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Noms de lieux * Anoioù lec'hioù

Noms de personnes * Anaoioù tud

Breizh

Bretagne

Bro Sant-Brieg

Pays de Saint-Brieuc

  Moncontour de Bretagne

Monkontour

 
pajenn bet digoret an 02.08.2008 page ouverte le 02.08.2008     * forum du site Marikavel : Academia Celtica  dernière mise à jour 14/10/2019 13:07:51

Définition : commune de la Bretagne historique, en Pays de Saint-Brieuc / Bro Sant Brieg.

Aujourd'hui dans la région administrative non historique dite "de Bretagne", département des Côtes d'Armor, arrondissement de Saint-Brieuc; chef-lieu du canton. 

Superficie : 48 ha.

Population : 1800 'communiants' vers 1780; 1297 hab. en 1878; 1378 hab. en 1881; 1359 hab. en 1890; 1187 hab. en 1968; 1149 hab. en 1979; 

Armoiries; blason

* Froger et Pressensé : "de gueule au lion d'argent, armé, lampassé et couronné d'or, au chef d'hermines ". Armes de la ville et du château cédés au duc de Bretagne en 1410. Le lion est repris des Clisson.

* JC Even : "en gwad, e leon en arc'hant, krabanet, teodet ha  kurunet en aour; e gab en erminoù"

Paroisse

- Paroisse Notre-Dame (dès 1368) 

- Paroisse Saint-Michel (dès 1274) 

 

Histoire :

* Ogée (vers 1780) : Moncontour; par les 4° 52' 23" de longitude, et par les 48° 22' 11" de latitude; à 4 lieues 1/2 de Saint-Brieuc, son évêché, et à 15 lieues 3/4 de Rennes. Cette ville est du ressort du présidial de Rennes. Cependant, par indemnité, les appels sont portés directement au Parlement. Elle compte 1800 communiants. Ses armes sont de gueules, au lion d'argent, couronné et lampassé d'or, au chef d'argent, semé d'hermines. Il s'y tient un marché le lundi et cinq foires par an. Les habitants font un commerce considérable de fils, de toiles, de cuirs et de bestiaux. Trois grandes routes passent par Moncontour, qui est un des principaux membres de la duché-pairie de Penthièvre. Elle a une communauté de ville, avec droit de députer aux Etats; une subdélégation; un hôpital pour les pauvres, sous la conduite des filles de Saint-Thomas; une maison de retraite pour les hommes; et trois paroisses, qui sont : Notre-Dame, Saint-Mathurin et Saint-Michel. Cette dernière est un prieuré, avec haute, moyenne et basse-justice, aux moines de Saint-Melaine de Rennes. La cure de Notre-Dame fut donnée, en 1050, à l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon; mais elle est aujourd'hui présentée par l'abbé de Saint-Melaine de Rennes. La collation de celle de Saint-Mathurin appartient à M. le duc de Penthièvre. La haute-justice du lieu appartient au même prince, et la basse-justice de Brefeillac appartient à M. de Brefeillac du Trévoux. La ville de Moncontour est située sur une montagne. On y voit de vieux murs qui prouvent qu'elle était très-bien fortifiée, et les débris d'un château qui a soutenu plusieurs sièges.

Moncontour était une des villes de Bretagne où l'on battait monnaie, pendant les guerres que se firent les comtes de Blois et de Montfort, pour la succession au duché, depuis 1341 jusqu'en 1364.

Jean de Blois, comte de Penthièvre, épousa, sur la fin de l'année 1387, à Moncontour, Marguerite, fille du connétable Olivier de Clisson, en présence de son père, des sires de Laval, de Léon, de Derval, de Rochefort, de Beaumanoir et de Rostrenen.

En 1394, le duc de Bretagne fut sur le point de surprendre Moncontour, et de s'en rendre maître par escalade; mais son projet ayant manqué, il s'en vengea en ravageant la campagne des environs jusqu'à Lamballe.

