Encyclopédie Marikavel-Jean-Claude-EVEN/Encyclopaedia/Enciclopedia/Enzyklopädie/egkuklopaideia

d'ar gêr ! ***** à la maison ! ***** back home !

Noms de lieux * Anvioù lec'hioù

Noms de personnes * Anvioù tud

Breizh

Bretagne

War araog atao

Bro Leon

Pays de Léon

  Plabennec * Plabenneg  

pajenn bet digoret ar 17/01/2011 page ouverte le 17/01/2011     * forum du site Marikavel : Academia Celtica  dernière mise à jour 12/10/2018 18:13:15

Définition : commune de la Bretagne historique, en Pays de Léon / Bro-Leon. Évêché de Saint-Pol-de-Léon / Kastell-Paol..

Aujourd'hui dans la région économique dite "de Bretagne", département du Finistère; arrondissement de Brest, chef-lieu de canton de Plabennec; sur l'Aber-Benoît et le Mendy.

Superficie : 5000 ha.

Population : 6895 hab. en 1990;  

Paroisse : sous le vocable de saint Ténénan.

Armoiries; blason

*Editions Flohic (1998), donnant le dessin des armoiries : 

* Froger et Pressensé (2001) : "Ecartelé : aux 1 et 4, d'azur à une tour sommée de tourillons d'argent, portée sur une demi roue du même; aux 2 et 3, d'or à un lion d'azur; au chef d'argent à cinq mouchetures d'hermine". Devise : "War araog atao" (En avant toujours). Concepteur : Yann Nicolas (1973). D.M. : 16 avril 1973.

La tour des Lesquelen. Au VIIè siècle, un sire de Lesquelen, investi dans sa tour par les Saxons, en barricada la porte avec une roue de charrette et parvint à repousser l'ennemi. Les lions sont Kermavan (sceau de 1273). 

Histoire; Archéologie

--------------

* J.-F. Brousmiche (1829, 1830 et 1831) : "De Plouvien à Plabennec on trouve quelques portions de terre qui sont cultivées avec soin; le reste ne présente que de la lande et de la fougère. 

Plabennec est un gros bourg place sur la grande route, a moitié chemin de Brest à Lesneven. Son église, la seule chose qu'on puisse y remarquer, est grande; elle est de construction moderne et présente à l'intérieur un aspect flatteur. La décoration en est élégante et contraste parfaitement avec celle de la plupart des temples de nos campagnes qui sont dégoûtants de malpropreté.

Plabennec fut, en 1792, le théâtre d'un nombreux rassemblement de paysans du bas-Léon qui, attachés à leurs prêtres qu'on voulait leur ravir, levèrent l'étendard des lys dès longtemps avant la Vendée. Beaucoup d'ecclésiastiques non assermentés étaient cachés dans cette paroisse, et ce fut les armes à la main que les paysans voulurent les défendre et les conserver. Sans chefs et sans expérience de l'art militaire, ils eurent à lutter contre une partie de la garde nationale et de la garnison de Brest, commandée par le général Canclaux. La partie ne fut pas égale. Les paysans avaient rompu les ponts, fait des tranchées sur les routes, pour empêcher le passage de l'artillerie; nonobstant toutes ces précautions, ils furent promptement réduits. Quelques coups de canon, tirés à grande volée, les effrayèrent, et ils se virent contraints à livrer les prêtres qu'ils ne pouvaient défendre. Ces prêtres furent transférés à Brest, déposés au château et dans le couvent des Carmes; plus tard, ils furent déportés en Espagne.

Le même jour, de pareils rassemblements eurent lieu à Plougonvelin près du Conquet, et à Fouesnant, dans l'évêché de Quimper. Ils furent aussi dissipés avec promptitude, et ne laissèrent aucune trace de leur passage.

L'année suivante, dans les environs de St Pol de Léon, une masse de cultivateurs s'insurgea aussi; mais cette insurrection avait pour objet le refus de satisfaire à la réquisition ordonnée des jeunes hommes de 18 à 25 ans.

Les paysans furent défaits au pont de Kerguiduff; c'était encore le général Canclaux qui était le chef des troupes dirigées contre eux.

Ces mouvements sont les seuls qui aient eu lieu dans le Finistère, et qui eurent, en partie, la cause royale pour objet, excepté ceux de 1815, pendant les Cent-jours, où l'on vit quelques communes déployer la bannière blanche et se joindre aux défenseurs du principe de légitimité qui couvraient les Côtes du Nord et le Morbihan.

L'échauffourée de Plabennec fit très peu de victimes : deux paysans seulement furent atteints; les troupes rentrèrent à Brest sans avoir perdu un seul homme.

Plabennec fut peuplé dans des temps reculés. Le vaste Carneillou druidique découvert par Mr de Fréminville près de Lan Kermadec, les pierres qui se trouvent à côté de la Croix des trois Recteurs, en offrent la preuve. Malgré toute leur science, les antiquaires n'ont pu encore déchiffrer les caractères informes que l'on voit gravés sur ces pierres, ni leur assigner un sens quelconque.

A ce témoignage des temps anciens et fabuleux, on peut joindre, dans Plabennec, celui des premiers siècles de l'ère chrétienne. On peut y admirer une de ces forteresses en pierres sèches, de forme conique, élevée sur un monticule, entourée d'un fossé profond; à côté, la chapelle de Lesquelen présente ses ruines pittoresques. On se prend à rêver près de ces monuments des anciens temps, et l'on se laisse aller au charme de cette rêverie.

