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Anaoioù lec'h / Noms de lieux / Place-names

Anoioù tud / Noms de personnes / Person's names

Breizh

Bretagne

Bro-Sant-Malo

Pays de Saint-Malo

 

Malestroit * Malestroec

Malastred / Malastreg

 

 

pajenn bet digoret d'an 08.11.2012 page ouverte le 08.11.2012

* forum du site Marikavel : Academia Celtica 

dernière mise à jour 29/04/2013 20:07:20

 

Définition : commune de la Bretagne historique, en Bro-Sant-Malo, pays-évêché de Saint-Malo.

Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département du Morbihan; arrondissement de Vannes; canton de Malestroit; sur l'Oust.

Superficie :  581 ha.

Population : 2600 'communiants', y compris ceux de Missiriac, vers 1780;  1741 hab. en 1886; 1712 hab. en 1891; 2483 hab. en 1968; 2465 hab. en 1982; 2439 hab. en 1996; 2472 hab. en 1999;

Description : 

* Editions Flohic : "Niché dans les méandres de l'Oust, l'îlot de la Saudray est un point stratégique d'échange et de contrôle".

Armoiries; blason

* Editions Flohic (1996) : "de gueules à neuf besants d'or, 3, 3, 3". Famille de Malestroit (sceau de 1309)

* Froger et Pressensé (1999) : "le besant prouve la participation des seigneurs aux croisades". La devise traduit en jeu de mots : "Le logis où l'on paie comptant les besants n'est pas Mal Etroit logis".

* JC Even : "en gul, e nav bezantenn en aour".

Paroisse : sous le vocable de Notre-Dame du Lys.

Histoire

* Ogée (1780) : Malestroit; sur la rivière d'Oust; par les 4° 44' de longitude, et par les 47° 43' 38" de latitude; à 7 lieues 1/6 de Vannes, son évêché, et à 13 lieues 2/3 de Rennes. Cette ville est une baronnie de Bretagne, qui a une communauté de ville, avec droit de députer aux Etats; une subdélégation et deux paroisses : l'une, sous le nom du Prieuré de la Madelaine, dépend de l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys, et l'autre, sous le nom du Prieuré de Malestroit, dépend de l'abbaye de Marmoutiers, ordre de Saint-Benoît. Les deux cures sont à l'alternative. Quatre grandes routes arrivent à Malestroit, où l'on compte 2600 communiants, y compris ceux de Missiriac, sa trêve. On y voit les couvents des Augustins et des Ursulines, et l'hôpital de la Charité. Il s'y tient un marché le jeudi. Le principal commerce des habitants est de gros draps et des cuirs. — Malestroit porte pour armes, de gueules à neuf bezans d'or, rangés trois à trois, anciennement sans nombre. — Malestroit, haute, moyenne et basse justice, qui ressortit à Ploérmel, à M. de Serent, baron de Malestroit; le Prieuré de la Madelaine, haute, moyenne et basse-justice, à M. Chanvaux; le Couédic au Voyer, moyenne et basse-justice, à M. de Guébriant; le Bois-Rouault, moyenne et basse-justice, à M. de Querhoent; Bohalet annexes, moyenne et basse-justice, à Mlle Henri de Bohal.

La famille de Malestroit a produit de grands hommes, dans les armes et dans l'église. Payen de Malestroit, le plus ancien seigneur dont nous ayons connaissance, vivait en 1200. En 1340, Henri, chevalier, seigneur de Malestroit, était conseiller et maître des requêtes du roi de France Philippe de Valois, VIe du nom. En 1343, on conclut une trêve dans le prieuré de la Madelaine de Malestroit. Alain de Malestroit fut de l'association des nobles en Bretagne, du 25 avril 1379, pour la garde et la défense du duché de Bretagne.

