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Noms de lieux Noms de personnes

Breizh

Bretagne

Bro Roazhon

Pays de Rennes

Eskopti Roazhon

Evêché e Rennes

Châteaugiron *** Chaujon

*Kereiron

page ouverte le 03.03.2003 forum de discussion

* forum du site Marikavel : Academia Celtica 

dernière mise à jour 10/05/2009 20:10:33

Définition : commune de la Bretagne historique, en Pays de Rennes / Bro Roazhon; évêché de Rennes.

Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département d'Ille et Vilaine, arrondissement de Rennes; chef-lieu de canton; sur l'Yaigne et la Seiche.

Superficie : 870 ha.

Population : 1800 'communiants' vers 1780; 1638 hab. en 1846; 2000 hab. en 1863; 1467 hab. en 1881; 1052 hab. en 1906; 1331 hab. en 1968; 

Rattachement à Châteaugiron de la commune de Venèfles, en 1971.

>>> 2343 hab. en 1979; 3244 hab. en 1982; 5500 hab. en 1999; 

Armoiries; blason : "d'or au chef d'azur".

* Éditions Flohic : "il s'agit des armoiries de la famille de Châteaugiron".

Paroisse : paroisse sous le patronage de sainte Madeleine.

Histoire :  

* Ogée (1780) : Châteaugiron :  petite ville sur un coteau, sur la route de Rennes à La Guerche; à 3 1ieues 1/6 de Rennes, son évêché et sa subdélégation. Il s'y exerce quatre hautes-justices, une moyenne et quatre basses, qui ressortissent au siège présidial de Rennes. On y compte 1800 communiants; la cuire, qui est un doyenné, est à l'alternative. Il s'y tient un marché tous les jeudis. Ce territoire, couvert d'arbres et buissons, est fertile en grains de toute espèce, abondant en fruits dont on fait du cidre, et en pâturages. On y voit souvent de la cavalerie en quartier d'hiver; les landes y sont rares. La seigneurie de Châteaugiron est un apanage des comtes de Rennes. En 1060, elle appartenait à Architré-Giron, qui passe pour le fondateur du prieuré de Sainte-Croix, qui est l'église paroissiale de l'endroit; on croit aussi que c'est lui qui le donna à l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes. Le château *, bâti par les comtes de Rennes, est fort ancien et a soutenu différents sièges. L'an 1140, Conan de Châteaugiron donna beaucoup de bien à plusieurs églises, particulièrement à l'abbaye de Savigné, ordre de Citeaux, dans la province de Normandie. Patrice, chevalier, seigneur de Châteaugiron, guerrier célèbre de son temps, se trouva à la bataille d'Auray, où il combattit pour Charles de Blois; il fut fait prisonnier et conduit dans le Berry, où l'on exigea de lui une grosse rançon. L'an 1380, Hervé de Châteaugiron succéda à Patrice, son père; il signa, avec les principaux seigneurs Bretons, le traité de paix fait entre Jean V et le roi Charles VI. Il servit le duc de Bretagne dans toutes les guerres qu'il eut à soutenir contre Olivier de Clisson, l'accompagna dans le voyage qu'il fit à Paris, le 7 janvier 1404 , pour rendre hommage de son duché au roi Charles VI, et mourut au retour de ce voyage. En 1400, Patri, second du nom, sire de Châteaugiron, grand-chambellan héréditaire du duché de Bretagne*, à cause de sa seigneurie de Châteaugiron, épousa Valence de Bains, dame de Poligné. Jean de Châteaugiron, son frère, fut fait, en 1405, évêque de Saint-Brieuc, chancelier de Bretagne, et premier président de la Chambre des comptes de la province. En 1414, Patri, troisième du nom, fils d'Armel et de Jeanne de Rougé, succéda à son père dans la seigneurie de Châteaugiron, et, en 1416, à Jean de Rougé, son oncle, dans celles de Rouge, Derval, Saint-Mars-de-la-Pile et de La Guerche, en Touraine. Ce seigneur se distingua dans les armes, rendit de grands services aux ducs, ses souverains, dans les guerres qu'ils eurent de concert avec la France contre les Anglais. En 1427, Valence de Châteaugiron, fille d'Armel et de Jeanne de Rougé, succéda à Patri, son frère (1), dans toutes ses seigneuries, et épousa Geoffroi de Châteaugiron, dit de Malestroit, sire de Combourg. Elle mourut l'an 1435, et fut inhumée dans le chœur de l'église priorale de Sainte-Croix de Châteaugiron. Son mari mourut en 1463, et fut enterré dans l'église de Derval. Le 15 janvier 1450 fut passé le contrat de mariage entre Jean, sire de Derval et de Châteaugiron (2), grand-chambellan de Bretagne, et Hélène, fille du comte de Laval et de la princesse Isabeau, fille aînée du duc de Bretagne Jean V. Cette dame fit, le 28 mai 1467, son entrée à Châteaugiron, accompagnée du seigneur Duplessis-Balisson et de cent dix-neuf chevaliers ou écuyers. Tous les habitants du lieu et des paroisses voisines dépendantes de la même seigneurie allèrent processionnellement avec leur clergé la recevoir jusqu'à Saint-Thomas. Elle était vêtue d'une robe de velours cramoisi fourrée d'hermines, et montée sur un cheval blanc enharnaché de même couleur; un gentilhomme à pied portait la queue de sa robe; elle était suivie de Marguerite de Derval, sa belle-sœur, et de cinq autres demoiselles, montées sur des chevaux blancs, dont trois avaient un harnois de velours cramoisi, et les autres d'écarlate. Venaient ensuite neuf autres demoiselles dans un charriot travaillé avec beaucoup d'art, traîné par six chevaux, décorés des armes de Châteaugiron et de Laval, et couverts d'un velours cramoisi. Quand cette belle compagnie fut arrivée à Saint-Thomas, le seigneur de la Châteignerais prit la bride du cheval de la dame de Châteaugiron, qu'il conduisit, la tète nue, sans bottes ni éperons par la Grande-Rue, depuis Saint-Thomas jusqu'à l'église paroissiale de Sainte-Croix, où elle entra pour faire sa prière. On la conduisit ensuite au prieuré de l'église, où elle dîna. A l'instant où elle allait se mettre à table, les bourgeois de la ville lui présentèrent deux bassin d'argent avec leurs couvercles, et une coupe d'argent doré du poids de quatre marcs. Guillaume de Sévigné servit de maître-d'hôtel, et Barnabe Giffard d'échanson. Les rues par où elle passa se trouvèrent tendues de très-belle tapisseries que les habitants avaient fait venir de Rennes et d'ailleurs. Cette dame passa huit jours à Châteaugiron, où l'on mit tout en usage pour lui procurer toutes sortes de divertissements. — En 1564, il y avait à Châteaugiron un ministre protestant, qui assista au synode que ceux de sa secte tinrent cette année à la Roche bernard.