Le saint patron de Plabennec tient une place fort honorable dans la légende armoricaine. Beau comme un ange était Saint Ténénan; il pria Dieu de le rendre difforme pour conserver sa pureté de cœur; sa demande fut octroyée. C'est à lui que le château de Joyeuse Garde, assiégé par les Normands, dut sa délivrance. Ses vertus embaumant à la ronde, il convertit les idolâtres et fut recteur de Plabennec, où il établit son hermitage qu'il ne quitta que pour porter la croix pastorale de St Pol de Léon.

En se promenant dans la commune de Plabennec il convient d'aller voir et admirer l'élégant clocher de Loc-Maria qui, frappé par la foudre, a, par les soins de la fabrique, été réparé. Grâces lui en soit rendues, car elle a fait preuve de goût en essayant de conserver cette gracieuse pyramide. Sous le clocher, entouré d'arbres au vert feuillage, sont les débris de la chapelle; là, les ogives sont enterrées sous les pierres qui les couvrent; là, parmi les colonnes brisées, parmi les ruines que peu d'années ont faites, on peut remarquer un autel qui ne le cède, ni en élégance, ni en richesse de travail à ceux de l'église du Folgoat; là, encore, on trouve, à l'entrée du cimetière, l'une des croix en Kersanton les mieux sculptées du pays de Léon, où ces monuments sont si communs.

A peu de distance de Loc-Maria est le manoir du Rest, joli manoir moderne entre cour et jardin, avec grilles, chapelle, avenues, bois ombreux. C'est une habitation confortable, mais dont la vue est bornée.

Le bourg de Plabennec a vu naître un auteur bas-breton. C'est un sieur Le Jeune qui a consacré son existence à l'éducation de la jeunesse. Il a composé plusieurs ouvrages dans le dialecte celtique, entre autres une grammaire dans laquelle il a suivi la marche de l'abrégé de Lhomond;

il s'est aussi beaucoup aidé du P. Grégoire de Rostrenen. A sa grammaire, Le Jeune a joint quelques éléments d'arithmétique et des modèles des actes et des contrats les plus usités. On doit à Le Jeune des remerciements et l'on n'apprécie pas assez les services par lui rendus au pays.

Le plus bel étang du Finistère, celui de Leuhan, se trouve dans la commune de Plabennec; il faut une heure et demie pour en faire le tour, et il couvre un espace de 50 hectares. Cet étang est très poissonneux; la pêche s'y fait au mois de septembre, dans le moment des plus basses eaux. Il abonde en carpes et en tanches, dont plusieurs ont jusqu'à trente pouces de longueur. On y rencontre aussi de belles anguilles. Quand le poisson a été capturé, il est mis dans d'immenses réservoirs, d'où il est facilement enlevé, pour être transporté au marché de Brest qui ne reçoit de carpes que celles prises au Leuhan. Dans les temps froids, quand la neige couvre avec abondance nos campagnes, l'étang du Leuhan est peuplé de toute espèce de gibier, depuis le cygne jusqu'à l'humble sarcelle; le chasseur peut y faire son choix.

 

 

Patrimoine. Archéologie

seules les fenêtres ouvertes ont des liens actifs

Le bourg Ar bourg
   

Étymologie

* Bernard Tanguy : 

* Editions Flohic (1998) : 

* Hervé Abalain (2000) : 

* Daniel Delattre (2004) : 

Personnes connues Tud brudet
   

Vie associative Buhez dre ar gevredadoù
   

Communes du canton de Plabennec Parrezioù kanton Plabenneg
Bourg-Blanc Ar Vourc'h-Wenn
Coat-Meal  
Le Drennec    
Kernilis    
Kersaint-Plabennec    
Lanarvily    
Loc-Brévalaire    
Plabennec Plabenneg
Plouvien    

Communes limitrophes de Plabennec Parrezioù tro war dro Plabenneg
Bourg-Blanc / Bourg-Wenn Plouvien Loc-Brévalaire Le Drennec Kersaint-Plabennec Guipavas Gouesnou

Sources :

* MARTEVILLE et VARIN, continuateurs et correcteurs d'OGEE, 1843.

* J.-F. BROUSMICHE : Voyage dans le Finistère, en 1829, 1830 et 1831. Editions Morvran. 1977.

* Adolphe JOANNE : Département du Finistère. Hachette. 1878.

* René COUFFON et Alfred LE BARS : Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper et de Léon. 1959. Réédition par le Diocèse. Quimper 1988.

* Éditions ALBIN-MICHEL : Dictionnaire des communes de France. 1970.

* Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère.  Chasse-Marée - ArMen. 1990.

- Éditions FLOHIC : Le patrimoine des communes du Finistère. 1998.

* Hervé ABALAIN : Les noms de lieux bretons. Universels Gisserot. 2000.

* Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes du Finistère. Éditions Froger SA. 2001.

* Daniel DELATTRE : Le Finistère. Les 283 communes. Éditions Delattre. 2004.

Liens électroniques des sites Internet traitant de Plabennec / Plabenneg :

* lien communal : 

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* pour le blason de Plabennec : dessin JC Even sur logiciel Genhéral5. 

* forum du site Marikavel : Academia Celtica 

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout vas vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

Retour en tête de page