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Noms de lieux * Anoioù lec'hioù

Noms de personnes * Anaoioù tud

Breizh

Bretagne

Bro Naoned

Pays de Nantes

Nantes

Naoned

 

Ancenis *Anczeniz

(*Ankiniz)

 

pajenn bet digoret e 2003 page ouverte en 2003     

* forum du site Marikavel : Academia Celtica 

dernière mise à jour 04/12/2017 19:54:55

Définition : commune de la Bretagne historique, en Pays de Nantes / Bro Naoned; évêché de Nantes

Aujourd'hui dans la région économique dite 'des Pays de Loire', département de Loire Atlantique; chef-lieu d'arrondissement; chef-lieu de canton; sur la rive droite de la Loire.

Superficie : 2003 ha.

Population : 3600 'communiants' vers 1780; 5199 hab. en 1901; 5639 hab. en 1970; 6896 hab. en 1990; 

Armoiries; blason

des barons d'Ancenis, à partir du XIIè siècle : " de gueule à trois quintefeuilles d'argent, chaque feuille chargée d'une hermine".

JCE : Si l'on en croit les propos donnés par les Éditions Flohic : "(la quintefeuille) est une plante toxique très utilisée au Moyen Age", on pourrait tenter d'y découvrir un jeu de mot à partir d'une symbolique parlante à partir du breton *anken = chagrin, douleur (bien que le pays d'Ancenis ne soit pas bretonnant). La signification serait alors : "Un bon conseil, ne vous attaquez pas à ceux qui portent ce blason; vous pourriez être amenés à le regretter".  

Selon M. Froger et M. Pressensé, il s'agit en fait d'armes "parlantes", basées sur un jeu de mot à partir de l'angène, qui est une fleur héraldique, angène étant prise symboliquement pour Agenius : Ancenius > Ancen-is.

Paroisse : sous le vocable de saint Pierre (Santi-Petri de Ancenisio, et aussi Ancenium)

Histoire :

* Ogée (1780) : Ancenis; petite ville sans clôture, au bord de la rivière de Loire, sur la route de Nantes à Angers, par les 3° 31' 32" de long., et par les 47° 33' de lat.; à 7 lieues N. E. 1/4 E. de Nantes, son évêché, et à 19 lieues 3/4 de Rennes. Quatre grandes routes arrivent en cette ville, qui ne contient qu'une paroisse d'environ 3600 communiants. La communauté de ville a droit de députer aux États de la province. Il y a une subdélégation, une brigade de maréchaussée; deux postes, l'une aux lettres et l'autre aux chevaux; deux couvents, les Cordeliers* et les Ursulines*; un petit collège, et un hôpital établi par lettres-patentes datées de Versailles au mois de juillet 1687, enregistrées au Parlement de Bretagne, séant à Vannes, le 29 mars, et à la chambre des comptes le 23 avril de l'année suivante. Cette maison, fondée par les bourgeois d'Ancenis, et spécialement par les soins et les bienfaits des dames Julienne Martineau, Anne Guibourg, Jeanne la Damée, Françoise Le Mercier, Charlotte Brunetière, Anne Viau et Marie Rougé, ne peut plus se soutenir. Les filles qui s'y sont consacrées par de simples vœux au service des malades, ne pouvant satisfaire au grand nombre de dettes qu'elles ont été obligées de contracter, sont aujourd'hui forcées de se séparer et d'abandonner un emploi si glorieux pour elles et si précieux à l'humanité. On dit même que cette séparation commença dès l'an 1774, et que leur maison est sur le point d'être mise en vente. — Il se tient un marché à Ancenis les lundi et jeudi de chaque semaine. Ce dernier jour est le seul où les habitants des frontières du côté de l'Anjou aient le privilège d'acheter du sel pour leur usage, et de l'emporter chez eux. Cette ville porte pour armes des gueules à trois quintefeuilles d'hermines. La prévôté et la seigneurie d'Ancenis, avec titre de baronnie et de marquisat, ont chacune haute, moyenne et basse-justice, qui appartiennent à M. le duc de Charost. Son ressort est au présidial de Nantes. La Petite-Rivière, haute, moyenne et basse-justice, à M. de Santo-Domingue. Cette jurisdiction s'exerce au bas de l'auditoire d'Ancenis, par emprunt de territoire. La situation de cette ville, avantageuse et riante, en rend le séjour très-agréable. La Loire lui procure tous les avantages du commerce, qui est considérable en vins, grains et autres denrées. Ses prairies, arrosées des eaux de cette rivière, produisent du foin en abondance; le reste de son territoire, coupé de coteaux, offre à la vue une campagne riche et fertile en vins et grains de toute espèce.

