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Noms de lieux * Anvioù lec'hioù

Noms de personnes * Anvioù tud

Breizh

Bretagne

 

Bro hag Eskopti Gwened 

Pays et Évêché de Vannes

  Bieuzy

Bizhui

 

pajenn bet digoret an 06.03.2021 page ouverte le 06.03.2021     * forum du site Marikavel : Academia Celtica  dernière mise à jour 27/02/2026 20:05:55

Définition / Displegadur : Commune de la Bretagne historique, en Pays-évêché de Vannes.

Aujourd'hui dans la région administrative non historique dite "de Bretagne"; département du Morbihan; arrondissement de Vannes; canton de Pluvigner; sur ***

Code postal : 56330

Superficie :  1812 ha.

Population : 1500 'communiants', y compris ceux de Castennec, vers 1780; 1336 hab. en 1886; 1281 hab. en 1891; 923 hab. en 1968; 842 hab. en 1982; 814 hab. en 1996; 708 hab. en 1999; 

Bieuzy s'est fondue dans Pluméliau le Ier janvier 2019

Armoiries; blason / Ardamezioù; skoed

 

Paroisse / Parrez : église sous le vocable de Notre-Dame

Histoire / Istor :

* Ogée (1780) : Bieuzy, sur une hauteur; à 8 lieues 1/2 au N.-N.-O. de Vannes, son évêché; à 21 lieues 1/4 de Rennes, et à 3 lieues de Pontivy, sa subdélégation. Cette paroisse, dont la cure est à l'Ordinaire, ressortit au siège royal de Ploërmel. On y compte, y compris ceux de Castenec, sa trève, 1500 communiants. M. le duc de Rohan en est le seigneur. Il s'y exerce trois hautes-justices. Ce territoire renferme beaucoup de landes, des terres cultivées et de bons pâturages. C'est un pays couvert.

Dans cette paroisse, sur la rivière de Blavet, on voit des vestiges d'un ancien temple consacré à Vénus. C'est parmi les ruines de ce temple qu'on trouva la statue gigantesque qu'on voit aujourd'hui dans la cour du château de Quinipily. Les habitants de la campagne avaient tant de vénération pour elle, qu'ils lui  rendaient le culte le plus assidu. Les évêques, voulant abolir ces criminelles pratiques, prièrent, dans le
XVIè siècle, le seigneur de Lannion, gouverneur des villes de Vannes et d'Auray, de la faire transporter à son château de Quinipily. Ce seigneur, à qui elle n'appartenait pas, l'acheta du possesseur, et envoya ses vassaux la chercher. Ceux-ci trouvèrent, en arrivant au temple, une troupe de paysans qui s'opposèrent à l`enlèvement de cette idole. Il fallut en venir aux mains pour décider lequel des deux partis la posséderait. La victoire demeura à ceux de Quinipily, qui transportèrent cette statue au château de leur seigneur, ou elle fut placée dans la cour. Les gens de la campagne étaient si persuadés de sa puissance, qu'ils allaient en secret lui rendre leurs hommages et lui faire des offrandes à Quinipily. Il n'y a pas encore cinq ans qu'on trouva des pièces de monnaie dans une espèce de bassin qui est devant elle. Sur sa tête sont écrits ces deux mots bretons : Groa hoarne, qui signifient bonne femme. Si l'on fait attention à sa grosseur et à son poids, on a peine à concevoir comment on a pu la transporter où elle est actuellement. Cette statue a causé entre les maisons de Lannion et de Rohan un procès dont on ignore la décision.

On remarque dans le territoire de Bieuzy la maison noble de Rimaison, appartenant, en  1430, à Jean Frondan.