Marguerite de Rohan, seconde femme d'Olivier de Clisson, fit son testament le 14 décembre 1406, et fonda une chapellenie dans la chapelle de Saint-Jean de Moncontour. Le connétable, son mari, pria les exécuteurs testamentaires d'ajouter 15 livres de rente pour l'entretien de la fondation ci-dessus. — Après la mort d'Olivier de Clisson, Marguerite, comtesse de Penthièvre, sa fille, aussi passionnée pour la guerre que son père, imposa, sans le consentement du duc, son souverain, un fouage sur les sujets nobles des comtés de Goello et de Tréguier, et le fit lever malgré toutes les oppositions et défenses qui lui furent faites; elle fit même maltraiter plusieurs officiers du duc, et brava publiquement sa puissance. Les Etats, assemblés à Ploërmel en 1408, lui députèrent le vicomte de Rohan, son frère, et trois autres seigneurs, qui la firent enfin consentir à envoyer Olivier, son fils aîné, à Ploërmel, pour y traiter d'un accommodement avec le duc. Le projet en fut dressé et agréé par le comte, qui l'envoya à sa mère; mais elle le rejeta avec hauteur, et le duc fut obligé de convoquer l'arrière-ban de la noblesse, pour réduire, les armes à la main, l'esprit indomptable de cette dame, qui, malgré ces préparatifs, continua sa rébellion. Le duc envoya à Moncontour douze sergents pour l'ajourner à comparaître devant lui. Quelques-uns eurent l'insolence de mettre la main sur elle; mais ils payèrent bien cher cette imprudente témérité : ils furent presque tous tués sur-le-champ. Jean V fut si irrité de cette violence, qu'il lui fit faire son procès et la fit poursuivre comme coupable du crime de félonie, et déclara tous ses biens confisqués. Il fit venir des troupes d'Angleterre, par le secours desquelles il prit la Roche-Derien, Châteaulin-sur-Trieux et Guingamp.

Le 8 mars 1468, le duc de Normandie fit son entrée à Moncontour. Pour faire honneur à ce prince, on délivra tous les prisonniers chargés de crimes, confessés et non confessés, civils et criminels, avec assurance qu'ils ne pourraient jamais être punis pour les crimes ci-dessus. Parmi ces prisonniers était Jean de Lescouet, qui avait tué, depuis un mois, Bertrand Jorel.

Moncontour est la patrie de François Douaren, jurisconsulte célèbre, qui le premier introduisit la pureté de langage dans la jurisprudence, et la purgea de la barbarie des glossateurs; il mourut en 1559.

En 1582, Moncontour appartenait à Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, qui avait épousé l'héritière de la maison de Penthièvre.

En 1590, le prince de Dombes assiège Moncontour. Les habitants, effrayés du premier assaut, n'osent s'exposer au second, et capitulent. Leduc de Merecoeur veut reprendre sa place; mais, repoussé avec perte, il est obligé d'abandonner son entreprise. Le capitaine la Tremblaye, et K/gomar [Kerguezec], gouverneur de la ville, tombent sur son arrière-garde, la mettent en déroute, et font un grand nombre de prisonniers. Au mois de juin 1593, le prince Lorrain se présente encore devant Moncontour, et n'est pas plus heureux que la première fois contre cette ville qui était bien défendue, bien fortifiée, avec un bon château flanqué de grosses tours

Les Etats, assemblés à Nantes le 8 août 1614, demandèrent la démolition du château de Moncontour, qui fut démoli en 1624 par ordre du roi Louis XIII, qui voulait punir César, duc de Vendôme, son frère naturel, des troubles qu'il avait excités dans le royaume : on en voit encore les débris.

La maison noble du Plessis-au-Noir appartenait, en 1400, à Amauri, seigneur de Fontenai et vicomte de Lohéac. — Rancouet appartenait, eu 1440, à Edouard Fournier, sieur du Trelo.

