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Noms de lieux * Anoioù lec'hioù

Noms de personnes * Anaoioù tud

Louargat / Louergad     Pommerit-Jaudy / Peurid-ar-Roc'h La Roche-Derrien / Ar Roc'h-Derien
Tréguier / Landreger     Pleubian / Pleuvian Plougrescant / Plougouskant

 

  Jaudy * Yeodi  

pajenn bet digoret an 31 Mae 2005 page ouverte le 31 mai 2005

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

dernière mise à jour16/10/2017 13:47:41

Définition : petit fleuve côtier de Bretagne armoricaine, située entièrement en Trégor, et qui prend sa source à Pen-Jaudy, entre Louargat et Gurunhuel, et se jette dans la Manche entre Pleubian (rive droite) et Plougrescant (rive gauche).

 

jean-claude Even

Printemps 2003. Photographie prise de la route, en regardant vers l'est Newez amzer 2003. Skeudenn tennet diouzh an hent, en ur sellout war zu ar sav-heol

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* Adolphe Joanne. (1878) : 

   " Il n'y a guère que 8 à 9 kilomètres à vol d'oiseau entre l'embouchure du Trieux et celle du Jaudy ou rivière de Tréguier. La rivière de Tréguier est formée, au-dessous de Tréguier, par la réunion du Jaudy et du Guindy. Le Jaudy a près de 50 kilomètres; il naît au Chap, dans les collines de Gurunhuel (305 mètres), commune dont le nom, qui veut dire Haute-Couronne, indique assez l'altitude; traversé par le chemin de fer de Paris à Brest entre Tréglamus et Pédemec, il devient navigable pour les petits bateaux à la Roche-Derrien. Le Guindy, un peu moins long que le Jaudy, commence au pied du Menez-Bré (502 mètres) et passe presque aussitôt sous un pont du chemin de fer de Paris à Brest, à Sainte-Anne (station de Belle-Isle-Bégard); en amont de Tréguier, il devient très sinueux et prend la largeur d'un fleuve, comme le Jaudy à partir de la Roche-Derrien. La rivière que forment en se réunissant ces deux cours d'eau, le Tréguier, a 10 kilomètres de longueur; elle est navigable par les hautes mers d'équinoxe pour les navires tirant 8 mètres, et en temps ordinaire pour les embarcations tirant 5m,50. 

jean-claude Even

Printemps 2003. Photographie de près de la source. L'émanation phréatique est matérialisée par le point jaune, à votre main droite. Newez amzer 2003. Skeudenn a dost diouzh ar vammen. E lec'h a zever an dour a zo merket gant ur pik melen, war zu ho torn dehou.

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plaquette publiée dans les années 1980. 

* Jules Verne. (1879) : 

" Le Tréguier, formé près de la petite ville qui porte ce nom par la réunion du Guindy et du Jaudy, et qui va se jeter dans la Manche en formant un canal de 10 km".

* V.A Malte-Brun (1882) : 

" Le Tréguier est formé par les rivières du Guindy et de Jaudy, qui se réunissent à Tréguier et forment depuis cette ville jusqu'à la mer un large et profond canal navigable, dont l'étendue est de 15 km".

 

Été 2003. Photographie prise dans le pré, en aval de la source. Le point rouge marque l'emplacement de la source. 

La génisse semble se poser des questions sur le mode de pensée du bipède photographe qui se trouve devant elle.

Hanv 2003. Skeudenn tennet er prad, dindan ar vammen. Ar pik ruz a ziskouez pelec'h emañ ar vammen. 

Seblant a zo gant an annoar d'en em c'houlenn petra a dremen er spered  an 'daoudroadek' hag a zo o tennan poltrejoù diraki.

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* J. Rigaud (1890) : 

"Le Jaudy, navigable depuis son embouchure près de l'île d'Er, jusqu'au petit port de La Roche, en passant par le port de Tréguier, sur 15 km".

Jean-Claude Even

Grève de Sainte Anne, en Troguéry. En face, de l'autre côté, Minihy-Tréguier

 

Jean-Claude Even

Grève de Sainte Anne, en Troguéry. Au fond, le pont Canada, entre Tréguier (à gauche), et Trédarzec (à droite).