Cette ville paraît très-ancienne. M. de Corneille, Denis le periégète et autres la font capitale d'une colonie d'Amnites*, ancien peuple d'Italie, dont le pays s'appelait Samnium. Strabon, plus instruit de leur véritable nom, les nomme Samnites. Cet écrivain célèbre rapporte que, leurs femmes se tenaient presque toujours dans l'île Strabon, connue aujourd'hui sous le nom de l'île de Bouin. Elles y avaient un temple où elles faisaient des sacrifices à Bacchus, leur principale divinité. Tous les ans, à un jour marqué, elles ôtaient la couverture de ce temple, qu'elles recouvraient le même jour avant le coucher du soleil. Dans leurs cérémonies, chaque femme portait un fardeau; et si quelqu'une laissait tomber le sien, celles qui l'accompagnaient se jetaient sur elle, la déchiraient, la mettaient en pièces, et portaient au temple de Bacchus les membres épars de l'infortunée, avec des cris horribles, qui ne cessaient qu'avec leur fureur. Strabon observe qu'il ne se passait pas d'année que quelqu'une ne subît la loi. Aucun de leurs maris ne pouvait entrer dans l'île. Elles allaient elles-mêmes les trouver en bateau; et, après avoir vécu quelques jours avec eux, elles s'en retournaient à Strabon, et les hommes à Ancenis, pays autrefois couvert de forêts, où ils ne s'occupaient que de la guerre ou de la chasse. — « M. Travers prétend aussi que les femmes des Samnites habitaient l'île de Bouin, ou quelque autre à l'embouchure de la Loire; qu'elles y employaient la plus grande partie de l'année au sel et à la culture du froment, tandis que leurs maris ne s'occupaient que de la guerre ou de la chasse. Ces femmes, dit-il, découvraient, à certain jour de l'année, ce qui leur restait de l'ancien sel, sur lequel elles amoncelaient le nouveau, et le recouvraient le même jour. Elles le portaient sur la tête, comme on fait encore aujourd'hui, par des sentiers étroits et glissants; et si quelques unes venaient à tomber et à renverser leur fardeau, les autres, pour détourner de dessus elles le mauvais présage, les mettaient impitoyablement en pièces. De là vient la superstition qu'on ne peut renverser le sel à table qu'il n'arrive malheur à quelqu'un de la compagnie. »