En 1407, le duc Jean V assembla les barons et seigneurs de Bretagne à Malestroit, pour délibérer sur les affaires du duché, avec Marguerite de Clisson, épouse du comte de Penthièvre. — Le duc Pierre II, par ses lettres données à Vannes le 22 mai 1451, érigea en baronnie la seigneurie de Malestroit, qui était une ancienne bannière, en faveur de Jean, sire de Malestroit et de Largoet. En 1463, on ferma de murs cette ville, qui était souvent exposée aux insultes de l'ennemi. En 1560, cette baronnie appartenait à Anne, baronne de Malestroit et de Montejean. En 1589, elle appartenait à la comtesse de Brissac, à qui elle fut enlevée par le duc de Mercœur, qui fit raser une partie de ses fortifications; mais elles furent réparées et la ville fut assiégée une seconde fois, en 1591, par le duc de Mercœur, qui la traita comme la première fois. Enfin, on la fortifia pour la troisième fois, et elle tomba encore, en 1592, au pouvoir du duc de Mercœur, qui la garda quelque temps. Au mois de septembre, Labideuc, officier expérimenté, la soumit à Henri IV, et fit construire cinq petites tours détachées; de sorte que, par le moyen de ses fortifications et de ses fossés toujours remplis des eaux de la rivière d'Oust, elle fut en état de résister à ses ennemis. La rivière d'Oust passe au pied de la ville et forme une petite île en cet endroit.

* Marteville et Varin (1843) : MALESTROIT; ville; commune formée de l'anc. par. de ce nom; aujourd'hui cure de 2è classe; bureau d'enregistrement; chef-lieu de perception; bureau de poste; brigade de gendarmerie a cheval. — Limit. : N. et E. Missiriac; S. Pleucadeuc, Saint-Congar, ruisseau de la Noé; O. Saint-Marcel.— Princip. vill. : Trépen, la Fosse, Crunet, le Quenel, Pont-à-Bily, Madelaine, la Carmanière, la Hallaye, la Garenne, Glum. — Superf. tot. 581 hect. 39 a. 52 c., dont les princip. divis. sont : ter. lab. 234; prés et pat. 115; Verg. et jard. 17; bois 10; landes en incultes 160; châtaigneraie 1; sup. des prop. bât. 6; cont, non imp. 38. Il serait difficile d'assigner une origine incontestable au nom de Malestroit, qui a été latinisé autrefois eu celui de Malestrictum. M. de Blois pense qu'il vient de maël-ystrad ou ystred, bourg lucratif, et que l'ancienne maison des Malestroit se nommait primitivement Malystred. A cette occasion, notre savant collaborateur nous cite l'ancienne devise des Malestroit, qui était selon lui : "Quœ numerat nummos non malè strida domus. » Devise que nous traduirions ainsi : « Maison qui compte ses écus n'est pas si mal sonnante" en admettant avec Ducange que strida soit latin. — Evidemment cette phrase est un de ces jeux de mots si fréquents dans le langage héraldique; mais nous en cherchons l'explication ailleurs que dans le mot Malystred. Selon nous, le vrai nom de la maison de Malestroit a été d'abord Malestrette ou Malestret. En effet, l'on trouve alternativement dans les Actes de Bretagne du Xllè siècle cette famille nommée de Malestricto, de Malestriti et de Malestret. Malestrette ne peut venir que des deux mots male et estrette, qui dans le vieux français signifient mauvaise fortune (1). Or, le nom primitif de cette famille étant, comme tous les noms primitifs, un nom significatif et mal sonnant, car il rappelait une défaite, une mauvaise fortune quelconque, les Malestrette ont fait tous leurs efforts pour le faire disparaître. Et d'abord, cette maison ayant sans doute fait un prêt au souverain, ses armes portèrent des besants d'or, avec la devise que nous avons rapportée ci-dessus. Ainsi s'explique ce jeu de mots :« Maison qui compte (qui prête) ses écus n'est pas si mal sonnante. » Strida n'a pas tardé à se dénaturer en stricto, par transformation du d en ct; dès lors on a traduit Malestricta en Malestroit, et l'on a substitué l'un dans la devise, et l'autre dans les actes. En effet, la devise connue aujourd'hui de cette famille portait : « Non malè stricta domus. » — Cette courte discussion n'a peut-être pas un grand intérêt historique; mais elle sert à donner une idée des habitudes héraldiques, et restitue le vieux mot estrette, substantif qui n'est même pas admis par les dictionnaires de notre vieille langue. — Il y avait a Malestroit deux prieurés, l'un à présentation de l'abbé de Marmoutiers, et valant 1,000 liv.; l'autre à présentation de l'abbé de Saint-Gildas-de-Rhuys, valant 500 liv. Un arrêt du 28 juin 1683 avait débouté le prieur de la haute-justice. Le revenu du chapitre était de 600 liv. Enfin il y avait une maladrerie de fondation commune, à présentation de l'évêque, et valant 300 liv. — La route royale n° 164, dite d'Angers à Brest, traverse Malestroit; cette ville est également traversée par la route départementale dite de Rennes à Vannes par Guer. — Il y a foire le premier jeudi de chaque mois.— Marché le jeudi.— Archéologie : dom Morice, Preuves, t. 1, col. 43, 55, 58, 59, 64, 66, 72, 76, 81, 86, 92, 93, 94, 101, 152, 557, 564, 565, 710, 799, 800, 811, 854, 878, 953, 980, 1039, 1112, 1205, 1223, 1428,1429 à 1535, 1597; t. II, col. 15, 325, 1186, 1188,1561; t. III, col. 9, 10, 11, 138, 141, 318, 329, 458, 639,1543, 1555, 1558,1729. — Géologie : schiste argileux; grès poudingue dans l'ouest-sud-ouest. — On parle le français.

