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Breizh

Bretagne

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Bro Gernev

Cornouaille

aoulas *** aoulaz

page ouverte le 26.10.2007 forum de discussion

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

dernière mise à jour 29/10/2010 20:47:39

Définition : Ville de la Bretagne historique; dans l'évêché de Cornouaille.

Aujourd'hui : commune de la région économique dite "de Bretagne", département du Finistère; chef-lieu de canton; sur le Mignon (La Mignonne), le Lézuzan, le Lohan, et la rade de Brest.

Superficie : 542 ha.

Population : 400 'communiants' vers 1780; 580 hab. en 1863; 786 hab. en 1878; 800 hab. en 1906; 1022 hab. en 1968; 1401 hab. en 1982; 1866 hab. en 1997; 1794 hab. en 1999; 

Blason; armoiries

 

Paroisse : église-abbatiale sous le vocable de Notre Dame.

Histoire :

* Ogée (1780) : Daoulas; paroisse et abbaye de l'ordre de Saint-Augustin, située dans un fond, sur un bras de mer; à 9 lieues au N -N.-O. de Quimper, son évêché; à 41 lieues 1/2 de Rennes, et à 2 lieues 1/2 de Landerneau, sa subdélégation. Elle ressortit au siège présidial de Quimper, de même que l'abbaye, qui n'a que cinq religieux, y compris celui qui est recteur de Loperhen. Ou y compte 400 communiants. Elle a un hôpital, et la cure est à l'Ordinaire. L'abbaye de Daoulas fut fondée, l'an 1125*, par Alain, vicomte de Rohan, et Constance de Bretagne, son épouse, et considérablement enrichie, en 1173*, par Guyomarck, vicomte de Léon, et Nobile, son épouse, qui la donnèrent à des chanoines réguliers. Depuis ce temps, ce monastère est toujours demeuré dans la possession des religieux de Saint-Augustin, quoiqu'en 1707 [en 1692] il fût réuni au séminaire de Brest. Rivalon en fut le premier abbé. Dès que ce couvent fut habité, quelques particuliers firent bâtir dans les environs; et peu à peu cet endroit s'est tellement peuplé, qu'il forme maintenant une petite ville, avant l'existence de laquelle la communauté était dans le territoire de Plougastel. En 1186, Hervé, vicomte de Léon, confirma la fondation de ce monastère, faite par ses ancêtres, et lui donna la paroisse de ce nom, les dîmes de Sizun, celles de Logonar, de la paroisse d'Irvillac, et celles de Ros-Keradmel, avec le village de Saint-Pol, situé dans le territoire de Plougastel. En 1225, l'évêque de Quimper accorde aux chanoines de  Daoulas la possession du temporel de plusieurs églises paroissiales, et le revenu d'un an de toutes les prébendes de sa cathédrale qui viendraient à vaquer. L'an 1337, l'abbé et les religieux de cette maison s'engagèrent de plein gré à dire trois messes par jour pour les seigneurs de Rohan et de Léon, leurs fondateurs. Jean Guerrant*, abbé de Daoulas, fit rebâtir cette maison, et mourut l'an 1398. Gui Manunic, abbé du même monastère, obtint du pape le droit de porter la mitre. En 1400 , l'on connaissait dans ce territoire les manoirs de Divon, de Manfurie, de Coëtevez, de Kerysit, de Benzidiou, et celui de l'abbé de Daoulas, nouvellement construit. En 1472, les Anglais détruisirent le fort château de Daoulas, qui existait proche la forêt du même nom, et servait à la défense du pays. Cette paroisse est une ancienne châtellenie; François Ier y établit, en 1541, huit notaires et tabellions. (Voy. Crozon, année 1541.) Ce territoire est plein de vallons et de collines, et dans le voisinage de la mer; les terres en sont excellentes, et cependant négligemment cultivées en plusieurs endroits.

