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Noms de lieux Noms de personnes

Breizh

Bretagne

Sant-Malo

Saint-Malo

Combourg

*Komborn

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page ouverte le 29.08.2008 forum de discussion

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

dernière mise à jour 29/05/2009 12:06:13

Définition : commune de la Bretagne historique, dans l'évêché de Saint-Malo.

Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département d'Ille et Vilaine; arrondissement de Saint-Malo; chef-lieu de canton; sur le Linon et la Dore.

Superficie : 6355 h. 

Population :  6000 'communiants' vers 1780; 4707 hab. en 1843; 5698 hab. en 1881; 4457 hab. en 1968; 4733 hab. en 1982; 4850 hab. en 1999; 

Blason :

* Éditions Flohic : "ce sont les armes de la maison Dol-Combour".

Paroisse : église sous le vocable de Notre-Dame.

Histoire :

* Ogée (1780) : Combourg; petite ville, sur la route de Rennes à Dol; à 7 1ieues de Saint Malo, son évêché ; à 7 1ieues 2/3 de Rennes, et à 2 1ieues 5/4 de Hédé, sa subdélégation. Cette ville relève du roi, et compte environ 6000 communiants. Il s'y tient un marché les lundis de chaque semaine, et neuf foires très-considérables par an. L'église paroissiale est dédiée à Notre-Dame. On y remarque un très-beau clocher et une sonnerie agréable. La cure est présentée par l'évêque.

Combourg est un ancien comté, qui jouit de beaucoup de droits et privilèges. Il appartenait jadis aux princes de la maison de Bretagne, et, en dernier lieu, à la famille de Coëtquen. Mme la maréchale duchesse de Duras le vendit, en 1761, à M. de Chateaubriand, qui en jouit aujourd'hui. Sa jurisdiction est très-considérable; elle s'étend en plus de trente paroisses, dont les seigneurs vont directement en appel à cette jurisdiction, qui ressortit nument au présidial de Rennes. Quoique cette ville soit dans un fond, l'air n'y est pas malsain; elle est dominée par des coteaux et des collines très-pittoresques et très-agréables. Les maisons sont construites à l'antique, et ont presque toutes les pignons sur les rues. Les vivres y sont abondants et de très-bonne qualité, et les habitants fort gais et très-affables. On y remarque une maîtrise particulière des eaux, bois et forêts; une capitainerie des chasses pour tout le comté; un contrôle des actes et droits y joints; un entrepôt de tabac, une poste aux lettres et une très-belle halle. Les décorations de la ville consistent dans un bel étang, fort poissonneux, qui forme la source de la rivière de Linnon; un parc et un mail qui offrent de très-belles promenades. Le territoire renferme de bonnes terres, d'excellents pâturages, beaucoup de hameaux dispersés çà et là, et des landes très-étendues. Outre les grains de toute espèce, il produit du lin, du chanvre et du cidre. Le commerce consiste en bestiaux, toiles, fils, lins, filasses, chanvres, étoffes nommées tiretaines; blé, farine, beurre, cidre, miel, cire, bois, charbon. Pour donner de l'activité à ce commerce, il serait nécessaire d'ouvrir un grand chemin qui conduisît d'Antrain à Dinan par Combourg; il abrégerait considérablement la marche des troupes, et faciliterait le débouché et la circulation des grains, l'importation et l'exportation des différentes marchandises et denrées qui se trouvent et se font dans l'intérieur des terres; marchandises et denrées que les particuliers et les laboureurs sont obligés de consommer, ou de vendre à vil prix dans les petits marchés qui se tiennent dans leur voisinage, faute de pouvoir les transporter à Dinan, Saint-Malo ou ailleurs, parce que les chemins sont impraticables, surtout dans les mauvais temps. Par le moyen de ce nouveau chemin on conduirait facilement jusqu'à Dinan, et de là à Saint-Malo, outre les marchandises, les bois de construction pour la marine du roi et le commerce. Les rouliers, marchands et voituriers profiteraient avec plaisir de cette commodité, d'autant mieux qu'ils abrégeraient par là leur route, sans risquer d'estropier leurs chevaux, de casser leurs voitures, ni de gâter ou perdre sans ressource leurs marchandises dans ces chemins bas, étroits, bourbeux et défoncés. Un autre avantage considérable pour eux, c'est qu'ils pourraient aller et revenir de Dinan dans le même jour, tandis qu'ils emploient actuellement deux ou trois jours à ce voyage. Par ce moyen, les denrées de nécessité première seraient à meilleur compte, et on ne risquerait pas d'en manquer, surtout dans l'hiver.

