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Noms de lieux * Anoioù lec'hioù

Noms de personnes * Anaoioù tud

Breizh

Bretagne

Bro-Sant-Brieg

Pays de Saint-Brieuc

  Loudéac - Loudya

Loudieg

 

pajenn bet digoret an 08t a viz Eost 2007 page ouverte le 08.08.2007

* forum du site Marikavel : Academia Celtica 

dernière mise à jour : 10/04/2016 15:53:01

Définition : commune de la Bretagne historique, en Pays de Saint-Brieuc / Bro Sant-Brieg; évêché de Saint-Brieuc.

Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département des Côtes d'Armor; arrondissement de Saint-Brieuc; chef-lieu de canton; sur l'Oust, et les ruisseaux du  Frameux, de la Bellière, et du Larhon.

Superficie : 8024 ha.

Population : 12,000 communiants, y compris ceux de Notre-Dame-de-Grâce, de Saint-Barnabé, de Saint-Hervé et de la Motte, ses trêves en 1780; 6893 hab. vers 1860; 5893 hab. en 1881; 5899 hab. en 1890; 7212 hab. en 1968; 10 135 hab. en 1979; 9729 hab. en 1982; 10569 hab. en 1990; 9371 hab. en 1999; 

i

extrait de Jean Rigaud. 1890

Armoiries; Blason :

* Froger et Pressensé : "d'azur à trois fusées d'argent; au chef cousu de gueules de gueules chargé de trois macles d'or". Les fusées rappellent les quenouilles des anciennes manufactures de toile; les macles sont Rohan.

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* JC Even : "e glazur, e deir gwerzhidenn en arc'hant; e c'hab gwriet e gul karget gant teir mailhen en aour"

Paroisse : sous le patronage de saint Nicolas.

Histoire :

* Ogée (1780) : Loudéac; petite ville sur la route de Lamballe à Pontivy; à 8 lieues 1/6 au S. de Saint-Brieuc, son évêché; à 17 lieues de Rennes, et à 6 lieues 1/2 de Josselin, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Ploërmel, et compte 12,000 communiants, y compris ceux de Notre-Dame-de-Grâce*, de Saint-Barnabe*, de Saint-Hervé* et delà Motte*, ses trêves. M. le duc de Rohan en est le seigneur, et présente la cure. Ce territoire est abondant en mines de fer. C'est un pays plat, où l'on voit des terres très-fertiles en grains, cidre et lin, et des landes en quantité. Quatre grandes routes arrivent à Loudéac, où il se tient un marché le samedi. Le commerce des habitants est de fil et de toile de Bretagne en petite laise. On dit qu'il se vend par chaque marché pour 150,000 livres de toile et de fil.

La ville de Loudéac est la patrie du fameux Eon ou Eude de l'Etoile (1). Cet hérétique était un gentilhomme du pays, qui, après avoir vécu quelque temps dans le monde, eut envie de se faire ermite, et se retira dans la forêt de Paimpont. Un jour qu'il assistait à la messe paroissiale, il entendit chanter ces mots du Symbole : Per eum qui venturus est judicare vivos et mortuos. Ces paroles frappèrent si vivement son imagination déjà faible, qu'il se persuada qu'il était ce juge des vivants et des morts annoncé par la prophétie, n'ayant point assez de jugement pour faire la distinction du mot eum d'avec celui d'Eon. Il fit tant d'extravagances qu'il fut appelé Eon de l'Etoile; mais ce qu'il y a de plus étonnant, c'est qu'un si grand fou ait trouvé des disciples. Plusieurs personnes s'imaginèrent qu'il était un vrai prophète, et s'attachèrent sincèrement à lui. Il paraissait toujours avec beaucoup d'éclat, pour donner une plus haute idée de sa puissance. Il donna des noms d'anges et de puissances spirituelles à ceux qui le suivaient. L'un était la Sagesse, l'autre le Jugement, etc. On l'accusa d'être magicien, de donner des festins dont les viandes empoisonnées aliénaient l'esprit de ceux qui les mangeaient, et les disposaient à la séduction. Mais ce n'était sûrement point là son plus grand crime, et il est à croire que toute sa magie ne ---

