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Noms de lieux * Anoioù lec'hioù

Noms de personnes * Anaoioù tud

Breizh

Bretagne

Bro Roazhon

Pays de Rennes

Eskopti Roazhon

Évêché de Rennes

 

cigné - czeinyae

(*Egineg - *Eginieg)

 

pajenn bet digoret e 2002 page ouverte en 2002

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

dernière mise à jour 22/11/2017 20:38:11

Définition : commune de la Bretagne historique, en Pays de Rennes / Bro Roazhon; évêché de Rennes.

Aujourd'hui dans la région économique dite 'de Bretagne', département d'Ille et Vilaine, arrondissement de Rennes, canton de Cesson-Sévigné; sur la rive nord de la Vilaine, 10 km à l'est de Rennes.

Superficie : 2955 ha.

Population : 1900 'communiants' vers 1780; 1776 hab. en 1968; 5321 hab. en 1999.

Armoiries; blason :

* Éditions Flohic : "Ce sont les armes des anciens seigneurs d'Acigné. Les hermines de Bretagne sont chargées de trois fleurs de lis de France concédées, dit-on, par saint Louis".

* Froger & Pressensé (2008) : "d'hermine à la fasce alésée de gueules chargée de trois fleurs de lys d'or" (Armes de la famille d'Acigné, XIIIè siècle).

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* JC Even : "en erminig e dreustell divouedet en gul karget gant teir flourdilizenn en aour"

Paroisse : église sous le vocable de saint Martin.

Histoire :