* Marteville et Varin (1843) :  BIEUZY (ecclesia de Beotio, sous l'invocation de saint Bieuzy, dit sanctus Bilci);  commune formée de l'anc. par. de ce nom; aujourd'hui succursale. — Limit. : N. Guern; E. et S. le Blavet; O. Melrand. — Princip. vill. : Kercadoret, Trehouin, Lescouet, Kerdanet, Kertanguy, le Divit, Keroc'h, Kerauten, le Resto, Kersulan, Kergoff, Coetmenan, le Pradigo, Kerengart, le Priody, Motte-d'en-Haut, le Lery. — Superf. tot. 2258 hect. 16 a. 26 c., dont les princip. divis. sont : ter. lab. 1056; prés et pât. 249; bois 34; verg. et jard. 51; landes et incultes 783; sup. des prop. bât. 14; cont. non imp. 69; moulins à eau de Rimaison, de Saint-Nicolas (pont sur le Blavet); à vent, dit  Vieux-Mouliu. On a voulu, pour servir l'opinion de M. de Penhouet, qui voyait dans la statue de Quinipily (voy. Baud) une Isis pleurant sur le tombeau d'Osiris, faire dériver Bieuzy de Bée-Isi, tombeau d'Isis; mais cette opinion est totalement réfutée par celle de M. Moët. D'ailleurs, la vie des saints de Bretagne nous apprend que saint Bieuzy donna son nom à la paroisse dans le VIè siècle, et qu'il venait d'un autre pays. En effet, Bieuzy était d'abord une trève de Melrand, et a porté long-temps le nom de Notre-Dame-de-Bonne-fontaine. La nef de l'église est fort ancienne, et semble remonter jusqu'a 1'époque susdite. On y voit de superbes vitraux récemment réparés, et qui représentent la passion. — Il y y a cinq chapelles : Saint-Jean, Saint-Samson, la Vraie-Croix, la Trinité, enfin Saint-Gildas, que la tradition rapporte avoir été l'ermitage où vécurent ce saint et son disciple, saint Bieuzy. Cette chapelle est en partie taillée dans le roc, et du centre même sort une source abondante que recouvre un fragment de rocher. Elle avait été presque abandonnée, quand on l'a restaurée en 1837. — A peu de distance de là est la Pierre sonnante : c'est une pierre fort dure, et qui donne à la percussion un son imitant celui de l'airain. On dit que saint Gildas et saint Bieuzy s'en servaient pour appeler les disciples à la prière,  Aujourd'hui l'on célèbre cinq fois par an l`office à Saint-Gildas, et la pierre sonnante sert encore de cloche. — Le nord de la commune est fertile; le centre et les parties qui avoisinent Guern et Melrand le sont peu. — Les cultivateurs se livrent beaucoup à l'élève des bestiaux. — A l'endroit où le Blavet, se repliant sur son cours, forme une presqu'île dont l'entrée a tout au plus 150m d'ouverture, les Romains avaient bâti le camp de la Garde, origine du nom de la Couarde, qui a si longtemps trompé les  antiquaires, et sur l'emplacement duquel existait jadis la fameuse statue de Quinipily (1). Une voie romaine passe très-près de là, et vient aboutir au pont de Saint-Nicolas. Le village de Castennec, autrefois Castelnoez, Château-Nu, bâti sur la colline de ce nom, se liait aussi avec le camp de la Garde, qui certes n'était rien moins qu'un temple de Venus, ainsi que l'a dit Ogée. — Tous ces environs  sont, au reste, couverts de débris romains; et le monticule qu'on appelle encore le château de Kerven entre Bieuzy et Melrand, renferme beaucoup de briques de cette époque. — Rimaison, actuellement détruit, présente les restes splendides d'une architecture ancienne et des sculptures taillées dans le  granite. — Au nord du bourg, sur une lande appelée Cohslodic, se voit un fort beau dolmen, et sur les bords du Blavet il y a un remarquable peulven. — Il y a assemblée le dimanche après l'Ascension et le
24 novembre. — En 1795, un ancien religieux de l'abbaye  de Lanvaux avait été saisi par une bande qui lui demandait 10,000 fr. pour sa rançon. Ce religieux fit une quête dans les villages de Bieuzy, et réunit  en peu de temps 6,000 fr., moyennant lesquels il recouvra la liberté. — Géologie : terrain grainitique entre le bourg et le Blavet. — On parle le breton.

