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Mur d'Hadrien

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page ouverte le 27.09.2006 dernière mise à jour 28/01/2008 13:30:19

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extrait de Tout l'Univers. Hachette. 1961

* Les dossiers de l'archéologie : 

" C'est un des monuments les plus connus dans le monde. II matérialise la limite septentrionale de 1'Empire romain. Cette surprenante frontière artificielle de 120 km environ a été établie pour surveiller le transit Nord-Sud et protéger des attaques venant du Nord. Elle fut construite par les légionnaires entre 122 (120 pour certains auteurs) et 128. Elle était doublée au Nord d'un large fossé; tous les mille romains, un fortin (ou milecastle) permettait le passage du Mur; deux tours d'observation étaient situées entre chaque fortin ; 16 forts y ont été intégrés. Un Vallum, composé d'un fossé et d'une double levée de terre, y fut ajouté au Sud. Suivant les hasards de 1'histoire et des évènements, il fut tour è tour évacué, détruit ou restauré jusqu'è son abandon définitif vers l'an 400. De nombreux vestiges subsistent. La visite traditionnelle s'effectue de l'Est vers 1'Ouest. La côte Est fut fortifiée par plusieurs édifices militaires et notamment, le fort de South Shields dont une grande partie a été fouillée et conservée.

Une visite au Musée des Antiquités de l'Université de Newcastle donnera une meilleure idée de ce que fut le Mur d'Hadrien; y sont présentées de nombreuses inscriptions et statues d'empereurs et constructeurs ainsi que des maquettes.

Les éléments de la Muraille les mieux conservés se trouvent dans la partie centrale, vers Planetrees et Chesters. Le fort de Housesteads a gardé la maison du commandant, le quartier Général avec ses bâtiments administratifs et son tribunal, 1'hôpital et les greniers, une salle de garde et des magasins.

La côte Ouest, qui fut également renforcée, ne présente plus aucun vestige de son système de fortins et de tours.

Deux autres sites au Sud du Mur méritent un détour; à côté de Corbridge, ville florissante et dépôt militaire, se trouvent quelques forts construits par Agricola en 79/80; Chesterholm, dont les bâtiments du Quartier Général sont encore bien visibles, dépendait de la Stanegate, voie romaine qui joignait Corbridge à Carlisle. A proximité s'installa un établissement civil (ou vicus) aux IIè et IVè siècles".

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* Brian DOBSON et David BREEZE, p. 30 : 

"La construction de la Muraille d'Hadrien vers 122 après J.-C, et de celle d'Antonin vers 140, fut sans doute décidée pour des raisons de prestige. Mais la fonction précise de ces murailles n'est pas définie avec certitude. D'aucuns les considèrent comme des barrières défensives, élevées è la suite des insurrections répétées des tribus septentrionales de la Bretagne, hostiles è la colonisation, et des invasions de populations germanigues et saxonnes. D'autres estiment cependant que par leur structure, elles ne constituent pas un système de défense des plus efficaces, et qu'elles ne s'intègrent pas à la conception romaine de la tactique militaire. A 1'instar des limes édifiés sur le Rhin et en Germanie-Rhétie, leur rôle est avant tout celui d'une frontière fortifiée, affirmant la limite territoriale de l'empire.

Au début du règne d'Hadrien (117-138 ap. J.-C.), lesforts les plus septentrionaux se trouvaient alignés avec le « Stanegate », route orientée de Corbridge è Carlisle sur une ligne de communication est-ouest. Cette route servait aussi de frontière. Les forts étaient disposés è des intervalles de 10,5 km, soit la moitié de la distance normale d'une étape effectuée par une armée avec bagages. lls surveillaient 1'entrée, les infiltrations et les raids peu importants. Ces forts étaient réservés aux unités de combattants, mais d'autre part, des tours situées au nord de la route, et des fortins qui se trouvaient sur sa ligne ou à proximité, étaient occupés par des hommes dont la tâche était d'observer et de patrouiller sur la route.

LE MUR D'HADRIEN

Hadrien accrut considérablement 1'efficacité de ces tours et fortins en les incorporant tous à une barrière artificielle : en Allemagne, elle était constituée d'une palissade à grands poteaux, en Grande-Bretagne, d'une muraille. Pendant les premiers 45 milles romains (67,5 km) qui se dirigent vers 1'ouest, on devait construire une muraille de pierre (« Stone-wall »), large de 3 m et haute de 4,5 m. Un parapet devait en augmenter la hauteur de 1,5 m. En ce qui concerne les 31 milles romains (16,5 km) qui restaient, et qui menaient à Bowness-on-Solvay, on devait élever un terrassement (« Turfa-wall »), avec une base large de 6 m qui s'amincissait vers le sommet, probablement à la même hauteur que la muraille. Devant, un fossé était creusé, è 6 m de la muraille et è 2 m du terrassement. Ce fossé, était, en moyenne, large de 6,2 m et profond de 2,7 m. Aux endroits où la muraille bordait des rochers è pic, il n'y avait pas de fossé.