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(1) On ne sait rien de plus précis sur ce fait que la phrase suivante : "Eudo erat nomine, de pago Lodiacense ortus. » (Actes de Bret., t. I, p. 5. )

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(suite)

consistait que dans sa folie et dans l'imagination du public. S'il n'eût été répréhensible que de ce côté, il n'eût fallu que les petites maisons pour le corriger. Malheureusement, il ne s'en tenait point à ces extravagances : il courait la campagne à la tête de sa troupe, pillait avec fureur les églises et les monastères, et se saisissait de tout ce qu'il pouvait trouver. C'était là le moyen de s'attirer bien des disciples, plutôt que par la magie. Cette licence effrénée convient à tous les méchants; ils saisissent avec empressement l'occasion de se livrer à leur penchant, à leur férocité naturelle. Conan III, dit le Gros, duc de Bretagne, envoya des troupes contre eux, et en fit arrêter une partie. L'archevêque de Reims se saisit de la personne d'Eon, et le présenta, l'an 1148, au concile qui se tenait dans sa ville archiépiscopale, concile où présidait en personne le pape Eugène III. Les réponses de cet insensé sectateur furent pleines de tant de rêveries, qu'on le regarda comme un fou. On se contenta de le faire enfermer dans une étroite prison, où il mourut peu de temps après. Plusieurs de ses disciples, plus insensés que lui, aimèrent mieux être jetés dans les flammes que de renoncer à leurs erreurs. Celui qui se nommait Jugement ne voulut jamais se rétracter; il souffrit les tourments avec la plus grande constance, menaçant même les bourreaux de faire ouvrir la terre pour les engloutir tout vivants : tant il est vrai qu'il n'y a point d'illusions et de chimères qui ne puissent trouver place dans l'esprit de l'homme, quand il est abandonné à lui-même !

L'an 1117, naquit, à Loudéac, Saint-Maurice, qui fut le premier abbé de l'abbaye de son nom, bâtie en 1170. Maurice mourut en odeur de sainteté, le 5 octobre 1191. (Voy. Saint-Maurice de Carnouët.)

La châtellenie de Loudéac fut démembrée du comté de Porhoët dans le partage de ce comté fait en 1241, et passa, avec tous les droits de haute-justice et de châtellenie, aux cadets de cette maison. L'an 1280, Pierre de Trouchâteau, chevalier, vendit à Geoffroy de Rohan la terre du Breil, située dans le territoire de Loudéac. On y connaît aussi la maison du Plessis, qui, en 1370, appartenait au vicomte de Rohan. Cette maison a une haute, moyenne et basse-justice, qui est la plus ancienne des maisons nobles de la paroisse.

La forêt de Loudéac, qui est en partie située dans ce territoire, appartient à M. le duc de Rohan. On voit dans les titres de sa maison qu'elle contenait, en 1400, plus de quarante mille arpents de terrain planté en futaie et taillis. En 1460, on y remarquait trente grosses forges, qu'on appelait forges à bras, parce qu'on les transportait d'un endroit à l'autre. On y fabriquait des poêles plates, des fers de charrue, des broches, des landiers et autres ustensiles. La forêt était alors peuplée d'un grand nombre de bêtes fauves, et de plus de huit cents chevaux et juments qui n'en sortaient presque jamais et y faisaient leurs poulains, ce qui rapportait des sommes immenses au seigneur propriétaire. Elle est aujourd'hui bien moins considérable, puisqu'elle contient à peine huit mille arpents de terrain. Comme le pays abonde en mines de fer, on y a établi les forges qu'on appelle du Veau-Blanc [Vau-Blanc], lesquelles appartiennent à M. le duc de Rohan.