Le 1er juin 1589, le comte de Soissons, prince du sang, et celui de Vertus, qui passaient par Châteaugiron pour se rendre à Rennes, furent surpris et attaqués par Lavardin, capitaine du duc de Mercœur. Le combat fut sanglant; il resta sur la place plus de quatre-vingts gentils-hommes, et il y en eut un grand nombre de blessés. Les comtes de Soissons et de Vertus furent faits prisonniers et conduits par le duc de Mercœur lui-même au château de Nantes. Après ce combat, on s'assura aussitôt des prisonniers, et l'on mit le feu à la ville, dont les maisons, bâties pour la plupart en bois, furent consumées dans un instant. Ceux de la suite des deux comtes qui avaient pu échapper à la poursuite des ennemis s'étaient retirés dans le château , où ils se croyaient en sûreté, lorsque les paysans les environs, que le duc de Mercœur avait informés de l'arrivée des deux seigneurs, accoururent pour participer à l'embrasement de la ville, bien fâchés de ne s'être pas trouvés au combat. Pour réparer ce qu'ils croyaient avoir perdu dans cette occasion, ils résolurent d'attaquer les officiers des deux comtes qui, se voyant sans vivres ni munitions de guerre, et se croyant assiégés par des troupes réglées, demandèrent à capituler. Les articles étaient dressés, lorsqu'un gentilhomme, qui était sorti de la place, s'aperçut qu'ils n'avaient eu affaire qu'à des paysans. Honteux d'avoir cédé la victoire à cette troupe grossière, il crut son honneur compromis, et conçut l'espérance de se tirer facilement de là avec un peu d'audace, s'imaginant que, s'il en tuait seulement un, la crainte s'emparerait des autres, et qu'ils prendraient la fuite. Mais il en arriva tout autrement : ces paysans, voulant venger la mort de leur compagnon, que ce gentilhomme avait tué d'un coup de pistolet, rompirent la capitulation , et entrèrent avec fureur dans le château, où ils égorgèrent soixante-six personnes; il n'en resta que six, dont trois furent dangereusement blessées, qu'ils gardèrent dans l'espérance d'en obtenir une bonne rançon. Après cette expédition, ils pillèrent la place et l'abandonnèrent trois jours après. Elle fut aussitôt occupée par le capitaine la Tremblay, qui la garda pour le roi. Le 24 mai 1590 , le duc de Mercœur envoya à Châteaugiron quatre cents hommes de cavalerie qui pillèrent cette ville, et conduisirent à Nantes quelques-uns des principaux habitans, qui furent mis à rançon. Le 22 mai 1592, le duc de Mercœur força les princes de Dombes et de Conti à lever le siège de Châteaugiron, qui durait depuis longtemps. La bataille fut sanglante, et coûta cher aux Français, qui y perdirent la plus grande partie de leur artillerie. Ils revinrent néanmoins quelques jours après, et furent assez heureux pour réussir à prendre cette ville par surprise; mais ils ne la gardèrent pas longtemps, car, le 24 juin de la même année, le duc de Mercœur la força, la prit d'assaut et fit pendre le gouverneur, Jean Ménager, avec toute la garnison, sur la contrescarpe de la grosse tour, à un arbre qui porta depuis le nom de chêne des pendus. Tous les habitants qui s'étaient réfugiés dans le château furent faits prisonniers, mis à rançon, et tous leurs effets furent pillés par les soldats. Le duc de Mercoeur, en quittant cette ville, y laissa une garnison anglaise * qui y commit, et même jusque dans l'église, les plus infâmes désordres et les plus grands sacrilèges. Elle en fuit chassée par les princes de Dombes et de Conti, qui la soumirent quelque temps après à Henri IV. On trouve dans son territoire la seigneurie de Launay, Venèfle* et la maison du Plessis-d'Ossé.

