Breizh Bretagne |
|
Bro Leon Pays de Léon |
Saint-Renan *** Lokournan
| page ouverte en 2003 | dernière mise à jour 12/06/2007 09:58:42 |
Définition : Ville de la Bretagne historique; dans l'évêché de Léon.. Aujourd'hui : commune de la région économique dite "de Bretagne", département du Finistère; arrondissement de Brest; chef-lieu de canton, sur l'aber Iltud. Superficie : 1341 ha. Population : 1000 'communiants' vers 1780; 1094 hab. en 1863; 1497 hab. en 1878; 2087 hab. 1906; 3488 hab. en 1968; 5542 hab. en 1982; 6749 hab. en 1990; 6818 hab. en 1999; |
|
| Blason; armoiries : "d'or au
cheval gai de sable".
* Éditions Flohic : "le cheval rappelle les nombreux marchés aux chevaux de Saint-Renan" * Froger et Pressensé : "d'après le sceau de la cour de justice ducale de Saint-Renan (XIVè siècle)" |
|
| Paroisse : église sous le vocable de Notre Dame |
|
Histoire : A l'époque gauloise, le territoire de Saint-Renan fait partie de la cité ossisme dont, du point de vue proto-historique, nous ne connaissons pas grand chose, ni ses limites réelles, ni son oppidum (sa capitale). A l'époque gallo-romaine, il fait partie de la cité ossisme, dont le chef-lieu est Vorgium / Carhaix. ***** Le territoire de Saint-Renan fait partie de la dotation faite envers 385 par le nouvel empereur romain Maxime (Magnus Clemens Maximus Augustus) à son beau-frère Conan (Mériadec), qu'il met en tente du Tractus Aremoricani et Nervicani, système de défense côtière allant de la pointe Saint-Mathieu aux bouches du Rhin. La dotation faite à Kynan / Conan couvre la moitié nord de la cité gallo-romaine ossisme, du Cruc Ochidient / Menez-Hom à Montis-Jovis / Kerchouan (source du Gouet), et à Quentovic, représentant ici le limite nord du pays de l'Ic, entre Plouha et Tréveneuc, au nord d'Étables (sur Mer) / Stabulum. Ce territoire porte le nom de Letavia, qui désigne un plateau littoral, tiré du nom du Plateau léonard, et étendu à l'ensemble du territoire breton. Après 474, date de la bataille de Carhaix, et 496, date de l'accord entre les Britto-romains, les Armoricains de ce secteur, et Clovis, ce dernier en qualité de représentant de l'Empire romain, la cité des Ossismes et celle des Curiosolites sont constituées en territoire autonome, attribué à la nouvelle composante britto-armoricaine. ***** * Jaques Cambry (1799) : - p. 192 : "Saint-renan abonde en grains, en fourrages; les chevaux y sont forts et vigoureux". - p. 193 : " On entretenait autrefois de beaux haras à Lannilis, à saint-renan. Leur suppression fait un grand tort à ces cantons". - p. 194 : "Le pont de Saint-Renan, qui facilite les communications de Brest avec les ports de l'Aber-Iildut, d'Argenton, de Portsal, et de l'Aber-Benoit, est dans un état déplorable". ***** * Bernard Tanguy (1990) : "... le territoire de Saint-Renan appartenait originellement à la paroisse bretonne primitive de Plouzané". * Éditions Flohic (1998) : "... A l'époque gallo-romaine, Saint-Renan est un carrefour important puisque les voies romaines, de Kerilien-Plounéventer à Saint-Mathieu et de Brest à la côte s'y croisent. Diverses monnaies à l'effigie d'empereurs romains ont également été retrouvées. Au VIIè siècle, l'ermite irlandais Ronan traverse la Manche et s'installe dans le Léon, où il fonde un ermitage sur le site de Saint-Renan. La ville ne se forme cependant qu'au XIè siècle autour du château, probablement futur chef-lieu de seigneurie, dont il ne reste aucune trace. En 1276, le vicomte du Léon vend la ville alors connue sous le nom de Saint-Renan-du-Tay, au duc de Bretagne Jean Le Roux. En 1320, le duc Jean III y tient sa cour et érige, en 1340, une cour de justice qu'il joint à celle de Brest. Celle-ci prend l'appellation de 'barre ducale' de Saint-Renan et de Brest, avant de devenir barre royale après la réunion de la Bretagne à la France en 1532. Saint-renan est donc reconnu comme ville avant Brest, qui n'obtient ce statut qu'en 1595. En 1681, la cour de justice est transférée à Brest sur ordre de Louis XIV, Saint-Renan ne conservant plus que les petites juridictions, ses foires et marchés. Aux XVIè, XVIIè, et XVIIIè siècles, Saint-Renan fait partie des villes du Finistère qui élisent les membres du tiers état au parlement de Bretagne..." * Daniel Delattre (2004) : "Château édifié par les seigneurs du Léon, seigneurie. Saint-Renan n'a jamais eu de fortification. Le bourg a été le siège de la justice royale en Bas Léon au XVIIè. En 1340, le duc de Bretagne érigea à Saint-Renan une cour de justice, sénéchaussée ducale qui devint royale en 1532, lors de la réunion de la Bretagne à la France, jusqu'en 1681". |
| Patrimoine.