Une autre entreprise moins dispendieuse, et d'une utilité universelle pour Combourg comme pour Rennes, Dinan, Saint-Malo et Dol, qui l'avoisinent, serait l'établissement en règle d'une messagerie publique. Six chevaux suffiraient, parce qu'on n'est obligé de faire aucune station coûteuse : les seigneurs, les particuliers et les voyageurs profiteraient avec une vraie satisfaction de cet établissement, plutôt que des chevaux de louage ou des voituriers, et les paquets qu'on envoie dans ces différentes villes seraient plus en sûreté. Les lettres pour Saint-Malo ne pourraient-elles pas être confiées aux conducteurs de cette messagerie plutôt qu'à des voituriers, qui fort souvent oublient de les remettre à leur adresse, ou les perdent en chemin ? La poste ordinaire ne suffit pas, parce que le courrier n'allant qu'à Dol et à Rennes, les lettres pour Saint-Malo sont renvoyées à Rennes, ce qui retarde beaucoup les affaires célères et de commerce. Il serait donc à propos que MM. les administrateurs ou fermiers généraux des postes et messageries du royaume songeassent à faire cet établissement à Combourg, où déjà tous les voyageurs font porter les malles, valises et paquets; les chevaux sont même retenus huit jours d'avance; et la fortune du directeur serait assurée en peu de temps. Ils feraient plaisir au public en augmentant leurs revenus. Ces deux motifs paraissent assez puissants pour faire espérer que ces messieurs se disposeront à satisfaire le plus tôt possible les désirs du public. — Combourg est embelli d'un fort château flanqué de quatre tours, et bâti sur une hauteur. Il est fort célèbre dans l'histoire de Bretagne par les sièges qu'il a soutenus. Il fut commencé en 1016 par Jun-Kenus [Junkeneus], évêque de Dol, qui le donna à Ruellan, son frère, surnommé Chèvre-Chenue, vicomte de Dinan. La grosse tour que ce prélat fit construire à ce château lui fit donner le nom de Combourg. Le prieuré conventuel de la Trinité de cette ville fut fondé l'an 1093, par Main, seigneur de Combourg. Hamon, son fils, approuva et augmenta cette fondation l'an 1095. Ce prieuré fut ensuite donné à l'abbaye de Marmoutier, ordre de saint Benoît. En 1099, l'église de Notre-Dame de Combourg fut retirée des mains des laïques et des prêtres mariés qui la possédaient. L'an 1133 , les moines de Marmoutier voulurent s'approprier tous les droits de l'église ci-dessus. Cette prétention occasiona entre eux et Boutier, qui la possédait, une contestation qui finit par les soins d'Onoal, évêque d'Alet ou de Saint-Malo. L'an 1139, Robert Misoart, que le roi Louis VII avait établi juge du pays, contraignit Hervé de Trémigon à rendre au prieuré de la Trinité les dîmes du Châtellier, qu'il lui avait enlevées. L'an 1149, Rivalon, seigneur de Combourg, donna à Albert, abbé de Marmoutier, un terrain dont les revenus étaient considérables, avec la moitié de l'église Notre-Dame, pour y fonder un prieuré qui devait être desservi par des religieux tirés et dépendant de son abbaye. L'an 1163, Conan IV, duc de Bretagne, assiégea le château de Combourg, où il fit prisonnier Raoul de Fougères, qui s'était emparé de cette place pour Ludon, comte de Penthièvre, qui faisait alors la guerre à Conan. Vers ce temps, la seigneurie de Combourg passa à la famille de Soligné, par le mariage d'Iseult de Dol avec Hasculphe de Soligné. L'an 1233, le clergé ayant excommunié Pierre de Dreux, duc de Bretagne, ralluma la haine de ce prince contre les évêques, dont il ravagea les terres. Il commença sa vengeance par l'évêché de Dol, d'où il se rendit à Combourg, que Sorel, un de ses capitaines, pilla et brûla deux fois en très-peu de temps. En 1237, Pierre de Dreux et Jean, son fils, ducs de Bretagne, remirent à perpétuité le bail en rachat au seigneur de Combourg. En 1538, la seigneurie de Combourg appartenait à Anne de Montejan, dame de Combourg. Les autres maisons sont le Parc et le Grand-Val.