(1) Tué à la bataille de Pontorson.
(2) Fils de Valence et du sire de Combourg. Il avait deux sœurs : l'une, Gilette de Derval, épouse de Jean Raguenel, baron de Malestroit; l'autre Marguerite de Derval. (Voir la note de M. Bizeul à la fin de notre article.)

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* Marteville et Varin (1843) : CHATEAUGIRON (sous l'invocation de sainte Marie-Madelaine, le 22 juillet); commune formée de l'anc. doyenné-cure de ce nom, aujourd'hui cure de 1ere classe; bureau de l'enregistrement; chef-lieu de perception; brigade de gendarmerie à pied. — Limit. : N. Noyal-sur-Vilaine; E. Noyal-sur-Vilaine, Venèfles; S. Venèfles; O. Domloup. — Superf. tôt. 51 hect. 63 a., dont les princip. divis. sont : ter. lab. 15; prés et pât. 15; verg. et jard. 13; sup. des prop. bat. 5; cont. non imp. 3. Const. div. 250 : moulin 1 (de Mal-y-Passe) ; usines 3. >>> L'église paroissiale est l'ancienne chapelle du château; elle semble antique. La voûte de la nef, près du chœur, est formée d'un lambris de planches en forme ogivale, sur lequel sont de mauvaises peintures qui peuvent se rapporter au XVIIè siècle. — Le château , qui a été acheté par M. Ramé à la famille Le Prêtre de Lezonnet, en 1790, témoigne bien de l'ancienne opulence de la famille Châteaugiron. Ce qui en reste de plus remarquable, sont une galerie qui domine la route de Rennes à La Guerche , et deux tours, dont la plus élevée appartient à la commune. Aux pieds de ces tours coule le ruisseau d'Yaine, qui fait tourner un petit moulin. — Châteaugiron est le centre d'un commerce très-étendu de toiles à voiles et autres. Depuis quelques années il s'y est établi plusieurs blanchisseries qui ont donné un nouveau développement à l'industrie du pays. — Cette petite ville est dans une situation assez pittoresque et s'honore de souvenirs anciens. Il faut lire à cette occasion un vieux manuscrit qui est à la bibliothèque de Rennes. Ce manuscrit, rédigé par un maître d'école, est une naïve et originale narration des malheurs qui ont assailli cette ville pendant les troubles de la Ligue. - Ogée fait erreur quand il parle de la garnison anglaise que Mercoeur laissa à Châteaugiron : les Anglais soutenaient Henri IV, et les Espagnols appuyaient les prétentions de Mercoeur. — Le 11 septembre 1472 le traité d'alliance, entre François II et le roi d'Angleterre, fut signé à Châteaugiron. — Venèfles, dont parle Ogée, est une paroisse dans laquelle est le Plessix-d'Ossé, dont parle aussi notre auteur. — Outre la route départementale, n° 3, d'Ille-et-Vilaine, dite de Rennes à La Guerche, qui traverse Châteaugiron, il part de ce chef-lieu de canton deux chemins de grande communication, l'un vers Janzé et l'autre vers Marcillé-Robert. — II y a le jeudi un marché très-fréquente. — Foires le quatrième jeudi d'avril; le quatrième jeudi de septembre; le 25 juin; le lendemain quand un de ces jours est férié. — Géologie : schistes argileux. — Archéol. : Dom Morice, Preuves , t. I, col. 1110, 1267, 1268; t. III, col. 138, 227. 457, 458, 461 ,1700, 1701, 1788. Albert de Morlaix , p. 470. — On parle le français.

