Encyclopédie Marikavel / Jean-Claude EVEN

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dernière mise à jour 11/04/2016 20:28:44

A., dans les abréviations des noms propres, signifiait Aulus, et plus souvent Augustus; A U. C. est pour ab Vrbe condita, et veut dire : l'an de la fondation de Rome; A. K., ante kalendas, avant les calendes; A. D., anno Domini, l'année du Seigneur. (cf. M.N Bouillet. D.U.H.G; 1863)
AA. Ce nom, qui en celtique veut dire eau, est porté par un grand nombre de petites rivières, dont une en France, qui se jette dans la Manche à Gravelines (dép. du Nord), et plusieurs en Suisse, en Hollande, en Prusse (où une rivière d'Aa passe à Munster), et dans divers autres états d'Allemagne. Parfois le nom d'Aa est joint à  un nom qui le précède et dont on peut le détacher à  volonté, comme :Boulderaa, Treideraa, Gouldenaa. Voy. BOULDER, TREIDER (cf. M.N Bouillet. D.U.H.G; 1863)
ABBÉ, du syrien abbas, qui vient lui-même de l'hébreu ab, père, nom que porte le supérieur d'un monastère ou le chef d'un ordre monastique. On distinguait des abbés réguliers et des abbés commendataires : les premiers exerçaient à la fois le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel; les autres étaient souvent des laïques qui jouissaient d'une partie des revenus el qui abandonnaient la puissance spirituelle aux mains d'un délégué appelé prieur claustral. Ces abbés commendataires apparaissent dès la seconde race, où ils sont désignés sous le nom latin d' abbacomites. Les moines, en donnant ce titre d'abbé à un seigneur puissant, se mettaient par-là sous sa protection; c'est à ce titre que plusieurs rois de France et des princes du sang, Hugues Capet, Philippe I, Louis VI, les ducs d'Anjou, etc., portèrent le titre d'abbé. Ces sortes d'abbés ont aussi donné naissance aux abbés de cour du dernier siècle : c'étaient des cadets de familles nobles qui prenaient le titre d'abbés, en expectative d'une abbaye qu'ils ne possédaient pas encore. Le titre d'abbé a fini par s'appliquer indifféremment à tout homme revêtu d'un caractère ecclésiastique.  (cf. M.N Bouillet. D.U.H.G; 1863)
ABDICATION. Les plus célèbres abdications sont celles de Sylla (79 av. J.-C.) ; de Dioclétien et de Maximien, en 305; de Charles-Quint, en 1556 ; de Christine de Suède, en 1654 ; de Gustave IV, en 1809 ; de Napoléon, 1814 et 1815, de Charles X, 1830, de Guillaume I, roi de Hollande, 1836, de L.-Philippe, 1848. (DUHG.1863)
Abeille : terme héraldique désignant l'insecte de ce nom. En breton : gwenanenn.

 

ABEN, mot qui dans les langues sémitiques (hébreu, arabe, etc.) veut dire fils et sert à mieux désigner les personnages : il fait partie d'un grand nombre de noms propres, comme Aben-Esra, Aben-Zoar, etc. Aven, Ben, Ebn, Ibn n'en sont que des corruptions et ont le même sens. Cherchez par Aven ou Ben, ou à leur nom propre, les personnages dont lu nom commence par Aben et qui ne seraient pas ici. (DUHG.1863)

Aber :

Abh : au pluriel -aw ou -ow; mot gaëlique irlandais : rivière.

Abhainn (owen) : rivière; owen, avon.

Abîme : terme héraldique désignant le centre / cœur du blason. En breton : kondon.

ABORIGÈNES, nom latin par lequel on désigne les habitants originaires (ab origine) ou primitifs d'une région. Les Romains donnaient spécialement le nom d'Aborigènes aux anciens habitants du centre de l'Italie, établis au milieu de l'Apennin. Ils pourraient n'être qu'un rameau de la race pélasgique. (DUHG. 1863)
Abricot : fruit utilisé en figure héraldique. En breton : Abrikezenn.

 

Accouple : figure héraldique. En breton : stroll.

Accouple de chiens : stroll kon.

A.D : abréviation latine chrétienne servant à désigner l'année par rapport à la naissance du Christ : Anno Domini = Année du Seigneur.

A.K (Ante Kalendas) : abréviation latine servant à désigner les jours antérieurs aux Calendes.

Alcyon : figure héraldique. En breton : Morvoualc'h.

Alt- : nom celtique désignant une hauteur. En breton *Aod-, *Od-. Présent dans le toponyme Duault / Duod = " la hauteur noire", près de Callac.

Amphiptère : animal fabuleux, représenté par un serpent ailé; entrant en héraldique. En breton : Adannaer

Amphisbène : animal fabuleux, représenté par un serpent à deux têtes; entrant en héraldique. En breton : Amfennaer

Ancre de marine : figure héraldique; En breton : Eor

Andon : nom breton désignant une fontaine, une source d'eau pure. I.E : *aw(o)ntos, qui a donné également sanskrit : avatas; letton : avuots, lituanien : Avantà 'nom de fleuve'; gaulois : Aventia 'nymphe des sources', français : Avance, etc.

Ange : figure héraldique; En breton : Ael

Angemme : figure héraldique; En breton : arzvleuñvenn

Annna : racine indo-européenne, signifiant : Mère (identique à Mater). 

- hittite : Anna (par opposition à Atta = père)

- latin : Anna : mère nourricière

- grec : Annis = la mère de la mère; la mère du père.

références : Benveniste. I.212)

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commentaires : 

- Anna Perenna était, à Rome, la divinité titulaire du premier jour de l'année, à savoir du jour des calendes de Janvier (Kalendiis Januarius)

Anthestherion : 8ème mois du calendrier grec, couvrant la deuxième quinzaine de février et la première de mars.

" II tira son nom de la fête des Anthestéries et il est associé au printemps, à 1'épanouissement des fleurs et au réveil de la nature. C'était une fête consacrée à Dionysos, le dieu du divertissement, du vin et du plaisir et elle durait trois jours. Le premier jour de la fête était consacré à la maturation et à 1'ouverture des jarres de vieux vin qu'on avait scellées à l'époque de la vendange. Le deuxième jour de la fête avaient lieu le concours de beuverie et la Hiérogamie qui était le mariage symbolique de 1'épouse de l'archonte-Roi avec Dionysos et qui était liée à la fécondité. Le troisième jour était consacré aux âmes des morts qui, comme on le croyait, prenaient part aux manifestations. Les éléments caractéristiques de ces fêtes étaient 1'ivresse, la musique bruyante avec flutes et tambours, la gaieté et la joie excessives, ainsi que le "Cortège Dionysiaque" qui était constitué par les prêtresses de Dionysos déguisées en Bacchantes et autres nymphes en compagnie de satyres. Dans cette fête dominaient le phallus, symbole de la fécondité de la nature, et la beuverie qui faisait partie du culte des fidèles parce que l'on considérait comme une impiété envers le dieu Dionysos le fait que les participants ne s'enivrent pas et ne prennent part aux manifestations érotiques de la fête".

Georges S. Kosmopoulos. 23 janvier 1986.

Aqueduc : du latin aquae ductus = conduite d'eau. 