* Marteville et Varin (1843) : ville; commune formée de l'anc. par. de ce nom; aujourd'hui cure de 2è classe; bureau d'enregistrement; chef-lieu de perception; brigade de gendarmerie à cheval; bureau de poste et relai.— Limit. : N. Henon; E. : Trédaniel; S. et O. Plémy. — Princip. vill. : Arrondel, la Vallée. — Superf. tot. 48 hect. 16 a. 25 c., dont les princip. divis. sont : ter. lab. 3; prés et pat. 12; verg. et jard. 18; incultes 3; sup. des prop. bât. 4; cont. non imp. 8. Const. div. 373; moulins 5 (4 à Saint-Michel; moulin Launay, à eau). II y a à Moncontour deux églises : 1 une est dédiée à saint Mathurin, l'autre à saint Michel; en outre, un hôpital qui remplace sans doute l'ancienne maladrerie de fondation commune qui existait jadis en cette ville. — Il y a près de Moncontour une montagne appelée montagne de Belair, dont la hauteur au dessus du niveau de la mer a été déterminée par M. de Billy, ingénieur des mines, être de 339 met. 05 c. Cette montagne appartient à la chaîne du Menez, continuation de celle d'Ares, qui parcourt la Bretagne dans toute sa longueur, sous divers noms, et ne se termine qu'au-delà d'Alençon.— On se rend à Moncontour de fort loin pour invoquer saint Mathurin contre la folie. — Les œuvres de Douaren, né à Moncontour, comme le dit notre auteur, ont été publiées à Lyon de 1578 à 1584, en deux volumes in-folio. Il fut le contemporain et le rival de Cujas. Un autre jurisconsulte, Poullain de Bel-air, qui a laissé une Traduction abrégée du Commentaire de de d'Argentré sur 1'ancienne Coutume de Bretagne, était né en 1601 à Moncontour. Il était père de notre célèbre Poullain du Parc, commentateur de notre Coutume de Bretagne. Moncontour a encore donné le jour, en 1703, à Juignet, l'un des premiers écrivains qui propagèrent en France la science de l'économie politique. On a de lui : 1° l'Ami des Pauvres, ou l'Economie pour enrichir l'Espèce humaine; Paris, 1703; Londres, 1709. 2° Mémoires sur les finances,1163, in-12. 3° : La légitimité de l'usure réduite à l'intérêt légal.— II y a foire le premier lundi de mai; le deuxième de juin; le troisième de juillet; le troisième de septembre; le deuxième d'octobre; le premier de novembre, et le premier de décembre. — Marché le lundi. — Archéologie : dorn Morice, Preuves, I. 1, col. 70; t. II, col. 031, 034, 770, 789 à 791, 805 à 806, 825, 948, 1051 à 1053, 1300, 1307, 1418; t. III, col. 138, 200, 227, 348, 547, 500, 904, 905, 1021, 1031,1558, 1571. — Géologie : constitution granitique. — On parle le français.

*****

Le schéma des voies romaines nous fait apparaître que Moncontour se trouve à la croisées de deux grandes voies régionales importantes : 

         - d'Alet / St Malo à Vorgium / Carhaix, 

         - de Portus Namnetum / Nantes à Pommeratum / Pommerit-Jaudy (gué de La Roche-Derrien et gué de Pont-Rod), et au-delà, au littoral, à Plougrescant, à Penvénan, et à Lannion.

Extrait des Mémoires de la Société d'Émulation des Cotes du Nord.

Carte établie par le Vicomte FROTIER de la MESSELIERE

le gros point rouge : Corseul / Fanum Martis; le petit point bleu  : Hillion / Aregenua.

le point rouge souligné : Moncontour.

Patrimoine. Archéologie

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La ville Ar gêr
Eglise saint Mathurin  
Eglise Notre-Dame  
Château des Granges  

Étymologie

- Régis de Saint-Jouan : Moncontor, 1092; Moncontorium, vers 1100;  parrochia Beate Marie de Mont Comtour, 1368;

- Bernard Tanguy : Moncontor, 1092; castrum Moncontorium, fin XIè s; castrum Moncontorium, ecclesia S. Michaelis apud Montem Consularem, 1152; ecclesia Beate Marie Magd. juxta Montem Consularem, 1190; Moncontour, 1256, 1285; 

Explication étymologique

- Bernard Tanguy : " Si on trouve trace dans les documents de ce château et de ses premiers seigneurs à la fin du XIè siècle, c'est une soixantaine d'années plus tard qu'il est fait mention d'une église dédiée à saint Michel et, à la fin du siècle, d'une seconde dédiée à sainte Marie-Madeleine dans des actes où le toponyme est traduit par le latin Mons consularis, qualificatif qui rend le vieux-français conteor, contor, du latin tardif comitor "vassal de comte", à l'origine aussi de Moncontour (Vienne)".