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Jean-Claude Even

Les digues des moulins à marée de Trédarzec

JC Even. Mars 2007

Étude étymologique

* Jean-Claude Even, 2003 : 

JCE : il semble possible d'identifier le Jaudy au fleuve Titus mentionné par Ptolémée (Voir article consacré à Aregenua = Fortville, en Hillion).

Mes recherches étymologiques à ce propos :

a) Il est bon de rappeler que nous disposons d'une forme Ioudi donnée par la Vie de Saint Brieuc (Chanoine H. Doble, Saints of Cornwall, part four, p 78).

Pour arriver à établir une évolution de Titus en Jaudy, il suffirait de transposer l'évolution du nom de la tribu gauloise des Diablintes en celui de Jublains, selon le processus de palatalisation (mouillage) de l'initiale : D > Dj > J. Pour Titus > Jaudy, nous pourrions alors établir le processus suivant :

Tit° > Tj°t° > J°d°

Il semble cependant, après discussion avec des philologues confirmés, qu'une deuxième voyelle, comme le -a- de Dia- de Diablintes, aurait été nécessaire à l'évolution de Tit- en Jaud-.

b)  On peut aussi faire observer que la rivière de Tréguier, entre Tréguier et l'embouchure, est issue en fait de la confluence de deux rivières, le Jaudy et le Guindy, qui ont cette particularité de posséder la même syllabe finale : -dy. Quelle est la signification de cette syllabe ? C'est là, faut-il le dire, une question déjà ancienne et récurrente posée par les chercheurs, et qui ne semble pas pour l'instant avoir obtenu de réponse satisfaisante.

Je propose donc l'hypothèse suivante : 

en supposant que les Anciens avaient remarqué que le fleuve en question était en fait le résultat des deux rivières, pourquoi ne pas imaginer que dans leur esprit le fleuve Tit-us était en fait formé par la confluence du *Iou-Tit- (Jaudy) et du *Kin-Tit- (Guindy) ? En démontrant par l'inverse, on pourrait dire que le *Iou-Tit- et le *Kin-Tit- ne seraient qu'un dédoublement du *Tit- ! La syllabe -dy serait alors le reliquat du radical Tit- du nom de fleuve cité par Ptolémée.

c) Pour essai de comparaison, on peut noter que Pline l'Ancien, Histoire Naturelle, III, cite le fleuve Titius, à 2000 stades d'Aquilée, sur la Mer Adriatique. H. Zehnacker, traducteur du Livre III, donne aussi en note p 253 les graphies Titus et Titios et l'identifie au fleuve Kerka, écrit Krka sur la carte routière Michelin n° 991. Il s'agit aujourd'hui d'un fleuve de Croatie, qui débouche à Sibenik, à 50 km nord-ouest de Split.

Même si l'argument est à prendre avec précautions, on peut noter que la Legio XX Valeria (Victrix), qui a été en garnison en (G)Bretagne de 43 à 383 était originaire de ces contrées.

Or, comme nous le savons, c'est cette légion, basée à Chester, dont dépendait Caernarvon, qui a proclamé Maxime et qui lui a fourni le noyau dur de son armée.

d) autres recherches peu probantes :

- pour le Jaudy, du breton geot = herbe, pour signifier une rivière bordée de pâturages.

- pour les deux, de la racine ductus = conduite, canal, qui a donné le Doué : ruisseau, lavoir, etc (ex: Doué-la-Fontaine)

NB : certains chercheurs identifient aussi le Titus au Trieux, ce qui est également très pertinent, compte tenu de la toponymie environnant les sources de ce fleuve. (voir ce nom).

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Bibliographie; sources; envois

* Adolphe Joanne : Département des Côtes du Nord. Hachette. 1878.

* Jules Verne : Géographie illustrée de la France. 1879.

* V.A Malte-Brun : La France illustrée. Géographie. Histoire. Administration. Statistique. 1882.

* J. Rigaud : Géographie historique des Côtes du Nord. Imprimerie Francisque Guyon. Saint Brieuc. 1890. Réédition La Tour Gile. 1995. Ouvrage numéroté 0828.

Liens électroniques des sites Internet traitant du Jaudy

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout vas vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

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