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Noms de lieux

Noms de personnes

Breizh

Bretagne

Bro Leon

Pays de Léon

  Saint-Renan Lokournan  
page ouverte en 2003        forum de discussion

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dernière mise à jour 25/11/2010 13:45:34

Définition : Ville de la Bretagne historique; dans l'évêché de Léon..

Aujourd'hui : commune de la région économique dite "de Bretagne", département du Finistère; arrondissement de Brest; chef-lieu de canton, sur l'aber Iltud.

Superficie : 1341 ha.

Population : 1000 'communiants' vers 1780; 1094 hab. en 1863; 1497 hab. en 1878; 2087 hab. 1906; 3488 hab. en 1968; 5542 hab. en 1982; 6749 hab. en 1990; 6818 hab. en 1999; 

Blason; armoiries : "d'or au cheval gai de sable"

* Éditions Flohic : "le cheval rappelle les nombreux marchés aux chevaux de Saint-Renan"

* Froger et Pressensé : "d'après le sceau de la cour de justice ducale de Saint-Renan (XIVè siècle)"

Paroisse : église sous le vocable de Notre Dame

Histoire :

A l'époque gauloise, le territoire de Saint-Renan fait partie de la cité ossisme dont, du point de vue proto-historique, nous ne connaissons pas grand chose, ni ses limites réelles, ni son oppidum (sa capitale).

A l'époque gallo-romaine, il fait partie de la cité ossisme, dont le chef-lieu est Vorgium / Carhaix. 

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Le territoire de Saint-Renan fait partie de la dotation faite envers 385 par le nouvel empereur romain Maxime (Magnus Clemens Maximus Augustus) à son beau-frère Conan (Mériadec), qu'il met en tente du Tractus Aremoricani et Nervicani, système de défense côtière allant de la pointe Saint-Mathieu aux bouches du Rhin. 

La dotation faite à Kynan / Conan couvre la moitié nord de la cité gallo-romaine ossisme, du Cruc Ochidient / Menez-Hom à Montis-Jovis / Kerchouan (source du Gouet), et à Quentovic, représentant ici le limite nord du pays de l'Ic, entre Plouha et Tréveneuc, au nord d'Étables (sur Mer) / Stabulum.

Ce territoire porte le nom de Letavia, qui désigne un plateau littoral, tiré du nom du Plateau léonard, et étendu à l'ensemble du territoire breton.

Après 474, date de la bataille de Carhaix, et 496, date de l'accord entre les Britto-romains, les Armoricains de ce secteur, et Clovis, ce dernier en qualité de représentant de l'Empire romain, la cité des Ossismes et celle des Curiosolites sont constituées en territoire autonome, attribué à la nouvelle composante britto-armoricaine. 

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* J.-F. Brousmiche (1829, 1830 et 1831) : 

Une route départementale, qui part de Brest, traverse le petit bourg de Guiler et conduit à St. Renan.

L'étranger qui parcourt le Finistère peut et doit sûrement s'étonner qu'au moins 1500 habitants par lieue carrée se meuvent dans ce pays. C'est à peine si, du chemin qu'il traverse, il aperçoit la fumée des hameaux, à peine s'il trouve sur les routes quelques cultivateurs se rendant à leurs travaux, quelques voyageurs isolés fréquentant les belles et solides chaussées du département. La solitude de nos grandes routes est complète, excepté dans le voisinage des villes, et, pour s'imaginer quelle est la population de la Bretagne, il faut la voir dans les lieux où se tiennent les foires ou les marchés importants.

C'est ainsi qu'à St Renan, tous les samedis abondent des milliers de personnes attirées par le désir de vendre, d'acheter ou d'échanger les produits du sol. Cette petite ville, déserte toute la semaine, voit ses rues encombrées de charrettes, de bétail, sa halle couverte de marchandises, ses auberges trop petites pour contenir la foule qui s'y porte, car les marchés de St Renan sont renommés pour la quantité de grains que l'on y conduit de toutes les communes de la côte, par le beurre qu'on y achète, le meilleur, sans contredit, de l'arrondissement de Brest.