* Marteville et Varin (1843) : DAOULAS (sous l'invocation de la Vierge; Notre-Dame de Daoulas); commune formée de l'anc. par. de ce nom, aujourd'hui cure de deuxième classe. — Limit.: N. et 0. Dirinon; S. Irvillac ; E. Saint Urbain. — Princip. vill. : Leur-ar-Hardis, Keranglien, Ligochen, le Gras, Veillennec. — Objets remarquables : l'abbaye, la chapelle Saint-Nicolas, Notre-Dame des Fontaines. — Superf. tot. 167 h., dont les princip. div. sont : ter. lab. 100; prés et pat. 25; verg. et jard. 3; bois 1; landes et incultes 23; sup. des prop. bât. 4; cont. non imp. 11. Const. div. 108; moulins 4 (des Sales, du Pont, à eau). >>> Daoulas est un gros bourg, situé à l'embouchure de la petite rivière de ce nom qui se jette dans la rade de Brest, et qui n'est guère remarquable que par les souvenirs qui s'attachent à l'ancienne abbaye qui lui a donné naissance. — Ogée fait erreur, selon nous, en attribuant, au reste, avec beaucoup d'auteurs, la fondation de Daoulas à Alain, vicomte de Rohan, les vicomtes de Rohan n'ayant possédé Daoulas que vers la fin du XIVè siècle.— Quant à la date véritable de la première fondation de Daoulas. elle est fort incertaine. Expliquant ce nom par les mots Daou-las, double meurtre, les uns, s'appuyant sur la légende de saint Jaoua, ont dit qu'un seigneur du Faou l'avait fondée en expiation du meurtre de saint Tudec; les autres que Guyomarck avait agi ainsi de son côté pour expier le crime qu'il avait commis eu tuant son oncle, Hamon, évoque de Léon. Mais, évidemment, l'un ou l'autre de ces deux meurtres, commis, suivant ceux qui le rapportent, à près de 600 ans de distance, n'a pu seul fournir cette étymologie. A cette occasion il faut remarquer qu'une ville du nom de Daoulas se trouve aussi au pays de Galles, et que peut-être le Daoulas de Bretagne n'est autre chose qu'une réminiscence de celui du pays de Galles, réminiscence importée par les émigrants de ce pays. Dans ce cas, il serait fort inutile de chercher dans notre histoire les deux meurtres dont il s'agit. Voici, du reste, une autre hypothèse : Davies donne comme traduction du mot Dulas, « Niger ad cœruleum declinans, » noir tirant sur le bleu, Serait-il improbable que Daoulas, en breton Doulas, ait emprunté son nom à la couleur du terrain sur lequel il fut assis ? On a de nombreux exemples d'une telle étymologie. La couleur de la grawacke schisteuse qui forme le sous-sol de ce pays et celle du granité de Kersanton n'aident-elles pas à cette supposition ? M. de Blois pense qu'il existait a Daoulas un ancien monastère que les Normands détruisirent dans une de leurs invasions au IXè ou au Xè siècle, et que l'abbaye fondée par Guyomarck ne fut qu'une rénovation. M. de Fréminville tranche cette question avec un peu de légèreté, quand il se dit convaincu que ceux qui ont fait remonter cette fondation à 1173 sont dans l'erreur. Cette date est bien certaine, et nous n'en voulons pas de meilleure preuve que l'acte confirmant reproduit par dom Morice {t. I, col. 669 ), extrait des archives de Blain, sur un vidimus fait en 1244 par l'évêque de Quimper. Cet acte, quelque significatif qu'il soit, n'est cependant pas isolé; il trouve sa pleine confirmation dans le texte du Chronicon Britannicum , où il est dit sous la rubrique de MCXXIIl : « Facta est abbalia apud Daoulas, tempore Gauffredi, episcopi Corisopotensis.» — Nous nous sommes demandé, eu comparant les diverses opinions sur l'étymologie de Daoulas, si ce nom n'aurait pas été donné par Guyomarck, second fondateur selon M. de Blois; et si, rattachant le meurtre qu'il voulait expier à celui qui avait été cause de la première fondation, il n'aurait pas adopté le mot double meurtre. Quoique cette étymologie ne soit pas sans quelque apparence de vérité, nous l'avons repoussée, parce que le Chronicon Britannicum dit à six années plus haut que 1173 , « MCLXVII .......... Incepta est ecclesia apud Daoulas. » Ceci nous avait fait croire à la préexistence d'un lieu ou d'une église portant ce nom; mais, en rapprochant ces deux dates, elles nous ont paru se rattacher au même fait, savoir l'église commencée, Incepta, en 1167, et terminée, facta, en 1173. Notre opinion, nous nous hâtons de le dire, aurait donc toute vraisemblance, sans l'expression apud, qui laisse subsister un doute. — L'abbaye de Daoulas jouissait, avant la réunion de la mense abbatiale au séminaire des aumôniers de la marine, de droits étendus, et ses abbés étaient premiers chanoines de Quimper. Au nombre de ceux-ci figure avec honneur Charles Jégou, abbé de 1519 a 1535 (voy. ci-dessous la note de M. Bizeul. ) — Selon l'abbé Trévoux (t. VI, p. 523), le revenu de cette abbaye aurait été de 12,000 liv. Mais un bail du 4 juillet 1772, passé par devant Bourg, notaire à Brest, établit ses revenus à 22,000 liv.; il faut en déduire toutefois 3,1501iv., somme à laquelle, par transaction de 1710, avait été fixée la mense conventuelle. — Les ruines de l'abbaye ont été bien jugées par M. E. Souvestre ( Cambry, t. II, p. 61 ); la façade à pignon où l'on voit un portail condamné, les piliers et les arcades de la nef appartiennent à la fondation de Guyomarck; les bas-côtés, le porche et le portail sont au contraire du XIVè siècle (et non du XV, selon M. Souvestre), époque à laquelle Guerrand fit reconstruire le monastère. Le cloître est d'un style lombard assez élégant.— II y a foires les premiers mercredis des mois de janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre.— Archéologie: Dom Morice, Preuves, t.1, col. 104, 105, 669, 708, 709, 879, 984, 1273, 1388, 1389; t. II, col. 888. 1139, 1147, 1603. Alb. de Morlaix, p. 46. — Géologie : Dans le nord et dans l'est, terrain schislo-argileux; le beau granite dit de Kersanton a des gisements fréquents dans la partie sud, qui généralement est sur grawacke schisteuse. — On parle le breton. 