Guerech, comte et évêque de Nantes, non sacré, garda l'évêché pendant 7 ans. Il épousa la comtesse d'Aremberge*, qui, pendant le voyage de son mari à la cour de Clotaire [Lothaire], roi de France, fit bâtir, en 987, le château d'Ancenis. L'an 1173, Henri II, roi d'Angleterre, fit fortifier cette ville, dont il donna le gouvernement à Maurice de Craon, son sénéchal. Elle ne resta pas long-temps sous la domination anglaise, puisqu'en 1213, une armée de cette nation, conduite par Jean-sans-Terre, son roi, fit les plus affreux ravages dans le territoire d'Oudon et d'Ancenis, dont il s'empara. Le même prince prit encore cette dernière ville sur Geoffroi d'Ancenis, l'an 1217, et la garda jusqu'en 1230, qu'elle fut assiégée, au mois de juin, par Louis IX, roi de France. Les Anglais, incapables de résister aux forces de ce monarque, la rendirent par capitulation : le vainqueur reçut dans son camp les hommages-liges des grands seigneurs de Bretagne, et particulièrement celui du seigneur de Vitré, dont la baronnie était un arrière-fief de France. Ce fut dans ce même temps que, par un jugement rendu en présence des ducs et pairs, il ôta à Pierre-de-Dreux le bail de Bretagne et de Nantes, qu'il garda jusqu'à la majorité de l'héritier de cette province; c'est le premier et le seul exemple d'un pareil jugement, auquel Pierre-de-Dreux, duc de Bretagne, ne voulut jamais acquiescer. En 1300, le château de la Guerre* appartenait à Charles-de-la-Ramée; et en 1400, il passa dans la famille des seigneurs Pantin de la Guerre, qui le possèdent encore aujourd'hui. En 1341, Charles de Blois prit Ancenis sur le comte de Montfort. En 1370 vivait le fameux Guillaume d'Ancenis, un des plus grands guerriers de la Bretagne. La qualité de prince, qu'avaient toujours prise les seigneurs d'Ancenis, finit dans la personne d'Alienor, époux de Jeanne de Montfort, lequel mourut au mois d'août 1386, dans le château du Bois-de-la-Roche, et fut enterré dans l'église de la paroisse de Néant, diocèse de Saint-Malo. — Le roi de France Charles VI, ayant été informé que le duc Jean IV faisait la guerre à Olivier de Clisson, envoya en Bretagne, pour y rétablir la paix, le duc de Bourgogne, qui arriva au château d'Ancenis le 12 novembre de l'année 1394. Ce prince envoya aussitôt un sauf-conduit à Jean IV, qui se rendit sur-le-champ auprès de lui : il y trouva Olivier, son ennemi, et Rolland de la Villéon, qui y était en qualité de procureur du comte de Penthièvre. Ils jurèrent tous les trois, sur l'Évangile et sur le saint Missel, de s'en rapporter à la décision du duc de Bourgogne, qui les emmena avec lui à Angers, pour y terminer leurs différents.

Les maisons nobles du territoire d'Ancenis, au XIVè siècle, étaient la Grée, au vicomte de Coëtmen, et la Chôtellerie, à Jean Secretain. En 1448, Jeanne d'Harcourt *, veuve de Jean de Rieux, quatrième du nom, mort en 1431, fit bâtir le couvent des cordeliers de cette ville : elle obtint, la même année, une bulle du pape Nicolas V, en vertu de laquelle ils prirent possession de ce nouveau monastère en 1449.

