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Noms de lieux

Noms de personnes

Breizh

Bretagne

 

Penthièvre

Bro-Benteur

Eskopti Sant-Brieg

Evêché de Saint-Brieuc

Plénée-Jugon

Piéné

*Plenezh-Yugon

pajenn bet digoret ar 14.07.2014 page ouverte le 14.07.2014

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

dernière mise à jour 16/07/2014 20:45:37

Définition : commune de la Bretagne historique; dans l'évêché de Saint-Brieuc; Aujourd'hui dans la région dite, faussement, "de Bretagne", département des soi-disant Côtes d'Armor, arrondissement de Dinan, canton de Jugon-les-Lacs, sur l'Arguenon et le Quilloury.

Superficie : 6136 ha

Population : 3300 'communiants' vers 1780; 4386 hab. en 1860; 4247 hab. en 1878; 4250 hab. en 1881; 4089 hab. en 1890; 2526 hab. en 1968; 2292 hab. en 1990;

Paroisse : l'église est sous le vocable de saint Pierre.

 

Armoiries. Blason

* Froger et Pressensé (2008) :

i

extrait de Frotier de la Messelière (1933)

Extrait d'Alain Le Diuzet (1960)

Histoire :

* Ogée (vers 1780) : Plené-Jugon; dans un fond; à 7 lieues à l'E.-S.-E. de Saint-Brieuc, son évêché; à 13 lieues 1/3 de Rennes, et à 3 lieues 1/4 de Lamballe, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Jugon, et compte 3300 communiants. Le roi y possède plusieurs fiefs; Mme la comtesse de Coigny est seigneur du lieu. La cure est à l'Ordinaire. Il se tient un marché le samedi à Pléné-Jugon, dont le territoire, coupé par plusieurs vallons, offre à la vue des terres bien cultivées, des prairies et des landes; on y voit aussi la forêt de la Moussaye et l'abbaye de Bosquen. (Voy. Bosquen.) Bosquen, haute-justice, à l'abbaye de Bosquen; les Clos, haute-justice, à Mme de Froulaye, qui possède aussi la terre de la Villeneuve, avec haute-justice; les Clos, moyenne-justice, à N....; le Pont-Taille-Fer, moyenne-justice, à M. de Benazé; le Riveul, moyenne - justice, à M. du Rocher de Saint-Riveul; la Touche-Sauvaget, moyenne-justice, à M. Talhouet de Bon-Amour; la Ville-Blanc, moyenne-justice, à M. d'Andigné de la Châsse; la Ville-Breheu, moyenne-justice, à M. du Rocher de Saint-Riveul; la Ville- Pierre, basse-justice, à M. Bertho de la Ville-Pierre; le Val-Martel, basse-justice, à Mme du Trait-Tranchant; Saint-Mirel, basse-justice, à M. Urvoye de Saint-Mirel; Bougueneuf, basse-justice, à M. du Rocher-Pargas; le Petit-Carbissan, basse-justice, à Mme du Trait-Tranchant; la Grand-Mère, basse-justice, à M. le Rebour de Vaumadeuc; Saint-Ouen, basse-justice, à M. Gouyon de Chaumatz; le Tertre-Volance, basse-justice, à M. de Tremaudan de Tariac. Le château de la Moussaye, maison seigneuriale de Plené-Jugon, appartenait, en 1260, à Olivier, chevalier, seigneur de la Moussaye. Bertrand de la Moussaye, chambellan et grand-veneur de Bretagne, eut Amaury, son fils, pour successeur. En 1487, Jean de la Moussaye fut chambellan du duc de Lorraine, et colonel de cavalerie. La terre et seigneurie de la Moussaye fut érigée en marquisat par le roi Louis XIII, en 1615, en faveur d'Amaury de Goyon, qui avait épousé Catherine de Champagne de la Suze, de laquelle il eut un fils nommé Amaury, troisième du nom, qui prit en mariage, en 1629, Henriette-Catherine de la Tour, fille de Henri de la Tour, duc de Bouillon, vicomte de Turenne, maréchal de France, et d'Elisabeth de Nassau. La postérité masculine d'Amaury s'étant éteinte, le marquisat de la Moussaye est venu, par héritage, à René de Montbourcher, marquis du Bordage, du chef de sa mère Elisabeth Goyon, fille d'Amaury, troisième du nom. La seigneurie de la Moussaye appartient présentement à Mme la comtesse de Coighy.