La Ville de St Renan dut avoir autrefois plus d'importance qu'aujourd'hui, et cependant rien n'indique qu'elle ait été plus étendue que de nos jours; nulles traces de ruines ne s'y aperçoivent. Avant 1681, c'était dans cette ville que se rendait la justice royale. A cette époque, la juridiction de cette justice fut transférrée à Brest par ordonnance de Louis XIV. Des tentatives furent faites pour conserver à ce petit lieu les prérogatives attachées aux sièges royaux; elles furent vaines et il fallut se soumettre à l'impérieuse volonté du Monarque qui en avait doté Brest et qui préludait à faire de cette cité la capitale maritime de son royaume. St. Renan dut nécessairement souffrir de la disparition du siège royal; elle n'a du sa conservation qu'à ses foires et marchés.

Assise sur le penchant d'un coteau, St. Renan voit ses rues bien pavées toujours propres. Cette petite ville possède une halle vaste et précieuse : c'est son seul monument, car son église paroissiale, édifice tout moderne, est bâtie sans grâce et sans goût, on y voit deux pitoyables tableaux, œuvre de barbouilleux faite à l'entreprise et au rabais, dépourvue de dessin, enluminée de rosé et de bleu, que l'on cite pourtant et que l'on s'empresse de montrer à l'étranger; il peut, sur ma parole, se dispenser du trajet de l'auberge à l'église.

Son ancienne église que l'on dit remonter au 14è siècle laisse encore voir au bas de la ville une partie délabrée de son portail; le reste en est détruit, colonnes, arceaux, légères ogives, originales sculptures, tout est disparu : quelques pans de murs seulement indiquent l'étendue du monument.

Le coteau sur lequel repose St Renan est nu, dégarni de bois, de verdure. Des prairies s'étendent sous les habitations; elles sont traversées par la rivière de L'aber Ildut qui va se perdre dans la mer au port de ce nom.

St Renan est le passage obligé de Brest aux côtes Nord et Nord-ouest du Finistère; plusieurs grandes routes y aboutissent. Il est une réparation urgente à faire à celle qui conduit à Brelès, à Porspoder, à Ploudalmézeau, c'est l'élargissement de la chaussée qui borde l'étang formant la retenue d'eau de la rivière, nécessaire à l'exploitation du moulin placé sur cette chaussée. La voie n'est pas suffisante pour deux voitures; la route est sans parapets, et des accidents trop nombreux auraient du, depuis longtemps déterminer l'administration des Ponts et chaussées à y mettre un terme. La chose est, dit-on, arrêtée depuis des années, mais, depuis des années aussi, nul travail ne s'effectue, et l'incurie de l'administration compromet, la nuit surtout, l'existence de ceux qui traversent la chaussée s'ils négligent de mettre pied à terre pour la passer.

Non loin de St. Renan, sur un plateau assez élevé, existe une lande très étendue, où souvent, pendant nos guerres avec l'Angleterre, on a campé de nombreux soldats destinés à se porter au besoin sur les points de la côte qui pouvaient être menacés.

Près de ce lieu l'industrie s'est emparé d'une portion de cet infertile terrain. De vastes bâtiments s'y élèvent, des champs se défrichent, on y engraisse de nombreux troupeaux de porcs, on y élève une grande quantité de bestiaux, le tout destiné aux approvisionnements de Brest, gouffre toujours béant qui enlève et consomme toutes les substances alimentaires que produit le département.

Il n'existe pas de promenades à St. Renan, on n'y trouve pas de fontaines publiques et, quoique vieille ville, les maisons à encorbellement y sont peu nombreuses. St. Renan est une ville renouvelée où toutes les constructions sont modernes.

Quelques vieux châteaux existaient dans les environs de St Renan ; le plus ancien était celui de Pont ar C'hastel. On n'en voit plus que de faibles vestiges, attestant qu'il dut être considérable. Entouré d'eau, sa position le rendait d'une défense facile. La maison de Kervéatoux cernée de beaux bois est à visiter. Les châteaux ruinés de Pharamus et de Curru font l'objet des contes absurdes des veillées d'hiver. Là résidaient de hauts barons qui tenaient en servage de nobles damoiselles que de vaillants chevaliers accouraient leur ravir ; là des sorciers, des nécromants dressaient leurs embûches auxquelles succombèrent souvent d'intrépides guerriers. Du château de Pharamus des souterrains conduisaient à St Renan ; ils renferment des trésors, mais ils sont gardés par des lutins qui les dérobent si bien aux yeux, que nul encore n'a pu les découvrir ou les apercevoir.