Termes techniques désignant les différentes parties d'un aqueduc, selon Frontinus :

- arcuationes : arcades

- calix : prise d'eau

- caput : tête de l'aqueduc

- castellum : château d'eau; réservoir de captage ou de répartition

- ductus : conduit

- fistula : tuyau ordinaire de parcours en plomb

- fons : source

- lacus : bassin d'eau public

- modulus : calibre étalon

- munera :  fontaines monumentales

- piscina :  bassin de décantation situé sur le cours d'un canal

- plutea : margelle de protection

- rivus : canal de l'aqueduc (selon Frontinus)

- specus : canal couvert de l'aqueduc (selon Vitruve)

- substructio : mur de soutènement plein d'un aqueduc

- tubulus : tuyauterie en bois ou en poterie

Arc : meuble héraldique. En breton : Gwareg

Arc-en-ciel : meuble héraldique. En breton : Kanavedenn; Gwareg ar glav
Arche de Noé : meuble héraldique. En breton : Arc'h Noe
Argent : terme héraldique désignant la couleur argent.

Arvale : ordre religieux romain honorant Céres, déesse des champs et des récoltes.
* Atta- : racine indo-européenne, signifiant : père (cf. Benveniste, p. 210 et suiv.).

Atta = père nourricier, par opposition à Anna = mère.

Attegia : racine celtique composée ad-tegia signifiant maison, la deuxième partie étant issue d'un indo-européen *stégo = couvrir, ce qui a donné :

- par accentuation sur la première syllabe : le moyen Haut-Allemand hütte, le francique hutta, le français hutte, le gallo Hôtié.

- par accentuation sur la deuxième syllabe : le celtique teg-, le gaulois tegia, *tegis, le Vieux-Breton tig, l'irlandais teach, le gallois , le breton ti, le cornique chý, forme palatalisée de ., tous ces mots signifiant :  maison, habitation.

A.U.C : Ab Urbe Condita : formule latine utilisée pour calculer les années " Après la fondation de la Ville" ( de Rome, soit le 21 mars 753 avant J-C, qui était en fait le jour de l'équinoxe de printemps, soit le Ier Mars du calendrier étrusco-latin).

Aug. : abréviation latine servant à désigner la qualité d'empereur, placé après le prénom et le nom de l'empereur. Exemples : 

- Octavius Octavianus Caesar Augustus = l'empereur Auguste; 

- Magnus Clemens Maximus Augustus : l'empereur Maxime.

Augusta : titre de l'impératrice régnante.

Augustat : fonction de l'empereur.

Auguste : du latin augustus = suprême; titre de l'empereur.

Augustus : titre de l'empereur régnant

Azur : terme héraldique désignant la couleur bleue.

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Bande : terme héraldique désignant un trait oblique tombant de dextre à sénestre et d'une certaine épaisseur sur un blason.

Baron-Préfet : distinction mise en place par Napoléon Ier

Barr- : nom celtique désignant une hauteur.

Barre : terme héraldique désignant un trait oblique tombant de senestres à dextre et d'une certaine épaisseur sur un blason.

Billette

Boedromion : 3ème mois du calendrier grec, couvrant la deuxième quinzaine de septembr et la première d'octobre.

"II tira son nom d'Apollon Boédromios (des mots "boé" et "dramo" = voler au secours) que les Grecs honoraient en tant qu'auxiliaire è la guerre parce qu'ils croyaient qu'avec son cri, il courait les aider dans les combats lorsqu'ils étaient en danger et qu'ils lui demandaient secours.

Durant ce mois on fêtait les "Boédromies" qui symbolisaient la participation et 1'aide du dieu au milieu des cris bruyants et de la clameur sourde qui était créée par les voix des guerriers durant le combat.

L'origine de la fête remonte aux temps mythologiques et était associée aux fêtes de la germination et de la production.

Dans les temps anciens, on la célébrait en 1'honneur de Thésée pour sa victoire sur les Amazones et, à l'époque classique, la fête se déroulait en souvenir de la victoire des Athéniens sur les Perses parce que, d'après ce que l'on croyait, les Athéniens, en 490 avant J.C., remportèrent la victoire sur les Perses en courant et en criant, et ainsi on accomplissait un imposant sacrifice en l'honneur d'Apollon Boédromios".

Georges S. Kosmopoulos. 23 janvier 1986.

* brenin : mot gallois signifiant : roi. est un dérivé du celtique *brigantinos, celui-ci étant basé sur la racine *brig- = haut, élevé, supérieur.

Bretagne (de) : terme héraldique désignant le blason de Bretagne armoricaine moderne, composé de fourrure d'hermine blanche sur laquelle sont disposées des queues d'hermines noires.

Bretons : celtes de Bretagne ( l'ensemble de la Grande Bretagne).

Briga- : nom celtique désignant une hauteur (par ex. Menez-Bré, doublet de monid + brig*-).

Brito-romains, Britto-romains : Bretons citoyens romains. Bretons de la province romaine de Bretagne, de la Manche jusqu'au Mur d'Hadrien.

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Caer / Ker :

E. Davies :

John Rhys, a fait dériver caer du latin castrum, castra, et enfin J. Glyn Davies (Y Cymmrodor, xxvii, p 148) de Cadrum = quadrum (Lat.), 'enclos carré'. Le nouveau Dictionnaire Gallois (Geiriadur Pryfysgol Cymru) le rattache à cae, 'enclos', cf. Bret. and Corn. Kaer, Ker. Cette forme dérivée a été défendue par J.E.Lloyd dans Y Cymmrodor Vol. VI.pt.i, p.26 (c.1890).

I. Williams :

"... amddiffynfa eto. Ni chydsynnir ar y tarddiad, canys tybia rhai y deillia o'r Lladin castra, gan fod cynifer o'r dinasoedd caerog Rhufeinig yn dwyn yr enw caer yn Gymraeg. Nid oes enghraifft arall o -astr- yn rhoi -aer-, ac felly tybia Thurneysen fod castra wedi troi yn casera i roi caer, a catera i roi cader 'amddiffynfa'. Ni fedraf ei ddilyn. Gwell gennyf gyda Loth darddu caer o'r un gwreiddyn â cae, a chyharu'r ferf Wyddeleg dunaim, sy'n golygu 'cau, close, shut', bar', ac yn cynnwys dun yr enw cyffredin am anddiffynfa, fel y mae caer yn cynnwys bôn y gair cae-u, cau, ac yn golygu lle wedi ei gae-u i mewn. "

Traduction faite avec l'aide de Richard Parsons, professeur à Caerffili, Pays de Galles

"... forteresse encore. Il n'y a pas d'accord sur l'origine; ainsi certains pensent que cela dérive du latin castra, car de nombreux noms de villes fortifiées romaines viennent du gallois caer. Il n'y a pas d'autre exemple -astr- évolué en -aer-. De plus, Thurneysen est arrivé à la conclusion que castra est devenu casera, ce qui nous a donné caer, et que catera a donné cader 'amdiffynfa' forteresse. Je ne peux pas être d'accord avec cela et je préfère de beaucoup le concept du 20è siècle, c'est-à-dire que caer vient des mêmes racines de cae, similaire au mot gaelique dunaim, qui signifie 'clos, fermé, barré', et aussi dun. Le terme courant pour forteresse caer a le même début que le mot cae-u, cau, qui signifie un endroit clos. "

P. Galliou et B. Tanguy :

" Devenu très fréquent à partir du XIè siècle avec le sens de ferme, village, le mot caer est rare en vieux-breton en raison de son acceptation ancienne. Issue d'un prototype *qagh- ro ou *qagh-ra, formé d'une racine *quagh "saisir, enclore", il a étymologiquement le sens d'"endroit clos" et équivaut anciennement au latin castrum "lieu fortifié" : Chester, issu du latin castrum, se dit en gallos Caer".