* Marteville et Varin (1843) : PLENEE-JUGON; commune formée de l'anc. par. de ce nom; aujourd'hui succursale; chef-lieu de perception; relai de poste et brigade de gendarmerie à cheval au village de Langouhèdre. — Limil. : N. Plestan, Tramais, Saint-Ygneuc; E. Dolo, Sévignae; S. Rouillac, Langourla; O. Gouray, Penguily, la Malhoure. — Princip. vill. : Ville-Hervy, Rotouée, Saint-Riveul, Langouhèdre, Touche, Sauvagère, Ruselée, Ville-Josse, la Vieille-Porte, la Mare-Renault, la Rieulle, Saint-Meleu, la Bernais, la Brousse, Ville-Jehan, Bosquinet, Gillaudière, Penhay, Ville-Roben, Saint-Michel, Tertre-Valence, Trela, Porqueven, Lesteneuf, Ville-Pierre-Chandeboeuf, la Brétannière, les Breils, le Lorain, la Bégassière, la Porte-Badouare, Ville-Pierre, le Frêne. — Superf. tôt. 6476 hect. 85 a., dont les princip. divis. sont : ter. lab. 4210; prés et pat. 813; bois 321; verg. et jard. 51; landes et incultes 703; étangs 12; sup. des prop. bât. 38; cont. non imp. 206. Const. div. 955; moulins 21 (de la Rieulle, Coiscard, de la Barbotais, Derrien, de Perdriel, de Beau-Robert, de la Vallée, de la Follière, de Margaro, de Barel, du Val, de Riveul, de l'Arguenon, de Loho, à eau). Plenée-Jugon est un gros bourg situé sur la rive gauche de l'Arguenon, à peu de distance de sa source. A son nord-nord-est passe la grande route n° 12. de Paris à Brest, courant dans la direction sud-est à nord-ouest; et dans la partie est, on voit la voie romaine dite chemin de l'Estra. Cette voie, qui, selon M. Bizeul, allait de Vannes à Corseul, entre dans la forêt de Bosquen, un peu à l'est de la croix Saint-Gilles. Elle devait passer près de l'ancienne abbaye; mais on n'en retrouve de traces certaines qu'au village de Langouhèdre, où elle coupe la route de Paris à Brest, en se dirigeant vers Dolo. (V. ce mot.) — L'on ne voit plus aujourd'hui que des ruines au lieu où fut l'ancienne abbaye de Bosquen. (V. ce mot.) — Le manoir le plus important de la commune de Plenée-Jugon est le château de la Moussaye, chef du marquisat de ce nom, situé sur une colline élevée au pied de laquelle coule l'Arguenon. Ce château, dont la première construction se perd dans les antiquités bretonnes les plus reculées, a été reconstruit vers l'an 1500. Quoiqu'il soit maintenant à peu près détruit, quelques vastes pans de murs, quelques tours encore debout présentent un splendide modèle de l'architecture du XVIè siècle. — Si l'on s'en rapporte à un titre conservé par don Morice (tome Ier des Preuves, page 1024), la seigneurie de la Moussaye fut donnée en apanage, vers le commencement du XIIIè siècle, à Guillaume de Penthièvre, qui la transmit à ses descendants. A l'appui de ce titre positif, qui fait sortir les seigneurs de la Moussaye des anciens comtes de Penthièvre, viennent de nombreuses traditions et beaucoup de probabilités historiques; mais, quoi qu'il en soit de cette question généalogique, la maison de la Moussaye a toujours tenu un rang élevé, et son nom se trouve mêlé à presque tous les événements importants de l'histoire de la Bretagne indépendante. En 1249, Raoul de la Moussaye était au nombre des chevaliers bretons qui suivirent le roi saint Louis à Damiette. (Titres originaux, déposés à la bibliothèque du roi.) Son écu est placé a Versailles dans la salle des Croisades; il périt aux combats de la Massoure. Olivier de la Moussaye prit part à la seconde croisade de saint Louis; il revint en France après la mort de ce prince, en 1270. En 1337, Geoffroy et Olivier de la Moussaye, chevaliers, se rendirent en Angleterre, chacun avec trois écuyers de leur suite, comme envoyés du duc Charles de Blois. — Alain de la Moussaye fut un des principaux chefs de l'armée victorieuse que le connétable Duguesclin conduisit en Aquitaine eu 1372. (Histoire de Bretagne par Lebaud, page 342.) En 1380, il devint capitaine de Rennes, et ratifia en cette qualité le traité de Guérande le 20 avril 1381, ainsi que Jean et Guillaume de la Moussaye, chevaliers, en 1386.1e roi Charles VI ayant préparé un armement considérable contre les Anglais, tout ce qu'il y avait de grand en France, dit Lobineau, voulut être de la partie, le duc de Bretagne ne put quitter ses Etats; mais il permit aux seigneurs qui le désirèrent d'aller servir le roi. Guillaume, sire de la Moussaye, chevalier, fut de ce nombre, ainsi que Bertrand et Eon de la Moussaye, écuyers. (Histoire de Bretagne, par Lobineau, tome 1er, page 432.) Eu 1418, le duc de Bretagne marcha au secours de Charles VII, qui luttait péniblement contre les Anglais, maîtres de Paris et des plus belles provinces de France. Rolland de la Moussaye, fils d'Alain, chevalier, suivi de dix écuyers, se signala parmi les guerriers bretons; il enleva aux Anglais la ville et le château de Tours, et reçut de Charles VI le fief de la Fesandière, situé au pays d'Ancenis, en reconnaissance des beaux faits de son enceing, et aussi des  frais que ledit messire Rolland, et Jean, son fils, avaient faits pour le recouvrement de la ville et château de Tours. (Histoire de Brelagne et titres originaux.) — Depuis la réunion de la Bretagne à la France, la maison de la Moussaye a continué de suivre avec éclat la carrière des armes : mais ces faits plus récents rentrent dans l'histoire générale de la France, et cessent d'appartenir à celle de la Bretagne proprement dite.— Il y a foire a Langouhèdre le 9 mai, le 9 septembre et le Ier décembre. — Marché le samedi. — Géologie : schiste talqueux vers l'abbaye de Bosquen; ardoisières dans le même territoire; grès à Saint-Meleuc. — On parle le français.