Au mois de juillet 1468, Ancenis fut assiégé sans succès par l'armée française. Cette place était si bien fortifiée, qu'elle résista une seconde fois au siège qu'en fit le marquis de Pont-Amusson, à la tête d'une armée de 4,000 hommes, tant infanterie que cavalerie. En 1472, les Français, irrités de sa résistance, portèrent le fer et le feu dans la campagne, jusqu'aux portes de Nantes; firent des ravages affreux, qui furent suivis d'une trêve conclue à Châteaubriant, entre François II, duc de Bretagne, et le marquis. Pendant cette suspension d'armes, on moyenna un accommodement à Ancenis, entre Louis XI et François II. Le 10 septembre de la même année, le traité fut ratifié par les princes et les évêques de France, d'une part, et de l'autre, par les États de Bretagne. En 1473, Louis XI, roi de France, entra en cette province, à la tête de 50,000 hommes. Il commença ses opérations par la prise de la ville et du château d'Ancenis. Elle appartenait, en 1485, au maréchal de Rieux, qui y reçut avec bonté les seigneurs bretons qui vinrent s'y réfugier cette même année. Le motif de leur fuite était la crainte qu'ils avaient de Pierre Landais, trésorier de François II, de la personne duquel ils avaient voulu se saisir à Nantes, dans le château de ce duc. (Voy. Nantes, année 1485.) Trois ans après, l'armée française, commandée par le duc de la Trimouille, mit, au mois de mai, le siège devant cette ville, qui appartenait encore au seigneur dont on vient de parler. Elle fut obligée de capituler, après quarante jours de siège. La garnison eut permission de se retirer où bon lui semblerait, à condition que la place et ce qui s'y trouverait appartiendrait au roi; ce qui fut exécuté. Le duc s'empara de l'artillerie et des munitions, et fit distribuer à ses soldats les restes du butin; il employa ensuite son armée à raser les fortifications, et mit cette ville dans le cas de ne pouvoir plus soutenir aucun siège; il conserva seulement une partie des fossés pour l'écoulement des eaux. L'an 1490, Ancenis était une ville neutre, dont les Etats de la province payaient la garnison; mais cette même année le château fut démoli par ordre de la duchesse Anne, qui, pour indemniser le maréchal de Rieux, tant de cette place que des châteaux de Rieux, d'Elven et de Rochefort, qu'elle fit aussi démolir, lui accorda une somme de 100,000 écus, payable sur la recette de Nantes, pendant dix ans, dont 10,000 écus lui seraient remis chaque année.

Jean de Rieux, sixième du nom, maréchal de Bretagne, proche parent de la duchesse Anne et de Madame Isabelle, sa sœur, devenu leur tuteur par acte passé eu 1488, mourut sur la fin du XV° siècle, et fut enterré dans l'église des cordeliers d'Ancenis, où l'on voit son tombeau *.

En 1496, le boisseau de froment, mesure d'Ancenis, du poids de 80 livres, valait 2 s. 6 d., ce qui fait environ 10 s. de notre monnaie actuelle; celui de seigle, du poids de 76 livres, valait 2 s. 1 d.; celui de grosse avoine, 18 d., et celui d'avoine menue, 10 d.

Acquits de rachats et autres droits seigneuriaux pour les enfants du duc d'Elbeuf, avenus au roi par la mort de dame d'Ancenis, en 1569. — Le collège fut fondé par les seigneurs d'Ancenis, l'an 1572.

Cette ville, qui avait été fortifiée de nouveau et remise en état de défense, fut encore assiégée et prise au mois de février 1590, par les troupes de Henri IV, qui, par arrangement, la laissa en neutralité : les Etats de la province en payaient la garnison. On assure que le flux et reflux de la mer, qui ne se fait plus sentir qu'environ trois lieues au dessus de Nantes, montait alors jusque dans le port d'Ancenis, et qu'on y construisait autrefois des vaisseaux de guerre *.