(1) Dans la première édition de d'Argentré, le mol estrette est employé si évidemment pour fortune que dans les éditions suivantes, ce mot ayant déjà vieilli, ou lui a substitué celui de fortune.

* Editions Flohic (1996) : Niché dans les méandres de l'Oust, l'îlot de la Saudray est un point stratégique d'échange et de contrôle. D'une simple motte féodale, Malestroit devient l'un des hauts lieux de l'histoire bretonne, multipliant les sièges et échauffourées. En 1024, le prince conspirateur Judhaël s'y réfugie, mais au court d'un court siège, il est tué. La Guerre de Cent Ans, amène son lot de combats. En 1343, les troupes d'Edouard II et de Philippe VI de Valois y signent une trêve, laquelle est rompue par le roi de France qui fait décapiter quatorze seigneurs bretons. En 1463, la cité fortifiée affiche la prospérité de son commerce, qui ne souffre pas trop des trois sièges entrepris par Mercoeur et ses ligueurs. Mais la Révolution aura raison de sa vitalité. Malestroit la révolutionnaire est la cible des Chouans. Il faut attendre le XIXè siècle, avec l'ouverture du canal de Nantes à Brest, 1840 et l'arrivée du chemin de fer pour que la commune reprenne un nouveau souffle.

*Daniel Delattre : Le 19 janvier 1343, pendant la Guerre de Succession de Bretagne, la chapelle de la Madeleine fut le théâtre de la signature de la trêve de Malestroit, entre les rois de France et d'Angleterre, Philippe VI de Valois et Edouard III.

Archéologie. Patrimoine :

la ville ar gêr
Église saint Gilles (XIIIè-XVIè-XVIIIè) Iliz sant Jili
Chapelle Sainte-Madeleine (XVè) Chapel Santez-Madalen
Prieuré de Saint-Gildas-de-Rhuys Prioldi Sant-Jili-Ruiz
Couvent des Augustins (1637)  
Couvent des Ursulines 1670)  
Chapelle des Augustines (XVIIè et XXè siècles)  

Étymologie :

* Ogée (1780) : 