>>> Gillette de Derval était morte avant son frère, et ce fut sa fille aînée, Françoise Raguenel de Malestroit, qui succéda à celui-ci dans la seigneurie de Châteaugiron, qu'elle porta en mariage à Jean de Rieux, comte de Harcourt.

Françoise de Rieux, leur fille unique, la porta de même à François de Laval, baron de Châteaubriant, dont le fils, Jean de Laval, posséda la terre de Châteaugiron jusqu'à son décès, arrivé en 1543.
Anne de Montejan (1), dame de Combourg, femme de Jean VII d'Acigné, la recueillit, eu succession collatérale, dudit Jean de Laval, et la transmit à Jean VIII d'Acigné, son fils aîné, qui fut ainsi seigneur de Châteaugiron.

Il mourut en 1573, ne laissant qu'une fille, Judith d'Acigné, qui fut mariée a Charles de Cosse, comte de Brissac, dont la postérité tint la seigneurie de Châteaugiron jusqu'en 1701, qu'elle fut vendue par les Brissac au président le Prestre de Lezonnet, bon gentilhomme breton, dont les enfants prirent le vieux nom de Châteaugiron, qu'ils portent encore aujourd'hui.

Les titres de grand-chambellan héréditaire de Bretagne et de capitaine du château de Rennes étaient attachés, depuis un temps immémorial, à la seigneurie de Châteaugiron, dont les possesseurs avaient grand soin de faire confirmer ces prérogatives à chaque mutation de règne. Le 19 août 1614 , le comte de Brissac , à l'ouverture des Etats, à Nantes, demanda à exercer la charge de chambellan près de la personne du roi Louis XIII, pendant son séjour en Bretagne.

La terre de Châteaugiron était, suivant l'opinion du savant Pierre Hevin, l'une des plus anciennes baronnies de la province, quoiqu'elle ne fût pas rangée parmi les neuf premières, nombre qui, d'après le même auteur, était une invention moderne de la fin du XIV siècle. Tous les arrêts rendus en faveur de cette terre, jusqu'en 1738, lui ont toujours donné et conservé le titre de baronnie.

Un des droits singuliers qui y étaient attachés était que le possesseur d'un certain héritage était tenu, à peine de perdre la jouissance de ses fruits pendant l'année, de venir, chaque 1er de mai. chanter sur le pont du château, après la grand'messe, les officiers de la jurisdiction étant en robe, une vieille chanson dont voici le premier couplet :

Belle bergère, Dieu vous gard,
Tant vous estes belle et jolie!
Le filz du roi, Dieu vous saulve et gard,
Vous et la vostre compaignie.
Entrez; je suis eu fantaisie,
Belle, pour vous, votre franc regard;
Pour vous suis venu ceste part.

et, à la fin de la chanson, de donner une ceinture de laine de cinq couleurs, d'une aune de long, et appelée la ceinture du berger.

Les anciens seigneurs de Châteaugiron portaient vairé d'argent et d'azur, à la bande d'argent. C'est ainsi du moins qu'est armorié l'écu de Galeran de Châteaugiron en 1261, rapporté par D. Morice, Pr., I, col. 154.— Alain de Châteaugiron, en 1306, portait, sur le même champ, une bande de gueules chargée de trois coquilles. (Ibid., col. 195). — Toutefois il faut remarquer que le P. du Paz leur donne pour armes : d'or au chef de gueules; que La Colombière (Sc. Hér., 1644, p. 101) répète ces armoiries, et qu'enfin la réformation de la noblesse de Bretagne, en 1668, les attribue à une famille de Châteaugiron, du ressort de Rennes, alors représentée par Etienne et François de Châteaugiron, sieurs du Jaunay. Biz.