Au mois d'avril 1593, la reine Louise, veuve de Henri III, roi de France, arriva dans cette ville, que le duc d'Elbeuf tenait encore en neutralité : elle préféra ce séjour à tout autre, par la commodité qu'elle y trouvait de conférer avec le duc de Mercoeur, son frère, qui, quelques jours après son arrivée, partit de Nantes pour aller la trouver. Le capitaine la Fosse, instruit du voyage du prince, s'était mis en embuscade avec quatorze soldats, à une demi-lieue d'Ancenis : il le laissa passer tranquillement, tomba sur son bagage qui le suivait de loin, et lui enleva tous ses effets, parmi lesquels il y avait 76 marcs de vaisselle d'argent. Louise demeura quelque temps au château d'Ancenis, pour assister aux conférences qu'y tenaient Henri IV et son frère; mais, étant tombée malade, elle se rendit, par le conseil de ses médecins, à son château de Chenonceaux, situé sur le Cher, auprès de Tours, maison qu'elle aimait, et où l'on transporta les conférences, le 15 avril 1595. L'année suivante, le duc d'Elbeuf vendit au duc de Mercœur la seigneurie d'Ancenis, pour la somme de 200,000 écus. — L'an 1599, le roi Henri IV ordonna de démolir toutes les fortifications qui restaient en la ville et au château d'Ancenis, conformément au traité de paix fait avec le duc de Mercœur, le 25 mars 1598. — En 1605, la duchesse de Mercœur rendit hommage au roi, pour la baronnie d'Ancenis.— Le 7 août 1620, les Etats s'assemblèrent dans le couvent des cordeliers, et il y fut décidé qu'ils ne s'assembleraient que tous les deux ans. Henri de Gondy, duc de Retz et pair de France, présida aux Etats qui s'assemblèrent dans la même ville, au mois de juillet 1630. Ce fut la première fois qu'on établit des droits de sortie sur les épiceries qu'on tirait de Nantes, de même que sur l'eau-de-vie, droits qui furent fixés à 2 liv. 5 s. par barrique. En 1642, les religieuses Ursulines* de Nantes formèrent le projet d'établir un monastère de leur ordre à Ancenis. Les habitants, dont elles n'exigeaient que le consentement, s'y prêtèrent d'autant plus volontiers, que ces religieuses s'obligeaient d'instruire gratis toutes les pauvres filles qui voudraient profiter de leurs leçons. En conséquence, après avoir obtenu l'agrément de Madame de Lorraine, épouse du duc de Vendôme, seigneur d'Ancenis, et celui de Gabriel de Beauvau, évêque de Nantes, la mère Antoinette de Bruc, supérieure élue de la nouvelle communauté, et huit autres religieuses, partirent de Nantes le 23 octobre, et arrivèrent à Ancenis le même jour, sur les cinq heures du soir. Elles y furent reçues par le clergé et les officiers de la ville, et furent obligées de loger chez les dames de charité pendant quelque temps, parce que le locateur qui leur avait loué son appartement ne voulut pas le céder à leur arrivée. Dès qu'on eut trouvé une maison commode, elles y furent conduites par M. Bidou, recteur, et les principaux habitants. Elles se mirent sous la protection de Jésus, Marie, saint Joseph et sainte Thérèse, et choisirent pour unique fondateur Notre-Seigneur au saint sacrement de l'autel, et saint Joseph pour titulaire de leur église et de leur monastère. Elles eurent ensuite la visite de Sébastien-Philippe Pantin, seigneur de la Guerre, gouverneur des ville et château d'Ancenis, et des plus distingués de la ville. Ces religieuses employèrent la première nuit à préparer, dans une des chambres de leur maison, un autel où, le lendemain, on célébra trois fois le saint sacrifice de la messe. La Rive de Laubier, grand-vicaire du diocèse, qui les avait accompagnées, les recommanda aux habitants d'Ancenis, qui lui firent grand nombre de compliments et rien de plus. L'abbé de Bruc, oncle de la supérieure, donna au nouveau monastère un ciboire et quelques livres; et l'on décora, le plus décemment qu'on put, une grange qui joignait leur appartement, dont elles firent leur chapelle et leur parloir. Dès le 25 novembre, elles ouvrirent leur classe, et le 30 du même mois elles se mirent en clôture. Les Ursulines de Nantes, pour favoriser cet établissement, leur prêtèrent 800 liv., qu'elles employèrent, avec l'agrément de l'évêque, à acheter les maisons de la Davraie, situées dans la paroisse de Saint-Géréon, où, dans la suite, elles firent bâtir, à plusieurs reprises, le couvent qu'elles occupent aujourd'hui, et pour la construction duquel Louis XIV donna 2,000 liv. Ce nouveau monastère n'est occupé que depuis environ 1743 par ces religieuses, qui y vivent dans la plus grande régularité. Elles y sont quelquefois incommodées des eaux de la Loire, lorsqu'elle vient à se déborder; mais elles sont amplement dédommagées par la pureté de l'air qu'on respire en cet endroit, par sa situation avantageuse et la commodité de se procurer toutes les provisions nécessaires, tant par eau que par terre. Elles pourraient facilement loger quarante pensionnaires, quoiqu'elles n'en aient ordinairement que vingt-cinq à trente.