Les campagnes qui avoisinent St Renan abondent en gibier d'excellente qualité; on pêche des saumons dans la rivière de Laber-Ildut.

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* Jaques Cambry (1799) : 

- p. 192 : "Saint-renan abonde en grains, en fourrages; les chevaux y sont forts et vigoureux".

- p. 193 : " On entretenait autrefois de beaux haras à Lannilis, à saint-renan. Leur suppression fait un grand tort à ces cantons".

- p. 194 : "Le pont de Saint-Renan, qui facilite les communications de Brest avec les ports de l'Aber-Iildut, d'Argenton, de Portsal, et de l'Aber-Benoit, est dans un état déplorable".

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* Bernard Tanguy (1990) : "... le territoire de Saint-Renan appartenait originellement à la paroisse bretonne primitive de Plouzané".

* Éditions Flohic (1998) : "... A l'époque gallo-romaine, Saint-Renan est un carrefour important puisque les voies romaines, de Kerilien-Plounéventer à Saint-Mathieu et de Brest à la côte s'y croisent. Diverses monnaies à l'effigie d'empereurs romains ont également été retrouvées. Au VIIè siècle, l'ermite irlandais Ronan traverse la Manche et s'installe dans le Léon, où il fonde un ermitage sur le site de Saint-Renan. La ville ne se forme cependant qu'au XIè siècle autour du château, probablement futur chef-lieu de seigneurie, dont il ne reste aucune trace. En 1276, le vicomte du Léon vend la ville alors connue sous le nom de Saint-Renan-du-Tay, au duc de Bretagne Jean Le Roux. En 1320, le duc Jean III y tient sa cour et érige, en 1340, une cour de justice qu'il joint à celle de Brest. Celle-ci prend l'appellation de 'barre ducale' de Saint-Renan et de Brest, avant de devenir barre royale après la réunion de la Bretagne à la France en 1532. Saint-renan est donc reconnu comme ville avant Brest, qui n'obtient ce statut qu'en 1595. En 1681, la cour de justice est transférée à Brest sur ordre de Louis XIV, Saint-Renan ne conservant plus que les petites juridictions, ses foires et marchés. Aux XVIè, XVIIè, et XVIIIè siècles, Saint-Renan fait partie des villes du Finistère qui élisent les membres du tiers état au parlement de Bretagne..."

* Daniel Delattre (2004) : "Château édifié par les seigneurs du Léon, seigneurie. Saint-Renan n'a jamais eu de fortification. Le bourg a été le siège de la justice royale en Bas Léon au XVIIè. En 1340, le duc de Bretagne érigea à Saint-Renan une cour de justice, sénéchaussée ducale qui devint royale en 1532, lors de la réunion de la Bretagne à la France, jusqu'en 1681".

Patrimoine. Archéologie

seules les fenêtres ouvertes ont des liens actifs

Le bourg Ar bourg
Église Notre Dame de Liesse Iliz Itron Varia Levenez
Prieuré de l'abbaye saint Matthieu Prioldi abbati sant Vaze
Chapelle de Kercharles Chapel Kercharlez
Chapelle saint Yves Chapel sant Erwan
Chapelle des Voleurs Chapel al Laeron
Maison Cardinal Ti Kardinal
Maison Gérard Ti Jerard
Maison du sénéchal Ti ar senechal

 

Photographie extraite de : 

Bretagne, de Brest à Roscoff

Éditions Arlaud. 1930

(au centre, la maison aujourd'hui sous le nom de Maison Cardinal)

Skeudenn tennet diouzh : 

Bretagne, de Brest à Roscoff

Embannadurioù Arlaud. 1939

(er c'hreiz, an ti anavezet hirie dre anv Ti Kardinal)

Étymologie :

- Ogée (vers 1780) : "Il est prouvé, par la vie des saints de Bretagne, que cette paroisse est fort ancienne, et qu'elle doit ses premiers fondements à saint Renan, son patron, qui bâtit un hermitage dans la vaste forêt de Némée*, depuis nommée de Nevet, qui occupait le terrain qui compose aujourd'hui cette paroisse". 

- Marteville et Varin (1843) : "Saint-Renan et Lokronan ont une complète analogie de nom. Seulement, la localité qui nous occupe est nommée dans le Léonnais "Loc-Ronan-ar-Fanq", pour la distinguer de l'autre localité".