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* Marteville et Varin (1843) : LOUDÉAC; ville; en 1790, chef-lieu du district de ce nom; formée de l'anc. par. de ce nom, plus Cadelac, qu'elle a absorbé, et moins Notre-Dame-de-Grâce (aujourd'hui Grâce), Saint-Barnabe, Saint Hervé et la Motte, ses trêves, qui sont devenues communes; aujourd'hui cure de 1ère classe; chef-lieu de sous-préfecture; tribunal de première instance; bureau d'enregistrement; chef-lieu de perception; école secondaire d'instruction publique; bureau de poste et relai; brigade de gendarmerie à cheval; chambre consultative des arts et manufactures; société d'agriculture; un journal dit l'Armorique centrale. — Limit. :  N. Trévé, la Motte; E. la Prénessaye; S.-E. Saint-Barnabé; S. Saint-Maudan; O. Saint-Gonery, Hémonstoir. Saint Caradec. — Princip. vill. : l'Impiguet, Beauval, Kerdervé, le Bois, la Peyrouse, Quilliampe,Truquez, Lande-aux-Eaux, le Tiernez, la Noé-BIanche, la Bellière, Bois-de-Corno, le Haut-Breil, le Tannoue, Bodin, Galand, Bas-Quingamp, Kersuguet, Kerneleuc, Trohelleuc, le Diffaut, Saint-Maurice, Tremuzon, Breil de-Saint-Maurice, Ville-au-Fêvre, Villio, le Rez-Saint-Hovec, le Bocage, Kerblanc, Ville-Morvan, Ville-Hervé, Ville-Dounio, Menec, la Grange, Ville-ès-Prévelles, Saint-Bugan.— Superf. tôt. 8023 hect. 79 a., dont les princip. div. sont : ter. lab. 3277; prés et pat. 813; bois 1121;verg. et jard. 142; landes et incultes 2285; sup. des prop. bat. 39; cont. non imp. 337. Const. div. 1563; moulins 9 (du Grésillon, de Beauval, Launay-Belgaut, de Bodin, de Trérnuzon, de Launay-Cadelac, de la Ville-Audrain, de Nézy, à eau). La ville de Loudéac est peut-être le point le plus central de la Bretagne, et comme tel, avait partagé d'abord avec Pontivy l'attention de Napoléon, lorsqu'il songea à créer une place militaire importante au centre de la presqu'île. Pontivy l'emporta par diverses considérations qu'il serait superflu d'exposer ici. — Loudéac n'est, au reste, qu'une agglomération très-ordinaire, car si la commune compte plus de 6000 habitants, la ville ne figure pas dans ce chiffre pour 2000. Six rues principales, trois places publiques, deux halles et d'assez jolies promenades la composent; 300 maisons portent numéro. — Cette ville a, sans nul doute, pris origine dans les chasses auxquelles se livraient les seigneurs bretons dans la fameuse foret de Brocéliande, qui jadis couvrait tout ce pays. Dom Lobineau, dans son Histoire de Bretagne, l'appelle Loupiat, nom qui probablement a donné naissance à celui de Loudéac, que l'on trouve latinisé dans les Actes de Bretagne par le mot Ludeacum, et peut être aussi par celui de pagus lodiacensis. — Jusqu'aux premières années de ce siècle, on montrait, à l'embranchement de la rue de Moncontour, comme étant l'antique rendez-vous de chasse autour duquel se sont peu à peu agglomérées les habitations de cette ville, un vieil édifice qu'on appelait le château, et qui a été brûlé en 1803. — Ainsi que ce monument, il y a deux ans à peine qu'a disparu de cette ville la maison où naquit, dit-on, Eon de l'Etoile. Cette maison, située au coin de la Grande-Place, était de peu d'apparence, et avait été percée récemment de croisées à la moderne.