1661. Assemblée et tenue d'un synode diocésain à Ancenis, par Gabriel de Beauvau, évêque de Nantes. — En 1680, Armand de Béthune, duc de Charost, rendit hommage au roi pour la baronnie d'Ancenis. — En 1700, on rebâtit le château d'Ancenis, qui tombait en ruine, mais sans fortifications. Louis Frétât de Boissieux, évêque de Saint-Brieuc, président, pour l'ordre de l'Eglise, aux Etats, qui s'assemblèrent au couvent des cordeliers de cette ville en 1720, et dont l'ouverture se fit le 10 septembre de cette année, tomba malade et mourut quelques jours après leur clôture. Son corps fut embaumé et porté dans la ville épiscopale, où il fut inhumé. — Au mois de juin, l'an 1729, les habitants obtinrent des lettres d'octrois, et en 1750, le titre de miseur et contrôleur des deniers communs de la communauté de ville fut supprimé, pour être réuni à la même communauté.

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* Marteville et Varin (1843). ANCENIS (bureau de poste et relais), (Santi-Petri de Ancenisio, et aussi Ancenium), anc. par. de ce nom, sous le vocable de Saint-Pierre; aujourd'hui cure de 2è classe avec traitement de Ire. Rigord, dans la vie de Philippe-Auguste, parle d'Ancenis et l'appelle Andenesium, mot qui se rapproche beaucoup de l'étymologie que quelques-uns lui assignent, An-den-ès, belle forêt et rivière. En effet, Ancenis est sur le bord de la Loire et près d'une forêt dont jadis elle faisait partie. C'est dans cette foret que, sous François 1er, on prit le bois nécessaire pour construire le vaisseau la Nompareille; sous Henry II, elle fournit aussi le bois que l'on employa à la construction du Grand-Caraquen et du Grand-Henry. Ces 3 bâtiments étaient des plus beaux de ce temps, et l'on croit qu'ils avaient été construits à Ancenis même. Alors ils seraient ceux dont parle Ogée. L'église est d'une époque très-reculée, mais ou ne peut lui assigner une date précise. Le couvent de cordeliers dont parle Ogée a été détruit eu 1793. On y voyait les tombeaux suivants : 1° de Jean IV, de Rieux, né le 27 juin 1447, mort le 9 février 1518. Son épitaphe, qui était sur un magnifique tombeau, le qualifie d'homme avisé, vigilant et grand capitaine. 2° De Jeanne d'Harcourt, femme de Jean III, de Rieux, morte le 3 mars 1456 (1457 avant Pasques). Elle avait fondé, vers 1450, le couvent des cordeliers d'Ancenis, et voulut par testament y être inhumée au milieu de l'église, sous une table de marbre noir, soutenue de quatre piliers. 3° De Jean de Bretagne, comte de Richemont, fils de Jean II, mort le 7 janvier 1333.— Le couvent des ursulines, également mentionné par Ogée, sert aujourd'hui de caserne. — Ancenis est chef-lieu de sous-préfecture et a un tribunal de 1èr instance; son ancien collège a été relevé, et l'hôpital fondé en 1687 existe toujours. — Limit. : N. Mézanger; E, Saint-Herblin; S. la Loire; O. Saint-Géréon et Couffé. — Princip. vill. la Sonandière, la Hervetière, la Morière, la Blordière, la Gilarderie, la Gréserie et Brise-Bois. — Superf. tot. 1990 hect. 88 a., dont les princ. div. sont : ter. lab. 750; pr. et pat. 411; vig. 183; bois 77; verg. et jard. 42; mares 09; aulnaies et saussaies 18; land. et vag. 39; superf. des prop. bâties 13; coût, non impos. 89; riv., lacs et ruiss. 289. Construct. div. 918 : moulins 6. II y a marché tous les lundis et jeudis, et huit foires par an, savoir : à la mi-carême, le 4 mars, le 8 mai, le 11 juin, le 2 juillet, le 2 août, le 2 septembre et le 30 novembre; escale de bateaux à vapeur. Le pont suspendu, récemment construit sur la Loire, fait communiquer cette partie de la Loire-Inférieure avec le département de Maine-et-Loire. — Le château de la Guerre existe encore. — Cette ville fait un commerce considérable de vins et de bestiaux, commerce qui doit s'accroître beaucoup par suite de la communication nouvelle créée par le pont suspendu. — Quelques auteurs ont voulu trouver une analogie entre le nom d' Ancenis et celui des Samnites; elle a été réfutée par M. Bizeul de Blain, dans un mémoire sur la capitale des Nannettes. Ce savant antiquaire a démontré que les Samnites, Annites, Nannites et Nannettes ne sont qu'un seul et même peuple, qui occupait Ia partie du comté Nantais, comprise entre la Loire et la Vilaine.— On voit près d'Ancenis une pierre levée, dont un bout s'appuie sur le sol, et qui est superposée sur deux petites pierres; ce genre de monument est assez rare. La table a 13 pieds de long, 8 de large et 2 d'épaisseur. On la nomme la pierre couvretière. — La voie romaine de Nantes à Angers traverse cette commune à peu de distance au N. de la ville, ce qui peut faire penser, d'après M. Bizeul, que la comtesse Aremburge ne fit, en 987, que changer un camp romain en un château du moyen-age. — Géologie : phyllades de couleurs variées; phyllade tégulaire au N.-O. d'Ancenis; à l'E. et au N.-E., il passe au psammite calcarifère; au N.-O. plusieurs crêtes de rochers quartzeux, passant au quartzite, courent S.-E. à N.-O.;— Archéol. : voir sur cette commune aux Preuves de dom Morice, t. I, col. 33, 488, 672, 1111; t. II col. 185, 186, 187, 188, 190,212, 239, 434, 435, 457, 473, 588, 674,1639, 1741. — On parle le français.

