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Noms de lieux

Noms de personnes

Breizh

Bretagne

Maroué

Bro-Sant-Brieg

Pays de Saint-Brieuc

pajenn bet digoret d'an 14t a viz Mae 2013 page ouverte le 14 mai 2013    

* forum du site Marikavel : Academia Celtica 

dernière mise à jour 17/05/2013 20:24:22

Définition : commune de la Bretagne historique, en Pays de Saint-Brieuc / Bro Sant-Brieg; évêché de Saint-Brieuc.

Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département des Côtes d'Armor; arrondissement de Saint-Brieuc; canton de Lamballe; sur le Gouessant et la Truite.  

Superficie : 3600 ha.

Population : 3200 'communiants' vers 1780; 2290 hab. vers 1860; 2156 hab. en 1881; 2158 hab. en 1890; 2153 hab. en 1968; 3170 hab. en 1990; 

Blason; Logo

 

Paroisse : église sous le vocable de saint Pierre

Histoire :

* Ogée (1780) : Maroué; à peu de distance de la route de Lamballe à Moncontour; à 4 lieues à l'E.-S.-E. de Saint-Brieuc, son évêché et son ressort; à 15 lieues 3/4 de Rennes, et à 3/4 de lieue de Lamballe, sa subdélégation. Cette paroisse, dont la cure est à l'Ordinaire, compte 3200 communiants. M. le duc de Penthièvre en est le seigneur. Son territoire est très-exactement cultivé. On y connaît les jurisdictions suivantes :  Guenguen, moyenne-justice, et Lanjamet, moyenne-justice, à M. de Lanjunet; le Bouhouga, basse-justice, à M. Micault de Foulville; le Breil, basse-justice, à M. le Normand de Lourmel; Quefferou* [Quefferon],  basse-justice, à M. Gouyon de Thaumatz; la Roche-Richard, basse-justice, à M. Varin du Colombier; la Ville-Canio, basse-justice, à M. Josset du Quengo. — Les maisons nobles suivantes se voient dans ce territoire : la Cornillière*, en 1380, appartenait à Hervé Rufflay, sieur de la Cornillière : en 1600, Anne du Rufflay épousa Christophe Eudes. André du Rufflay, chevalier, seigneur de la Cornillière, vivait en 1680.
— Lanjamet* appartenait, en 1530, à Robert, chevalier, seigneur de Lanjamet; en 1680, à Guillaume de Lanjamet, conseiller au Parlement de Bretagne; aujourd'hui à M. de Lanjamet, de la même famille. La Landelle, la Ville-Gaudu, Lescourt, Braineblain, le Colombier*, Guenguen et l'Ebergement des Marches : cette dernière, appartenait, en 1430, à N. Hervés.