L'église de Loudéac, dédiée a saint Nicolas, est un édifice tout récent. Des fonds avaient été faits, au commencement du siècle dernier, pour cette construction; mais quand il s'agit de fixer l'emplacement, il s'éleva entre les habitants des contestations qui ne furent vidées que par des arrêts du Parlement, et au grand détriment de la collecte faite pour cette œuvre pieuse; cependant, une fois l'arrêt rendu, tout le monde se réunit dans une même idée; de nouvelles souscriptions furent ouvertes; des prestations en nature furent imposées; enfin une telle activité fut déployée, que cette église, commencée le 24 septembre 1758, était presque achevée en 1759, date qui est inscrite sur les pierres de portail. En 1762 elle fut bénie. — L'église de Cadelac, qui a été réunie a Loudéac, a été démolie en 1807. Elle était dédiée à saint Cado et à saint Samson. — Outre ces édifices consacrés au culte, et déduction faite des trèves qui sont devenues communes, il y avait autrefois en Loudéac quatre chapelles paroissiales, dont une seule dans la ville, et sept chapelles seigneuriales. Les chapelles desservies aujourd'hui en ville sont : Notre-Dame-des-Vertus; la chapelle de l'hospice, sous l'invocation de saint Joseph, et la chapelle de la Providence, dédiée à Saint-Vincent-de-Paule; à la campagne, Saint-Morice dans la partie sud; Saint-Guillaume dans le nord-est, et le Menec au nord-ouest. Cette dernière, placée sous l'invocation de saint Julien et de saint Gilles, était jadis une trêve de Loudéac.

Depuis 1808, Loudéac est venu à bout de créer un hospice de treize lits, qui a remplacé l'ancienne fondation de M. Deshayes-le-Baron, pour quatre lits. Cet édifice a coûté plus de 20,000 fr. - La maison de la Providence est aussi une institution récente due à deux Dinannais, MM. Lemercier, vicaires à Loudéac. On admet dans cet établissement les jeunes filles pauvres et les enfants privés de soutiens, et on les y occupe à la préparation des matières pour tissus. Quand ces enfants ont atteint l'âge de dix-sept à dix-huit ans, on les place le mieux possible. — Un autre établissement public doit être aussi mentionné ici, pour les grandes améliorations qu'il a reçues : c'est la prison, jadis cloaque infect, aujourd'hui construction bien distribuée, et dans laquelle chaque sexe est logé a part, avec un préau distinct.

Jadis Loudéac était le centre d'un commerce de toiles du pays, tel qu'avant la Révolution il n'en était pas vendu, à chaque marché, pour moins de 100,000 fr., soit plus de 5,000,000 par au. La Bretagne voit avec tristesse cette belle industrie décroître chaque jour chez elle, et tomber dans la misère des populations qui naguère vivaient dans l'aisance. Sans doute la routine de nos paysans contribue à cette déplorable décroissance; mais le gouvernement n'a-t-il pas à se reprocher aussi une coupable indifférence ? Le jour où nos fabricants s'associeront et marcheront unis comme le font les propriétaires vinicoles, l'industrie des toiles pourra renaître chez nous. — L'on a dit que Loudéac était la première ville de Bretagne où l'imprimerie eût été établie; nous avons relevé cette erreur à l'article Bréhand-Loudéac. (Voy. ce mot.)

En 1763, le conseil de fabrique de Loudéac fut consulté sur l'opportunité qu'il y aurait à ouvrir une grande route traversant le centre de la Bretagne dans la direction de Rennes à Brest, et passant par Loudéac. On ne peut se rendre compte de l'étroit esprit de localité qui fit repousser ce projet, si utile pour celle-ci. Mieux éclairés sur leurs véritables intérêts, les habitants de Loudéac ont vivement réclamé, il y a quelques années, le classement de la nouvelle route royale qui va bientôt mettre cette ville en communication directe avec Rennes, Paris et Brest.— Aujourd'hui Loudéac est traversé par la route de Saint-Malo à Lorient, et par celle de Saint-Brieuc à Josselin; c'est dire qu'on y arrive par quatre directions principales.