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Notes de renvois : 


(1) Nous avons reçu de M. L...., de Bieuzy, une notice tout-à-fait intéressante, qui confirme en un point l'opinion de M. Moët sur la statue de Quinipily, et surtout sur l'étymologie du nom de la Couarde. En effet, les premiers chrétiens avaient établi près de la Vénus une chapelle dite Notre-Dame-de-la-Garde. La personne qui nous a transmis cette note n'avait aucune connaissance de celle de M. Moël. — D'un autre coté, pour compléter ce que nous avons dit sur la statue de Quinipily, il nous reste à mentionner les observations curieuses publiées par M. de Penhouet, en 1834. Cet antiquaire a prétendu que deux statues, qui sont actuellement à Locminé, étaient jadis près de celle de la déesse; en effet, il y a entre celles-ci et la première une parfaite identité de travail. L'une d'elles tient une massue de la main gauche, l'autre tient la sienne de la main droite; ce qui représente assez bien un gardien de gauche et un de droite. Toutes trois s'appuient, quoique debout, sur un socle qui ne dépasse pas les cuisses. La poitrine des deux statues de Locminé supporte une plaque carrée sur laquelle on lit : Vim patitur - si vis vincere disce pati.

Ce rapprochement a été l'objet de vives dénégations : on a dit que ces deux statues étaient des cariatides du château de Languéoès, et que cette inscription était la devise de la famille de ce nom; mais, si l'on veut se souvenir que Languéoès est passé à la maison de Lannion (voy. Baud), et que ce fut le comte de Lannion qui détruisit et dispersa le monument de Bicuzy, l'on ne s'étonnera pas que ces deux statues aient été utilisées par lui dans son château de Languéoès. — D'un autre coté, on a fait remarquer que l'inscription Lit, de la Venus, est faite en relief, et que s'il y a eu quelque inscription sur les plaques carrées qui couvrent la poitrine des statues de Locminé, elle devait être également en relief. Mais les inscriptions qui existent, et qui sont en creux, ont pu être faites après coup, c'est à dire après qu'on a eu préalablement enlevé celles qui auraient existe antérieurement; des lors ce fait n'infirme et ne contredit rien. — Une borne militaire, observée par M. de Penhouet, mais qui est actuellement en partie détruite, était aussi non loin de la statue. L'inscription qu'elle portait confirme la présence des troupes maures en cette partie de la Bretagne, et justifie de plus en plus l'opinion de M. Moët sur la Vénus. Voici cette inscription telle que M. de Penhouet l'a lue : IMP. CAES. C. VIBIO. TREBONI ANO C. XII. V. F. AVGVS. IMP. CAES. C. XIII. T. D. V. .MOROROM ..... ANO III. A. V. C.; ce qui, selon cet antiquaire, signifierait : "Les cohortes XII et XIII ont dédié le 5è terme des Maures à l'empereur Caius Vibius  Tribonianus, victorieux, heureux, trois fois Auguste."  — Si M. de Penhouet a bien observé les fragments de cette borne, la traduction qu'il donne de l'inscription nous semble fort admissible, à cela près que généralement la légion se composait de dix cohortes; mais la légion maure en avait peut-être un plus grand nombre.

i

Repérage de Sulis / Castellec. Patrick Galliou.

Couleurs rajoutées par J.C. Even

Le site de Sulis / Castennec, dans la boucle fermée du Blavet

Importation Google-Earth

Patrimoine. Archéologie / Glad, Arkeologiezh

seules les fenêtres ouvertes ont des liens actifs

Dolmen de Kermabon Dolmen Kermabon
Stèle gauloise de Castennec Peulvan gallian Kastenneg
Église Notre-Dame (XVIè) Iliz Itron-Varia
Chapelle de la Trinité, en Castennec Chapel an Drinded, er Kastenneg
Chapelle de la Vraie-Croix Chapel ar Gwir Groaz
Chapelle saint Gildas Chapel sant Gweltas
Fontaine saint Bieuzy (XVIè) Feunteun sant Bihui
Castennec (site néolithique) Kastenneg
Quinipily Kinipili
Château de Rimaison (vestiges) Kastell Rivezon (roudoù)

Église Notre Dame * Iliz Itron-Varia

Wikipédia. Contributeur : Klaod an Duigou

Fontaine saint Bieuzy

Import Google Earth. 27.02.2026. Épurée par J.-C. Even

Étymologie / Gerdarzh

* Dauzat & Rostaing (1963-1978) : Sanctus Bilci, 1125; Beuzi, 1288 ; nom d'un saint breton obscur; "saint" a disparu. 