* Marteville et Varin (1843) : MAROUÉ (sous l'invocation de saint Pierre): commune formée de l'anc. par. de ce nom : aujourd'hui succursale. — Limit. : N. Andel, Saint-Aaron; E. Lamballe, la Poterie, Plestan; S. la Malhoure, Penguily, Landéhen; O. Meslin, Coëtmieux. — Princip. vill. : le Tertre-Hello, Beauregard, le Rocher, la Caillibotière, le Pont-au Prévost, Hicadoret, le Pont-Grossard, la Corne-de-Cerf, la Salle-Blanche, le Chauchix, la Chapelle, la Lande-Boudan, la Roche-au-Lion, la Cuisse-d'Or, la Fresnaie, la Ville-Ropitel, Gautret, le Bosquilly, Cariol, Chapelle Guyomard, la Mare-Bedo, le Coudray, Quellereuc, les Goissianx, Bouridel, Villeneuve, les Hauts-Fossés, Saint-Germain, les Portes-Halnaut, le Pramet, la Grenouillère, les Ormes, la Guevière, les Champs Urbants, les Tertres, le Madray, le Made, la Ville-ès-Lan, Levantoué, Trévily.  — Maison principale : château de Quefferon.— Superf. tot. : 3856 hect. 93 a., dont les princip. divis. sont : ter. lab. 3010; prés et pat. 330; bois 44; verg. et jard. 68; landes et incultes 152; sup. des prop. bât.24;cont non imp. 185. Const. div. 422; moulins 114 (Soutteville, Belle-Minguy, de la Planche, de Peigno, de Provost, de la Cornilière, a eau; de la Ville-Minguy. de Caliguet, de Saint-Lazard, à vent). La commune de Maroué n'est plus formée que d'une faible partie de l'ancienne paroisse de ce nom. Maroué s'étendait autrefois jusque dans la ville de Lamballe; elle a perdu dans le dernier siècle deux trèves importantes, la Poterie et Saint-Trimoël, devenues paroisses elles-mêmes, et, depuis le cadastre, toute la partie qui entrait en Lamballe. — L'église de Maroué fut brûlée au Xè siècle par les Normands; elle était située à 1,000 m. environ de Lamballe, sur la route de Moncontour. Le seigneur du château des Salles, château dont il ne reste plus que des ruines informes, donna sa chapelle pour servir d'église. Celte chapelle fut agrandie d'une nef, et depuis peu l'on y a ajouté deux chapelles latérales et une tour.— Outre cette église, il y avait cinq chapelles : Saint-Gernouin, Craïmaignan, chapelles de Maroué, de Saint-Jacques et de Saint Barthélémy, ces deux dernières situées dans les faubourgs de Lamballe. Il ne reste plus que la chapelle de Maroué, où l'on dit quelquefois la messe. Jadis les paroisses de la côte venaient en procession à cette chapelle, par suite d'un vœu qu'elles avaient fait en 1420 pour être délivrées de la peste; alors elle était très fréquentée par les pèlerins : cette pieuse coutume s'est perdue pendant la Révolution. Il y avait encore en Maroué un prieuré à Saint-Melaine. Ce prieuré, qui appartenait à l'ordre des bénédictins, a été remplacé par une auberge, dite de la Corne : la chapelle sert de magasin.— Dans le XVIIè siècle, on comptait en cette paroisse soixante-deux maisons nobles; aucune d'elles n'était fortifiée. La Cornillière, Guinguen, les Noës, la Rivière, le Colombier, etc., sont devenus métairies; Launay, Quefferon, la Villeneuve, Beauregard, le Chauchix, les Hauts-Fossés, la Cherquetière, Coriot, la Guévière, le Bosquilly, sont habités par des propriétaires. — On citait jadis comme une œuvre remarquable le portail de la chapelle de Maroué. En 1829, le desservant de la commune le fit détruire sans que personne osât s'opposer à ce vandalisme. La chapelle, privée de son beau portail, a perdu aussi l'assemblée qui avait lieu annuellement en cet endroit et qui a été transportée près de Noyal. — Maroué, comme beaucoup d'autres lieux, a commencé par une agglomération de maisons autour d'un ermitage, vers le V siècle. Lamballe en fut détaché plus tard par les ducs de Bretagne, pour y fonder un château fort; puis Lamballe a presque absorbé Maroué, d'abord pour le spirituel, et ensuite pour le temporel. Jadis, tout a l'entour du château, ce qui n'était pas fortifié était en Maroué; et l'on cite, comme souvenir de celle préexistence de la petite commune, que des recteurs de Notre-Dame de Lamballe, logés entre les deux ponts de Bariot et de Saint-Jacques, ont été obligés de venir faire leurs pâques dans l'église de Maroué. — On dit que Quellereau et la Caillibotière ont appartenu aux Templiers; nous n'en avons aucune preuve directe. — La commune de Maroué fait quelques exportations de blé, blé-noir, chevaux, menu bétail, cidre et pommes. Les blés sont embarqués à Daouet pour le Havre et Bordeaux; les blés-noirs sont enlevés par les paroisses de la côte qui n'en fournissent pas. — Il faut noter comme particularité remarquable que les habitants de Maroué, appelés dans le pays Marovingiens, avaient en quelque sorte le privilège d'être les gastadours ou pionniers des anciens ducs. Il est certain qu'ils sont encore renommés pour leur habileté à faire les fossés. — La route royale n° 12, dite de Paris à Brest, traverse cette commune du sud-est au nord-ouest. La route de Lorient a Saint-Malo la traverse du sud-ouest au nord est. — Géologie : schiste talqueux; schiste modifié par le granite dans le nord.— On parle le français.