JCE (extrait des notes de : Emgann Karaez) :

Malgré toutes les discussions savantes à propos de la racine du mot caer / Ker, il n'en reste pas moins que nous n'avons pas d'indication de ce préfixe dans la toponymie bretonne de Grande Bretagne d'avant la conquête romaine, ni en toponymie militaire ni en toponymie civile. La racine celtique servant à désigner les forteresses était soit dun-, que l'on retrouve dans Camulodunum (Colchester), Moridunum (Caermarthen)..., soit rat-, que l'on retrouve dans Ratae Coritanorum = forteresse des Coritani (Leicester) et que l'on trouve en gaélique irlandais rath = camp. Bien au contraire, on peut insister sur le fait que lors de l'installation de l'organisation romaine, les castra désignaient les forteresses essentiellement à usage militaire, auprès desquelles se trouvaient les vici, c'est-à-dire les villages civils, où se trouvaient l'activité familiale, industrielle et commerciale. Certaines villes n'étaient d'ailleurs à l'origine que des villes ouvertes, pour la plupart centres de commerce et de foires. Tels étaient les cas de Venta Belgarum (Winchester), Noviomagus (Chichester), etc. On peut même souligner que la première formation toponymique romaine en Ile de Bretagne a donné Lun-din-ium = le camp (*din) près du plan d'eau (*lun) = Londres, marquant ainsi l'utilisation effective par les Bretons de la racine *dun-, *din- pour désigner les forteresses. Ce n'est qu'à partir des troubles et de l'insécurité de la fin du IIè siècle qu'est prise la décision d'entourer les villes de murailles, les rendant ainsi semblables à des forteresses. Venta devient ainsi Venta Castrum, (ce qui est un contre-sens absolu, puisque ce nom signifie dès lors ville ouverte fermée !), d'où le breton Cair-Guent et l'anglais Winchester. Enfin, vers 370, le comte Théodose prend la décision d'inclure les vici à l'intérieur des castra, les deux racines servant désormais à désigner les mêmes agglomérations, tant civiles que militaires.

Calice : latin calix.

Dans son acceptation moderne, quand il ne désigne pas une coupe à boire ou l'intérieur d'une fleur, le mot calice est pris essentiellement au sens religieux du terme, Saint Calice, vase dans lequel aurait été recueilli le sang du Christ et transporté en Occident par Joseph d'Arimatie ou l'un de ses descendants. Il est alors identifié au Saint Graal. Voir ce nom.

Synomymes de calix :

- baccia, bacchia : vase à vin; pot à eau.

- calix, calyx : coupe, vase à boire; calice; vase de terre, marmite; tuyau de prise d'eau d'un aqueduc; calice de fleur...

- crater : grand vase, bassin d'une fontaine, cratère de volcan, gouffre, ouverture volcanique de la terre, Crater / Coupe = nom de constellation.

- cupa, cuppa : grand vase en bois, espèce de broc ou de quartaut;

- vas : pot, vase, vaisseau, vaisselle;

Processus d'élaboration sémantique du Calice au Graal

a) Le sens sacré du Calice est d'abord essentiellement symbolique et allégorique. Il est associé à l'idée du Pain et du Vin sacrés, symboles vitaux chrétiens de la Vie donnée par Dieu à travers la mort de son fils. Le thème est développé par Firmicus Paternus, L'erreur des religions païennes, XVIII, 2 & 3 : 

        "...Cherche le pain du Christ, la coupe du Christ, afin qu'au mépris de ta fragilité terrestre tu fortifies en toi l'homme substantiel grâce à une alimentation impérissable... ". "...Or quel est ce pain ? Quelle est cette coupe ? Dans les livres de Salomon, la Sagesse le proclame à haute voix. Elle nous dit, en effet : "Venez, mangez de mes pains et buvez le vin que j'ai trempé..."; "...Que ce pain divin soit dispensé par Dieu aux hommes qu'il a consacrés, c'est ce que l'Esprit saint affirme par la bouche d'Isaïe...". "... Douce est la pâture céleste, douce est la nourriture de Dieu...". "... Je suis le pain de vie. Celui qui sera venu à moi n'aura pas faim. Celui qui aura cru en moi n'aura jamais soif"... "...Si quelqu'un a soif, qu'il vienne; qu'il boive, celui qui croit en moi...". "... Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'Homme et ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous...". "... recherchez donc la grâce d'une nourriture salutaire et buvez à la coupe d'immortalité. Le Christ vous donne un aliment qui vous appelle à la lumière...".

Dans ces propos, il n'est pas question de nourriture terrestre, mais de nourriture spirituelle. La Coupe s'interprète seulement au sens spirituel. Elle ne désigne ni un contenant, ni un contenu.

Nous avons déjà souligné les motivations réelles de Firmicus.

b) Quoi qu'il en soit, pour représenter ces allégories auprès des fidèles, il a fallu quand-même leur donner des représentations matérielles, d'où le Pain, élément solide, sous forme de pain partagé ou de galette, devenue elle-même l'hostie, et le Vin, élément liquide. Mais on comprend bien que là où le pain peut se présenter lui-même, puisque solide, il n'en n'est pas de même pour le vin qui, étant liquide, a besoin d'un contenant. Pour autant, à l'origine, c'est le Vin lui-même qui symbolise la Coupe d'immortalité et non l'objet le contenant.

c) Il n'en reste pas moins que l'homme a toujours cherché à sacraliser les objets qui ont été en contact avec le sacré et il n'a pu éviter un jour de sacraliser le vase lui-même contenant le vin sacré. Alors, le calice objet est devenu à son tour un calice saint, le Saint-Calice.

Dictionnaire culturel de la Bible, p 48 : " Vase à boire des Romains, de forme et de matière diverses et, par suite, simple vase à boire utilisé pour le service liturgique. Le vase en métal précieux ou en matière noble utilisé pour la célébration de la messe (culte catholique), de la Sainte Cène (culte protestant), contient le vin eucharistique...".

aboutissement de cette sémantique :

Il apparaît ainsi que le Grall, introduit dans les Romans par Chrestien de Troyes et ses successeurs (dont Robert de Boron qui en fait le Saint-Graal) correspond à la christianisation d'un vase servant à boire où à recueillir un liquide à boire.

Calix : tuyau en bronze de la prise d'eau entre la nappe phréatique et le réservoir ou le canal de départ d'un aqueduc.

Frontin, chapitre XXXVI : " De plus, la position de la prise (calix) a de l'importance. Normale à la paroi et horizontale, elle conserve son débit théorique; opposée au courant et tournée vers le bas (c'est-à-dire plus apte à puiser l'eau), elle capte davantage d'eau; tournée dans le sens du courant et vers le haut, elle n'absorbe l'eau que mollement et en petite quantité. La prise (calix) est un calibre de bronze que l'on fixe au conduit (rivus) ou au réservoir (castellum); c'est à elle que l'on adapte la tuyauterie. Sa longueur doit être au moins de 12 pouces (0,216m), son ouverture (c'est-à-dire sa capacité d'absorption) égale à celle qui a été fixée. Cette prise a été évidemment faite ainsi à dessein parce que le bronze, qui est rigide et ne peut aisément fléchir, ne saurait être facilement élargi ou rétréci."

chapitre XXXVII. " Je donne ci-dessous les caractéristiques des calibres, qui sont en tout 25 (bien que, en pratique, 15 seulement se rencontrent surtout), calculées selon le principe dont nous avons parlé, après en avoir corrigé quatre, qui étaient des innovations des fontainiers. C'est conformément à ce tableau que tous les tuyaux dont on aura besoin devront être établis ou, si l'on conserve les tuyaux dont je parle, que l'on devra évaluer leur capacité en quinariae. Les calibres qui ne sont pas en usage sont chaque fois signalés..."