Loudéac n'a pas de promenades publiques; mais ses abords, réparés et embellis depuis peu, lui en tiennent lieu. Sa culture a considérablement gagné; beaucoup de landes ont été encloses de haies et défrichées, de telle sorte que ce pays n'a plus l'aspect triste et désolé qu'il avait autrefois.— On remarque encore sur plusieurs landes des environs, et notamment sur celle de Cadelac, des monticules plus ou moins régulièrement disposés, et qui, selon les uns, remontent à l'époque romaine, selon les autres à l'époque celtique. Nous ne connaissons rien de précis à cet égard. — Le vieux château de la Ville-Audrain existe encore, mais il tombe en ruines. Celui des Déserts a été démoli en 1798. Les autres maisons nobles dont on voit quelques traces étaient Tannouarn, Cahouet, la Feuillée, le Plessix, Launay-Bergaut et Ténoquevel.

Rivallon, auteur d' épigrammes sacrées, dédiées a Marbodus, évêque de Rennes, était archidiacre de Loudéac. — On regarde encore comme étant né en cette ville Bréhant de Plélo, qui était ambassadeur près du roi de Danemarck lorsque Stanislas fut élu roi de Pologne. Ce prince s'étant retranché à Dantzick, où une armée russe vint l'assiéger, Bréhant de Plelo osa, avec 1500 Français, attaquer 30,000 Russes. Il força leurs retranchements; mais, accablé par le nombre, il succomba et mourut le 27 mai 1734. On a de lui quelques pièces de vers.

Il y a foire le premier samedi de chaque mois et marché tous les samedis. — Géologie : schiste talqueux; minerai de fer. — Ou parle le français.

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* Régis de Saint-Jouan (1990) : La paroisse de Cadelac, proche de Loudéac, existant dès 1427 ... avait élu une municipalité en 1790  ... mais elle fut supprimée en tant que paroisse et commune et son territoireréuni à celui de Loudéac. Cette suppression fut décidée par le directoire départemental le 5 avril 1792 ..."

 

Patrimoine. Archéologie

seules les fenêtres ouvertes ont des liens actifs

La ville Ar gêr
Eglise saint Nicolas (XVIIIè-XXè) 1758-1759 Iliz sant Nikolaz
Chapelle Notre-Dame des Vertus 1693. (reconstruite en 1880)  
Chapelle saint Joseph (à l'hôpital) (1780)  
Chapelle saint Guillaume (1722, 1775)  
Chapelle Saint-Gilles (au lieu-dit Ménec) XVIè-1833-1834 Chapel Sant-Jili (e lec'h anavezet ar Meineg)
Chapelle saint Maurice (1778) Chapell sant Maoris
Chapelle de la Providence (vers 1830)  
Chapelle des Papareux (?)  
Calvaire du Clos-Reland / Calvaire sainte Marguerite (XVè) Kalvar Klos-Reland / Kalvar santez Marc'harid
Croix du Chenot (XVIIè)  
Oratoire saint Cado de Cadelac (1667-1807-1930-1931)

en lieu et place de l'église saint Cado et saint Samson

Chapel bihan

e lec'h iliz sant Kado han sant Samzun

Calvaire des Trois Croix

commémoration d'un combat durant la Guerre de la Ligue, en mars ou avril 1591

Kalvar an Teir Groaz
Sous-terrain de la Ville-Bougault (Age de Fer)  
Camp romain de Cadelac  
Butte de Cojean, enceinte fortifiée entourée de fossés  
Camp de Calouët  
Château de la Feuillée (ruines)  
Château de la Ville-Audrein (tour XVIè ruines) Kastell Kêr-Aodren (en e boull)
Château des Déserts (détruit en 1798) Kastell an Dizerz (bet diskaret e 1798)
Château des Rohan

détruit au début du XIXè siècle

Kastell ar re Roc'han
Manoir du Plessis (XVIIIè), en mauvais état (1990)  
Logis du Ménec (XVè) Lojeiz ar Meineg
Maison de Bel-Orient  
Fontaine saint Guillaume  
Hôtel de Ville  