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* Marteville et Varin (1843) :  COMBOURG (sous l'invocation de la Vierge, le 15 août) ; ville et commune formée de l'anc. par. de ce nom , moins son anc. trêve Lourmais ( Voy. ce mot); aujourd'hui cure de 2è classe; chef-lieu de perception; bureau d'enregistrement; brigade de gendarmerie à pied. — Limit. : N. Bonnemain, Lourmais , Tréméheuc; E. Cuguen, Saint-Léger; S. Dingé; Québriac; O. Meillac, la Chapelle-aux-Fillzméens. — Princip. vill. : Couvelou, Trémigon, Riniac, Framel, Brancouard, Landran, la Touche-au-Pourvoir, le Poirier, la Noë-de-Beaurnont, la Haye, Treheuc , la Vieux-Cour, Hauts -Rochers, la Ville Guillaume, Blande-Salle, Tertre-Audie, Avignon, Champ-Buet, la Ville-en-Julien, la Bouteillerie. — Superf. tot. 6355 hect. 30 a., dont les princip. divis. sont : ter. lab. 4346; prés et pat. 697; bois 244; verg. et jard. 86; étangs 54; landes et incultes 726; sup. des prop. bat. 42; cont. non imp. 159. Const. div. 1170. Moulins 5 (de Trémigon, du Château, du Bas-Bourg-Neuf, à eau). >>> Combourg est dans un fond, au bord d'un bel étang qui, ainsi que ledit Ogée, donne naissance au Linon, et que domine le vieux château de Junkeneus. Cette ville, avec ses pignons sur rue, a un aspect moyen-âge des plus pittoresques. Le château est presque abandonné, mais les touristes le visitent avec respect, car c'est dans ses murs que s'écoula l'enfance de l'illustre écrivain issu de la famille des Châteaubriant. Cette seigneurie appartenait en 1731 à la duchesse de Duras, qui la vendit, a cette époque, et non en 1761, à M. René-Auguste de Chateaubriant, oncle du célèbre vicomte. Le comté de Combourg, la baronnie d'Aubigué , les chalellenies du Boullet, le fief de Blandfoix, etc., furent payés en masse la somme de 370,000 liv. — Le nom donné à Combourg dans les anciennes chartes varie beaucoup : on trouve Comburnium, Combore, Castellum-Combornium, enfin Combort, Nous ne voyons pas sur quoi se fonde notre auteur pour dire que ce château doit son nom a la grosse tour de Junkeneus. — II y avait en Combourg un prieuré conventuel, dit de la Sainte-Trinité, à présentation de l'abbé de Marmoutier; les chapellenies de Saint-Thomas et de Saint-Sébastien; enfin une maladrerie de fondation commune, et à présentation de l'évêque. — Il y a foire le 30 mars (dite des Rameaux) ; le 15 avril (de la Quasimodo); les 15 mai, 2 juin , 16 juin; foire à la Trinité; le 2 juillet, le 5 août; foire dite de l'Angevine, le 1er septembre (elle dure deux jours); le 12 octobre, le 15 novembre (dite de Saint-Malo). — Marché le lundi. — La route départementale n°", d'Ille-et-Vilaine, dite de Hédé à dol, traverse la commune et la ville, du sud au nord. — Géologie : terrain de transition inférieur modifié par la granite; porphyres au nord. — Archéologie : D. Morice, Preuves, t. &, col. 131, 133, 425, 426, 438, 454, 455, 486, 492, 493, 52é, 567, 568, 642, 643, 665, 667, 668, 693, 769, 779, 781, 865, 990, 1021; t. 2, col. 1166; t. 3, col. 458, 459; Alb. de Morlaix, p. 470. —  On parle le français.

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* Editions Flohic : "En 1575, Henri III érige la baronnie de Combourg en comté ... qui devient en 1761 la propriété de René-Auguste de Châteaubriand ..."