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Patrimoine. Archéologie

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La ville Ar gêr
Église saint Pierre Iliz sant Per
Chapelle Gauvain  
Chapelle Notre Dame de la Délivrance  
Menhir de la Greserie Peulven
Dolmen de la Pierre Couvretière

néolithique final

Taol Men
Le Château (XVè - XVIII) Ar C'hastell
Manoir du Verger Maner
Manoir de Grée  
Manoir de la Noëlle  
Hôtel Dieu  
Pont Bretagne-Anjou Pont Breizh-Anjou

Armoiries; blason

des barons d'Ancenis, à partir du XIIè siècle : " de gueule à trois quintefeuilles d'argent, chaque feuille chargée d'une hermine".

JCE : Si l'on en croit les propos donnés par les Éditions Flohic : "(la quintefeuille) est une plante toxique très utilisée au Moyen Age", on pourrait tenter d'y découvrir un jeu de mot à partir d'une symbolique parlante à partir du breton *anken = chagrin, douleur (bien que le pays d'Ancenis ne soit pas bretonnant). La signification serait alors : "Un bon conseil, ne vous attaquez pas à ceux qui portent ce blason; vous pourriez être amenés à le regretter".  

Selon M. Froger et M. Pressensé, il s'agit en fait d'armes "parlantes", basées sur un jeu de mot à partir de l'angène, qui est une fleur héraldique, angène étant prise symboliquement pour Agenius : Ancenius > Ancen-is.

Documents :

* Lettre de La Trémoille au Duc de Bretagne, concernant un échange d'otages, en 1488.  >>>

Étymologie

* Marteville et Varin (1843) : Santi-Petri de Ancenisio, et aussi Ancenium

" Rigord, dans la vie de Philippe-Auguste, parle d'Ancenis et l'appelle Andenesium, mot qui se rapproche beaucoup de l'étymologie que quelques uns lui assignent, an-den-ès, belle foret et rivière...". 