Étymologie :

* Anonyme (vers 1860) : "Nous ne voyons figurer, pour la première fois, le nom de la paroisse de Loudéac que dans la charte de fondation de l'abbaye de Lantenac, créée vers 1149 par Eudon, comte de Porhoët, qui affecta, parmi les revenus abandonnés en dot aux religieux nouvellement installés, "toutes les dîmes de Loudéac"

"Un acte de 1223, rendu par Olivier, vicomte de Rohan, parle aussi des dîmes de Loudéac (Lodoach), dont le nom se retrouve ensuite fréquemment dans les titres concernant la famille de Rohan"

* Jean Rigaud (1890) : "Loudéac, qui se prononce Loudia dans le langage populaire, et qu'on trouve écrit Lodeac dans le plus ancien titre où il en est fait mention (1149) ..."

* Albert Dauzat et Charles Rostaing (1963-1978 ) : "Lodiacensis pagus, 1145; Nom d'homme latin Laudius et suffixe -acum"

* Régis de Saint-Jouan (1990) :  La première mention de Loudéac semble être celle du cartulaire de Redon, Locduiac, vers 1075 (éd. Courson, p. 242) (1). Lodeac est nommé dans les chartes de l'abbaye de Lantenac (en la Ferrière) à partir de sa fondation en 1149 (Lobineau, Pr., 157 ; Mor., Pr. I, 604 ; Anc. év. IV, 247). Lodeiac a le titre de paroisse dès 1263 (Mor., Pr. I, 989). La forme actuelle du nom, Loudéac, apparaît dès 1427 (Arch. de L.-Atl., B 2979). Cette paroisse appartenait au diocèse de Saint-Brieuc et avait pour succursales, sous l'Ancien Régime, Grâce (auj. Grâce-Uzel), la Motte, Saint-Barnabe et Saint-Hervé."

- Jean-Yves Le Moing : 

* Erwan Vallerie (1995) : Locduiac, 1066; Lodeac, 1149; Lodoach, 1223; Lodoeac, 1241; Lodoeac, 1248; Lodeiac parrochia 1263; Lodoiac, 1269; Lodoiac, 1280; Lodehac, 1371; Lodeac, 1493; Lodeac, 1630; 

* Bernard Tanguy : Locduiac, entre 1066-1082; Lodeac, 1149; Lodoach, 1223; Lodoeac, 1239, 1264; par. et burgus de Lodeiac 1263; Lodoiac, 1269-1280; Loudeac, 1271; Lodoyac, 1286; Lodeac, 1296; Lodehac, 1369; Loudeac, 1396; gallo Loudia; breton Loudeag

"Cette graphie (Locduiac) a donné à penser que le toponyme était un composé formé avec le breton lok "lieu consacré". Mais le fait que Loudéac soit déjà chef-lieu paroissial, alors qu'apparaissent seulement les premières formations toponymiques en lok, rend l'hypothèse peu plausible et oriente vers un nom d'homme d'origine gallo-romaine, peut-être dérivé avec le suffixe -acos du nom d'homme gaulois Lucotius. Le lieu est d'ailleurs greffé sur la grande voie romaine centrale de Rennes à Carhaix"

* Éditions Flohic (1998) : "peut-être du bas-latin Lucotius, nom d'homme gaulois".