- Bernard Tanguy (1990) : "Saint Renan dou Tay, 1275; Sanctus Ronanus lutosus, XIIIè; Sanctus Ronanus in luto, vers 1330; Saint Renan, 1341; Locus Sancti Ronani, 1388; Saint Renan du Tay, 1486; en breton : Lokournan ar fank".

"La prononciation bretonne Lokournan comme l'existence d'un hameau de Lokournan-Vihan (Locrenan Bihan, en 1446), en Plouarzel, relevant autrefois du prieuré de Saint-Renan, témoignent que le nom actuel, doublet de Locronan (voir ce nom), est la francisation d'un toponyme formé avec le breton lok "lieu consacré" et l'hagionyme Ronan. Le vieux-français du Tay  "de la boue" traduit le qualificatif breton ar fank, rendu en latin par in luto "dans la boue" ou lutosus "boueux".

- Éditions Flohic : " de saint Ronan".

- Daniel Delattre (2004) : "Saint Renan du Tay, en 1276; Sanctus Ronanus in luto au XIVè. La commune semble tirer son nom de saint Ronan, ermite irlandais venu évangéliser la région au Vè et qui fonda Saint-Renan. Selon la légende, saint Ronan aurait abordé l'Armorique dans une auge en pierre".

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Observations JCE : 

- Ogée confond, dans la deuxième partie de sa phrase, Saint-Ronan / Lokournan avec Lokronan.

- pour approcher la manière locale du nom, prononcer : Sèr-Rnan ! 

Personnes connues Tud brudet
saint Ronan sant Ronan

Vie culturelle et associative Buhez dre ar c'hultur hag ar gevredadennou
Comité de jumelage Saint-Renan / Watchet (GB)  
Comité de jumelage Saint-Renan / La-Roche-sur-Foron (Haute Savoie)  

Communes du canton de Saint-Renan Parreziou kanton lokournan
Le Conquet   Konk-Leon
Guipronvel   Gwipronvel
Ile Molène   Enez Molenez
Lampaul-Plouarzel   Lambaol-Plouarzel
Lanrivoaré   Lanrivoare
Locmaria-Plouzané   Lokmaria-Plouzane
Milizac   Milizag
Plouarzel   Plouarzel
Plougonvelin   Plougonvelen
Ploumoguer   Plonger
Saint-Renan Lokournan
Trébabu   Trebabu

Communes limitrophes de Saint-Renan Parrezioù tro war dro Lokournan
Ploumoguer Plouarzel Lanrivoaré Milizac Guilers Plouzané

Bibliographie

* OGEE : Dictionnaire de Bretagne; vers 1780

* Jacques CAMBRY : Voyage dans le Finistère. 1799.

* J.-F. BROUSMICHE : Voyage dans le Finistère, en 1829, 1830 et 1831. Editions Morvran. 1977.

* Mr le Chevalier de FREMINVILLE. continuateur, critique et correcteur de Cambry. 1836.

* A. MARTEVILLE et P.VARIN : continuateurs et correcteurs d'Ogée. 1843.

* M.N BOUILLET : Dictionnaire universel d'histoire et de géographie. Librairie Hachette et Cie. Paris. 1963.

* Adolphe JOANNE : Département du Finistère. Hachette. 1878.

* Éditions ARLAUD : Visions de France. Bretagne, de Brest à Roscoff. Lyon. 1930.

* Éditions ALBIN MICHEL : Dictionnaire national des communes de France; Dictionnaire Meyrat; 1970.

* Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Finistère; 1998

* Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère; Chasse-Marée - Ar Men; 1990

* JC Even : Genèse de la Bretagne armoricaine. 1999.

* Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes du Finistère. Éditions Froger SA. 2001

* Daniel DELATTRE : Le Finistère. Les 283 communes. Éditions Delattre. 2004.

Liens électroniques des sites Internet traitant de Saint-Renan / Lokournan

* lien communal : 

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* pour le blason de Saint-Renan : dessin JC Even sur logiciel Genhéral5. 

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

 forum de discussion

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

hast buan, ma mignonig vas vite, mon petit ami

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Comptoir de Campagne. 22160. Callac-de-Bretagne. 

Tél / Fax : 02.96.45.51.06

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