* Régis de Saint-Jouan (1990) : "Maroué a été réuni à Lamballe par arrêté préfectoral du 29 décembre 1972, à compter du Ier janvier 1973, avec le statut de commune associée".

* Maires de Maroué :  F. Martin, 1790; L. Méheust, 1798; Louis Langlais, 1800; Julien Langlais, 1808; Couffon de Kerdellec, 1815; Mathurin Aumont, 1843; P. de Trémaudan, 1843; T. Aumont, 1848; de Saint-Méloir (père), 1849; de Saint-Méloir (fils), 1863 ? ... 

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Depuis le Ier janvier 1973, Maroué, La Poterie, Saint-Aaron, et Trégomar, sont associées à Lamballe pour former une seule et même commune, sous le nom de Lamballe.

 

Patrimoine. Archéologie

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Le bourg Ar bourg
Eglise saint Pierre (1828-1866) Iliz sant Per
Chapelle Notre-Dame du Breil / Notre-Dame de Maroué (1877) Chapel Itron-Varia
Chapelle saint Guillaume de la Cornillière (XVIIè); ruinée  
Chapelle de Cariot (XVIIè)

transformée en cellier (en mauvais état)

 
Château de Kerrozen (vers 1600)  (1872)  
Manoir des Portes-Halna (vers 1500)  
Manoir de Trévilly (XVIè)  
Manoir de Trémiliac (XVIè)  
Manoir de Quémadeuc (XVIIè)  
Manoir de Lanjamet (vers 1600 / XXè)  
Manoir du Launay (vers 1500)  
Manoir des Hauts-Fossés (XVIIè)  
Château de Quefféron (v. 1650)  
Manoir de Quefféron (v. 1600)  
Manoir de Tréméliac (XVIè)  
Manoir de la Corgne (v. XVIè)  
Manoir de Cariot (XVIIè)  
Deux manoirs de La Corne (v. 1700)  
Manoir de la Lande-es-Glémet  
Manoir des Portes-Plouays (v. 1500)  
Croix Saint-Jarnouen  

Étymologie

* Jean Rigaud (1890) : "Son nom viendrait, d'après une légende, de "Ma Roué" (mon roi), cri jeté en retrouvant son maître, qui s'y était construit un ermitage, par un serviteur envoyé à sa recherche".

* Régis de Saint-Jouan (1990) : "Maroe, 1225; Maroy, 1256; latin : Maroyo, 1286; Maroué, 1426".

* J-Y Le Moing (1990) : 

* Bernard Tanguy (1992) : "Eccl. S. Petri de Maroio, 1217; par. de Maroe, 1225; de Maroyo, 1234; par. de Maroy, 1238, 1256, 1289; de Maroio, 1251; Maroe, 1268; eccl. de Maroeyo, v. 1330; Maroue, 1426; gallo Maroué"

"Pour n'être citée qu'au début du XIIIè siècle, la paroisse de Maroué est certainement ancienne. Mais, même si des monnaies et des épées gauloises, une patère en terre, des tuiles et des briques romaines ont été découvertes sur son territoire, rien ne permet de lui assigner, comme on l'a suggéré, une origine gallo-romaine.  Cette éventualité ne repose que sur une interprétation contestable de son nom, considéré comme une variante des nombreux Mareuil de France, issus du gaulois Maro-ialos "grande clairière". Cette hypothèse que n'autorise pas la constance des graphies Maroi, Maroe depuis le début du XIIIè siècle, est d'ailleurs contredite par la forme actuelle de Noyal, du gaulois Novio-ialos "nouvell claitière".