* Anonyme (vers 1860) : 

* Jean Rigaud (1890) : "C'est en avant du chœur de l'église que fut déposé, en 1450, le corps du malheureux Gilles de Bretagne, décédé de mort violente au château de la Hardouinaye"

* Régis de Saint-Jouan (1990) :

* Bernard Tanguy (1992) : 

* Editions Flohic (1998) : 

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Maires de Plénée-Jugon : 1826, P. Gourdet; 1857, E. L'Abbé; 

Archéologie. Patrimoine :

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Le bourg Ar bourg
2 menhirs à Saint-Mirel

classés le 11 décembre 1963

2 peulven e Sant-Mirel
allée couverte de la Roche-aux-Fées / de la Bernais / de la Brousse

classée le 26 août 1970

 
Route gallo-romaine dite de l'Etrat  
Église saint Pierre (1843) Iliz sant Per
Abbaye de Boquen (fondée en 1137 par Olivier II de Dinan)

classée le 28 octobre 1938

 
Chapelle du Tertre-Valence (? XVIIIè; en ruines)  
Chapelle sainte Appoline (? XVIIIè; en ruines)  
Chapelle de la Touche-Sauvagère (? XVIIIè)  
Château-fort de la Moussaye (XVIIè)  
Château des Clos  

Étymologie :

* Ogée (1780) : Pléné-Jugon.

* Marteville et Varin (1843) : Plénée-Jugon.

* Albert Dauzat et Charles Rostaing (1963-1978) : obscur.

* Régis de Saint-Jouan (1990) : "Pleneet, 1231; Plenest, 1252;  Le nom est devenu Plénée-Jugon à partir de l'arrêté du 5 brumaire an X (27 octobre 1801)".

* Jean-Yves Le Moing (1990) : 

* Bernard Tanguy (1992) : "Pleneet, 1231, 1233, 1269; Plenehet, 1253; par. de Plenodio, 1256; Plenest, 1289; Plenest Jugon, 1468, 1477; Plenest, 104; gallo Piéné"

Paroisse bretonne primitive comme l'indique son nom formé avec le breton Ploe, elle avait à l'origine une superficie nettement plus considérable, englobant très certainement Dolo jusqu'à la Rieule, Jugon jusqu'à l'Arguenon, Saint-Igneuc, Tramain et sans doute Le Gouray (cf. ce nom)...