Les chapitres suivants de l'ouvrage de Frontinus traitent des dimensions, longueurs, diamètres et débits, des différents ouvrages.

Une représentation d'un calix d'aqueduc provenant de fouilles archéologiques nous a été aimablement transmise par le conservateur du Musée du Vatican. Voir en bibliographie.

Cantref : Le Cantref désigne une division administrative division des anciens comtés gallois, et qui étaient composés de 100 villages. Leur création remonte à l'époque médiévale, et ont été abolis en 1536.

Castel / Kastell : du latin castellum = château.

En terme militaire, castellum désigne une forteresse de moindre importance qu'un castrum.

En terme d'hydrologie, castellum désigne un réservoir de départ ou de répartition (d'où le mot français château-d'eau).

Castrum : voir Caer / Ker. Le nom a d'abord désigné essentiellement une forteresse de légion ou de cohorte, exclusivement consacrée aux raisons militaires. Les civils, familles, commerçants, etc, restaient à l'extérieur, dans le vicus (= village; bret gwik), quitte à se réfugier dans le castrum quand la nécessité s'en faisait sentir. Il a ensuite servi à désigner une ville fortifiée, qui n'est autre que la combinaison d'un camp militaire et d'un vicus, que ce soit le vicus qui ait été installé à l'intérieur d'un camp, ou que ce soit un vicus qui se soit lui-même entouré de murailles.

Celt : mot du vocabulaire anglais, pour désigner un outil préhistorique à bords tranchants.

extrait de : British Museum : A guide to Antiquities of the Stone Age. Oxford University Press. 1926.

Cenedl : mot gallois signifiant tribu.

César : du latin caesar, titre de l'adjoint-dauphin de l'empereur ( = vice-empereur).

Selon Aurélius Victor, Livre des Césars, 13,12, "... c'est à partir d'Hadrien que les titres de César et d'Auguste furent séparés et qu'on introduisit dans les Etats deux détenteurs, ou davantage, de la souveraineté puissance, de noms différents et de pouvoirs inégaux".

Cependant, P. Dufraigne, le commentateur d'Aurélius Victor, note 27, page 106, dit que c'est une "Erreur: cette division des pouvoirs n'apparaît qu'au règne suivant. La mise au point exacte est ici faite par l'Histoire Auguste".

En effet, Aelius Spartianus, auteur de la biographie d'Aelius Verus dans les Scriptores Historiae Augustae, précise que lorsqu'il fut adopté par Hadrien, Aelius Verus prit le cognomen César. Mais le commentateur, D. Magie, dit qu'en fait, "...comme il n'est jamais devenu empereur, il n'a jamais assumé aucun des titres impériaux. A partir de cette époque, il était habituel pour le fils de l'empereur régnant de porter le nom de Caesar".

Selon P. Chuvin, p 31 : " Le lien entre César et Auguste est celui d'une filiation fictive, selon un mécanisme d'adoption entre adultes qui nous paraît aujourd'hui bien artificiel, mais qui était familier aux Romains".

JCE : C'est en fait à partir de Dioclétien (284-305) et de Maximien (286-305) que les césars ont trouvé l'application de leurs fonctions politiques réelles, les premiers de cette série étant Constance Chlore (293-306) et Galère (293-311).

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Yves Roman. Empereurs et Sénateurs. Une histoire politique de l'empire romain. Arthème Fayard. 2001, traitant de la vision de Constantin du caractère divin de l'empereur, " supérieur à tout à la commune humanité... mais en faisant du Fils une simple créature du Père, non un être consubstantiel..."

- page 471 : note 2. "Cette hiérarchie entre les Césars et l'Auguste était nouvelle dans sa formulation, non dans son fond. Elle avait parfaitement existé, avant même la tétrarchie, sous Carus, Carin et Numérien. La fonctionnalité de Sol était la protection de l'Auguste (Carus), celle d'Hercule concernait les Césars (Carin et Numérien). (M. Christol. 1997)".

Césariat : fonction du césar.

Chardon : bret. askolenn

Chef : en héraldique, désigne la partie haute horizontale du blason. Il peut être chargé lui-même de motifs divers.

Chevron : terme héraldique

Cloche : bret kloc'h; gall cloch; corn clogh; viel irl clocc; irl clog; d'un celtique *klokko-, qui a donné par emprunt bas-lat. clocca : fr. cloche, angl clock 'horloge', all glockes 'cloche'; étymologie incertaine. (V. Henry. Lexique étymologique du breton moderne, p 71)

Colombe essorante

Componné / kenframmek (-et) : désigne la bordure d'un blason, composée de points alternés

Consulat : fonction de consul. Magistrature d'origine républicaine.

Traditionnellement, le consulat, partagé par deux personnes, permettait habilement d'éviter que quiconque tente de s'emparer du pouvoir à titre personnel. A l'avènement de l'Empire, cette fonction est reléguée à un rang inférieur à l'augustat. Elle est supprimée par Justinien en 541.

Contre-écartelé : terme héraldique; en breton Adpalefarzehet.

Cordelée

* Chanoine Henry Pérennès : Plounévez-Lochrist. Une belle paroisse du Léon. 1941.

"Le territoire de Plounévez était divisé, jusqu'en 1912, en cinq cordelées ou sections : Lochrist - Pont-Christ - Kermeur - Keriann-vihan-al-liorziou - Coat-Huet. Cette dernière cordelée perdit, le 17 avril 1912, treize de ses villages, annexées par ordonnance de Mgr Duparc à la paroisse de Lanhouarnau : il s'agit de toute la section de Trofagan, qui se trouve au sud-ouest du bourg, du côté de Plouider et de Saint-Méen. Depuis la perte de Trofagan, la cordelée de Coat-Huet s'appelle cordelée du Frédé, nom du village qui est au centre de la nouvelle circonscription".

Croix : en breton : kroaz(ioù)

Cruc : nom celtique désignant une hauteur; colline de forme arrondie (Telgruc = tal-cruc = en face de la butte).

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Danava =  famille de démons, issu de la déesse Danu (épouse de Kasyapa)

Demi-vol : en breton : askell.

Deva =  racine indo-européenne signifiant un dieu, résidant au ciel.

Dharma : ordre socio-cosmisque, ensemble de lois qui permettent aux trois mondes (Ciel-Terre-Enfers) de subsister en harmonie.

Dies imperii : jour de proclamation ou de prise de fonction d'un nouvel empereur romain.

Dragon : du latin draco, emblème de la cavalerie (emprunté aux Perses, qui l'avaient eux-mêmes emprunté au Chinois).