- Jean-Claude Even : réponse en préparation.

Personnes connues Tud brudet
Anne de Bretagne  
François Le DOUAREN

jurisconsulte

Moncontour, 1509 / Bourges, 1559

 
François de la NOUE, dit Bras de Fer

capitaine royaliste en Bretagne durant les guerres de la ligue

né en 1531 / Moncontour, 04.08.1591

 
Joachim FAIGUET de VILLENEUVE

juriste, collaborateur de l'Encyclopédie.

Moncontour, 16 octobre 1703 / Néris-les-Bains, 10 Novembre 1731 

 
POULLAIN de BEL-AIR

avocat

 
JUIGNER

économiste

 

       
    Labbé   Le Pappe  
    seigneurs de l'Estang, près de Moncontour

"d'azur au pal d'or, chargé d'une crosse de gueules, et accosté de six pommes de pin d'argent"

"en glazur, e beul en aour, karget gant ur gammell en gwad, hag hebiaet gant c'hwec'h aval-pin en arc'hant"

Armorial 1696

(PPC)

  seigneur de la Villerabel et des Isles, en Yffiniac; de la Lande; de Beauvais, près Moncontour; de la Roche-Durand

"d'argent à la corneille de sable, bacquée et membrée de gueules, traversée d'une flèche de même en barre, la pointe en haut"

"en arc'hant, e gavan en sabel, pigoset hag iziliet en gwad, treuzet gant ur saezh gwifrellet ivez en gwad, beg ouzh kab"

(PPC)

 

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
   

Communes du canton de Moncontour Parrezioù kanton Monkontour
Bréhand  
Hénon  
Moncontour Monkontour
Penguily    
Quessoy    
Saint-Carreuc    
Saint-Glen    
Saint-Trimoël    
Trébry    
Trédaniel    

Communes limitrophes de Moncontour Parrezioù tro war dro Monkontour
Hénon Bréhand Trédaniel Plémy

Sources

* OGEE : Dictionnaire de Bretagne; vers 1780.

* A. MARTEVILLE et P. VARIN : continuateurs et correcteurs d'Ogée; 1843.

* Adolphe JOANNE : Département des Côtes du Nord. Hachette. 1878.

* Adolphe JOANNE : Dictionnaire des communes du département des Côtes du Nord. 1886.

* J. RIGAUD : Géographie historique des Cotes du Nord, 1890; 

* Editions ALBIN-MICHEL : Dictionnaire des communes de France. 1970.

* Petit Larousse Illustré. Librairie Larousse. 1979.

- Régis de SAINT-JOUAN : Dictionnaire des communes. Département des Côtes d'Armor. Éléments d'histoire et d'archéologie. Conseil Général des Côtes d'Armor. Saint-Brieuc. 1990.

- Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. 1992

* Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes des Côtes d'Armor et Ille et Vilaine. 2008.

Liens électroniques des sites Internet traitant de Moncontour de Bretagne / Monkontour :

* lien communal : 

* http://membres.lycos.fr/moncontour1

Office de Tourisme. Place de la Carrière. 22510 Moncontour www.Pays-moncontour.com  

tourisme@pays-moncontour.com pour les demandes de documentation.

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* Autres pages de l'encyclopédie Marikavel.org pouvant être liées à la présente :

http://marikavel.org/heraldique/bretagne-familles/accueil.htm

http://marikavel.org/broceliande/broceliande.htm

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* sauf indication contraire, l'ensemble des blasons figurant sur cette page ont été dessinés par J.C Even, sur bases de GenHerald 5.

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout vas vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

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