Archéologie :
seules les fenêtres ouvertes ont des liens actifs
|
|
|
|
Étymologie : - Ogée (vers 1780) : "Il est prouvé, par la vie des saints de Bretagne, que cette paroisse est fort ancienne, et qu'elle doit ses premiers fondements à saint Renan, son patron, qui bâtit un hermitage dans la vaste forêt de Némée*, depuis nommée de Nevet, qui occupait le terrain qui compose aujourd'hui cette paroisse". - Marteville et Varin (1843) : "Saint-Renan et Lokronan ont une complète analogie de nom. Seulement, la localité qui nous occupe est nommée dans le Léonnais "Loc-Ronan-ar-Fanq", pour la distinguer de l'autre localité". - Bernard Tanguy (1990) : "Saint Renan dou Tay, 1275; Sanctus Ronanus lutosus, XIIIè; Sanctus Ronanus in luto, vers 1330; Saint Renan, 1341; Locus Sancti Ronani, 1388; Saint Renan du Tay, 1486; en breton : Lokournan ar fank". "La prononciation bretonne Lokournan comme l'existence d'un hameau de Lokournan-Vihan (Locrenan Bihan, en 1446), en Plouarzel, relevant autrefois du prieuré de Saint-Renan, témoignent que le nom actuel, doublet de Locronan (voir ce nom), est la francisation d'un toponyme formé avec le breton lok "lieu consacré" et l'hagionyme Ronan. Le vieux-français du Tay "de la boue" traduit le qualificatif breton ar fank, rendu en latin par in luto "dans la boue" ou lutosus "boueux". - Éditions Flohic : " de saint Ronan". - Daniel Delattre (2004) : "Saint Renan du Tay, en 1276; Sanctus Ronanus in luto au XIVè. La commune semble tirer son nom de saint Ronan, ermite irlandais venu évangéliser la région au Vè et qui fonda Saint-Renan. Selon la légende, saint Ronan aurait abordé l'Armorique dans une auge en pierre". ------------ Observations JCE : - Ogée confond, dans la deuxième partie de sa phrase, Saint-Ronan / Lokournan avec Lokronan. - pour approcher la manière locale du nom, prononcer : Sèr-Rnan ! |
| Personnes connues | Tud brudet |
| saint Ronan | sant Ronan |
| Vie culturelle et associative | Buhez dre ar c'hultur hag ar gevredadennou |
| Comité de jumelage Saint-Renan / Watchet (GB) | |
| Comité de jumelage Saint-Renan / La-Roche-sur-Foron (Haute Savoie) |
| Communes limitrophes de Saint-Renan | Parrezioù tro war dro Lokournan |
| Ploumoguer | Plouarzel | Lanrivoaré | Milizac | Guilers | Plouzané |
| Bibliographie :
* OGEE : Dictionnaire de Bretagne; vers 1780 * Jacques CAMBRY : Voyage dans le Finistère. 1799. * Mr le Chevalier de FREMINVILLE. continuateur, critique et correcteur de Cambry. 1836. * A. MARTEVILLE et P.VARIN : continuateurs et correcteurs d'Ogée. 1843. * M.N BOUILLET : Dictionnaire universel d'histoire et de géographie. Librairie Hachette et Cie. Paris. 1963. * Adolphe JOANNE : Département du Finistère. Hachette. 1878. * Éditions ARLAUD : Visions de France. Bretagne, de Brest à Roscoff. Lyon. 1930. * Éditions ALBIN MICHEL : Dictionnaire national des communes de France; Dictionnaire Meyrat; 1970. * Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Finistère; 1998 * Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère; Chasse-Marée - Ar Men; 1990 * JC Even : Genèse de la Bretagne armoricaine. 1999. * Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes du Finistère. Éditions Froger SA. 2001 * Daniel DELATTRE : Le Finistère. Les 283 communes. Éditions Delattre. 2004. |
![]()
|
Liens électroniques des sites Internet traitant de Saint-Renan / Lokournan : * lien communal : * solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique * pour le blason de Saint-Renan : dessin JC Even sur logiciel Genhéral5. * Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3 hast buan, ma mignonig go fast, my little friend |
![]()