* Ogée : Acigné; sur la rivière de Vilaine à 2 lieues à l' E.N.E de Rennes son évêché et sa subdélégation. Cette paroisse compte environ communiants; elle a une haute justice qui de Vitré ressortit au présidial de Rennes. M Bonamour en est le seigneur. La cure est en présentation de l'abbé de Saint Melaine Rennes. Le pays produit du froment du seigle, du blé noir, beaucoup de fruits dont on fait du cidre, et assez de pacages pour les bestiaux;  il ya plusieurs cantons en landes, quelques bois, et une grande quantité d arbres de futaie. Depuis 1010, que Rivalon, baron de Vitré, sépara de sa baronnie la seigneurie d'Acigné pour la donner à Renaud son fils, cette terre a toujours appartenu à des seigneurs de la distinction de cette province. La postérité de ce Renaud se rendit illustre par mille actions éclatantes et surtout par un attachement inviolable à ses princes et à sa patrie. Alain d'Acigné fut un des seigneurs de Bretagne qui prirent les armes contre Richard roi d Angleterre pour le contraindre à rendre la liberté à la duchesse Constance, veuve de Geoffroi II l'an 1186. Ce seigneur fut encore un des premiers à prendre les armes pour venger la mort de l'infortuné Artur de Bretagne que Jean sans Terre, roi d Angleterre, poignarda de sa  propre main l'an 1205. Le plus illustre de cette famille fut sans contredit Pierre d'Acigné; qui s'acquit tant de gloire dans les armes. Ce seigneur, qui se sentait né pour jouer un rôle brillant, se rendit à la cour de France et s'attacha à Louis, duc d'Anjou. Ses talents, sa fidélité et son dévouement lui gagnèrent le cœur ce prince qui prit plaisir à le combler de biens et à lui donner les meilleures places de sa maison. Attaché par goût et par reconnaissance à son bienfaiteur, il ne le quitta plus : il l accompagna dans les guerres qu il fit aux Anglais, en Guienne, en Poitou et ailleurs; il y montra tant de courage que son maître s'empressa de le récompenser par les distinctions les plus glorieuses : il lui donna l'ordre de chevalerie, l'emmena avec lui à la conquête du comté Provence des royaumes de Naples et de Sicile. Louis périt dans cette expédition avec une partie de la noblesse qui l avait accompagné. Pierre d'Acigné revint en France auprès de Marie de Bretagne, veuve du héros qui l'avait comblé de tant de biens. Cette princesse qui connaissait le mérite et l'expérience de Pierre le retint auprès de son fils aîné, Louis II duc d'Anjou et comte de Provence. Il servit le fils avec même fidélité qu'il avait servi le père par son courage et son habileté toutes les conquêtes que Louis I avait faites; et lorsque jeune prince fut dans un âge plus avancé il aida à reconquérir le royaume de Naples, dont Lancelot son rival s'était emparé. Pour prix de tant de services, il fut fait grand sénéchal de Provence, charge dont il s acquitta si bien qu il fut surnommé le chevalier sans peur et sans reproches. Louis lui donna encore les baronnies de Hiérarques et de Val Frenetie, et lui vendit, pour une modique somme, la vicomté de Grimaud-Reilland. Pierre d'Acigné, couvert de gloire et comblé des faveurs de la fortune, mourut quelque temps après à Vienne en Dauphin, où il fut inhumé dans l'église de Saint Antoine, avec Hélène d'Anguien, son épouse. Jean d'Acigné, frère de celui dont on vient de parler, ne se rendit pas moins illustre dans les armes: il passa pour un des grands capitaines de son temps et fut du nombre des 120 chevaliers bretons qui se signalèrent si glorieusement à la bataille de Nicopolis en Turquie, donnée en 1396. La mémoire de ce seigneur est dans une si grande vénération dans la paroisse d'Acigné que l'on y conserve encore dans les archives, sa bannière et son épée, que l'on porte en procession tous les jours des fêtes solennelles. Jean d'Acigné petit fils du précédent, fut chevalier des ordres du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre et son lieutenant général en Bretagne. Jean d'Acigné, son fils, servit au siège de Milan en 1521, et combattit à la bataille de Pavie où François Ier fut fait prisonnier l'an 1524 Il fut inhumé aux Cordeliers à Rennes, dans le tombeau de ses ancêtres, la même année 1524. François d'Acigné fut tué sous Charles IX à la bataille de  Moncontour en Poitou l'an 1579. -- Jean d'Acigné, époux de Jeanne du Plessis, dame de la Burgonquierre (de la Bourgonnière) fut le dernier mâle de cette famille : il ne laissa qu'une fille nommée Judith d'Acigné, mariée à Charles de Cossé, comte de Brissac, maréchal de France, chevalier des ordres du roi, et son lieutenant général en Bretagne, en faveur duquel Henri IV érigea la terre d'Acigné en marquisat, en 1609 -- Ces seigneurs ont fait des donations considérables aux monastères des religieuses de l'abbaye Saint-Georges de Rennes, soit par des motifs de piété, soit en considération des personnes de leur famille qui s'y sont retirées en différents temps. La plus singulière est celle que Raoul d'Acigné fit à ces religieuses en réparation des outrages qu'il leur avait faits : il leur donna les dîmes  d'une frairie qui leur appartenait, 2 journaux de terre, avec une maison nommée le Plessis, située dans cette paroisse. -- Geoffroy d'Acigné, après une jeunesse souillée de crimes, se retira pour faire pénitence au prieuré de Notre Dame du Feu, auquel il donna la plus grande partie de son bien. Pierre d'Acigné confirma par un contrat passé l'an 1263, les moines de l'abbaye de Saint-Melaine dans les droits de dîmes des moulins de sa seigneurie situés sur la Vilaine. Dans le XIII siècle le  défrichement de quelques terres auparavant incultes sur le territoire d Acigné occasionna entre les moines de Saint-Melaine de Rennes; ceux du monastère de Gastine et le prieur d Alion, une contestation très vive au sujet de la dîme que chacun d'eux prétendait lui appartenir. Pour mettre fin à cette contestation, ils convinrent de cette dîme par portions égales (1). L'an 1237, Pierre de Dreux duc de Bretagne, et Jean, son fils,  remirent à perpétuité aux seigneurs d'Acigné, le bail en rachat. -- L'an 1239, Alain d'Acigné obtint l'agrément de Jean Gicquel, évêque de Rennes, pour la construction d'une chapelle qu'il fit placer auprès de son château et qu il nomma la Motte-d'Acigné; il lui assigna des revenus pour l'entretien d'un chapelain, et s'en réserva la nomination. Comme l'église paroissiale d'Acigné dépend de l'abbaye de Saint-Melaine, il fut obligé de demander le consentement de son abbé. -- Dans le XIII siècle, les seigneurs d Acigné possédaient dans le territoire deux autres maisons nobles, l'une nommée les Forges et l autre Bréhon (Brenon). -- Jean Bourgon y possédait le Hail (le Hil) et Grabusson. On y connaissait encore la Togeray (Rougeraye) et la Havardière. On y voit, depuis ce temps, les maisons nobles de la Gretaye; le pâtis du Moulinet, les Onglois (Onglées) et  Montellon, avec les chapelles de Louvigné, du Hy (Hil) et des Ecures (Escures). Il paraît qu'il existait autrefois un château auprès de dernière puisqu on y remarque des douves, des fossés, et une fuie en ruines.