Sidoine Apollinaire. Poèmes. Tome Ier. Carmen V: " Déjà le dragon de toile parcourt le front des armées: sa gorge se gonfle sous la poussée des zéphyrs; l'image du monstre à la gueule béante ferait croire à une faim dévorante et les vents donnent au tissu une fureur guerrière, toutes les fois que leurs souffles enflent le dos ondoyant et de le ventre ne peut plus contenir l'excès d'air qui le gonfle."

note 63 d'A. Loyen, dans Sidoine. Apollinaire. Poèmes. Tome Ier, p 178: " De toile ou de peau, elle a la forme d'un serpent dont la gueule béante, en métal, est fixée à une hampe. Le vent, s'engouffrant par cette ouverture, agite cette sorte de manche à air, et lui donne l'aspect d'un véritable serpent aux replis ondoyants...".

Miniature représentant un combat de cavalerie. 

A gauche du roi (heaume surmonté d'une couronne) se trouve le porte enseigne au dragon.

Dragon : figure héraldique. En breton : Aerouant.

Duma : nom celtique désignant une hauteur; colline de forme arrondie = dôme.(par ex. Menez-Hom, doublet de *monid + *duma).

Dun : nom celtique désignant une forteresse (par ex. : Autun, Châteaudun, Verdun...)

En Ile de Bretagne, la racine est à l'origine de nombreux toponymes, comme Londres (Lun /Len -dun = forteresse près du lac; Edinburgh, en gaélique Dun-Edin = la forteresse d'Edwin; Carmarthen, en gallois Caerfyrddin, de Castrum-Mori-dunum, lui-même un doublet, signifiant la forteresse près de la mer, etc).

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Ecartelé : terme héraldique; en breton Palefarzhet

Ecartelé en sautoir : terme héraldique; en breton Treuzpalefarzhet.

Elaphebolion : 9 ème mois du calendrier grec, couvrant la deuxième quinzaine de mars et la première d'avril..

" II tira son nom du surnom de la Déesse Artémis "Elaphébolos" dont 1'animal favori était la biche (élaphos). Le mois était associé à la lutte de l'homme pour sa survie dans les premiers temps de son apparition sur terre, époque de la civilisation de la chasse pendant laquelle l'homme était obligé de mener une lutte à la fois défensive et offensive contre les bêtes sauvages de la nature. Cette lutte contribua au développement de la technique des armes et à la création des premières colonies constituées exclusivement de chasseurs qui domestiquèrent les animaux et d'abord le chien qui fut utilisé dans de nouvelles formes de chasse. Durant le mois d'Elaphébolion, on fêtait les "Elaphébolia" en 1'honneur d'Artémis qui était adorée principalement dans des endroits sauvages, montagneux et boisés où la chasse était abondante, et dans des régions où se trouvaient des lacs, des rivières et des sources parce que c'est lâ que les chasseurs attendaient leur proie".

Georges S. Kosmopoulos. 23 janvier 1986.

Elévation : Ce rite de la religion catholique, qui a été introduit par le pape Clément III et qui consiste à élever le Calice et l'Hostie au-dessus des têtes des fidèles assemblés et à les rendre ainsi visibles aux yeux de tous au moment de l'Eucharistie, constitue la réponse officielle et définitive du Pape (et donc de l' Eglise), au passage du Roman de l'Histoire dou Graal, de Robert de Boron, dans lequel l'auteur attribue au Christ les paroles: "Tous ceux qui verront ton vase seront mes compagnons, ils connaîtront l'épanouissement de leur âme et un bonheur sans fin." (voir A.Michat, Histoire du Grall, p 29).

Esseda : char de guerre breton à deux roues tiré par deux chevaux ou poneys; il comportait un conducteur et un combattant.

Reconstitution d'un 'char de guerre' breton, à partir d'une découverte archéologique en île d'Anglesey, Pays-de-Galles. 

National Museum of Wales.

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Fasce : terme héraldique, désignant des barres horizontales d'un certaine épaisseur.

Fédérés (Foederati) : soldats barbares au service de l'Empire.

Foedus : convention (traité) selon laquelle une peuplade étrangère est autorisée à s'installer sur une partie bien définie de l'empire romain, à condition de reconnaître la légalité de l'Empire et de la légitimité de l'empereur et de le servir militairement, contre paiement. 

Fretté : terme héraldique, désignant des bandes et des barres entremêlées.

Frout / Froud : hydronyme breton, servant à désigner un ruisseau assez rapide et fredonnant. Plusieurs ruisseaux portent ce nom. Plusieurs noms de communes en sont issus (voir B. Tanguy, Les noms de lieux bretons, p 85). La racine indo-européenne est *bhr°w-(t), qui a donné également le latin fretum. Les correspondants celtiques sont: en gallois ffrwd (= anglais : stream, torrent), en cornique fros ( = anglais : stream, torrent).

Panneau indicateur situé entre Plounévez-Moédec et Belle-Isle-en-Terre, en Trégor (22810)

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Gallo-romains : Gaulois citoyens romains.

Gamelion  : 7ème mois du calendrier grec couvrant la deuxième quinzaine de janvier et la première de février.

"II tira son nom de "gamos" (mariage) et il était considéré comme le mois sacré d'Héra et de Zeus puisque les deux Dieux étaient les protecteurs du mariage et les gardiens de la famille et de la vie conjugale. Pendant ce mois avait lieu à Athènes la plupart des mariages, comme une représentation et un rappel de ce qu'on nommait le "Mariage Sacré" symbolisant 1'union éternelle des deux suprêmes et immortelles Divinités de l'Olympe. A la cérémonie du mariage participaient avec gaieté les familles, les parents et les amis, fêtant le joyeux événement dont les fruits sont les enfants, le bonheur et la perpétuation de la famille dans la vie, ainsi que la puissance de la cité-Etat du point de vue de son développement et de sa liberté.

Le mariage durait un assez grand nombre de jours. Il commencait par le "Contrat de Mariage", l'accord écrit des familles des nouveaux mariés dans leguel la dot de la femme était garantie comme étant sa propre contribution économique à la famille et il se poursuivait par des fêtes et des banquets. II finissait par le "Sacrifice Nuptial" offert à Zeus et à Héra, qui s'accomplissait publiquement en présence de témoins assurant au mariage sa légitimité, de telle sorte qu'il était difficile d'en contester la validité".

Georges S. Kosmopoulos. 23 janvier 1986.

Gaulois : Celtes des Gaules, englobant ceux de Narbonnaise, de Gaule Chevelue, de Belgique, d'Aquitaine,et de Novempopulanie. On peut aussi ajouter les Gaulois du nord de l'Italie, c'est-à-dire de Gaule cisalpine, correspondant au bassin du Pô.

Genêt / Balan  :

Giamonios : nom celtique du semestre d'hiver. A donné en gaélique geimhreadh, en gallois geaf, breton gouanv, en cornique gw(°)af.

Graduel / Gradual :

- Larousse : en liturgie, verset qui se lit entre l'épître et l'évangile; livre qui contient tout ce que l'on chante au lutrin pendant la messe.

- DDM, Larousse étymologique : mot du XIVè siècle, attribué à Philippe de Maizières; du latin gradualis, adjectif; substantif ecclésiastique, désigne d'abord la partie de l'office entre l'épître et la prose; elle se dit sur les degrés de l'ambon ou de jubé.

