécy et y gagner sa fameuse victoire du samedi 26 août 1346, le roi d'Angleterre Edouard III dut emprunter la voie qui, de Blanquetaque se dirigeait sur Noyelles. Puis, en suivant le cours de la Maye, il parvint à Crécy".

Étymologie :

- A. Leduque, Ambianie, p 175 : Crisciaco palacio, 663, 686, 709, 743;

 

* Credigones : station du Mur d'Antonin : West-Lothian, en Écosse.

Crédin

Creeslough : village côtier du nord du Donegal, Irlande, sur la Sheep Haven.

 

Crémone / Crémona : Ville de Gaule cisalpine, en Lombardie, à 65 km S-E de Milan; colonie romaine en 191. 

 Créquoise : rivière qui prend sa source à Créquy, et se jette dans la Canche à Beaurinville, après un parcours de 14 km. Elle reçoit elle-même un sous-affluent : l'Embienne.

* Crispina

* Crispinensis : qualificatif latin signifiant : originaire de Crispina.

* Crocium : forme ancienne du nom de Cruis, (Basses-Alpes, en France)

Croixanvec / Kroez-Hanveg : Commune de la Bretagne historique, en Pays de Vannes / Bro Wened; évêché de Vannes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; arrondissement de Pontivy, canton de Pontivy; sur la rigole d'Hilvern.

*Crococalana : Brough, Nottinghamshire.

Crolly : village côtier de l'ouest du Donegal, Irlande.

* Crossac  : commune de la Bretagne historique, en Pays de Nantes / Bro Naoned; évêché de Nantes. Aujourd'hui dans la région économique dite des "Pays de Loire", département de Loire-Atlantique, arrondissement de Saint-Nazaire; canton de Pontchâteau, sur le Brivet.

Crotoy (Le) : (80550) commune de la Somme, arrondissement de Abbeville, canton de Rue, à l'embouchure nord de la Somme. (IGN : 2106-E & 2107-E)

Étymologie :

DR : Le Crotoy, 1121.

J. Leroy, Montreuil, p 43, propose : Creta -Cretensi- Quartensi ?

* Crouciaconnum / Kroukiatonnon : peut-être Carentan, en Normandie, département de la Manche.

* Croucincum : lieu nom identifié; apparemment dans le sud de l'Écosse.

* Rivet & Smith, Place-Names of Roman Britain, p 328 : 

- Ravenna, 10731 : CROUCINGO

In the source, -g- is miscopied for c, as often, or is the result of voicing c > g in Vulgar Latin; compare Durotincum, which is Durotingo in Ravenna 648.

DERIVATION. The base is British *crouco-, later *croco- 'mount, tumulus', etc., for which see the previous entry. The suffix *-inco- is listed by Holder II. 39, with examples in Agedincum, Durotincum, Vapincum, etc. Dauzat TF 181-82 thought the suffix pre-Gaulish in Gaul, since it is found in Bodincus, the old name for the river Po, said to be Ligurian, and either borrowed into Gaulish or merging with a cognate there; at a later stage in Gaul the suffix was used to form estate-names, so it may have been équivalent to Celtic *-âco-, Latin -acum. In Welsh patronymics it appears as -ing, e.g. Coeling, Cadelling. A Germanic origin was debated at one time, but is firmly rejected by Schnetz in ZONF, I (1925), 176-78, though by the fifth century confusion with the Germanie suffix was no doubt possible. The sense of the name is presumably 'tumulus-place' or the like.

IDENTIFICATION. Unknown, but apparently in southern Scotland.

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Signification : la première syllabe correspond à un brittonnique *croco- : butte, tumulus, etc. La deuxième syllabe, *-inco-, reste inexpliquée, bien que présente dans des noms de lieux comme Agedincum / Sens, Durotincum / ***, Vapincum / Gap, Bodincus / Po, etc.  

*Cruc Ochidient / Cumulum occidentalis : voir Menez-Hom. L'un des 3 points de repères dans la triangulation de Nennius quant au territoire attribué aux "Bretons" ( = Britto-romains)  par l'empereur Maxime.

Cruguel / Crugèu / *Krugell : commune de la Bretagne historique, en Pays de Vannes / Bro Wened; évêché de Vannes. Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; arrondissement de Pontivy; canton de Josselin; sur le Sedon.

     

Cruis : commune de France; département des Basses Alpes; autrefois : Crocium.

       

* Ctesiphon : ville de Babylonie, sur la rive gauche du Tigre, chez les Parthes.

Culdaff : village côtier du nord-est de la presqu'île d'Inishowen, en Donegal, Irlande.

Cumberland / Cumbria

* Cunetio : station britto-romaine : Mildenhall; Wiltshire; Angleterre.

* Cunia : nom de (... ?...) de G. Bretagne, cité par Ravenna, 10922, et *Cunis, Ravenna 10841. Identifié à CENIO, la rivière Kenwyn, en Cornwall.

* Curia- : variante de *Corio-, racine entrant en toponymie.

* Curia Cassiciate : un pagus de la cité des Carnutes, en Gaule.

* Curia Grusduas : nom d'un pagus, à Cologne.

* Curia Raetorum : aujourd'hui Chur, en Suisse.

* Curia Tectoverdorum : site non identifié; apparemment dans les environs de Chesterholm / VINDOLANDA, Northumberland. Le nom des Tectoverdi n'est pas confirmé par d'autres sources..

Sources, selon Rivet & Smith, Place-Names of Roman Britain, p 329 : 

CURIA TECTOVERDORUM

SOURCE
Inscription : RIB 1695 (= Burn, 1969, No. 173, p. 126) : an altar set up by the CURIA TEXTOVERDORUM. The stone was found at Beltingham : 'it may have been brought from Chesterholm (Vindolanda), or it may have corne from a local shrine' (RIB).

DERIVATION. For Curia / Coria, see CORIA1. See also TECTOVERDI.

IDENTIFICATION. Unknown, but apparently near Chesterholm, Northumberland. The people are not otherwise recorded.

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- Inscription RIB, 1695 : un autel offert par la CURIA TEXTOVERDORUM, trouvé à Beltingham.

  Cuzon : aujourd'hui en Kerfeunteun. voir ce nom.

      Cymenes ora : site historique de la G. Bretagne. Victoire du Saxon Aelle sur les Britto-romains en 477. 

Cyrénaïque : pays d'Afrique du Nord, riverain de la Méditerranée; capitale : Cyrène. Province romaine en 65 avant J-C.

Cyzique / Cyzicus : ville de Mysie; chef lieu de la province d'Hellespont, au IVè siècle après J-C.

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