(1) Anne de Montejan était descendante, au cinquième degré, en ligne directe, de Jeanne Raguenel, dame de Combourg, seconde fille de Gillette de Châteaugiron. Selon M. Leg...., elle retira cette terre, qui avait été donnée par Jean de Laval, mort sans enfants, au connétable de Montmorency, au lieu de la recueillir par héritage.

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* Éditions Flohic (2000)  : "Aucune occupation antérieure au XV siècle n'est attestée dans la localité. Dans le second tiers du XIè siècle, Anquetil, chevalier originaire de Normandie et fidèle du duc Alain III, reçoit de lui des terres sur lesquelles il construit un premier château. Son fils Giron donne son nom au site. Aux siècles suivants, sous l'action conjuguée des seigneurs et des moines de l'abbaye Saint-Melaine, auxquels ont été confiées les églises de Châteaugiron, un bourg se développe entre le château et le prieuré Sainte-Croix. Le château devient peu à peu le centre de commandement d'une importante baronnie, qui s'étend sur une trentaine de paroisses. Proches des ducs de Bretagne, les barons de Châteaugiron reçoivent au XIVè siècle la charge, ensuite attachée héréditairement à la baronnie, de premier et grand chambellan du duché. Ils s illustrent à travers des missions diplomatiques et des faits d'armes. En 1472, Châteaugiron est choisi par le duc François II pour conclure avec les ambassadeurs du roi d'Angleterre Edouard IV un traité d'alliance. La branche aînée des Châteaugiron s'étant éteinte en 1427, la baronnie passe aux mains de familles alliées au XVè et au XVIè siècle : Malestroit, Rieux, Laval, Acigné, Cossé-Brissac. 

Ville prospère, Châteaugiron est en grande partie détruite pendant les guerres de la Ligue : le château est même pris en 1592 par les troupes du duc de Mercœur. La ville retrouve aux XVIIè et XVIIIè siècles une relative prospérité, fondée sur le commerce des toiles à voiles, les « noyales ». Ses halles accueillent un marché hebdomadaire et trois foires annuelles. En 1701, les Cossé-Brissac vendent la baronnie à la famille Le Prestre de Lézonnet, dont plusieurs membres possèdent par la suite des charges importantes au parlement de Bretagne. Très présente à Châteaugiron, cette famille est épargnée lorsque éclate la Révolution française. Ville patriote dite « bleue », Châteaugiron devient chef-lieu de canton en 1790. Au XIXè siècle, malgré l'établissement d'une manufacture de toiles dans l'ancien prieuré Sainte-Croix, l'industrie de la toile décline et la ville périclite - la population passe de 1 638 habitants en 1846 à 1 052 en 1906 -, ce qui ne l'empêche pas d'ouvrir à partir du second Empire de nombreux chantiers en architecture - église, halles - comme en urbanisme -percement de nouvelles rues -, qui laissent une profonde empreinte dans la ville. En 1908 est ouvert un petit séminaire qui donne un souffle au commerce local. En 1971, Châteaugiron fusionne avec la commune voisine de Venèffles; des portions de territoires de Domloup et de Noyal-sur-Vilaine lui sont annexées. La ville, petite cité de caractère, qui passe de 52 à 870 hectares, connaît depuis un nouveau développement.

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* Daniel Delattre (2004) : "Le premier château, en bois, fut construit au XIè par Anquetil. Son fils Giron fit reconstruire le château en pierre. La baronnie de Giron s'étendait sur seize paroisses. Giron participa, entre autres, à la bataille d'Hastings. A sa mort en 1096, son petit-fils Galeran pérennisa l'attachement du bourg au nom de Giron.

Les successeurs de Giron restèrent attachés au duc de Bretagne, et s'en trouvèrent récompensés de différentes façons. 

En 1408, Valence de Châteaugiron fut choisie pour garder les joyaux de la duchesse de Bretagne. 

En 1472, signature du traité d'alliance entre la Bretagne et l'Angleterre.