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* Marteville et Varin (1843) : ACIGNÉ (Parocchia de Acigneio), commune formée de l'anc. par. de ce nom; aujourd'hui succursal. -- Lim. :  N. Liffré, La Bouexière; E. Noyal sur Vilaine, La Bouexière; S. Cesson,  Noyal-sur-Vilaine, Brecé; O. Thorigné. -- Princip vill. : les Escures, Louvigné, la Bouexellerie, le Hil, Bourgon, Grébusson, le Plessix, les Onglées, le  Chénais, Monthëlon, Epinais, les Chanclins, la Jarsais, Brayon, la Villeguy, les Mottes. -- Moulins à eau de Sévigné : Moncor, Acigné. Cette commune est traversée du N au S par la rivière de Veuvre, ou Chévré, et limitée au S. par la Vilaine. Superf. tôt. 2952 hect. 68 a. 41 c., dont  les princip. divis. sont : ter. lab. 1609; pr. et pât. 420; bois : 276; verg. et jard. 55; landes et incultes 483; prop. bat. 21; prop. non imp. 89;  construct. div. 470; moulins à eau 3. Le pâtis du Moulinet n'est pas en Acigné. -- La terre d'Escures appartenait en 1399 à Simon d' Epinay; en1771, à la famille Tranchant des Tulays (V. à l'art Champeaux). -- On lisait autrefois sur la porte principale des Onglées : Pax huic domui, quia sine feudo. -- Jean d'Acigné ne put être que chevalier de l'ordre de Saint Michel, car l'ordre du Saint Esprit, qui, ajouté a celui ci, donnait la qualification de chevalier des ordres du roi ne fut créé qu'en 1578. Géologie : la commune repose sur un schiste argileux On parle le français. Archéol. littér. : Dom Morice, Preuves, t. 2, col. 865.

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Patrimoine. Archéologie

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Le bourg Ar bourg
Église saint Martin  
Manoir d'Escures  
Manoir des Forges  
Manoir de la Havardière  
Manoir de la Ville-d'Aubrée  
Ancien manoir du Hil  
Manoir de la Ville-Guy  
Château de la Boissellerie  

Étymologie

* A. Marteville et P. Varin : Parochia de Acigneio.

* Dauzat et Rostaing : "de Accigneio, vers 1330; du nom d'homme latin *Accinius (de Accius) et suffixe -acum".

* J-Y Le Moing (1990) : "Acigniacum, 1030 Abbé Bossard; Bibliothèque Nationale"

* Erwan Vallerie (1995) : "Aciniacum 1030; Acigniacum 1030; de Accigneio 1330'. .

* Éditions Flohic : "de l'anthroponyme gallo-romain Accinius ou du latin accinere, "ceinturer", en référence aux deux rivières et au ruisseau entourant la commune".

Personnes connues Tud brudet
 Renaud d'Acigné; Alain d'Acigné; Pierre d'Acigné; Jean d'Acigné (plusieurs de ce prénom);   

 

 
Armand-Marie THOME de KERIDEC

(maire d'Acigné. 1815-1829)

 
famille De MONTIGNY  

Vie associative Buhez ar gevredadoù Associations' life
     

Communes du canton de Cesson-Sévigné Parezzioù kanton Seczon-Sevinyaé
Acigné Aczeinyae / Eginieg

Cesson-Sévigné

Seczon-Sevinyaé / Saozhon / Roazhon

Communes limitrophes d'Acigné / Aczeinyae Parrezioù tro war dro Eginieg
Cesson-Sévigné Thorigné-Fouillard Liffré La Bouexière Servon-sur-Vilaine Brécé Noyal-sur-Vilaine

Sources; Bibliographie :

* Ogée : Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne; vers 1780; 

* MM. A. Marteville et P. Varin, continuateurs et correcteurs d'Ogée, 1843.

* Albert Dauzat et Charles Rostaing : Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France. Librairie Guénégaud. Paris. 1963. 2è édition.

* Éditions Albin-Michel : Dictionnaire Meyrat. Dictionnaire national des communes de France. 1970.

* Éditions Flohic : Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine.

* Erwan VALLERIE : Traité de toponymie historique de la Bretagne. (3 volumes). Editions An Here. 1995.

*  J.L Ramel et A.J Raude : Liste des communes du département de l'Ille et Vilaine. Maezoe-Heveziken. 2003

* Michel FROGER et Michel PRESSENSE : Armorial des communes des Côtes d'Armor et Ille et Vilaine. 2008.

* Ofis Publik ar Brezhoneg / Office Public de la langue bretonne : Roll kumunioù Breizh / Liste des communes de Bretagne. 2011.

Liens électroniques des sites Internet traitant d'Acigné / Aczeinyae / Egineg :

* lien communal : 

* forum du site Marikavel : Academia Celtica

* solidarité nationale bretonne avec le département de Loire Atlantique : Loire-Atlantique

* pour le blason d'Acigné : dessin JC Even sur logiciel Genhéral5. 

* Introduction musicale de cette page : Bro Goz Ma Zadoù, hymne national breton, au lien direct : http://limaillet.free.fr/MP3s/BroGoz.mp3

hast buan, ma mignonig, karantez vras am eus evidout vas vite, mon petit ami, je t'aime beaucoup

go fast, my little friend, I love you very much

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