* Hervé Abalain (2000) : "Locduiac, 1066; Lodeiac, 1263; Lodiacensis pagus, 1145. Nom d'origine gallo-romaine, dérivé de Lucotius + suffixe -acos

i

extrait de Frotier de La Messelière. 1933

Personnes connues Tud brudet
Maurice DUHAUT, dit saint Maurice

fondateur de l'abbaye de Langonnet en 1176; Ier abbé du monastère de Notre-Dame de Carnoët

Loudéac ? 1127 / ? 1191

 
Louis des DESERTS

premier président du Parlement de Bretagne

supposé né au manoir des Déserts, en Loudéac

 
Henry de ROHAN

vicomte puis duc de Rohan et pair de France

*** / 14.04.1638

 
Henry ROHAN-CHABOT

 

 
Pierre RUELLO

député aux Etats Généraux, puis curé de Loudéac

Collinée, 26.02.1734 / Loudéac, 02.07.1805

 
Toussaint BRELIVET

Conseiller général des Côtes-du-Nord. Désigné par le Sénat député des Côtes-du-Nord au corps législatifs le 5 janvier 1804

Pontivy, 26.10.1743 / Loudéac, 9.12.1805

 
René-Charles LONCLE des ALLEUX

juge à Loudéac; maire de Moncontour en 1790. Elu à la Convention le 10.09.1792

Loudéac, 27.12.1753 / la Braise, en Hénon, 4.03.1794

 
Jean LA BROUSSE

 émigré; capturé lors du débarquement raté des royalistes de Quiberon en 1795. Pas d'autre précision sur son sort.

Yann LA BROUSSE

 divroet; bet tapet e-kerzh an dilestradur c'hwitet ar roueelerien e Kiberen, e 1795. Keloù ebet war ar pezh a zo degouezhet gantan

Alexandre ALLANIC

étudiant, émigré; a participé au débarquement raté des royalistes à Quiberon en 1795; capturé, il a été  condamné à Vannes le 15 Brumaire An III / vendredi 06.11.1795

Alexandr ALLANIG

studier; divroet; kemeret perzh gant an dilestradur c'hwitet ar roueelerien e Kiberen e 1795;  bet tapet, ha kondaonet e Gwened ar 15 Brumaire An III / Gwener 06.11.1795

Joseph-Yves ROUAULT, ou ROUAULT de COSQUERAN

avocat; député à plusieurs reprises sous la Convention, le Conseil des Cinq-Cents, le Consulat, et l'Empire

Loudéac, 19 mars 1754 / Guillac (Morbihan), 14 avril 1837

 
GAUTHIER

général d'Empire; créé baron d'Empire

Loudéac, 1774 / Vienne (Autriche), 1809

 
Arthur ENAUD

Bignan, 1847 / Loudéac 1929

 
Louis LAVERGNE de PREFONTAINE

Médecin à Lamballe

Loudéac, 25 mars 1756 / Lamballe, 5 octobre 1831

 
Hyacinthe-Nicolas GAUTIER

général de brigade 1805; baron d'Empire (mai 1808)

baptisé à Loudéac le 3 mai 1774 / Vienne (Autriche), 14 juillet 1809

 
François-Marie TRESVAUX du FRAVEL

doyen de l'église de Paris; historien; biographe

Loudéac (1782 / Paris (1862)

 
Théophile BIGREL

Sous-préfet d'Argentan; député des Côtes-du-Nord

Loudéac, 9 mai1802 / Loudéac, 6 décembre 1861

 
Louis-Adolphe-Napoléon ROBIN de MORHERY

Médecin; Commissaire du Gouvernement provisoire (1848); Représentant des Côtes-du-Nord près de l'Assemblée constituante (23 avril 1848 - 13 mai 1849)

Loudéac, 5 mai 1805 / Paris, 21 décembre 1864

 
Charles-Alfred de JANZE

député des Côtes-du-Nord (1863-1869; 1871-1876; 1882-1885); conseiller général pour le canton de Loudéac

Paris, 15 août 1822 / Paris, 26 avril 1892

 
Auguste-Marie BOSHER DELANGLE

zouave pontifical; banquier, maire de Loudéac; élu député de Loudéac le 21.08.1881, mais invalidé; réélu le 4.10.1885 (> 6.10.1889)