L'organisation des graduels dans le cadre des offices religieux est attribuée à Leoninus, en 1175 : Magnus Liber organi de Graduali (Grand Livre de la célébration des Graduels)

JCE : la racine de graduel est donc le latin médiéval gradualis, issu lui-même de gradus = marche, degré. On a pu être tenté par une confusion avec cratalem, d'autant qu'en langue anglaise, selon Onions, Oxford Dictionary of English étymology, le mot grail désigne aussi bien le graduel de la messe que le Saint-Graal. Pour ce dernier toutefois l'auteur précise qu'il s'agit d'une racine inconnue, ce qui tend à dire qu'il ne rattache pas obligatoirement les deux mots à la même racine. Une autre source de confusion vient probablement de la proximité de l'introduction des thèmes à la fois en en liturgie et en poésie : 1175 pour le Magnus Liber organi de Graduali, de Leoninus et 1185 pour la Légende du Graal, de Robert de Boron, consacré de fait par l'introduction du rite de l' Elévation au moment de l'Eucharistie par Clément III entre 1187 et 1191 (voir son article biographique).

Cette hypothèse d'une racine unique est effectivement à écarter, car il s'agit en réalité de racines différentes. Voir Graal et cratalem.

Gradualis : racine latine issue de gradus = marche, degré, qui a donné le latin ecclésiastique graduel. voir ce mot.

Gueules : terme héraldique désignant la couleur rouge.

selon Dauzat et Rostaing : "gueules du blason, d'abord morceaux découpés dans la peau du gosier de la martre, avec influence possible du persan gul, rose".

Gwlad : mot gallois signifiant pays. Dérivés : Wlad, Wledig.

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Hekatombaion : Ier mois du calendrier grec, couvrant la deuxième quinzaine de juillet et la première d'août.

"Dans les temps très anciens, il était appelé Kronios et, au milieur de l'été, on fêtait les Kronia qui symbolisaient la germination et la fructification de la nature. Cependant, avec la suprématie des douze dieux de 1'Olympe, le mois changea son nom en Hékatombaion et les fêtes devinrent les Hékatombaia pendant lesguelles, en 1'honneur de Zeus, on offrait des sacrifices de cent boeufs afin de célébrer des événements heureux, ce qui marque en même temps le passage, chez l' homme, du sacrifice humain au sacrifice animal. C'est de ce mois que tira son nom 1'Hécatombe, c'est-à-dire le sacrifice accompli avec cent boeufs ou tout sacrifice public grandiose offert en vue de fêter des faits heureux. Les Hékatombaia étaient fêtées dans beaucoup des cités grecgues. Les plus importantes se déroulaient en Laconie qui possédait cent villes et où était offert un sacrifice de cent boeufs, et où avaient lieu également des épreuves sportives, les Hékatombaia, en 1'honneur de Zeus Hékatombaios. C'est pendant ce mois que, dans le Calendrier Attique, commengaient les Jeux Olympiques et, le premier d'Hékatombaion, les Athéniens fêtaient le premier jour de la nouvelle année".

Georges S. Kosmopoulos. 23 janvier 1986.

Hermine : terme héraldique désignant la fourrure de l'animal du même nom, blanc avec des petites queues noires, abusivement lues d'argent aux hermines de sable.

Hosp- : racine latine, commune aux mots désignant l'étranger bienvenu (hospes, hospia, hospitaculum, hospitalie, hospitalis, hospitalias, hospitaliter, hospiticida, hospitolium, hospitium, hospitivus, hospitor, hospitus (par opposition à host- = étranger ennemi, hostile...).

Du latin hospitalis domus sont issus les mots hospice, hôpital,...

En Vieux-Français, le mot oste dérivé d'hospitem, désigne, selon A.J. Greimas:

- 1 Hôte, celui qui donne l'hospitalité, qui héberge.

- 2 Etranger, celui qui reçoit l'hospitalité.

- 3 Homme jouissant d'un statut social intermédiaire entre les hommes libres et les serfs.

Il a comme dérivés

- ostesse = Hôtesse, celle qui accorde l'hospitalité.

- ostoier, verbe qui signifie se loger.

De la racine hospitale (cubiculum) = chambre pour les hôtes, on trouve ostel = demeure, maison, logis, hôtellerie, auberge, etc.

En dialecte gallo-roman, on trouve le mot Hôtié, qui signifie maison, demeure, habitation, avec ses dérivés. Mais à ce niveau, il y a déjà confusion avec la racine celtique attegia. voir cette racine.

Dans le Roman, le mot hostie peut donc aussi être une métaphore désignant non pas le pain béni, mais soit le propriétaire du lieu ou se trouve le Graal, soit l'étranger qui vient le visiter.

Hostie: du latin hostia, victime.

Larousse :

- Antiquité hébraïque : animal immolé à Dieu par sacrifice.

- Rite de la messe : pain mince, sans levain, que le prêtre consacre à la messe.

Dauzat : du latin hostia. mot du XIIIè siècle. "victime sacrifiée aux dieux"; puis spécialisé comme terme chrétien;

JCE : Le thème de l'Hostie du Saint Graal constitue une confusion fortuite ou recherchée avec le mot Vieux-Français oste = celui qui héberge. Voir host, hospitem.

Hydre

en breton : naer-dour

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Insula : mot latin ayant plusieurs significations : maison isolée, maison en location, temple. Il a donné en français Ile et en breton Enez. Elles figurent en toponymie sous les formes Isle, Enez, Nenez (an enez) et désignent très souvent aujourd'hui des villages situés à proximité des anciens chemins gaulois ou gallo-romains. Cela permet de mettre en évidence une certaine concurrence entre le mot insula et le mot stabulum qui signifie domicile, gîte, séjour, retraite, auberge, chaumière, étable, écurie, bergerie, asile...

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Jugolodenn : nom donné à un coiffe du pays de Léon. cf. Plounévez-Lochrist

Jumelle : terme héraldique désignant *************

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Ker : pour la ville fortifiée, voir castrum. Par extension, *ker- a fini par désigner en Petite Bretagne tout village clos, synonyme en quelque sorte de l'espagnol ascienda (= enceinte; propriété entourée de palissades ou de murs) et de l'anglais worth.

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Lai : Petit poème narratif ou lyrique, à vers courts, généralement de huit syllabes, à rimes plates, qu'on accompagnait de la harpe et de la viole.

Lampassé : terme héraldique désignant la langue d'un animal.

Larme : terme héraldique désignant ***. En breton : daerenn; daerennoù

* Leodro : nom breton se traduisant par : "parcours d'une lieue".  Cette appellation s'applique à une procession d'un parcours d'une lieu autour d'un ermitage, en l'honneur du saint fondateur et/ou protecteur de cet ermitage.  Ce rite semble remonter à un rite druidique.

On connaît en Petite Bretagne *** processions de ce genre : 

- Bourbriac, en Trégor

cf. Anonyme, (vers 1860) : ""Nous citerons, au nombre des usages traditionnels de Bourbriac, la procession de Leodro (une lieue de tour), instituée par son patron et qui se continue, depuis plus de 1200 ans, le jour de l'Ascension"

- Locronan (en Cornouaille) : 

Lètes (Laeti) : Barbares du Nord, admis au service de l'Empire.

* leuco- : racine celtique désignant ce qui est blanc, brillant, sacré.

Lieue (du gaulois Leuga) : mesure de longueur.

- lieue romaine = 2222m.

- lieue gauloise = 1500 pas, soit 2250 < L < 2420m.