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Extrait de Gustave Geffroy. 1905

Patrimoine. Archéologie

seules les fenêtres ouvertes ont des liens actifs

Le bourg Ar bourg
Église Notre-Dame (XIXè) Iliz Itron-Varia
Prieuré de la Sainte Trinité Prioldi an Drinded Santel
Motte castrale du vieux-Chastel  
Motte castrale du tertre  
Motte castrale de Saint-Mahé  
Manoir de la Reinais  
Manoir et chapelle de Trémaudan  

Étymologie

* Ogée (1780) : "Il fut (le château) commencé en 1016 par Jun-Kenus [Junkeneus], évêque de Dol, qui le donna à Ruellan, son frère, surnommé Chèvre-Chenue, vicomte de Dinan. La grosse tour que ce prélat fit construire à ce château lui fit donner le nom de Combourg".

* Marteville et Varin (1843) : "Le nom donné à Combourg dans les anciennes chartes varie beaucoup : on trouve Comburnium, Combore, Castellum - Combornium, enfin Combort, Nous ne voyons pas sur quoi se fonde notre auteur ( = Ogée) pour dire que ce château doit son nom a la grosse tour de Junkeneus"

* Dauzat et Rostaing (1963-1978) : "du nom de femme germanique Humburg (Schmittlein)". 

* Jean-Yves Le Moing (1990) : "Comburn 1032 BO / SG; Comburnio 1187 AE / MA".

* Éditions Flohic (2000) : "de deux racines celtiques qui ont produit les mots "combe" et "borne" et pouvant se traduire par "vallée-frontière"; le G est ajouté vers le XVIIè siècle".

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Commentaire JCE : 

On pourra peut-être utilement comparer les formes anciennes de Combourg avec celles de : Camborne, en Cornwall (Cornouailles Britannique) : Cambron 1291 Tax, 1316 FF, Camberoun, Cambron 1309 Ep.. >> cam 'crooked' and possibly bron 'a round protuberance, the slope of a hill". (cf. Eilert Ekwall. CODEP)

Personnes connues Tud brudet
Rivallon

premier seigneur de Combourg

 
Saint Guildin

1052 - 1077)

 
François-René de Châteaubriant

écrivain; homme politique

 

Armorial de Combourg / Ardamezeg Komborn

         
  du Guesclin de Châteaubriant de Dol-Combourg        

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
Jumelage avec Waldmünchen, en Bavière, Allemagne

 

Communes du canton de Combourg Parrezioù kanton *Komborn
Bonnemain *Bonvaen
Combourg *Komborn
Cuguen    
Lanhélin    
Lourmais    
Meillac    
Saint-Léger-des-Prés    
Saint-Pierre-de-Plesguen    
Trémeheuc    
Tressé    

Communes limitrophes de Combourg Parrezioù tro war dro *Komborn 
Meillac Bonnemain Lourmais Tremeheuc Guguen Saint-Léger-des-Prés Lanrigan Dingé Québriac  

Sources; Bibliographie :

* Ogée : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780; 

* MM. A. MARTEVILLE et P. Varin, correcteurs et continuateurs d'Ogée, 1843.

* M.N Bouillet : Dictionnaire universel d'histoire et de géographie. L. Hachette et Cie. Paris. 1863.

* Gustave GEFFROY : La Bretagne. Librairie Hachette. 1905. Réédition Jean-Pierre Gyss. 1981.

* Eilert EKWALL : The Concise Oxford Dictionary of English Place-names. Clarendon Press. Oxford. First edition 1936; Fourth edition 1960, Reprint 1980.

* Albert DAUZAT et Charles ROSTAING : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Larousse, 1963; Librairie Guénégaud, 1978.

* Éditions ALBIN-MICHEL : Dictionnaire Meyrat. Dictionnaire national des communes de France. 1970.

* Jean-Yves LE MOING : Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne. Éditions Coop Breizh. 1990. 

* Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine; 2000

* Daniel DELATTRE : L'Ille et Vilaine. Les 352 communes. Éditions Delattre. 2004.

Liens électroniques des autres sites traitant de Combourg / *Komborn

* lien communal officiel :  

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* pour le blason de Combourg : composition JC Even sur logiciel Genhéral5.

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

hast buan, ma mignonig      vas vite, mon petit ami

go fast, my little friend

 

Bonnes adresses à connaitre          Chomlec'hioù mat da anavezout          Good adresses to know; 

 

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