... C'est sur ce chemin que se greffa le bourg. Si le premier élément de son nom est le vieux-breton ploe, le second reste énigmatique. Les formes les plus anciennes, qui remontent au XIIIe siècle et présentent un double -e- en hiatus, ne sont pas cependant sans suggérer un rapprochement avec l'éponyme de la paroisse de St. Neot, en Cornwall, toponyme noté S. Neotus, S. Anietus en 1086, Senniet au début du XIIe siècle, S. Neotus en 1201, Seynt Nyet en 1284, et prononcé jadis St Niet. Confondu avec un saint d'origine saxonne du IXe siècle, l'éponyme de cette paroisse serait en fait un saint celtique, dont le nom apparaîtrait sous la forme Nioth dans une liste de saints bretons, document du Xe siècle d'origine cornique.

* Erwan Vallerie (1995) : 

* Editions Flohic (1998) : 

* Hervé Abalain (2000) :

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Observation JC Even :

 

Personnes connues Tud brudet
   
   
Henriette de la Tour d'Auvergne

prosélyte du protestantisme; fin XVIIè

 
Plessé de Saint-Mirel

Jésuite

 

Armorial * Ardamezeg

       
de la Moussaye

"d'or, fretté d'azur de six pièces"

"en aour, plezhek e glazur e c'hwec'h pezh"

      Volance

"d'argent, à sept molettes de sable"

"en arc'hant, e seizh malvaen e sabel"

 

Vie culturelle et associative Buhez dre ar c'hultur hag ar gevredadoù
   

Communes du canton de Jugon-les-Lacs

Parrezioù kanton Lanyugon
Dolo Dolou
Jugon-les-Lacs Lanyugon
Plédéliac    
Plénée-Jugon  
Plestan    
Tramain    
Lescouët-Jugon  
Saint-Ygneuc  

Communes limitrophes de Plénée-Jugon Parrezioù tro war dro ****
Plestan Tramain Dolo Sévignac Rouillac Langourla Le Gouray Penguilly

Sources; Bibliographie :

* OGEE : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780; 

* MM. A. MARTEVILLE et P. VARIN, continuateurs et correcteurs d'Ogée, 1843.

* Anonyme : Dictionnaire des communes du département des Côtes du Nord. vers 1860.

* Adolphe JOANNE : Département des Côtes du Nord. Hachette. 1878.

* Adolphe JOANNE : Dictionnaire des communes du département des Côtes du Nord. 1886.

* J. RIGAUD : Géographie historique des Côtes du Nord. Imprimerie Francisque Guyon. Saint-Brieuc. 1890.

* Albert DAUZAT et Charles ROSTAING : Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France. Librairie Larousse, 1963; Librairie Guénégaud, 1978.

* Éditions ALBIN-MICHEL : Dictionnaire Meyrat. Dictionnaire national des communes de France. 1970.

* Michel de la TORRE : Guide de l'art et de la nature. Côtes du Nord. Berger-Levrault. 1978.

* Régis de SAINT-JOUAN : Dictionnaire des communes du département des Côtes d'Armor. Eléments d'histoire et d'archéologie. Conseil Général des Côtes d'Armor. 1990.

* Jean-Yves LE MOING : Les noms de lieux bretons de Haute Bretagne. Coop-Breizh. 1990.

* Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes d'Armor. Chasse-Marée. Ar Men. 1992.

* Erwan VALLERIE : Traité de toponymie historique de la Bretagne. (3 volumes). Editions An Here. 1995.

* Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes des Côtes d'Armor. 1998.

* Hervé ABALAIN : Les noms de lieux bretons. Universels Gisserot. 2000.

* Daniel DELATTRE : Les Côtes d'Armor. Les 372 communes. Éditions Delattre. 2004. 

* Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes des Côtes d'Armor et Ille et Vilaine. 2008.

Liens électroniques des sites Internet traitant de Plénée-Jugon / Piéné :

* lien communal : 

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* pour le blason de  : dessin JC Even sur logiciel Genhéral5. 

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout vas vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

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