* Erwan Vallerie (1995) : Sanctus Bilci, 1125; Beuzi, 1288; Beusi, 1314; Biuzy, c. 1330; Beusy, 1373; Beusi, 1387; Beuzy, 1516; Buzic, 1630. 

* Hervé Abalain (2000) : Sanctus Bilci en 1125, Beuzi en 1288; de saint Bieuzi ou Bihui, disciple de Gildas, qui vécut au VIè siècle.

* Jean-Yves Le Moing (2007) :  "Saint Bíeuzy est peu connu, même s'il a donné son nom à une commune du Morbihan : Bieuzy (56V), sans le mot Saint, et deux noms de villages, à Saint-Bieuzy, en Ploemeur près de Lorient, et à Bíeuzy-Lanvaux à Pluvigner, près des landes de Lanvaux. En fait, saint Bieuzy n'existe dans la légende populaire que par saint Gildas, dont il aurait été, paraît-il, l'un des disciples dans l'ermitage près du Blavet... "

Personnes connues Tud brudet
   

Armorial * Ardamezeg

   
Allanic   Rimaison Rohan  
Seigneurs de Kerherry, en Bieuzy; de Kermabon, de Bellechère.

Déb., réf. 1608, ressort de Vannes

 "d'argent à la poule de sinople, accompagné en chef de deux oeufs de pourpre"

"en arc'hant e yar c'heotet heuliet ouzh kab gant daou vi  en mouk"

Arm. 1696.

- Claude-Pierre, maire d'Aurai, épouse vers 1690 Madeleine Drouillard. 

(PPC)
  Seigneurs dudit lieu, par. de Bieuzy; de Talvern, par. de Pluméliau; du Rest, par. de Sarzeau; de Kergouzerh, par. de Mendon; de Beaucours, de Kermorvan, de Kermarquer, de Kervern.

Réf. et montres de 1 426 à 1 536, dites par., év. de Vannes.

"D'argent à cinq trangles de gueules"

"En arc'hant e femp vempenn en gwad"

Deux chevaliers de l'ordre en 1579 et 1622.

La branche aînée fondue dans Guengat, puis Kergorlay du Cleuzdon.

(PPC)

   

Vie culturelle et associative Buhez sevenadurel ha dre kevredigezhioù
Jumelage avec Meyrals, en Dordogne

Gevellidigezh gant Meyrals, Dordogne

 

Sources; Bibliographie / Eien; Levrlennadur :

* OGEE : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; 1779; 

* A. MARTEVILLE et P. VARIN, vérificateurs et correcteurs d'Ogée. 1843.

* Adolphe JOANNE : Géographie du Morbihan. Hachette. 1888.

* Albert DAUZAT & Charles ROSTAING : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Larousse, 1963; Guénégaud, 1978.

* Dictionnaire MEYRAT : Dictionnaire national des communes de France. (année 1968). Éditions Albin-Michel Paris. 1970.

* Erwan VALLERIE : Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez * Corpus * Traité de toponymie historique de la Bretagne. An Here. 1995.

* Éditions FLOHIC : Le Patrimoine des communes du Morbihan. 1996.

* Hervé ABALAIN : Les noms de lieux bretons. Les universels Gisserot. 2000.

* Daniel DELATTRE : Le Morbihan; les 261 communes. Éditions Delattre. 2004.

* Jean-Yves LE MOING : Noms de lieux de Bretagne. Christine Bonneton Éditeur. Mai 2007.

* Pol POTIER de COURCY : Nobiliaire et armorial de Bretagne. 1890. Éditions des Régionalismes. 2011 / 2015

* AL LIAMM : Nouveau Dictionnaire Breton / Français; Français / Breton. 2014

Liens électroniques des sites Internet traitant de Bieuzy / Bizhui :

* lien communal :  Voir PLUMELIAU

* pajenn Wikipedia brezhonek : https://br.wikipedia.org/wiki/Bizhui-an-Dour

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* Autres pages de l'encyclopédie Marikavel.org pouvant être liées à la présente :

http://marikavel.org/heraldique/bretagne-familles/accueil.htm

http://marikavel.org/broceliande/broceliande.htm

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* sauf indication contraire, l'ensemble des blasons figurant sur cette page ont été dessinés par J.C Even, sur bases de GenHerald 5.

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout va vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

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