Tous les 500 m, soit un tiers d'un mille romain, se trouvait une tour de pierre (« turret ») de 3 m de long sur 3 m de large, enfoncée dans la muraille, mais encadrée par le terrassement. II est probable qu'elle dépassait largement 9 m de haut. Les soldats qui 1'occupaient (peut-être huit en tout) habitaient probablement le rez-de-chaussée, qui possédait, en général, un foyer. On pouvait accéder aux étages supérieurs et au rempart de la muraille, tandis que les toits étaient probablement en terrasse à parapets crénelés, ou en tuiles avec un faîte bas.

Tous les milles romains (1,5km) se trouvait un fortin de 18 m sur 15 m, (« milecastle ») attenant à  l'arrière de la muraille. II se composait d'une enceinte rectangulaire aux angles arrondis, et de deux portes dont l'une s'ouvrait dans la muraille et 1'autre était placée juste en face. Sur la muraille, les murs des «milecastles » sont en pierre, et sur le terrassement, ils sont en tourbe avec un parapet en bois. Peut-être une tour surmontait-elle la porte qui s'ouvrait dans la muraille pour maintenir continu le cordon des tours de guet. Dans cette hypothèse, sur le terrassement, elle se présentait comme une plate-forme élevée sur des piliers. On y accédait par un escalier d'angle en pierre. Des constructions annexes, four et latrines devaient compléter les installations intérieures. Le logement semble avoir été concu pour huit hommes, quoique dans deux « milecastles » d'une grande taille, il y ait eu assez de place pour trente deux.

Le terrassement s'achevait un peu è 1'ouest de Bowness, mais la série de tours et de fortins (« milefortlets ») se prolongeait sur 40 km au minimum sur 60 km au plus jusqu'è St-Bee's Head. Là, la mer était la seule barrière. On a récemment découvert deux fossés qui traversent cette côte, mais leurs dimensions (moins de 2 m de largeur et de 1 m de profondeur) ne suggèrent pas qu'ils soient des barrières. Leur fonction reste incertaine. Les « milefortlets »  n'avaient qu'une entrée puisque leur rôle n'était pas de donner accès à l'intérieur de la muraille mais de pourvoir, avec ces tours, un cordon de postes d'observation, et de loger les gardes et les patrouilles. Les « milefortlets » étaient en tourbe et d'une grandeur semblable à, celle des « milecastles ». Les tours étaient en pierre (on a suggéré que l'une d'entre-elles fut précédée par une tour de bois), et elles ressemblaient aux « turrets » de la muraille elle-même. On pense que leur fonction était de réglementer le trafic de 1'estuaire è travers le « Solway » et non la mer d'lrlande.

II n'y a rien de semblable sur la côte est, dont les conditions géographiques et politiques sont différentes. Les trois forts du Stanegate, au nord de la muraille sur la côte ouest, ont été construits sous le règne d'Hadrien. lls étaient situés sans doute dans un territoire appartenant è la province romaine mais que la construction de la muraille avait isolé. On n'essaya pas de les intégrer è la muraille car les troupes en garnison qui y résidaient relevaient d'une autorité distincte de celle de la police de la frontière.

Le début de la construction

La construction fut commencée en 122 ap. J.-C. par les légions sous le commandement du gouverneur A. Platorius Nepos, qui arriva en Grande-Bretagne cette année-là, marquée par la visite d'Hadrien. En effet, ces légions possédaient des troupes du génie capables d'édifier des ouvrages en tourbe. La pierre était tirée de carrières proches de la ligne. La muraille était déjè achevée sur 27 km à l'ouest de Newcastle, quand une soudaine modification des plans fit abandonner les travaux. En effet, la disposition des forts derrière la muraille, s'était révélée peu satisfaisante. Celle-ci, franchissable seulement par les entrées des « milecastles », espacés de 1,5 km, constituait un véritable obstacle à la liberté des manoeuvres. On édifia donc les forts au-dessus de la muraille, et on conserva trois des quatre anciennes portes situées au bord de facon à ce que les unités qui y étaient basées puissent manoeuvrer sans restrïction.

La disposition du « Vallum »

Les forts furent espacés à intervalles d'une demi-étape, soit, en moyenne de 11 km. II devait y avoir douze nouveaux forts dont la construction passait avant l'achèvement de la muraille. En même temps, 1'espace situé en arrière de la muraille devait être fermé par un fossé, dit le « Vallum ». Le « Vallum » était un fossé à fond plat, large de 6 m et profond de 3 m, flanqué de deux remblais, larges de 6 m, élevés è 9 m du bord du fossé des deux côtés.

Ainsi était constitué un espace découvert, large de 36 m, que personne ne pouvait franchir sans être vu, ***

Cliquer sur les noms ou les carrés rouges, qui peuvent être des liens

Liens actifs au 12 octobre : South-Shields; Wallsend; Newcastle; Benwell; Rudchester; Halton; Chesters; 

La muraille d'Hadrien sur Cuddy's Crag, près de Housesteads

Dossiers de l'Archéologie.

 

Mile castle 39

en regardant vers l'est, en direction de Crag Lough

www.scenicphotos.com

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Bibliographie. Sources.

* Ordnance Survey : Map of Roman Britain. Third Edition. 1956.

* Dossiers de l'archéologie. N° 37 / Septembre 1979 : Les Romains en Grande Bretagne.

* Liens électroniques : 

http://www.thenortheast.fsnet.co.uk/HadriansWall.htm

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