- lieue bretonne = Corde de six-vingt pieds posée par six-vingt fois, soit 4752m au pied de 33cm.(E. Guyomard, Voies romaines, chap III, note de renvoi n° 1)

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Loi du 4 juillet 1837, applicable au Ier janvier 1840

Extrait de M.N Bouillet, Dictionnaire universel d'Histoire et de Géographie. 1842-1843

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Lion mariné : terme héraldique. en breton : Morleon

Lion la queue entre les jambes : terme héraldique. en breton : Leon, e lost en e c'harbedenn

 

 

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Magister equitum praesentalis : maître (commandant) des troupes de cavalerie de ligne; traduit en celtique Penn-dragon. (voir explication au mot dragon)

Magister militium : maître (commandant) de la milice.

Magister peditum praesentalis : maître (commandant) de troupes de ligne à pieds.

Maimakterion : 5ème mois du calendrier grec couvrant la deuxième quinzaine de novembre et la première de décembre.

" II fut appelé ainsi en raison de Zeus, le dieu suprême du panthéon grec, gouverneur des dieux et des hommes et maître de 1'univers tout entier, qui avait sa demeure sur le sommet le plus élevé de 1'Olympe.

Pendant ce mois, on le fêtait sous la forme de "Zeus Maimaktès" qui signifie "transporté d'une fureur divine et impétueuse": il représentait les forces naturelles en colère et il avait comme symboles et comme armes la foudre, le tonnerre et 1'éclair. Durant ce mois où commence 1'hiver, on fêtait les Maimaktéria et, à 1'aide de sacrifices, on priait Zeus afin qu'il soit clément envers les hommes pour que cessent les fléaux, que soit conservée l'harmonie dans la nature, qu'il pleuve, que réussissent les semailles de blé et que la préparation du vin dans les jarres remplies ne soit pas troublée par sa foudre, ses éclairs et son tonnerre. Durant la fête, des hommes déguisés en Bacchantes, Nymphes et Heures, habillés de façon hivernale, célébraient avec des danses le début de 1'hiver".

Extrait de Georges S. Kosmopoulos. 23 janvier 1986.

Merlette : terme héraldique. en breton : Moualc'henn

 

Metageitnion : 28ème mois du calendrier grec, couvrant la deuxième quinzaine d'août et la première de septembre.

"II fut appelé ainsi parce que, après la récolte des céréales, la population rurale d'Athènes commengait à monter dans les régions montagneuses pour les vacances d'été. Elle revenait la troisième dizaine du mois Métageitnion pour le labourage et les préparatifs des semailles. C'est de ce déplacement de la population rurale et de son retour vers la ville que reçut son appellation le mois Métageitnion qui signifie changement de voisins. L'origine du mois est associée aussi au départ d'Apollon quittant Délos pour la Lycie et c'est pour cela que le dieu avait le nom de Métageitnios (il en est de même également avec le départ de Thésée quittant Méliti pour Diomeia et, en souvenir de cet événement, on fêtait les Métageitnia). Le mois est associé au rassemblement des colonies dispersées de l'Attique autour de 1'Acropole et à la fondation de la "Ville" d'Athènes antique".

*Metl- : racine celtique évoluée rentrant en composition dans le nom de la ville de Melun (Dottin, La Langue gauloise..., p 55 et 336), dont on trouve des variantes meclo-sedum, metlo-sedum, metio-sedum, qui ont laissé le champ libre à de nombreuses supputations.

a) Il peut s'agir d'une variante de mollo- = colline, hauteur, permettant de désigner une pays de collines;

b) Il peut s'agir d'un dérivé de medio-, midios-, mid- = milieu, à l'instar des formes germaniques et anglo-saxonnes *mitt°l, *midd°l, permettant une interprétation en pays du milieu.

Mille : mesure de longueur.

- mille romain ( mille passuum) = 1000 pas de 5 pieds = 1500m environ.

- mile anglais = 1609,432m.

- mile nautique = 1852m.

Mounychion : 10ème mois du calendrier grec, couvrant la deuxième quinzaine d'avril et la première de mai.

" Son nom vient de la fète des "Mounychies" qui se déroulait le 16 du mois de Mounychion en l'honneur d'Artémis de Mounychie adorée au Pirée. Le mois et la fête sont associés au héros mythique Mounichos qui occupa le Pirée dans les Temps Mythologiques et qui donna son nom au port et à la colline de Mounichie où se trouvaient une acropole et une colonie très ancienne. A l'époque classique, on croyait qu'Artémis était apparue durant la bataille navale de Salamine et que, sous 1'aspect de la pleine lune, elle éclaira les Athéniens qui furent vainqueurs des Perses. Durant cette fête, on avait 1'habitude d'offrir en sacrifice à la déesse un gâteau (du pain sucré) qui était appelé aussi "amphiphontas" ("entouré de lumière") parce qu'il était placé entre des lumières qui représentaient de façon allégorique le lever du soleil et le coucher de la lune".

Georges S. Kosmopoulos. 23 janvier 1986.

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Néflier : breton mesperenn.

Nemeton : mot celtique signifiant sanctuaire, lieu consacré à une divinité.

 

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Or : terme héraldique désignant la couleur jaune, couleur du soleil.

Orle : 

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Pal : se dit d'une barre verticale sur un blason 

Palé : se dit d'un blason portant plusieurs pals. Ci-contre : palé de 6 pièces. Il peut aussi l'être de 8 pièces. La première partition, à dextre, est le fond de couleur du blason; la dernière, à senestre, est de celle du pal.

Parti : se dit d'un blason divisé en deux parties dans le sens vertical, chacune des parties représentant en général une des familles associées.

Patrice : du latin Patricius, "... honneur extraordinaire, créé par Constantin dans la première moitié du IVè siècle pour récompenser des personnages importants".(D. Roques, dans Procope; la Guerre des Vandales; note II,6,3; page 250).

"Le patriciat n'est attaché à aucune fonction déterminée; c'est une dignité conférée en principe pour services exceptionnels, permettant une sorte d'anoblissement de personnes de basse condition" (P. Maraval. Procope. Histoire secrète. note III.10; page 154).

Le mot latin patricius a donné le prénom Patrick, Padrig, Padraig, Patrice, etc.

Patriciat : fonction de patrice.

 
Pomme : bret. aval.

Pomme : breton héraldique : avalwezenn

Penn Dragon : traduction bretonne du latin magister equitum, commandant de cavalerie, tiré de l'emblème de la cavalerie romaine du Bas-Empire qui était un dragon (voir ce nom).

Pensée : breton : louzouaouenn-an-Drinded.

 

Piscine : latin piscina.

Selon Frontinus, terme d'une partie d'aqueduc, servant à désigner un bassin de décantation.

Dans le N.T selon X. Léon-Dufour, p 430 : "du grec kolimbethra. En raison de la sécheresse estivale, des réservoirs d'eau, souterrains ou à ciel ouvert, étaient creusés dans le roc et alimentés par la pluie et par des sources, parfois éloignées, dont l'eau était amenée par une canalisation. A usage public, abreuvoir pour les troupeaux et cuve pour les artisans."

Porte : 

Porte maçonnée : 

Portique :  

Poseidon : 6ème mois du calendrier grec couvrant la deuxième quinzaine de décembre et la première de janvier.