* Jean-Yves Le Moing (1990) : "Anciniensis plebs, XII Dauzat-Rostaing; Ancenisium, 1287 Longnon".

* Erwan Vallerie (1995) : "Anciniensis Plebs, XIIè; Ancenisium,1287"

* Éditions Flohic (1999) : " du celte Ank-enis, ile d'Ank".

* Hervé Abalain (2000) : "Anciniensis plebs au XIIè siècle; Ancenisium en 1287; de Antianiacum pour Erwan Vallerie, "le domaine d'Antianus".

* Bertrand BOQUIEN (A.R.R.A) (extrait du site officiel de la ville d'Ancenis) : "Le toponyme de la ville est celtique et la terminaison " enis " (mot celte qui en français signifie "île") correspond à la réalité géographique. En effet, située sur la rive droite de la Loire, à une centaine de kilomètres de l'océan, Ancenis est bâtie sur une butte schisteuse (schistes lie de vin et vert amande) qu'entoure une dépression en voie de comblement. D'ailleurs, le dolmen de la Pierre Couvretière (visible à l'est de la cité), le menhir de Juigné et le débris du colossal dolmen gisant au milieu du marais de Grée attestent éloquemment l'ancienneté de cette origine".

Personnes connues Tud brudet
Joachim du Bellay  
Joseph-Auguste JOUBERT

(Ancenis, 1821 - ? 1888)

 
Léon SECHE

(Ancenis, 1848 - ? 1914)

 
Yann-Richard MARPEAU

(Ancenis, 27.08.1924 - ? 26.08.1944)

 

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
   

Communes du canton d'Ancenis Kumunioù kanton Ankiniz
Ancenis Ankiniz
Anetz  
Mésanger    
Oudon    
Pouillé-les-Côteaux    
La Roche-Blanche    
Saint-Géréon    
Saint-Herblon    

Communes limitrophes d'Ancenis Parrezioù tro war dro Ankiniz
Couffé Mésanger La Roche Blanche Saint Herblon Anetz La Loire Oudon Saint-Géréon

Sources; Bibliographie :

* OGEE : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780; 

* MM. A. MARTEVILLE et P. VARIN; continuateurs et correcteurs d'Ogée; 1843. 

* Adolphe JOANNE : La Loire Inférieure au XIXè siècle. 1874. continué et commenté par Christophe BELSER : Loire-Atlantique. Editions C.M.D. 2000.

* Éditions ALBIN-MICHEL : Dictionnaire Meyrat. Dictionnaire national des communes de France. 1970.

* Jean-Yves LE MOING : Les noms de lieux bretons de Haute Bretagne. Coop Breizh. 1990.

* Erwan VALLERIE : Traité de toponymie historique de la Bretagne. (3 volumes). Editions An Here. 1995.

* Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes de Loire-Atlantique. 1996.

* Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes de la Loire-Atlantique. 1999.

* Hervé ABALAIN : Les noms de lieux bretons. Les universels Gisserot. 2000.

* J.L RAMEL et A.J RAUDE : Liste des communes du département de Loire-de-Bretagne. Maezoe-Heveziken. 2003

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Envoi personnalisé de la Mairie d'Ancenis, du 29 octobre 1970

Liens électroniques des sites Internet traitant d'Ancenis / Anczeniz / Ankiniz 

* lien communal : http://www.ancenis.fr/

>> reportage photos : http://www.ancenis.fr/content.cfm?id=212

* Office de tourisme d'Ancenis : Tél / Fax : 02.40.83.07.44; mail : office.tourisme.ancenis@wanadoo.fr

* blason d'Ancenis : dessin JC Even sur logiciel GenHerald5

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout vas vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

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