Château restauré dès 1450 par Jean de Derval (fils de Valence), où il vint résider avec son épouse. A sa mort, la baronnie passa entre les mains des Rieux, des Laval, des Acigné, puis des comtes de Cossé-Brissac. 

Châteaugiron fut endommagé dès 1589, au cours de la Ligue. 

En 1701, la baronnie fut acquise par René Le Prestre de Lézonnet, qui remit le château au goût du jour, en conservant les vestiges médiévaux. La famille garda le domaine jusqu'en 1802. 

L'ancienne église paroissiale se trouvait à Sainte-Croix.

Prieuré bénédictin Sainte-Croix fondé par Giron en 1060. Il fut ensuite occupé par une manufacture de toiles à voiles puis par des Ursulines, expulsées en 1904.

Prieuré Saint-Nicolas dans un ancien hôpital fondé au XIIIè par les seigneurs de Châteaugiron.

Armorial . Ardamezeg

     
Galeran de Châteaugiron

"vairé d'argent et d'azur, à la bande d'argent"

Alain de Châteaugiron

"vairé d'argent et d'azur, à la bande d'e gueules chargée de trois coquilles d'argent (?)".

     

Patrimoine. Archéologie

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Le bourg Ar bourg
Prieuré Sainte-Croix (1060) Prioldi ar Groas Santel
Église saint Médard (XVIè-XIXè)  
Église sainte Madeleine (1862-1865-1912) Iliz santez Madalen
Chapelle saint Nicolas (XVIè-XVIIè) Chapel sant Nikolaz
Chapelle sainte Marie-Madeleine (roman-XVIè-XVIIIè)  
Le Château, et sa chapelle Ar C'hastel; ar chapel
Manoir des Valettes  
Manoir de la Pince-Guerrière  
Logis de la Cour Beaulieu  

Étymologie

* M.N Bouillet (1863) : CHATEAU-GIRON.

* Dauzat et Rostaing (1963-1978) : "Giron, nom d'homme breton".

* Jean-Yves Le Moing (1990) : "Castellum Ansketili, 1087 SG; de Castro Gironi, 1152 CO"

* Éditions Flohic : "de l'anthroponyme Giron et du latin castellum, "château-fort".

Personnes connues Tud brudet
Anquetil  
Pierre LE BAUD

Secrétaire particulier de Jean de Derval;

Aumônier d'Anne de Bretagne

Auteur des "Chroniques et histoires des Bretons"

 
François LEGUAY

Général d'Empire

Châteaugiron, 1764 / Picwisky, 1822

 

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
Jumelage avec Glens of Leitrim, Irlande  
Jumelage avec Puszcykowo, Pologne  

Communes du canton de Châteaugiron / Chaujon Kumunioù kanton*Kereiron
Brécé / Berczae *Brec'heg
Chancé  
Châteaugiron / Chaujon

*Kereiron

Domloup    
Nouvoitou    
Noyal-sur-Vilaine    
Saint-Armel    
Saint-Aubin-du-Pavail    
Servon-sur-Vilaine    

Communes limitrophes de Châteaugiron / Chaujon Parrezioù tro war dro *Kereiron
Nouvoitou Domloup Noyal-sur-Vilaine Ossé Saint-Aubin -du-Pavail Amanlis

Sources; Bibliographie :

* OGEE : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780.

* MM. A. MARTEVILLE et P. VARIN en 1843.

* M.N BOUILLET : Dictionnaire Universel d'Histoire et de Géographie. Librairie L. Hachette et Cie. Paris. 1863.

* Albert DAUZAT et Charles ROSTAING : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Larousse, 1963; Guénégaud, 1978.

* Éditions ALBIN-MICHEL : Dictionnaire Meyrat. Dictionnaire national des communes de France. 1970.

* Petit Larousse Illustré. Librairie Larousse. 1979.

* Jean-Yves LE MOING : Les noms de lieux bretons de Haute Bretagne. Coop Breizh. 1990.

* Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes d'Ille et Vilaine. 2000.

* J.L RAMEL et A.J RAUDE : Liste des communes du département de l'Ille et Vilaine. Maezoe-Heveziken. 2003

* Daniel DELATTRE : L'Ille et Vilaine. Les 352 communes. Éditions Delattre. 2004.

Liens électroniques des sites Internet traitant de Châteaugiron / Chaujon / *Kereiron :

* lien communal : 

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* pour le blason de Châteaugiron : dessin JC Even sur logiciel Genhéral5. 

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig vas vite, mon petit ami

go fast, my little friend

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