" II a reçu son nom de Poseïdon, le dieu de la mer qui, d'après ce que l'on croyait, avait son palais au fond de celle-ci. Son animal sacré était le dauphin. Son symbole et sceptre était le trident dont les trois pointes symbolisent les trois particularités de l'eau de mer - salée, saumâtre et douce. Avec le trident il agitait les flots et créait une tempête sur la mer mais, avec son trident également, il rendait la mer calme et les voyages agréables pour les marins. Poseidéon, le mois du dieu Poseidon, est un des mois les plus vénérés et on le vénérait dans presque toutes les cités de la Grèce antique, continentale et insulaire, là où se trouvaient des sanctuaires en son honneur. Ceux-ci étaient associés, depuis les temps mythiques, aux voyages d'exploration, très agités, des marins grecs qui avaient le courage de voyager et de découvrir des régions inconnues, ce qui manifestait en même temps la puissance maritime et la propagation de la civilisation grecque à travers la mer".

Georges S. Kosmopoulos. 23 janvier 1986.

Pyanepsion : 4ème mois du calendrier grec couvrant la deuxième quinzaine d'octobre et la première de novembre.

" II reçut son nom du mot Pyanos, c'est-â-dire fève. Le septième jour de ce mois se déroulaient les Pyanepsies, une fête agraire en 1'honneur d'Apollon et d'Athéna auxquels on offrait des fèves et en 1'honneur desguels on célébrait des sacrifices en vue de la fertilité de la terre et de 1'abondance des prémices. Durant cette fête, lors de la processlon, marchaient en tête des jeunes gens ayant leurs deux parents en vie, tenant des fruits et les prémices qui provenaient de la nouvelle recolte de l'été, ainsi que l'"Eirésionè" (branche d'olivier ou de laurler entourée de fils rouges ou blancs); comme ils chantaient dans les maisons des chansons sur la fertilité de 1'année écoulée, lls recevaient un pourboire de la part des maîtres de maison, ce qui nous rappelle la coutume actuelle de Noèl. La procession aboutissait au temple d'Apollon où l'on déposait l'"Eirésionè" et remerciait le dieu pour la fin de la fertilité de 1'année écoulée et pour la continuation de celle-ci 1'année suivante".

Extrait de Georges S. Kosmopoulos. 23 janvier 1986.

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Quintaine : bret. peul-skoed

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Run : mot celtique désignant une petite hauteur.

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Sable : terme héraldique désignant la couleur noire. Son est inspiré par la fourrure de la martre zibeline.

Samonios : nom celtique du semestre d'été, qui a donné en gaélique samhradh, en gallois haf, breton hañv, en cornique hàf. Le mois de juin, °medio-samînio-, a donné en gaélique Maitheamh, gallois Mehevin, en breton Mezheven, en cornique Metheven.

Sceptre : en breton : baz-roue.

Skirophorion : 12ème mois du calendrier grec, couvrant la deuxième quinzaine de juin et la première de juillet.

"II était consacré à Athéna, la déesse qui était associée è la vie privée et sociale des anciens Grecs et qui était adorée plus qu'aucune autre divinité au coeur du Monde Antique, à Athènes, è laquelle e!le donna son nom et dont elle était la protectrice et la patronne. Les Athéniens, pour exprimer leur reconnaissance et leur respect, lui élevèrent sur le rocher de 1'Acropole un sanctuaire et construisirent le Parthénon, le temple de la Vierge Athéna, cette oeuvre d'art immortelle qui, aujourd'hui encore, continue d'irradier et d'éclairer 1'humanité de son idéal de beauté, de grandeur et de vérité, de paix et de liberté. Pendant ce mois, en fêtait les "Skirophories" et on transportait en procession depuis 1'Acropole jusqu'au faubourg de Skiron 1'ombrelle blanche de la déesse. L'ombrelle était considérée comme une invention de la déesse Athéna et symbolisait la protection de la cité et des champs contre 1'ardeur brulante de l'été. C'est pourquoi on accomplissait un sacrifice afin de s'assurer la bienveillance de la déesse et de protéger la récolte et la ville du soleil ardent".

Georges S. Kosmopoulos. 23 janvier 1986.

Sinople : terme héraldique désignant la couleur verte. Le nom est curieusement un dérivé du latin sinopis, vieux-français sinopre, pour désigner la couleur rouge.

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Thargelion : 11ème mois du calendrier grec, couvrant la deuxième quinzaine de mai et la première de juin.

" C'est un mois consacré au Thargélos qui signifie pain. Le septième jour de Thargélion était fêté l'anniversaire de la naissance d'Apollon, le dieu de la chaleur solaire grâce aux rayons duquel mûrissent les céréales dont les premiers grains murs servaient â pétrir le Thargélos - le pain - et, pour la première fois, on goûtait les prémices et les fruits de la nouvelle récolte. La fête commençait par le sacrifice d'un agneau, suivait une procession et ensuite avaient lieu des concours athlétiques où le vainqueur recevait comme récompense un Trépied qu'il consacrait à Apollon. La consécration se faisait aussi en souvenir. des Athéniens libérés du tribut du à la Crète et de la victoire de Thésée sur Minos. Durant la fête, les Athéniens sortaient dans les champs et faisaient la fête auprès de la nature en fleur. Ils plaquaient également à la porte de leur maison des fleurs comme c'est la coutume aujourd'hui le 1er mai".

Georges S. Kosmopoulos. 23 janvier 1986.

*Teut- : racine signifiant peuple, tribu.

 

Extrait de Xavier DELAMARRE : Lexique indo-européen

Tribun (Tribunus) :

Dans la Notitia Dignitatum, le tribun correspond au commandant en chef d'une cohorte, unité à pieds. En Bretagne (G.B), toutes les unités militaires dépendant de la Legio VI Victrix et de la Legio II Augusta sont issues de l'Empire romain, englobant outre des Bretons, aussi des Gaulois, des Germains, des Espagnols, des Italiens, des Maures, des Dalmates et même des Thraces.

En Gaule, on trouve en outre des unités barbares, soit lètes, soit fédérées :

- Praefectus laetorum Batavorum (Bataves) et gentilium Suevorum (Suèves), Baiocas (Bayeux) et Constantiae (Coutances) Lugdunensis secundae;

- Praefectus laetorum gentilium Suevorum (Suèves)...Cenomannos (Le Mans) Lugdunensis tertiae;

- Praefectus laetorum Francorum (Francs) Redonas (Rennes) Lugdunensis tertiae; 

La hiérarchie militaire, dans la Notitia, est donnée comme suit:

- Praefectus : général de légion;

- Preapositus : commandant d'un numerus (section), ou d'une ala (aile de cavalerie).

- Tribunus : commandant de cohorte.

Selon l'historien Tite-Live, certains tribuns militaires ont pu jouir, du fait de leur fonction, de l'autorité de consuls virtuels.

Tumulus : tombe, constituée d'une allée couverte mégalithique, recouverte elle même d'un tertre de terre.

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* Ual-, *Val- = racine celtique signifiant : valeur, force, courage. 

AL.F. Rivet & C. Smith, The Place-Names of Roman Britain, p 265, sous BANNOVALIUM : 

"In Welsh there are gwlad 'country, realm' and gwledig 'lord, king', and personal names Cadwaladr, Cynwal, Buddwal (...); with elements derived from this root. The Celtic root is cognate with Latin valeo, validus, valor, and hence with Valentia in place-names. The present name seems to mean 'strong spur, prominent height".

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