Loudéac, 13 mai 1840 / Loudéac, 27 janvier 1912

 
Joseph GUERARD

évêque de Coutances (02.02.1899)

Loudéac, 22 janvier 1846 / *** 19 juillet 1924

 
Gilbert FRANCAIS

supérieur général de la congrégation des Prêtres de Saint-Croix du Mans (1893)

Loudéac, 4 février 1849 / Indiana (USA), 1926

 
Fernand GUEGUEN

pharmacien et mycologue

Loudéac, 1872 / Pleumeur-Bodou, 1915

 
Henri-François LE VEZOUËT

vétérinaire à Loudéac; député de Loudéac, 22.04.1928 / 26.04.1936)

Gonneville-la-Mallet, 15 octobre 1877 / Loudéac, 9 septembre 1953

 
Honoré MICHARD

mécanicien agricole; député des Côtes-du-Nord aux deux assemblées constituantes (21.10.1945 / 10.11.1946

Gueltas, 13 mars 1891 / Loudéac, 11 novembre 1957

 
Jeanne MALIVEL

artiste polyvalente

Loudéac, 1895 / Rennes, 1926

 
Yann SOHIER

instituteur public à Plouguiel; militant pour l'enseignement du breton; fondateur d'Ar Falz (1933)

Loudéac, 1901 / Plourivo, 1935

 

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
Jumelage avec Büdingen (Allemagne)  

Communes du canton de Loudéac Kumunioù kanton Loudieg 
Hémonstoir    
Loudéac Loudieg
La Motte    
Saint-Caradec    
Saint-Maudan    
Trévé    

Communes limitrophes de Loudéac Parrezioù tro-war-dro Loudieg
Hémonstoir Saint-Caradec Trévé La Motte Plémet La Prénassaye Saint-Barnabé

Sources; Bibliographie :

* OGEE : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780;

* MM. A. Marteville et P. Varin, correcteurs et continuateurs d'Ogée, 1843.

* Anonyme : Dictionnaire des communes du département des Côtes du Nord. vers 1860. (pages manquantes concernant Loudéac : 719-720721-722)

* Eugène de la GOURNERIE : Les débris de Quiberon. Souvenir du désastre de 1795. Librairie Catholique Libaros. Nantes. 1875.

* Adolphe JOANNE : Dictionnaire des communes du département des Cotes du Nord. 1886.

* Jean RIGAUD : Géographie historique des Côtes-du-Nord; 1890.

* Albert DAUZAT et Charles ROSTAING : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Librairie Larousse, 1963; Librairie Guénégaud, 1978.

* Éditions ALBIN-MICHEL : Dictionnaire Meyrat. Dictionnaire national des communes de France. 1970.

* Petit Larousse Illustré. Librairie Larousse. 1979.

* Régis de SAINT-JOUAN : Dictionnaire des communes . Département des Côtes d'Armor. Éléments d'histoire et d'archéologie. Conseil Général des Côtes d'Armor. Saint-Brieuc. 1990.

* Jean-Yves LE MOING : Les noms de lieux bretons de Haute Bretagne. Coop Breizh. Spezed. 1990.

* Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. ArMen-Le Chasse-Marée. 1992

* Erwan VALLERIE : Traité de toponymie historique de la Bretagne. (3 volumes). Editions An Here. 1995.

* Éditions FLOHIC: Le patrimoine des communes des Côtes d'Armor; 1998.

* Hervé ABALAIN :  Les noms de lieux bretons. Les universels Gisserot. 2000.

* Daniel DELATTRE : Les Côtes d'Armor. Les 372 communes. Éditions Delattre. 2004. 

* Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes des Côtes d'Armor et Ille et Vilaine. 2008.

Liens électroniques des sites Internet traitant de Loudéac / Loudieg

* lien communal : 

* blason de Loudéac : dessin JC Even sur logiciel Genheral5

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout vas vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

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