>>> Charles Jegou, abbé de Daoulas, de 1519 à 1535 , fit faire la grande vitre du maître autel de son église," vitre qui est, dit dom Morice (Catal. des Abb.), un chef d'oeuvre de l'art, pour la beauté des peintures, et qui s'est conservée jusqu'à nos jours (1750). On avait placé dans cette vitre trente écussons des seigneurs fondateurs et bienfaiteurs de l'abbaye et de plusieurs de ses abbés. On y voyait d'abord deux écussons partis de France et de Bretagne, puis Pont-Labbé, Rohan, Vitré, Léon, Avaugour, Duchastel, Lezuzan-Manfuric, Jegou, Gouarlez-Rosmadec, Rosnivinen-du-Louet-Coetjunval , du Largez , Guerrault, Kergonouarn , Huon-en-Léon , Rosmadec, Petit, Kerven , Préfilis, le Rouazle, Keroulle, autrement Hirgarz en Crozon, Taillart et Boisguy. — I1 paraît que ces beaux vitraux ont été détruits dans la révolution.                                                                                                                 (Biz.)

- M.N Bouillet (1863) : 

- Adolphe Joanne (1878) : 

* Daniel Delattre (2004) : "Daoulas est issu d'un démembrement des paroisses primitives d'Irvillac et de Plougastel. Monastère fondé vers 515 par un seigneur du Faou, il fut dévasté par les Normands au IXè puis érigé en 1173 en abbaye d'Augustins".

"Châtellenie appartenant à la famille de Léon au IXè puis à celle de Rohan. Château détruit au XVè par les Anglais".

Patrimoine. Archéologie

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Le bourg Ar bourg
Eglise-abbatiale Notre Dame

1167-1173. consécration : dimanche 12.09.1232

Iliz Itron-Varia

1167-1173; dedi : d'ar Sul, 12.09.1232.

Fontaine Notre-Dame-des-Fontaines (XVIè)  
Chapelle sainte Anne (1667)  
Ossuaire  
Chapelle saint Roch  
Fontaine saint Nicolas  
Manoir du Vieux-Kérisit  

Étymologie :

* Ogée (1783) : 

* M.N Bouillet (1863) : 

* Bernard Tanguy : 

* Éditions Flohic (1998) : "du breton dou ou daou, deux, et de glas évolué en las, ruisseau"

* Daniel Delattre (2004) : "Douglasium au XIIIè. Douglas au XIVè".

* Hervé Abalain (2000) : 

Personnes connues Tud brudet
Mr l'abbé Charles JEGOU

(*** ?  / + 11 janvier 1535)

 

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
   

Communes du canton de Daoulas Parrezioù kanton Daoulaz
Daoulas Daoulaz
Hanvec    
L'Hôpital-Camfrout    
Irvillac    
Logonna-Daoulas    
Loperhet    
Plougastel-Daoulas    
Saint-Eloy    
Saint-Urbain    

Communes limitrophes de Daoulas Parrezioù tro war dro Daoulaz
Dirinon Saint-Urbain Irvillac L'Hôtital-Camfrout Logonna-Daoulas

Bibliographie

* OGEE : Dictionnaire de Bretagne; 1780.

* MARTEVILLE et VARIN; en 1843.

* M.N BOUILLET : Dictionnaire Universel d'Histoire et de Géographie. Librairie L. Hachette et Cie. Paris. 1863.

* Adolphe JOANNE : Département du Finistère. Hachette. 1878.

* Éditions ALBIN MICHEL : Dictionnaire national des communes de France; Dictionnaire Meyrat; 1970.

* Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Finistère; 1998

* Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère; Chasse-Marée - Ar Men; 1990.

* Hervé ABALAIN : Les noms de lieux bretons. Universels Gisserot. 2000.

* Daniel DELATTRE : Le Finistère. Les 283 communes. Éditions Delattre. 2004. 

Liens électroniques des sites Internet traitant de Daoulas / Daoulaz

* lien communal : 

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* pour le blason de Daoulas :  dessin JC Even sur logiciel Genhéral5. 

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig vas vite, mon petit ami

go fast, my little friend

Comptoir de Campagne. 22160. Callac-de-Bretagne. 

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Site weeb : http://www.comptoir-de-campagne.com

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