* Erwan Vallerie (1995) : "Maroyo, 1234; Maroy, 1238; Maroe, 1268; Maroy, 1289; Marreill ?, 1380; Maroe, 1420; Maroeil ?, 1451; du Maroill ?, 1453; Maroeil ?, 1457; Mareill ?, 1466; Maroue, 1630".

* Éditions Flohic (1998) : "peut-être du gaulois maro-ialos, grande clairière, ou au contraire du breton marfirez, grande forêt, évoquant la proximité de l'ancienne forêt de Lanmeur". "Maroué est paroisse dès 1225 sous le nom de Maroe. Le nom actuel de Maroué apparaît en 1426"

* Hervé Abalain (2000) : 

Personnes connues Tud Brudet
Famille de Maroy

1257-1268

 
Mgr François Lesné

archevêque titulaire de Philoppopoli (Plovdiv, Bulgarie); délégué apostolique pour la Perse

Moulin-au-Comte, Maroué, 18.08.1846 / Ourmiah / Rezaye, Azerbaïjan, 11.02.1910

 
Emile-Louis Calmette

Médecin inspecteur général

Épernay, 16.09.1851 / Paris, 14.05.1934

 
Gaston Calmette

Journaliste

Montpellier, 30.07.1858 / 16.03.1914 ? 

 
Albert Calmette

Médecin. Inventeur, avec le docteur Guérin du vaccin BCG (Bacille Calmette-Guérin)

Nice, 12.07.1863 / Paris, 29.10.1933

 
Florian Desnoës-Desfossés

jurisconsulte et littérateur

 
M. Le Corgne

né au Launay, en Maroué / décédé chanoine de Notre-Dame de Paris, en 1804.

 
Couffon de Kerdellec

auteur de : Adages agricoles

 

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
   

Communes du canton de Lamballe Kumunioù kanton Lanbaol
Andel Andel / Andael
Coëtmieux  
Lamballe Lambaol
Landéhen    
La Malhoure    
Maroué    
Meslin    
Morieux    
Noyal    
Pommeret    
La Poterie    
Quintenic    
Saint Aaron    
Saint Rieul    
Trégomar    

Communes limitrophes de Maroué Parrezioù tro war dro ---
Saint-Aaron Lamballe La Poterie Noyal Plestan La Malhoure Penguily Landehen Meslin Coëtmieux

Sources; Bibliographie :

* Ogée : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780

* MM. A. Marteville et P. Varin, correcteurs et continuateurs d'Ogée, 1843.

* Anonyme : Dictionnaire des communes du département des Côtes du Nord. vers 1860.

* Adolphe Joanne : Dictionnaire des communes du département des Cotes du Nord. 1886.

* J. Rigaud : Géographie historique des Côtes-du-Nord; 1890.

* Éditions Albin-Michel : Dictionnaire Meyrat. Dictionnaire national des communes de France. 1970.

* Régis de Saint Jouan : Dictionnaire des communes du département des Cotes d'Armor. Conseil Général des Cotes d'Armor. 1990.

* Jean-Yves Le Moing : Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne. Coop Beizh. 1990.

* Bernard Tanguy : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des cotes d'Armor. ArMen - Le Chasse-Marée. 1992.

* Erwan Vallerie : Traité de toponymie historique de la Bretagne. (3 volumes). Editions An Here. 1995.

* Éditions Flohic : Le patrimoine des communes des Côtes d'Armor; 1998.

* Hervé Abalain : Les noms de lieux bretons. Universels Gisserot. 2000.

* Daniel Delattre : Les Côtes d'Armor. Les 372 communes. Éditions Delattre. 2004. 

Liens électroniques des sites Internet traitant de Maroué 

http://www.infobretagne.com/maroue.htm

* forum du site Marikavel : http://academia-celtica.niceboard.com/

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

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