* Marteville et Varin (1843) : "Il serait difficile d'assigner une origine incontestable au nom de Malestroit, qui a été latinisé autrefois eu celui de Malestrictum. M. de Blois pense qu'il vient de maël-ystrad ou ystred, bourg lucratif, et que l'ancienne maison des Malestroit se nommait primitivement Malystred. A cette occasion, notre savant collaborateur nous cite l'ancienne devise des Malestroit, qui était selon lui : "Quœ numerat nummos non malè strida domus. » Devise que nous traduirions ainsi : « Maison qui compte ses écus n'est pas si mal sonnante" en admettant avec Ducange que strida soit latin. — Evidemment cette phrase est un de ces jeux de mots si fréquents dans le langage héraldique; mais nous en cherchons l'explication ailleurs que dans le mot Malystred. Selon nous, le vrai nom de la maison de Malestroit a été d'abord Malestrette ou Malestret. En effet, l'on trouve alternativement dans les Actes de Bretagne du Xllè siècle cette famille nommée de Malestricto, de Malestriti et de Malestret. Malestrette ne peut venir que des deux mots male et estrette, qui dans le vieux français signifient mauvaise fortune (1). Or, le nom primitif de cette famille étant, comme tous les noms primitifs, un nom significatif et mal sonnant, car il rappelait une défaite, une mauvaise fortune quelconque, les Malestrette ont fait tous leurs efforts pour le faire disparaître. Et d'abord, cette maison ayant sans doute fait un prêt au souverain, ses armes portèrent des besants d'or, avec la devise que nous avons rapportée ci-dessus. Ainsi s'explique ce jeu de mots :« Maison qui compte (qui prête) ses écus n'est pas si mal sonnante. » Strida n'a pas tardé à se dénaturer en stricto, par transformation du d en ct; dès lors on a traduit Malestricta en Malestroit, et l'on a substitué l'un dans la devise, et l'autre dans les actes. En effet, la devise connue aujourd'hui de cette famille portait : « Non malè stricta domus. » — Cette courte discussion n'a peut-être pas un grand intérêt historique; mais elle sert à donner une idée des habitudes héraldiques, et restitue le vieux mot estrette, substantif qui n'est même pas admis par les dictionnaires de notre vieille langue".

* Dauzat & Rostaing : ancien français mal, mauvais, estroit (lat. strictus), passage resserré

* Erwan Vallerie (1995) : Malestrictum,  XXIè; Malestrici, 1130; de Malestricto, 1164; Malestret, 1184; Malestret, 1187; Malastritum, 1316; Malestreitum, 1330; Malestroit, 1387; Malestricto, 1453; Malestroit, 1516.

* Éditions Flohic (2000) : "Malestroit est sans doute dérivé du breton Mael-Trech qui signifie "passage du seigneur".

* Hervé Abalain (2000) : Malestrictum, 1131; "mauvais passage, passage dangereux"

Personnes connues Tud brudet
Jean de Malestroit

Évêque de Saint-Brieuc en 1404, de Nantes en 1419. Trésorier général de Bretagne.

 
Jean-Olivier GAUDIN

Général de cavalerie de la Révolution

Malestroit, 1746 / Puxe 1830

 
Yvonne BEAUVAIS

religieuse à Malestroit de 1927 à 1951; Légion d'Honneur

 

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
Jumelage avec Ramalès de la Victoria (Espagne)  
Jumelage avec Jedburgh (Ecosse)  

 

Communes du canton de Malestroit Parrezioù kanton *Melestreg
Bohal   Bohau / *Bohael
Caro   Carotz / *Karozh
La Chapelle-Caro   La Chapèll-Carotz / *Tregarozh
Lizio   Lisioù
Malestroit   *Malastred / Melestreg
Missiriac      
Monterrein      
Le Roc Saint-André      
Ruffiac      
Saint-Abraham      
Saint-Guillomard      
Saint-Marcel      
Saint-Nicolas-du Tertre      
Sérent      

Communes limitrophes de Malestroit / Malestroec Parrezioù tro war dro *Malastreg
Saint-Marcel Missiriac Saint-Congard Pleucadeuc

Sources; Bibliographie :

* OGEE : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780.

* MM. A. MARTEVILLE et P. VARIN, continuateurs et correcteurs d'Ogée; 1843.

* Adolphe JOANNE : Département du Morbihan. Hachette. 1888.

* Albert DAUZAT et Charles ROSTAING : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Librairie Larousse, 1963; Librairie Guénégaud, 1978.

* Éditions ALBIN-MICHEL: Dictionnaire Meyrat. Dictionnaire national des communes de France. 1970.

* Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Morbihan. 1996.

* Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes du Morbihan. Froger SA. 1999.

* Hervé ABALAIN : Les noms de lieux bretons. Universels Gisserot. 2000.

* J.L RAMEL et A.J. RAUDE : Liste des communes galaises du département du Morbihan. Rolaey dez comunn galeizz deu departamant deu Mor-Bihan. Roll komuniou galloweg departamant ar Morbihan. Maezoe-Heveziken. 2003.

* Daniel DELATTRE : Le Morbihan. Les 261 communes. Éditions Delattre. 2004. 

Liens électroniques des autres sites traitant de Malestroit / Malestroec /  *Malastred - Malastreg

* Site communal : 

* forum du site Marikavel : Academia Celtica 

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout vas vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

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